jeudi, 10 janvier 2019

Caisse-maladie publique et assurance soins dentaires : Oui et Oui

caisse-maladie.jpgDans un mois, le 10 février, on votera à Genève sur deux initiatives populaires lancées par le Parti du Travail, et qui ont largement abouti : l'une pour l'instauration d'une assurance cantonale de soins dentaires, l'autre pour la création d'une caisse cantonale publique d'assurance-maladie. Ces deux initiatives ont le même mérite : celui de proposer une alternative concrète et réalisable au système qui règne sur la politique de la santé. Ainsi, le projet d'une caisse cantonale publique est de garantir à toute personne domiciliée dans le canton une complète couverture des soins. Les primes de cette assurance devraient être abordables pour tous, peut-être (s'il est légalement possible) proportionnelles aux revenus, mais les initiants précisent que cette assurance s'adresserait d'abord aux personnes ne disposant que de bas revenus. La caisse serait un établissement public autonome, comme les Services Industriels ou les Transports Publics. Elle offrirait les prestations de base garanties par le droit fédéral. Quant à l'initiative pour une assurance de soins dentaires obligatoire, financée pour moitié par l'Etat et pour moitié par un prélèvement paritaire (deux fois 0,5 %) sur les salaires, elle permettrait à toutes les personnes qui actuellement renoncent à ces soins faute de pouvoir les payer d'y accéder. Deux propositions de justice sociale, auxquelles il convient de dire deux fois OUI.

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lundi, 03 décembre 2018

Ouverture dominicale des magasins : on votera

Na!.JPGPas de convention ? Pas de loi...

Bonne nouvelle : le référendum lancé par les syndicats et la gauche politique contre la loi imposée dans la précipitation par la droite, autorisant, sans respecter la condition pourtant votée par le peuple d'une convention collective de travail, l'ouverture des magasins trois dimanches de fin d'année, a abouti avec 7800 signatures (2500 de plus que requis). Son aboutissement suspend l'application de la loi jusqu'à la date du vote (peut-être en mai 2019) -et on espère bien que ce vote renverra la loi dans les poubelles de l'histoire locale. Les fêtes de fin d'année 2018 ne verront donc pas le personnel de la vente trimer trois dimanches sans convention collective. Y'a des limites, quand même, qu'il faut rappeler : le référendum vient de le faire -reste au peuple à le confirmer. Comme il l'a confirmé il y a une semaine à Bâle-Ville.

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samedi, 01 décembre 2018

Loi genevoise sur la laïcité : les socialistes disent "non"

passoire-à-thé-ancienne-en-métal-argenté-avec.jpgIte missa non est

Le PS genevois a décidé d'appeler au refus de la loi sur la laïcité bricolée par le Grand Conseil et soumise au peuple en février prochain, puisqu'un référendum, lancé par une coalition aussi contradictoire que celle qui soutiendra la loi, a abouti. Le PS rejoint ainsi les Verts et Ensemble à Gauche dans l'opposition à la conception qu'une majorité du Grand Conseil se fait de l'application du prédicat constitutionnel : pour la gauche genevoise, mieux vaut en effet le statu quo qu'une loi qui "divise et exclut". Alors, que faire de cette loi (qui sera sans doute acceptée nonobstant l'opposition de la plus grande partie de la gauche : toute la droite est pour) ? Eh bien on hésite. Pas entre voter "oui" ou voter "non", mais entre voter blanc ou voter nul. Parce qu'il nous semble que cette loi ne mérite ni l'honneur d'être soutenue, ni l'indignité d'être combattue. Pas l'honneur d'être soutenue, tant elle ressemble à un collage de dispositions dont les unes relèvent de l'enfonçage de portes ouvertes et les autres de douteuses références -ainsi de celle à des "communautés religieuses" avec quoi l'Etat doit "entretenir des relations" (incestueuses ?), et même d'assez calamiteuses confusions -ainsi de celle entre des parlementaires et des fonctionnaires d'Etat. Et puis, on persiste à se demander pourquoi diable (ou dieu) on tient tant à pondre une loi qui érige les religions au dessus des autres faits et facteurs de culture. Après tout, une religion n'est rien d'autre qu'une philosophie farcie de divinité, et il n'y aucune raison (mais bien des déraisons) à la traiter autrement qu'une philosophie. Et il y a aussi bien des dangers à donner à l'Etat le pouvoir de trier entre les religions, celles qu'il va reconnaître et celles qu'il ignorera. Mieux vaut les ignorer toutes (ce qui évidemment ne signifie pas les combattre), faute de pouvoir les reconnaître toutes, tant il y en a. Pourquoi alors ne pas la combattre ? D'abord, parce qu'elle n'est pas assez cohérente pour être dangereuse et pas assez intelligente pour être perverse. Et puis, parce que quelque effort d'explication que l'on fasse, quelque discours que l'on tienne, quelque recours  que l'on propose à un examen rationnel du texte, appeler à voter contre une loi sur la laïcité sera pris comme un appel à voter contre la laïcité -ce que la présence dans l'opposition à la loi d'opposants religieux au principe même de laïcité semblera confirmer. Il est vrai qu'en face, dans les soutiens à la loi, on trouvera ceux, à l'extrême-droite, pour qui elle n'a de légitimité que dans la mesure où ils peuvent y trouver trace de leurs obsessions islamoxénophobes (oui, c'est un néologisme...). En vérité, en vérité, on vous le dit : il y a assez de confusion comme cela dans le débat autour de la laïcité pour qu'on évite d'en ajouter encore une louche. Ite missa non est, mais allez en paix quand même.

