Cause toujours

  • Les mouvements sociaux face au Covid-19

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    SolifondsLa solidarité est une résistance

    Le Solifonds (Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale) lance un appel à la solidarité avec les organisations et mouvements qui apportent une aide indispensable aux populations les plus démunies face à la pandémie et au confinement. Et ces mouvements apportent cette aide tout en continuant à combattre pour les droits fondamentaux. Ces tâches de protection de la population contre la pandémie, mais aussi contre les conséquences du confinement, ils et elles les mènent à la place d'Etats défaillants ou indifférents, dans une situation que la pandémie a rendue encore difficile et plus périlleuse, qu'ils doivent affronter avec des moyens réduits par la crise sociale et économique, et en continuant de subir la répression : la solidarité est une résistance.
    Solifonds
    mail@solifonds.ch
    www.solifonds.ch
    PC 80-7761-7

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    Lien permanent Catégories : épidémie, pandémie, Monde, Solidarité 0 commentaire
  • Dis Tonton, il n'est plus pour la suppression de l'armée, le PS ?

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    AVION.GIFTactique en toc

    Comme on le sait, ou devrait le savoir, le Parti socialiste suisse appelle à voter "non" à l'achat de nouveaux avions de combat. Mais ce refus , sur quoi s'appuie-t-il ? sur des arguments d'opportunité, de coût, de contexte international. Le PS ne remet pas en cause l'achat de nouveaux avions de combat, il remet en cause  le type et le coût des avions qui seront achetés. Et il propose d'en acheter d'autres. Une telle position ne peut se comprendre que comme une tentative d'attirer vers le refus une partie de l'électorat acquis au principe même d'une aviation militaire"moderne", mais critique sur la matérialisation de ce principe. Cet électorat-là soutiendrait l'achat de nouveaux avions, mais pas du genre de ceux que le Conseil fédéral propose d'acheter : des avions plus petits, moins chers. Pas des Rafale, mais des Mig ? des Spitfire ? des Blériot ? Le PS tient  iciun discours tactique en toc, qui rate sa cible : il ne convainc pas ceux à qui il s'adresse (tout indique que le budget d'achat des gros navions sera accepté par le peuple, sauf peut-être, espérons-le, dans les cantons traditionnellement antimilitaristes, le Jura, Genève,  qui avaient, en 1989, accepté la suppression de l'armée), et il dévalue la position de principe du PS, celle de son programme : la suppression de l'armée, précisément... Allez, camarades, un peu de courage, relisez notre programme : il ne propose pas l'achat d'avions de combat M-Budget, il propose l'abolition de l'armée... y compris celle de l'air...

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  • Budget 2021 du canton de Genève : Pertes et coupes

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    touche pas à mes services publics.jpgLe Conseil d’Etat genevois présentera jeudi son projet de budget 2021, et le plan financier quadriennal qui accompagne tout budget annuel. On s'attend à un déficit maousse, et des "économies" faites sur le dos des salariés de la fonction publique, et des services publics Le Conseil d’Etat prévoit de baisser de 1% les salaires du personnel du "Grand Etat", d'augmenter les cotisations du personnel à sa caisse de prévoyance.  Au total, les salaires nets des employés de la fonction publique pourraient être réduits de 2 %. A cela s’ajoutent le non-versement de l’annuité en 2021 et 2023 et le maintien du gel de l’indexation des salaires. Cette offensive ne concerne pas que le personnel de l’Etat, d'autant qu'il n'est pas exclu que des mesures comparables soient proposées à l'encontre du personnel de la Ville de Genève, pour les mêmes raisons ("faire des économies" après avoir réduit les recettes fiscales), c’est l’ensemble des salarié-e-s du canton qui sont menacé-e-s, de telles mesures imposées au secteur public ne pouvant manquer d'inspirer le patronat du secteur privé... Si de telles mesures étaient imposées au secteur public, cela représenterait un signal catastrophique au patronat qui réclame déjà des baisses de salaires. Au fond, tout cela ne peut que nous inciter à réitérer l'appel à voter "oui" le 27 septembre à l'initiative "zéro pertes", qui exige précisément le contraire de ce que le gouvernement cantonal propose de faire.
    A l'appel du Cartel intersyndical de la fonction publique, un rassemblement se tiendra le jeudi 17 septembre2020 à 17h00 aux canons, devant l’Hôtel de Ville, pour dénoncer les coupes dans les services publics.

