Le 21 mai, pour la justice climatique et sociale (jeudi, 25 mars 2021)

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Grève pour l'Avenir

Le 21 mai 2021 aura lieu une grande journée d’action et de grève pour la justice climatique et sociale, la "Grève pour l'Avenir" En y invitant, le mouvement de la Grève du Climat lui donne pour objectif de "poser les bases d’un changement à long terme vers une société durable". Le 10 avril des assemblées populaires se tiendront dans toute la Suisse pour préparer la journée du 21 mai (on en trouvera le mode d'emploi sur https://grevepourlavenir.ch/participer/assemblees-populaires/).
"On ne peut pas rattraper le temps perdu, mais on peut arrêter de perdre du temps",
(banderole dans la Cité des 300 logements, à Bejaïa).

Un autre monde est possible, et même nécessaire. Mais pas sur Mars.

Le Manifeste adopté en janvier par le collectif genevois de la Grève pour l'Avenir fait de la situation climatique et sociale une description  d'autant plus dramatique qu'elle est réaliste : augmentation sans précédent des émissions de gaz à effet de serre, destruction de la biodiversité, pollution de l'air, des sols et des eaux, raréfaction des sources d'alimentation saine, "déréglements" affectant de manière "disproportionnée" les personnes et les populations les plus pauvres et les plus fragiles : la crise climatique est une crise sociale. Une crise de l'emploi, une crise des ressources, une crise des droits. Une crise dont "les mouvements migratoires (sont) l'un des témoignages les plus flagrants. Cette crise ne nous tombe pas du ciel comme une punition divine, ni ne sourd du Tartare comme une malédiction diabolique : elle est la conséquence de mécanismes économiques et de choix politiques délibérés : produire n'importe quoi au plus faible coût possible, accaparer le plus possible de ressources naturelles non renouvelables, cultiver l'illusion d'une croissance illimitée dans un monde limité.

Il nous faut désormais conjuguer démocratie radicale, justice sociale et écologisme humaniste, non pour « sauver la planète » mais pour sauver ce qui y vit –la planète, elle, survivra à tout, jusqu’à ce que son étoile agonisante la dévore dans un dernier spasme.  Nous avons accoutumé de scander dans nos manifestations et de reproduire en titre dans nos texte cette conviction : "un autre monde est possible". L'exemple, plutôt que le modèle, de cet autre monde possible, la Grève du Climat le trouve "là où vous vous y attendez le moins, à savoir dans le nord-est de la Syrie" au Rojava, où les Kurdes construisent un espace "où des personnes de différentes origines et ethnies vivent ensemble en paix, où les décisions sont prises à la base, où les genres sont représentés dans des positions de pouvoir équilibrées, où l'écologie et le féminisme sont des valeurs fondamentales de la société", où se développent des pratiques d'agriculture durable, où on reboise, où on construit non un Etat, mais une démocratie horizontale, communaliste, égalitaire.  Ce qui, forcément, insupportait aux djihadistes de Daech, que les Kurde ont vaincu, et insupporte toujours à quelques voisins vindicatifs, à commencer par la Turquie d'Erdogan, qui ne rêvent que d'éradiquer l'expérience kurde. 

"Un autre monde est possible", et le 21 mai, la "Grève pour l'Avenir" dira qu'il est même nécessaire. Mais pas sur Mars. Et pour le faire advenir, les luttes environnementales et sociales sont à mener ensemble, partout, tout le temps.

La grève pour l'avenir n'est pas la grève des luttes.

 

 

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