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mardi, 27 novembre 2018

Flicage des assurés : Drôle de priorités

espion.jpgA presque deux contre un, les Suissesses et les Suisses ont accepté de modifier la loi sur les assurances sociales pour leur donner la base légale nécessaire à renforcer la surveillance des assurés. Seuls deux cantons l'ont refusée : Genève et le Jura. On ne regrettera pas le référendum, ni de l'avoir soutenu. Ni même sa défaite nationale. On regrettera en revanche le manque d'engagement du PS suisse dans le soutien, tardif, qu'il lui a apporté, contrastant avec le soutien acritique qu'a apporté à la loi le président socialiste de la Confédération. Là où le PS a réellement mené campagne contre la nouvelle loi, comme à Genève, elle a été refusée. Bref, les assurances, même privées, recevront pour la surveillance des assurés plus de droits que la police pour celle de possibles terroristes. Drôle de priorités.

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18:50 Publié dans Assurances sociales, sécurité sociale, Politique, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

lundi, 26 novembre 2018

L'UDC perd sa "mère des batailles"

poubelle.jpgLe combat continue

L'initiative de l'UDC contre les supposés "juges étrangers" a été massivement repoussée, à deux contre un au plan suisse, trois contre un dans plusieurs cantons romands. Elle n'a d'ailleurs été acceptée dans aucun canton. C'est sans doute la plus lourde défaite de l'UDC en votation populaire à laquelle on a assisté hier -non pas tant du fait du score du refus de ce texte absurde, mais du fait que l'UDC elle-même en avait fait sa "mère des batailles". Ainsi, la progression de la droite populiste et nationaliste, qu'on constate dans de nombreux pays européens, n'est pas une fatalité. Et la prétention de l'UDC d'être "le parti du peuple suisse" se réduit à celle de n'en être que le tiers -ce qui est déjà beaucoup plus que ce que peuvent revendiquer les partis équivalents dans les pays voisins. Il est vrai que pour balancer le texte udéciste à la poubelle, il aura fallu former une coalition aussi vaste que contradictoire, où l'on retrouvait le PS et le PLR, les syndicats et le patronat, les ONG et les entreprises exportatrices... L'UDC a perdu sa "mère des batailles" ? peut-être. Mais le combat continue : en ce dimanche de votations, cette bête à corne ne les a pas perdues.

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mercredi, 21 novembre 2018

Donner aux assureurs le droit de nous fliquer ?

bandeau assurances.jpg

Les mouchards de trop

Dimanche, on vote en Suisse sur le respect de la vie privée. Plus précisément, on vote sur une modification de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, modification attaquée par un référendum populaire*. En 2016, la Cour européenne des droits de l'homme a donné raison à une Suissesse invalide qui avait perdu une partie de sa rente AI après avoir été placée sous surveillance par des détectives privés au service de son assureur. La Cour avait estimé que cette surveillance manquait d'une base légale et était contraire au droit de la plaignante au respect de sa vie privée La modification de la loi soumise au vote dimanche est le fruit, amer, de cette défaite, de la Suisse des assureurs. Ainsi, nous allons voter sur la volonté d'une majorité parlementaire de donner aux assureurs (privés et publics) les moyens légaux de fliquer les assurés. Le lobby parlementaire des assurances a bien joué son rôle : à nous de jouer le nôtre. En refusant aux assureurs le droit de nous fliquer et de nous considérer toutes et tous comme de présumés fraudeurs. Arrêtons leurs mouchards !