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  • Pour les 300 à 1000 sans-abris de Genève : Le logement, plus que l'hébergement

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    sdf geneve.jpgOn estime le nombre de sans-abris à de 300 à 1000 personnes à Genève, et une étude sur le "sans-abrisme" (ce barbarisme est récent)  va être lancée par la Ville pour en faire un état des lieux... La Ville assure leur hébergement d'urgence. Elle répond ainsi à une urgence sociale, mais cette réponse ne permet pas la réinsertion sociale des personnes concernées.  Nous (des conseillères et conseillers municipaux socialistes et du Parti du Travail) avons  donc déposé une motion demandant  au Conseil administratif de Genève d'étudier la mise en place egt le coût d'une politique de réinsertion sociale complémentaire et préventive de l'accueil d'urgence, de mise en place d'une structure d'hébergement et de prise en charge sociale personnalisée des sans-abris, ouverte toute l'année dans un bâtiment en surface, de création d'une équipe pluridisciplinaire pour l'accueil des sans-abris et d'établissement d'un programme pour prévenir la perte de leur logement par les personnes en situation de précarité.

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    Lien permanent Catégories : Genève, Logement, pauvreté, exclusion 2 commentaires
  • Assouplissement de l'obligation de compenser les places de parkings supprimés : Débrancher l'aspirateur

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    parking.jpgUn assouplissement de la loi qui force à remplacer toute place de parking supprimée au centre ville par une autre à proximité, est soumis au peuple genevois le 27 septembre, la droite bagnolarde ayant lancé et fait aboutir un référendum.  Cet assouplissement, auxquels pourraient s'en ajouter d'autres (la députée socialiste Caroline Marti et son collègue Vert David Martin proposent d'assouplir l'obligation de prévoir des parkings dans les immeubles neufs) se justifie pleinement : toujours plus d'habitantes et d'habitants du canton, et plus encore de la Ville, se passent de voiture, on a donc moins besoin de places de parcage. Et à Genève, où les tarifs des parkings publics sont en moyenne de 20 % inférieurs à ceux des villes d'Europe et où les parkings existants offrent largement assez de places qu'il est nécessaire, les parkings fonctionnent comme de véritables aspirateurs en ville des voitures de sa périphérie. D'autant que selon le canton une bonne moitié des usagers des parkings publics payants ne s'acquittent pas de leur dû, que la pratique du stationnement illicite prolongé sur la voirie urbaine est courante... et qu'au surplus les parkings souterrains coûtent cher, empêchent l'arborisation, et produisent des déchets d'excavation... L'heure est venue de débrancher les aspirateurs à voiture : actif-trafiC organise donc (https://www.actif-trafic.ch/parking-day-2020) un Park(ing) Day à Genève Vendredi 18 septembre de 16h à 18h rue Jean-Dassier (proche du croisement avec la rue de la Servette, derrière la gare Cornavin)

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    Lien permanent Catégories : Genève, Transports, votations 5 commentaires
  • Mettre fin à la "libre circulation" pour revenir à la libre exploitation ?

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    saisonniers.jpgPolitique du pire

    Une initiative udéciste soumise au vote du peuple et des cantons dans trois semaines propose de mettre fin, avec ou sans négociation avec l'Union Européenne, à l'accord de libre-circulation des personnes passé, avec six autres accords bilatéraux, avec l'Union Européenne. Ces sept accords, acceptés par le peuple en votation fédérale en 2000 (67,2 % de "oui")  sont liés entre eux : la résiliation de l'un entraîne dans les six mois celle des six autres (dont, par exemple, celui portant sur la recherche : chercheurs et entreprises suisses ont accès aux programmes-cadres  de recherche de l'UE et à leur budget de plusieurs milliards d'euros ou de francs suisses). De plus, la résiliation de l'accord de libre circulation entraînera tout aussi mécaniquement la mise à mort des mesures d'accompagnement à cet accord. Des mesures, décidées par la Suisse, qui sont des mécanismes de protection des salaires. Et il n'y en a pas beaucoup d'autres, dans ce pays : il y a bien les conventions collectives, mais toutes ne contiennent pas de salaires minimums, certaines ne prévoient que des salaires si bas* que celles et ceux qui doivent s'en contenter sont des travailleuses et des travailleurs pauvres, toutes ne sont pas étendues à l'ensemble du secteur -et toutes ensemble ne couvrent qu'un travailleur et une travailleuse sur deux. Les mesures d'accompagnement à la libre-circulation sont des mesures de protection des salaires et des conditions de travail. Qu'elle soient encore insuffisantes, nul, à gauche, n'en disconviendra. Qu'il faille pour autant les abolir relève d'une démarche toute autre que celle qui consisterait à vouloir renforcer ces protections insuffisantes -une démarche relevant de la politique du pire :  laisser une immigration illégale, sans aucun droit, remplacer une immigration légale dont les droits puissent être défendus, et leur respect vérifié.

    *Pour 42 heures de travail par semaine, la CCT ou le contrat-type prévoit un salaire minimum (avec ou sans 13ème mois)de 3'567 francs par mois, celle de la coiffure de 3'272 francs par moi, celle du déménagement et des courses de 3'322 francs, celle de l'économique domestique de 3'547 francs, celle de l'hôtellerie-restauration de 3'759 francs, celle du nettoyage de 3'933 francs, celle du travail temporaire de 3'846 francs...

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    Lien permanent Catégories : Europe, Immigration, Suisse, votations 3 commentaires
  • Face aux crises sociale et environnementale : une politique anticyclique ou des collectivités publiques inutiles

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    crise

    La récession provoquée par la coronapandémie est la pire depuis le Deuxième Guerre mondiale, estime l'économiste Cédric Tille, qui la compare à celle des années '30,  et qui considère qu'il faudra plusieurs années pour que la Suisse (et les pays comparables) retrouve la croissance qu'elle aurait connue "normalement". La crise frappe tous les secteurs (sauf sans doute le secteur pharmaceutique...), tous les pays, toutes les régions, toutes les villes. Et tous les budgets publics. Genève avait déjà fragilisé, délibérément, les siens, en adoptant une réforme de la fiscalité des entreprises (la RFFA) fort coûteuse en recettes perdues, le virus a donné le coup de grâce aux dogmes de l'équilibre budgétaire et du frein à l'endettement.  Le Conseil d'Etat annonce un déficit du budget cantonal dépassant le milliard, le Conseil administratif de la Ville peaufine un budget municipal lui aussi lourdement déficitaire. Et alors ? Le déficit et la dette, en temps de crise, sont des modes de financement d'une action publique nécessaire pour soutenir l'économie qui mérite de l'être (il en est une qu'on peut laisser tomber sans regrets excessif), et la population qui a besoin de ce soutien public pour ne pas sombrer. C'est cela, ce qu'on appelle une politique "anticyclique" -une politique qui combat un cycle économique récessif qui atteint aux droits les plus fondamentaux des gens : le droit au travail, à un revenu suffisant pour vivre, à un logement, à des soins. Ce sont ces droits qu'une telle politique permet de maintenir. Et c'est donc une telle politique que les collectivités publiques, de la commune aux ensembles supranationaux, doivent mener -sauf à se déclarer elles-mêmes inutiles, parasitaires et nuisibles.

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    Lien permanent Catégories : Economie, Genève, Politique 2 commentaires
  • L'après Covid : Relance de restauration plutôt que de (r)évolution ?

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    Coronavirus.jpgUne occasion manquée ?


    On ne sait pas au juste si on vit la fin de la première vague ou le début de la seconde de la pandémie de Covid, mais en même temps qu'on commence à trouver un peu lassantes les mesures de prudence assez élémentaire qu'on nous impose (le masque, la distance, la désinfection), il nous vient d'étranges bouffées de nostalgie d'un passé immédiat -passé depuis quelques mois seulement : Le chef de mission de Médecins sans Frontière-Suisse, Patrick Wieland, se souvient que le confinement "a aussi généré des choses merveilleuses : le calme et le silence, la ville complètement vide dans une ambiance irréelle, l'aéroport sans un seul avion, des biches arrêtées au bord de l'autoroute Genève-Lausanne... Le monde animal et végétal avait repris un peu ses droits, et c'était beau". Beau, mais fugace... La routine, masquée, distancée, désinfectée, a repris bon nombre de ses droits, et on n'a pas franchement l'impression que le monde ait changé, ni que la volonté de le changer se soit renforcée par la pandémie. Et on ne peut que constater que les plans de relance qui se succèdent et s'additionnent visent tous à relancer le statu quo ante plutôt qu'à lancer un changement. Même pas forcément révolutionnaire (encore qu'il faudrait qu'il le soit). La pandémie ne serait-elle qu'une occasion manquée de "changer la vie" ?