*http://www.non-surveillance-assurances.ch/fr

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16:29 Publié dans Assurances sociales, sécurité sociale, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vie privée | |  Facebook | | | |

mardi, 20 novembre 2018

Droit international : L'initiative udéciste donnée battue ?


justice.jpgMéfiance est mère de sûreté

Les sondages donnent l'initiative udéciste pour le droit de la Suisse à s'asseoir sur le droit international largement battue dimanche prochain ? Méfiance... elle est tendance, l'initiative : un peu partout, les droits humains sont relégués au second plan de la raison du Pouvoir, quand ce n'est pas la raison de la tribu. Et puis, on a quand même un peu de mémoire : l'initiative contre l'"immigration de masse" aussi était donnée perdante devant le peuple. Qui le 9 février 2014 l'a acceptée. Le comité romand d'opposition à l'initiative udéciste "le droit suisse au lieu des juges étrangers" (un titre qui renvoie au bas moyen-âge...) y voit justement une initiative contre les droits humains. Et plus précisément, contre le texte européen (du Conseil de l'Europe) qui sur notre continent les garantit, et contre l'instance à laquelle celles et ceux qui estiment que leurs droits ont été violés par une décision de justice nationale peuvent faire appel. Ne nous démobilisons donc pas face à un nouveau texte udéciste encore plus pervers que les précédents. Méfiance est mère de sûreté, et mobilisation mère de confiance.

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14:22 Publié dans Droits de l'Homme, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (70) | Tags : cedh | |  Facebook | | | |

mardi, 06 novembre 2018

Ouverture des magasins genevois le dimanche, sans convention collective ?

dimanche

 

Ouverture des magasins genevois le dimanche, sans convention collective ?
Décidément, c'est NON

En novembre 2016, les Genevois et voises ont accepté (en vote populaire) l'ouverture des magasins trois dimanches par année à condition que le personnel soit protégé par une convention collective de travail. La droite du Grand Conseil a décidé d'ignorer cette condition et de faire passer un projet de loi autorisant l'ouverture dominicale alors même qu'il n'y plus de convention collective du commerce de détail genevois depuis juillet 2017. En septembre de l'année dernière, les associations patronales du secteur en ont bien signé une, mais bidon, en contournant les deux syndicats représentatifs des travailleuses et travailleurs du secteur genevois, Unia et le SIT et en signant avec la seule Société suisse des Employés de commerce (même pas sa section genevoise mais la faîtière suisse), qui ne pèse pas grand chose à Genève (et a d'ailleurs été exclue de la Communauté genevoise d'action syndicale). On est donc dans un vide conventionnel. Or sans convention collective, les employé-e-s sont bien moins protégés. La loi imposée par la droite devrait être soumise au vote populaire. Et on lui dira NON. Parce qu'elle ne mérite rien d'autre.

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vendredi, 26 octobre 2018

Loi genevoise sur la laïcité : Sacraliser l'Etat ?

sacre.jpgLe 10 février prochain, à Genève, on votera sur une loi cantonale sur la laïcité de l'Etat, attaquée par un référendum qui a obtenu 8300 signatures (6500 étaient nécessaires pour qu'il aboutisse). La Constitution cantonale pose (c'est la première à le faire à Genève) la laïcité comme principe fondamental de la République. Le Grand Conseil a jugé que cette proclamation ne suffisait pas, qu'il fallait une loi et en a donc bricolé une, qui enfonce quelques portes ouvertes et profère quelques truismes, exercices absurdes qui ne justifient pas que l'on appelle à refuser la loi. Mais on ne peut non plus l'accepter : elle sombre en effet dans une confusion parfaitement réactionnaire en confondant le rôle, le statut, la légitimité des élus et celle des fonctionnaires, en prétendant neutraliser les lieux politiques au point d'imposer aux parlementaires l'obligation, parfaitement hypocrite, de s'interdire toute exposition visible de leurs convictions religieuses, voire même politiques, et finalement en érigeant religieusement l'Etat en totem tout en plaçant la religion au-dessus des autres faits de culture, comme si le premier devait être sacralisé en même temps que la seconde, et chacun des deux préservé de l'autre. Que faire d'une loi qui ne mérite ni l'honneur d'un soutien ni l'indignité d'un refus ? On n'en fera rien : on votera blanc, ou nul. Parce que cette loi ne mérite rien de plus. Elle sera sans doute acceptée, et nous interdira de porter un "signe religieux ostentatoire" en séance du Conseil Municipal. Peu importe : passoire-à-thé-ancienne-en-métal-argenté-avec.jpgnotre "signe iréligieux ostentatoire", on l'arborera quand même : une passoire athée (à porter en sautoir ou en collier)...