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    Lien permanent Catégories : Politique 21 commentaires
  • Modification de la gestion du stationnement en villes de Genève et Carouge : Pour un peu plus d'espace libre

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    épaves.jpg

    Encore un objet (cantonal) au menu du 27 septembre : la gestion du stationnement. Plus précisément, une révision de la loi cantonale d'application de la loi fédérale sur la circulation routière. La révision, proposée par le Conseiller d'Etat Serge Dal Busco et soutenue par le Grand Conseil, consiste en un assouplissement prudent de l'exigence initiale de compenser toute place supprimée de parcage des voitures. Cette assouplissement est soumis au peuple parce qu'un référendum vindicatif a été lancé contre lui par la droite bagnolarde. Pourquoi le référendum ? Et pourquoi des organisations patronales (comme la Fédération des métiers du bâtiment, la FMB) qui s'étaient déclarées "ouvertes au compromis", ont-elle rejoint les référendaires ? L'argumentaire que les partisans du "non" déploient semble confirmer que leur opposition à la réforme du stationnement est plus vindicative que rationnelle : comme l'écrit la FMB, il s'agit de protester contre les mesures prises ce printemps par le canton et la Ville pour développer le réseau de pistes cyclables -comme la loi sur la mobilité le leur demande. Et de protester aussi contre l'opposition des organisations de promotion de la mobilité douce (comme l'ATE, qui a déposé un recours contre le projet) et de la gauche au projet de parking "clé de Rive"  : le référendum municipal lancé contre ce projet a officiellement abouti, avec plus de 4925 signatures validées (il en fallait 3200) On ne sait pas encore quand on votera, mais on sait qu'on votera. Et comme il s'agira d'un vote municipal, dans une ville ou bientôt la majorité des ménages n'ont plus de voiture, la droite bagnolarde en craint le résultat -le vote du 27 septembre sur le stationnement est  cantonal, même si son enjeu concerne d'abord la Ville... et de toute évidence, les référendaires espèrent construire dans les autres communes une majorité contre celle de la Ville... Un peu moins de places de stationnement en surface, c'est un peu plus d'espace, pris sur le stockage des bagnoles, pour le rendre à la population. Ce n'est tout de même pas trop demander dans la ville la plus dense de Suisse...

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    Lien permanent Catégories : Genève, votations 9 commentaires
  • Cinq ans après le massacre de "Charlie", un procès pour l'histoire... et les libertés

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    Charlie.jpg

    Aujourd'hui s'ouvre le procès, entièrement filmé pour l'histoire (comme le procès de Barbie...), du massacre de "Charlie", le jeudi 8 janvier 2015 : onze accusés présents, trois en fuite (ou morts) en Syrie, 200 personnes parties civiles, 144 témoins, 14 experts à la barre. Le procès se tiendra jusqu'à la mi-novembre. Les trois principaux auteurs du massacre, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, n'y seront pas : ils ont été abattus par la police après avoir assassiné une policière, un employés et trois clients d'un supermarché kasher. Le 8 janvier, les frères Kouachi avaient abattu, au siège de la rédaction de "Charlie Hebdo", onze personnes : le directeur de l'hebdo, Charb, quatre autres dessinateurs (dont Cabu et Wolinski), deux chroniqueurs, un correcteur, un visiteur. En hurlant "on a vengé le Prophète Mohammed, on a abattu "Charlie". "Tout ça pour ça", titre sombrement "Charlie Hebdo" d'hier. Tout ça pour "ça", oui : les trois meurtriers n'ont ni vengé le Prophète, ni "abattu Charlie". Le Prophète ne leur avait rien demandé et "Charlie est toujours là (il faut acheter le numéro d'aujourd'hui). Et son insolence irréligieuse, qui traite de la même manière toutes les religions, a survécu au massacre,   Parce que « tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme" (Sebastien Castellion). Et qu'en tuer onze plutôt qu'un et pour des dessins plutôt que pour une "doctrine" ne change rien à cette évidence. Ainsi, le massacre de "Charlie" a sacralisé les libertés d'expression et de presse, et consacré dans le sang le droit au blasphème comme indissociable de ces libertés : Cabu, Wolinski, Charb et les autres sont morts pour elles. Les Kouachi, Coulibaly et leurs complices, sont morts pour rien qui vaille.

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  • Le Sultan est un tueur pieux

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    Ebru Timtik.jpgTurquie : Ebru Timtik est morte jeudi après 238 jours de grève de la faim.

    40 ans après Bobby Sands, mort au terme de sa grève de la faim dans sa geôle nord-irlandaise après que Margaret Thatcher ait refusé de le reconnaître comme un détenu politique, l'avocate Ebru Timtik, qui réclamait un "procès équitable" qu'on lui refusait est morte jeudi après 238 jours de grève de la faim. Elle ne pesait plus que trente kilos. Elle avait été condamnée à 13 ans de prison pour "appartenance à un groupe terroriste". Quel groupe "terroriste" ? l'association des avocats contemporains. Elle avait défendu la famille d'un militant communiste tué par la police en 2014. Son confrère Aytac Unsal, membre de la même association, également emprisonné est aussi en grève de la faim depuis 192 jours. Pour les mêmes raisons. Et face au même mur de refus de la part des autorités. En Turquie, plus de 1 500 avo­cats ont été pour­sui­vis, 605 ar­rê­tés et 441 condam­nés à un total de 2 728 an­nées de pri­son pour ap­par­te­nance à une or­ga­ni­sa­tion ter­ro­riste ou dif­fu­sion de pro­pa­gande ter­ro­riste. Pendant ce temps, Erdogan réislamise la basilique Saint-Sophie (autrement dit : "Sainte Sagesse"). Le Sultan est un tueur pieux.

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    Lien permanent Catégories : Droits de l'Homme 4 commentaires
  • Un petit congé parental soumis au peuple suisse

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    Bandeau congé paternité.png

    Deux semaines. Pour commencer.

    Le 27 septembre, le peuple suisse décidera d'accorder ou nonaux pères un congé de deux semaines, à prendre dans les trois mois après la naissance de l'enfant. Le congé serait rémunéré par une allocation perte de gain équivalant à 80 % du salaire, avec un plafond de 196 francs par jour. L'allocation serait financée par une augmentation de la cotisation APG, qui passerait de 0,45 à 0,5 %. Ce projet du parlement est en fait un contre-projet : en mai 2016, 140 associations avaient lancé une initiative populaire pour un congé-paternité de vingt jours (soit quatre semaines), également financé par les allocations pour pertes de gain (APG). La Suisse est le seul pays européen, avec la Slovaquie, où la loi ne prévoit aucun congé-paternité rémunéré, que ce soit en tant que tel ou en tant que congé parental partageable entre les deux parents (les congés accordés vont d'un jour en Italie à septante jours en Norvège). Certes, des conventions collectives prévoient un congé-paternité (ou parental partagé) rémunéré, mais elles ne couvrent pas la totalité des salariés, ce qui est facteur d'inégalité. A l'initiative proposant un congé-paternité de quatre semaines, la majorité du parlement a substitué un contre-projet divisant par deux le temps de congé rémunéré. Un référendum a été lancé par l'UDC et quelques satellites, auxquels le PLR suisse s'est rallié pour combattre un projet que néanmoins les udécistes et les radelibes romands soutiennent.  Pour la droite de la droite, dix jours de congé accordés aux pères après la naissance de leur enfant, c'est trop. Ce n'est pourtant qu'un petit premier pas... Et si le prudent et modeste projet parlementaire devait être rejeté, l'initiative ressurgirait et serait soumise au vote, mais avec une exigence qu'il lui serait difficile de remplir : la double majorité, du peuple et des cantons...

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    Lien permanent Catégories : Famille, Suisse, votations 1 commentaire
  • NOIR, C'EST NOIR

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    petite monnaie.jpgRéférendum contre l'aide sociale d'urgence à Genève

    L'UDC et le MCG ont lancé un référendum contre l'aide d'urgence aux travailleuses et travailleurs précarisés, proposée à Genève par le Conseil d'Etat et acceptée par la majorité du Grand Conseil. Mais, n'assumant pas le choix de leur cible (l'aide d'urgence, précisément) les deux partis font mine de s'attaquer au travail "au noir", au travail "illégal". Et tentent de faire croire que l'aide proposée serait destinée aux travailleuses et travailleurs "au noir" et clandestins -alors qu'ils et elles n'en sont seulement pas a priori exclus et qu'en réalité au moins 70 % des ayant-droit potentiels de cette aide travaillent et séjournent à Genève dans la plus absolue légalité -mais sans moyens de subsistance depuis le début de la crise sanitaire. Le 6 juin, aux Vernets, une étude menée par les HUG confirme : les sans-papiers ne représentent que 22 % des ménages bénéficiaires de l'aide alimentaire, aux côtés de 66 % de bénéficiaires de permis B, C, F ou N, et de 10 % de Suisses. Le Conseil d'Etat et le Grand Conseil proposent une aide d'urgence à celles et ceux qui ont perdu tout revenu du fait de la crise liée à la coronapandémie. On est loin, avec ce projet, d'un revenu universel, on est dans la compensation urgente des défauts et des manques d'une sécurité sociale qui ne joue son rôle que pour les salariés "normaux", à plein temps, couverts par la loi. D'où la nécessité, à intervalles réguliers, de la compléter par des dispositifs spécifiques prenant en charge les situations de précarité et de vulnérabilité particulières.