 

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mardi, 16 octobre 2018

"Juges étrangers" : Ne pas sous-estimer l'enjeu

bandeau initiative UDC.jpg

Refuser un texte dangereux au prétexte qu'il ne changerait rien ?

Selon un sondage Tamedia, l'initiative udéciste dite "contre les juges étrangers" serait repoussée lors du scrutin prévu dans un mois et demi, par 50 à 53 % de "non" contre 41 à 45 % de "oui". L'opposition au texte serait plus forte en Romandie qu'en Alémanie. Le texte ne serait accepté qu'au Tessin (mais le sondage distingue les régions linguistiques, pas les cantons). Les femmes refuseraient l'initiative plus nettement que les hommes. D'entre les arguments convainquant une majorité de sondés de repousser la proposition de l'UDC, le plus cité serait celui de la capacité de la Suisse de décider déjà quels textes internationaux elle va signer, cette décision pouvant d'ailleurs être rendue au peuple par voie de référendum obligatoire au facultatif. Refusera-t-on l'initiative pour la première raison qu'elle ne changerait rien ? Ce serait se tromper sur l'enjeu, en le sous-estimant : un refus clair, net, sans bavure, de ce texte doit s'imposer -car s'il est stupide, il est tout de même dangereux : il ne s'en prend pas à la cible qu'il se donne (les fantômatiques "juges étrangers"), mais à une autre, bien plus précieuse : la garantie des droits humains fondamentaux par l'adhésion, non de la Suisse mais des Suisses à ces droits et aux textes qui les garantissent. Et là, on n'est plus dans le droit (international ou national), on est dans les droits des gens, d'ici ou d'ailleurs -dans la politique, au vrai et profond sens du terme.

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vendredi, 22 juin 2018

La loi genevoise sur la laïcité sera soumise au peuple : Quel débat possible ?

signes religieux ostentatoires.jpgLes référendums contre la loi cantonale genevoise sur la laïcité ont abouti, et largement : lancés par quatre comités distincts, soutenus par les syndicats, la Jeunesse socialiste et les Verts (mais pas par le PS, opposé à la loi mais divisé sur l'opportunité des référendums) ils ont recueilli (au total) plus de 8300 signatures alors qu'il leur en fallait 3000 de moins. On votera donc, probablement en 2019, contre une loi si médiocre, bureaucratique et péremptoire qu'on se permettra de douter qu'elle méritait l'honneur d'être soumise au peuple -les recours annoncés par les Verts et les évangéliques suffisaient, mais ils ne seront pas traités avant la votation, qui portera donc sur une loi dont on ne saura même pas au moment de voter si son contenu ne sera pas partiellement invalidé.  Pour le comité référendaire de gauche, qui défend une laïcité démocratique dans laquelle l’État s’interdit d’intervenir dans les affaires religieuses, c’est la liberté la plus étendue d’opinion, d’expression, d’association, de manifestation, soit les libertés publiques et droits « ordinaires » qui sont à appliquer dans ce domaine, comme dans les autres". Certes. Mais que restera-t-il de ces protestations de principe dans le débat d'avant votation ? "un débat est possible autour de la laïcité", assure Pierre Vanek. Sans doute, mais quel genre de débat ? Le genre de débat pourri où la laïcité est transformée en croisade contre l'islam  et les libertés religieuse à de la complaisance envers l'islamisme ?

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22:10 Publié dans Genève, religion, laïcité, églises, votations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : laïcité | |  Facebook | | | |

mardi, 12 juin 2018

Pas de JO d'hiver 2026 en Suisse : Impair, passe et matze !

Matze.jpgOn se demandait la semaine dernière si le Valais avait changé. On a reçu la réponse dimanche : le Valais a changé, et le vote d'avant-hier eut sans doute fort réjoui le vieux Maurice Chappaz. Mais à quoi le Valais a-t-il dit "non " ? son vote ne fut sans doute pas un vote contre le sport, ni contre les sports d'hiver. Même pas un vote contre les Jeux Olympiques, mais certainement un vote contre le CIO, ce qu'il représente et ce qu'il couvre, et surtout contre la Nomenklatura politico-économique du canton. Les Valaisans devaient se prononcer sur un soutien financier de 100 millions de francs à l'organisation des JO d'hiver 2026. 100 million pour des JO, quand le canton coupe dans les budgets de l'éducation et les bourses d'étude, et dans la politique sociale ? De toute évidence, la population avait d'autres priorités que les notables : "nous avons tourné la page du Valais des promoteurs" se réjouit le Conseiller national PS Mathias Reynard. C'est peut être un peu vite dit, mais le vote de dimanche en est en tout cas un bon signe.