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    Lien permanent Catégories : aide sociale, Genève, Politique, Travail 2 commentaires
  • Initiative populaire cantonale "23 francs, c'est un minimum" : pour vivre de son travail

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    vignette salaire minimum.jpgLe 27 septembre, à Genève, le peuple se prononcera sur une initiative populaire cantonale ("23 francs, c'est un minimum") instaurant un salaire minimum légal de 23 francs de l'heure (4860 francs par mois pour 41 heures de travail hebdomadaire) "Il est inadmissible que des travailleurs.euse.s ne parviennent pas à vivre de leur travail, quel qu'il soit", proclame la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS), faîtière de l'ensemble des syndicats genevoise, qui a porté l'initiative, soutenue par toute la gauche. 30'000 travailleuses (surtout) et travailleurs bénéficieraient d'une augmentation de salaire : elles et ils travaillent dans des secteurs (l'hôtellerie-restauration, le commerce de détail, la sécurité, le nettoyage, l'économie domestique, l'agriculture, notamment) où le salaire, même conventionnel (mais la moitié de l'ensemble des  salariées et des salariés genevois n'est pas protégée par une CCT) est encore souvent inférieur à 3500 francs par mois (3300 francs pour 45 heures hebdomadaires dans l'agriculture à Genève, par exemple), si bien qu'elles et ils  doivent recourir à l'aide sociale pour pouvoir vivre correctement.  Le montant proposé pour le salaire minimum correspond à la somme nécessaire à Genève pour pouvoir chaque mois couvrir ses besoins essentiels et ses charges sans devoir recourir à une aide sociale. Et que l'on ne nous dise pas qu'instaurer comme un minimum légal un salaire si modéré mettrait en danger l'emploi : cette vieille plaisanterie commence à sentir sérieusement le faisandé -surtout quand elle nous est servie par des gens qui gagnent trois, quatre ou cinq fois plus que ce qu'ils considèrent comme excessif de garantir aux autres... et, tel le directeur général de la Fédération des entreprises romandes, Blaise Matthey, accusent les initiants de "balayer d'un revers de la main la longue tradition de dialogue social qui a permis à notre canton d'offrir des conditions de travail particulièrement attrayantes. Du genre de salaires inférieurs à 3500 francs par mois pour un travail à plein temps et des tâches d'entre les plus pénibles ?

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  • Campagne contre l'initiative xénophobe de l'UDC : Tocsin et Dies Irae

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    exorciste.jpgSelon un premier sondage effectué avant noël 2019, l'initiative de l'UDC "pour une immigration modérée", dite "initiative de limitation" (de l'immigration), soumise au peuple le 27 septembre prochain, serait clairement rejetée par le peuple (à 58 % des personnes interrogées, contre 35 % qui soutiennent l'initiative). La prudence, nourrie de l'expérience, restant cependant de mise. L'initiative prétend donner à la Suisse les moyens de gérer l'immigration de manière autonome, et sans contrainte. Dès lors, la libre circulation des personnes entre l'Union Européenne et la Suisse devrait être abolie. Le Conseil fédéral, les syndicats et les organisations patronales ont lancé, ensemble, le 22 juin, la campagne contre l'initiative et hier, les cantons romands, unanimes, ont appelé à refuser l'initiative. Le souvenir  de la campagne de 2014, contre l'initiative (déjà de l'UDC) contre l'"immigration de masse", perdue faute d'engagement commun du gouvernement et des "partenaires sociaux" a enseigné : cette fois, syndicats, patrons partis (sauf l'UDC)  et Conseil fédéral vont faire campagne ensemble. quoique sur des partitions différentes -leur choeur est polyphonique. La Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter met l'accent sur le risque de voir "tous les accords bilatéraux avec l'union européenne", premier partenaire économique de la Suisse sombrer; Hans-Ulrich Bigler, de l'Union suisse des arts et métiers (USAM), pourtant habituellement proche de l'UDC, annonce que l'initiative udéciste "est un danger pour la place économique"; Valentin Vogt, de l'Union patronale, rappelle que le pays qui profite le plus du marché de l'Union européenne, c'est la Suisse; Pierre-Yves Maillard, de 'Union Syndicale, affirme que la libre circulation a permis de réguler l'immigration et de combattre le dumping salarial grâce aux mesures d'accompagnement, dont l'abolition "est le but non avoué de l'UDC"; Adrian Wütrich, de Travail Suisse, ajoute que le marché suisse du travail n'a jamais été aussi contrôlé que depuis l'entrée en vigueur de la libre circulation. La démarche udéciste est si nuisible à la Suisse et aux Suisses que même un élu du MCG, le Conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia, la combat et appelle à la refuser le 27 septembre : "Il n'y a pas d'alternative crédible à la voie actuelle" (les bilatérales et la libre-circulation des personnes) et aux avantages considérables que la Suisse en retire. Si l'initiative est acceptée, "Genève va à la catastrophe", tocsinne le Conseil d'Etat. Même Dies Irae chanté d'ailleurs par le patronat face à l'initiative cantonale pour un salaire minimum.