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lundi, 11 juin 2018

Et PAV (dans la gueule) !

doigt pointillé.jpg

"62 % de logements sociaux, c'est trop", qu'ils disaient, les arracheurs de dents. Et 62 % de "oui" au PAV, alors, vous les avez aimés ?
A force de prétendre que le projet d'aménagement du PAV comportait "62 % de logements sociaux", les milieux immobiliers et les partis de droite ont réussi à mobiliser presque 62 % de votants en désir ou en besoin (insatisfait), et en tout cas en (longue) attente, de logements sociaux. Sauf que ces fameux "62 % de logements sociaux" brandis comme un épouvantail par la droite, c'était du flan, de l'enfumage. En revanche, les 61,4 % de votes en faveur du projet que la droite combattait sont bien réels, eux... Et ils n'aurait sans doute pas été atteints si la droite la plus bête de Suisse (pas du monde, quand même...) n'avait pas agité comme une menace ("trop de logements sociaux") ce qui est une revendication de la majorité de la population ("plus de logements sociaux". Amusant, non ? Réjouissant, même.

Quelque chose comme la sanction morale d'un mensonge

Il y aura donc, si tout va bien, Les 62 % de logements d'utilité publique sur les terrains du PAV en mains de l'Etat. 62 % de logements d'utilité publique, pas 62 % de logements sociaux. Les LUP, ce sont soit des HBM (habitations bon marché), c'est-à-dire de vrais logements sociaux, soit des HM (habitations mixtes), c'est-à-dire des logements destinés à la classe moyenne. Le projet soumis au vote permet 24 % de ces logements sociaux. C'est presque trois fois moins que ce que la droite proclamait sur ses affiches, dans ses tracts et ses annonces publicitaires. Et la limite supérieure pour pouvoir obtenir un HBM, c'est 102'500 francs par an pour une famille de quatre personnes, dans un cinq pièces (la règle, c'est une pièce de plus que le nombre de personnes), qu'elle devra quitter si son revenu dépasse ensuite 174'000 francs par an. Autrement dit, si elle rentre dans la classe moyenne, à qui les HBM ne sont en effet pas destinés, mais à qui sont destinés les HM, soit 38 % des logements prévus, avec une limite de revenu de 248'000 francs pour une famille de quatre personnes dans un cinq pièces. Qui pourra rester dans son logement (avec une augmentation de loyer) si son revenu dépasse cette limite. Et la classe moyenne aura en outre accès à deux autres types de logements prévus au PAV : ceux en loyer libre (26 % de tous les logements prévus sur les terrains en mains de l'Etat, plus ceux prévus sur les terrain s en mains privées) et les logements en propriété par étage en droit de superficie (12 % du total sur le périmètre public, plus ceux sur le périmètre privé). Ces chiffres, ces proportions, étaient évidemment connues des milieux immobiliers. En faisant campagne contre "trop de logements sociaux", ils ne se sont donc pas trompés, ils ont trompé. En clair, ils ont menti. Sciemment, forcément, puisqu'on ment toujours sciemment. De ce point de vue, et quelque critique qu'on puisse faire au projet soumis au vote par Antonio Hodgers (qui n'y était pas obligé), à la réduction de la proportion de logements d'utilité publique dans le total des logements réalisables, à l'intégration de la propriété par étage (fût-elle en droit de superficie) dans le périmètre en mains publiques, son approbation à presque deux contre un par le corps électoral a quelque chose d'une sanction morale d'un mensonge.