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    Lien permanent Catégories : Europe, Immigration, Suisse, votations 5 commentaires
  • Achat de nouveaux avions de combat : Que faire avec 24 milliards ?

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    combat aérien 14-18.jpgA en croire les derniers sondages publiés sur les votations fédérales du 27 septembre, les Suisses et les Suissesses accepteraient l'achat de nouveaux avions de combat (sans savoir quels avions acheter), avec d'assez fortes variations dans le soutien (et a contrario l'opposition) à la proposition entre Romandie et Alémanie, femmes et hommes, jeunes et vieux. La coronapandémie est certainement passée par là, avec ce qu'elle trimballe de désir de sécurité dans tous les domaines -celui-là comme dans les autres. Il nous reste un mois avant de faire mentir les sondages. En attendant quoi, on s'interroge : le virus vote-t-il ? Un avion de combat est-il de quelque utilité dans la lutte contre une pandémie ? Et après de nouveaux avions de combat, nous proposera-t-on l'achat de frégates pour patrouiller sur le Léman le Bodensee et le Ceresio ? Et avec les 24 milliards que coûteront finalement les nouveaux joujoux de notre Luftwaffe fédérale, n'aurait-on pas, en temps de crise sociale et sanitaire, quelque chose de plus utile à faire que se prendre pour une grande puissance aérienne ?

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    Lien permanent Catégories : Suisse, votations 2 commentaires
  • Aide sociale d'urgence : clause d'attente

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    Annotation 2020-08-01 153905.jpgL'UDC et le MCG osent tout, c'est même à cela qu'on les reconnaît

    Les mots ne manquent pas pour qualifier le référendum le plus minable lancé depuis longtemps, ce "référendum de la honte", comme le qualifie notre camarade Helena de Freitas, celui que  l'UDC genevoise et le MCG ont lancé  contre la loi, adoptée par le Grand Conseil, permettant l'indemnisation des travailleuses et des travailleurs précaires qui ont perdu leurs revenus pendant la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 et ne peuvent prétendre à aucune autre aide publique. Les mots ne manquent pas pour qualifier ce référendum et ses auteurs, mais ceux qui sans doute le qualifieraient le mieux siéent mal à une chronique estivale. On s'en tiendra donc à "minable" et "honteux", et à quelques euphémismes patauds.  Motif déclaré du référendum : "on ne peut pas donner  des indemnités pour perte de revenus pour du travail non déclaré". Comme si la loi consistait en cela (elle n'est pas un salaire de substitution, mais une aide sociale), comme si les travailleuses et les travailleurs au noir ou sans statut légal  choisissaient délibérément de l'être et d'être privés de tous droits : si elle ne conditionne pas l'aide qu'elle prévoit à un statut légal de qui la sollicite, la plupart (70 %) de celles et ceux qui pourraient y prétendre ont un statut et un travail légaux, sont  des travailleuses et des travailleurs sur appel, des employées et des employés domestiques, des travailleuses et des travailleurs du sexe, des ouvriers de la construction, des intermittentes et des intermittents du spectacle, des étudiantes et des étudiants égrainant les petits boulots... au total, 3000 personnes, dont aucune ne pourrait recevoir plus de 4000 francs (alors que le salaire brut médian en Suisse ascende à près de 7000 francs par mois). Ni plus de 80 % du revenu perdu. Ni pendant plus de deux mois.  On est bien loin des 2,7 millions obtenu à titre rétroactif par le Parrain de l'UDC pour sa  retraite personnelle de fugace Conseiller fédéral, mais peu importe à l'UDC et au MCG : sur les plus faibles, ces courageux osent tout.  C'est même à cela qu'on les reconnaît.

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  • Un autre monde est (toujours) possible

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    revolution.jpgRêve + évolution = révolution

    On avait applaudi depuis nos fenêtres, nos balcons, nos terrasses, les travailleuses (surtout) et les travailleurs de la santé, des magasins, du nettoyage, des transports publics, de la voirie... et même de la police. Et après ? On a engagé du personnel nouveau pour compenser les sous-effectifs à l'hôpital ? on a augmenté les salaires ? on a intégré les services de nettoyage dans la fonction publique ? A-t-on même suivi l'exemple du gouvernement espagnol et de son projet d'instaurer les premiers éléments d'un revenu universel (mais en le réservant dans un premier temps aux personnes laissées sans ressources par la pandémie, et en le fixant aux alentours de 400 euros) ?