Et maintenant, ce projet, adopté après que la droite immobilière ait réussi à faire croire qu'il comportait 62 % de ces logements sociaux dont les Genevois ont besoin, il va bien falloir avancer dans sa réalisation, sans cultiver l'illusion qu'à lui seul, il pourra résoudre la crise du logement à Genève.  Le président du Conseil d'Etat sortant, François Longchamp, était d'ailleurs inquiet : les Genevois qui se sont installés côté français de la frontière faute de pouvoir se loger correctement côté genevois, pourraient revenir, chassés de Gaule par divers changements légaux (assurance-maladie, droits de succession, imposition des plus-value). Et ils sont 20'000, ces exilés. Ce qui correspond grosso-modo à 10'000 logements. Un peu moins que le nombre de logements prévus au PAV -qui pourraient, si l'hypothèse se confirmait du retour massif des Genevois exilés côté français de la Grande Genève, n'être qu'un rattrapage de tout le retard accumulé dans la construction de logements accessibles à la majorité de la population. Il va donc y avoir d'autres projets d'aménagement à défendre parce qu'ils créent de tels logements, et qu'ils les créent en zone urbaine ou péri-urbaine, sans attenter ni aux espaces naturels, ni aux espaces agricoles.
Mais là encore, il va falloir les imposer à la droite immobilière (et aux propriétaires de villas...), ces projets. Et nul doute qu'elle nous le resservira, le mythe de "trop de logements sociaux", et qu'elle nous en regratifiera, de l'invocation à la "classe moyenne".
Parce qu'on ne change pas un discours qui perd.

 

16:40 Publié dans Genève, Logement, urbanisme, votations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pav | |  Facebook | | | |

samedi, 09 juin 2018

Vote sur la candidature à l'organisation des JO d'hiver 2026 : Le Valais a-t-il changé ?

Sion2026.jpgFormellement, les Valaisans se prononceront en votation, dimanche, sur un soutien financier de 100 millions de francs à la candidature de Sion et du Valais à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2026. Formellement. Mais plus profondément, c'est sur lui-même que le Valais se prononcera. Est-il toujours le canton des "maquereaux des cimes blanches" qu'en son temps dénonçait Maurice Chappaz ? Le canton qui hurle à la mort quand qui que ce soit, d'où que ce soit, conteste ses féodalités immobilières et ses obsessions touristiques ? Quelques indices laissent supposer que, s'agissant d'autres critères que ceux là, le Valais a changé, qu'il n'est plus ce Vieux Pays dévot et aux ordres d'un parti quasi unique dont il donnait encore il y a peu l'image (ou la caricature) : l'élection, puis le limogeage, d'Oskar Freysinger, la décision populaire de réviser la constitution, le lent recul du PDC, la perte de poids de l'Eglise catholique. Si dimanche le Valais votait, comme le dernier sondage publié le laisse supposer, NON au financement de sa candidature aux JO d'hiver 2026, ce vote aurait valeur de constat : le Valais a changé. d'identité et de priorités.

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jeudi, 07 juin 2018

Votation cantonale genevoise du 10 juin : Relancer le PAV, ou l'ensabler ?

ville-fantome.jpgOn saura dimanche à midi et des poussières ce que les Genevois et voises auront décidé quant au destin du projet d'aménagement du périmètre Praille-Acacias-Vernets (le PAV) : le statu quo, c'est-à-dire la loi issue en 2010 d'un accord entre tous les partis, les milieux immobiliers et ceux de défense des locataires, ou le projet de la modifier, en augmentant la proportion de logements, en diminuant celle de logements subventionnés (dits d'"utilité publique", dont un petite part de logements sociaux, et en introduisant la propriété par étage sur des terrains en mains de l'Etat. Si on reste au statu quo, tous les risques sont réunis d'un ensablement du projet. Si on accepte la proposition soumise au peuple, on pourra le relancer. Avec 2000 logements de plus que les milliers déjà prévus. Ce projet, le plus important projet d'aménagement urbain et de création de logements à Genève depuis cinquante ans, est stratégique, essentiel quantitativement et qualitativement. Quantitativement, par le nombre de logements nouveaux qu'il propose, qualitativement, parce qu'il construit réellement la ville en ville, dans un périmètre déjà urbain.

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vendredi, 25 mai 2018

Loi fédérale sur les jeux d'argent : Le pain des jeux

casino-en-ligne.jpgLe 10 juin, en vote fédéral, nous sommes appelés à accepter ou refuser la loi fédérale sur les jeux d'argent, combattue par deux référendums, un de droite libertarien largement financé par des établissements de jaux, et un autre, de gauche, lancé essentiellement au nom de la liberté d'accès à l'internet, la loi soumise au vote permettant de bloquer l'accès à des sites étrangers de jeux payants qui ne respecteraient pas le cadre légal qu'elle pose. En deçà de cet enjeu de principe, il y a un enjeu financier : fort prisés, les jeux d'argent, de la roulette des casinos à la loterie à numéros, rapportent des milliards à ceux qui les organisent, mais aussi un milliard de contributions obligatoires à l'Etat et, à partir de lui, aux organismes, aux activités, aux acteurs sociaux et culturels, ainsi qu'à l'AVS, à qui il redistribue le produit des jeux. La loi proposée par le Conseil fédéral et le Parlement veut étendre les règles nationales sur les jeux d'argent a l'espace numérique, appliquer le droit suisse aux entrepreneurs de jeux sur internet basés à l'étranger et accessibles depuis la Suisse, pour pouvoir aussi tirer des revenus de ceux dégagés par ces opérateurs, et pouvoir donc redistribuer aussi le pain réel de ces jeux virtuels. Une ponction assez "morale", finalement. Et on ne voit pas pour quelle raison les opérateurs basé à l"étranger" y échapperaient, dès lors qu'ils appâtent des joueurs résidant en Suisse.

Ce n'est pas le forum qui est menacé, c'est le souk.

Deux méthodes de contrôle de l'offre de jeux payants sur internet sont actuellement mises en oeuvre. La première est celle de la menace de blocage en ligne des sites non autorisés : 17 pays européens la pratiquent, dont la France et l'Italie. La seconde, pratiquée en Grande-Bretagne ou au Danemark, est celle de la licence, attribuée ou non à des exploitants étrangers : les sites sans licence ne sont pas bloqués, mais la possibilité de les payer l'est. Ce qui est proposé au vote populaire suisse, c'est un régime d'autorisations et de concessions publiques à des exploitants à qui sont imposées des exigences et des contrôles. La principale nouveauté est l'extension de ce système aux jeux en ligne et aux tournois de poker hors des maisons des jeux. Par ailleurs. la loi imposerait aux cantons et aux loteries de prendre des mesures contre l'addiction au jeu, aux fédérations sportives et sociétés de paris de signaler tous trucages possible et élargirait le cercle des exploitants de jeux d'argents soumis à la loi sur le blanchiment.

Ce qui fait débat et contestation dans ce dispositif est la possibilité de blocage des sites internet de jeux payants basés à l'étranger et donc non soumis au droit suisse, mais proposant des jeux en Suisse sans disposer d'autorisation et sans contribuer financièrement ni à l'AVS, ni à la culture, ni au sport, ni à aucune activité d'utilité publique. Ce "marché noir du jeu" pèse 300 millions de francs par an et échappe à toute ponction utile. La possibilité offerte par la loi de bloquer l'accès en Suisse à ces sites (comme 17 pays européens peuvent déjà le faire) révulse deux groupes, contradictoires d'opposants : les dévots du libre marché et les défenseurs de la liberté d'accès à l'internet. Le premier groupe nous indiffère. Le second nous semble se tromper de combat : la capacité donnée par le projet de loi de bloquer les sites de jeux en ligne basés à l'étranger ne menace en rien la liberté d'informer, de débattre, ds s'exprimer -elle ne menace que la liberté de margoulins de siphonner les revenus des joueurs, sans avoir à en redistribuer la moindre parcelle à activité plus utile (ou au financement de l'AVS). Ce n'est pas le forum qui est menacé, c'est le souk. Et encore : la marge du souk, son  arrière Cour des faux Miracles. Pas de quoi monter aux barricades. Bref, on votera OUI à la loi, Parce qu'on ne mélange pas les torchons mercantiles avec les serviettes ludiques.

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mardi, 22 mai 2018

Le PAV en votation populaire le 10 juin : Un bon gros "oui" s'impose

PAV.jpgLe 10 juin, à Genève, en votation cantonale, on se prononcera sur une loi modifiant les limites de zone du quartier "Praille-Acacias-Vernets" (le fameux PAV), 130 hectares à cheval sur trois communes (Genève, Carouge, Lancy). Plus fondamentalement, il s'agit, en modifiant une loi de 2011, de savoir si on accepte ou non de doubler la part de nouveaux logements par rapport à celle de nouveaux emplois (1900 logements supplémentaires sont prévus, pour arriver à un total de 12'400 logements) et si on ouvre ou non la possibilité de réaliser des logements en propriété par étages, tout en maintenant la part de logements d'utilité publique et en augmentant le nombre de HBM (les logements sociaux aux loyers les plus bas). Toute la gauche (PS, Verts, Ensemble à Gauche, Egalité & Equité, PC, PRG, syndicats), plus le MCG, accepte le projet, toute la droite (PLR, PDC, UDC, Chambre de commerce, Syndicats patronaux, PBD, Verts libéraux -et même "AgriGenève, dont on se demande ce qu'elle vient foutre là-dedans) le refuse (quoique des personnalités de droite le soutiennent, comme Mark Muller, Claude Haegi, Pierre-François Unger, Michel Balestra), en proclamant que "62 % de logements sociaux, c'est trop" (alors que c'est 5 % de moins que dans la loi actuelle), qu'il n'y a "pas assez de PPE" et que celles qui sont possibles ne sont pas de "vraies PPE" (alors qu'il n'y en a pas du tout dans la loi actuelle)...