    Pour un groupe de dix-huit personnalités d'horizons divers et de militantes et militants de gauche romands*, un autre monde est (toujours) possible après la pandémie. Toujours possible, et même désormais nécessaire : elles et ils, pour qui, comme en témoigne Michel Bühler, "une chose était sûre, il y aurait un après. Et cet après serait radicalement différent du monde d'avant". Et les voilà qui refusent d'en revenir à l'a-normalité du statu quo ante, alors que tout semble y concourir : "tout redémarrait comme en 14", soupire Michel Bühler, "ils n'ont rien compris, le choc de société n'a pas eu lieu", ponctue Nago Humbert.  Michel Bühler et Nago Humbert ont donc contacté quelques personnalités proches ou amies, et leur ont demandé de présenter, chacune dans son domaine, des pistes concrètes pour "bâtir un monde nouveau". On trouvera leur manifeste et leurs contributions sur https://www.manifeste2020.ch/

    * Cora Antonioli, Barrigue, Michel Bühler, Franco Cavalli, Liliane Christinat, Jacques Dubochet, Sergio Ferrari, Nago Humbert, Amanda Ioset, Alexandre Jollien, Vincent L’Epée, Pierre-Yves Maillard, Anne Papilloud, Philippe Roch, Sergio Rossi, Ana Ziegler, Jean Ziegler, Josef Zisyadis. 

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  • Un printemps genevois de la mobilité douce ?

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    Prise de conscience

    Mardi soir, au Conseil municipal, on a adopté trois propositions qui, toutes trois, participent du soutien à la mobilité douce et à la libération de la ville de l'emprise de l'automobile. Trois votes acquis au grand déplaisir de la droite (MCG, UDC, PLR) qui a presque tout tenté pour les éviter et qui, n'ayant pu les éviter, a quitté la salle très fâchée, et plus vexée encore. Trois propositions acceptées, donc : une proposition d'"Ensemble à Gauche" d'accorder un crédit de 500'000 francs pour subventionner l'achat ou la réparation de vélos par les habitants, une demande socialiste de négocier avec le canton la fermeture des quais à la circulation automobile (mais seulement le samedi et le dimanche et seulement jusqu'au 20 septembre), et une résolution proposée par les Verts, et s'opposant au projet de parking "Clé-de-Rive", soumis au vote populaire. Ces votes municipaux s'ajoutent à trois votes cantonaux, au Grand Conseil, début juin : une motion du MCG et une résolution du PLR qui demandaient le retrait des aménagements cyclables installés par la ville ont été refusées, et une résolution d'"Ensemble à Gauche" qui demandait non seulement leur maintien mais leur pérennisation et leur renforcement a été acceptée. Y'a des mois, comme ça, où on a l'impression que les vieux réflexes laissent place à quelque chose comme une prise de conscience : celle qu'il est temps de penser la ville sans la bagnole.

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  • Le Conseil municipal de la Ville vote un crédit de 6,9 millions pour l'hébergement d'urgence...

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    Et le canton ?

    Un crédit exceptionnel de 6’879’505 francs pour l'hébergement d'urgence a été voté "sur le siège" (sans passage en commission) lundi soir par une très nette majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève (seule l'UDC a voté contre). Le Conseil a ainsi suivi une proposition de la Conseillère administrative socialiste Christina Kitsos de prolonger durant l’été le dispositif d’urgence provisoire pour l’accueil des personnes sans-abri dans la caserne des Vernets. Pour Christina Kitsos, « il était fondamental de répondre à l’urgence sociale et de diminuer le risque de foyers infectieux en continuant d’accueillir les personnes sans-abri. En parallèle, il s’agit de trouver des solutions pérennes et en surface avec les communes, l’Etat et les associations ; le logement étant la condition préalable à toute réinsertion sociale. » Le  vote à plus des deux tiers du plénum de la clause d’urgence, qui soustrait ce crédit au référendum,  est le signe de la prise de conscience du Conseil municipal de l'urgence d'apporter une réponse concrète à l'aggravation de la précarisation d'une part croissante de la population. Le crédit voté a été assorti, par un amendement des Verts, d'une demande de partage des responsabilités et des charges de l'hébergement des sans abris entre la Ville, les autres communes... et le canton, l'objectif de la Ville étant celui de "zéro sans abris". Un objectif ambitieux, si la Ville devait le poursuivre seule, même à force précisément d'assumer à peu près seule l'hébergement des sans abri, et donc des plus pauvres d'entre les pauvres, la Ville est porteuse, dans le soutien aux plus précaires, d'une expérience dont ni le canton ni les autres communes ne disposent -le canton ayant même trouvé le moyen de perturber les premières distributions de nourriture en s'en prenant aux bénévoles de la Caravane de la Solidarité.

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    Lien permanent Catégories : Genève, pauvreté, exclusion, Politique 1 commentaire