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16:26 Publié dans Genève, Logement, urbanisme, votations | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pav | |  Facebook | | | |

mercredi, 16 mai 2018

Initiative "Monnaie Pleine", soumise au vote le 10 juin : OUI à une assurance...

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Souvenez-vous (c'est pas si vieux) : il y a dix ans, en 2018, la Confédération et la Banque Nationale (BNS) balançaient des milliards dans une opération de sauvetage d'UBS, menacée de disparaître dans les tourbillons de la crise financière mondiale, et "trop grande pour faillir" (to big to fail) sans risquer de casser toute l'économie suisse. La crise qui avait failli engloutir UBS avait en fait été créée par les imprudences systématiques (systémiques, même)des banques, qui avaient accordé des crédits non garantis par les débiteurs, ni couverts par les fonds propres des créditeurs. L'initiative "monnaie pleine" soumise au vote populaire le mois prochain est une forme de réponse à cette crise : elle prévoit que les banques ne pourront plus accorder de prêts au-delà des fonds dont elles disposent réellement (et qui aujourd'hui ne couvrent que 1 % des dépôts en banque). Autrement dit,. qu'elles ne pourront plus créer de la "monnaie scripturale" (qui représente actuellement 90 % de la masse monétaire dans un pays comme la Suisse). Une forme d'assurance, en somme, chaque prêt étant garanti par les fonds propres de la banque, celle-ci ne risquant plus de se retrouver dans la situation d'UBS, et la Confédération et la BNS dans l'obligation de sauver une banque "trop grande pour faillir".

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jeudi, 22 mars 2018

Invalidation de l'initiaive populaire « Le Plaza ne doit pas mourir » : on recourt

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Dans un mois se tiendra le premier tour de l'élection du Conseil d'Etat. L'un des dernier actes du gouvernement sortant aura donc été de tenter de priver les Genevoises et les Genevois du droit de se prononcer sur une initiative signée par plus de 11'000 d'entre elles et eux : l'initiative populaire législative "Le Plaza ne doit pas mourir", qui propose de déclarer d'utilité publique le maintien de la plus belle salle de cinéma genevoise, et, par le moyen de l'expropriation dans le cadre de la loi et de cette utilité publique, d'en faire un espace culturel novateur, au centre d'un quartier qu'il pourrait redynamiser -et qui en a grand besoin. Hier, le Conseil d'Etat sortant a décidé d'invalider l'initiative, et donc de ne la soumettre ni au parlement, ni au peuple. Le Comité d'initiative fera, bien sûr,recours contre cette invalidation.

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mercredi, 07 mars 2018

Fêtes de Genève : on prend les mêmes et on recommence. En 2019.

Une occasion perdue

La Ville de Genève n'organisera pas les Fêtes de Genève. Elle ne les subventionnera même pas. Ainsi en ont décidé, comme le leur demandaient le Conseil administratif, le Conseil municipal, le PS et le PDC, les votantes et votantes de la Ville dimanche : ils ont refusé (à 54,5 %) l'initiative populaire "pour des Fêtes de Genève plus courtes et plus conviviales". Plus courtes : une semaine. Plus conviviales : leur forme et leur contenu devait être déterminé par les habitants des quartiers du pourtour de la rade (les Pâquis et les Eaux-Vives). Le contre-projet du Conseil municipal a, lui, été accepté à 54,6 % des voix : les Fêtes dureront onze jours, dont deux week-ends. Mais après les cacades financières à répétition qui ont marqué leurs deux dernières éditions, elles se limiteront cette année, pour l'essentiel, au grand feu d'artifice de rigueur, que tout le monde voulait d'ailleurs maintenir, et au champ de foire sur les quais. Comme Ensemble à Gauche, on regrettera ici l'échec de l’initiative sur les Fêtes des Genève et l’acceptation d’un contre-projet qui n'avait pour fonction que de pérenniser les Fêtes dans leur format actuel. On notera cependant que ledit contre-projet a repris plusieurs intentions de l'initiative, et que celle-ci n'a donc pas été inutile. Sauf qu'elle était plus claire. Et obligeait à repenser complètement des festivités qui ont précisément besoin d'être complètement repensées. Une occasion perdue...

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