votations

  • Comment contourner une loi votée par le peuple

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    ouverture le dimanche.jpgLe 19 mai, à Genève, on votera sur une modification de la loi sur l'ouverture des magasins, modification étendant à trois dimanches par an les possibilité d'ouverture dominicale en contournant la condition posée par la loi actuelle, et ratifiée par le peuple en novembre 2016, d'une convention collective de travail étendue à l'ensemble du secteur. Le patronat du commerce de détail a instrumentalisé (avec leur accord) les partis de droite pour faire voter ce contournement par le Grand Conseil -les syndicats et la gauche ont riposté par un référendum, d'où l'inscription de l'enjeu à la votation du 19 mai. Mais le patronat ne s'en est pas tenu là : après avoir fait passer au Grand Conseil une loi contournant un vote populaire, ils tentent de faire ratifier par le Conseil d'Etat une convention collective au rabais signée par un syndicat jaune... Comment contourner une loi votée par le peuple ? en la faisant bidouiller par le parlement et en s'acoquinant avec un pseudo-syndicat...

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  • Réformes fiscales : le PS face à un choix simple

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    Choisis ton camp, camarade...


    Affiche RFFA-RIE.jpgDemain, l'assemblée générale du PS genevois choisira de soutenir ou de combattre le projet de réforme fiscale cantonale porté par la majorité du Grand Conseil. Et au fond, ce choix ne pourrait pas être plus simple, plus brut de décoffrage politique, que tel qu'il se présente dès lors qu'aucune autre force de gauche ne soutient cette réforme, et qu'aucune force de droite ne la combat : le PS genevois préfère-t-il être avec toute la gauche ou avec toute la droite ? L'étrange n'est pas dans cette simplicité mais dans l'hésitation d'une partie des socialistes à l'assumer. Et à choisir entre deux destinataires de leeur propre crédibilité : tient-elle aux compromis parlementaires qu'ils passent régulièrement avec la droite ou à leur capacité de tenir une ligne politique claire, celle de leur refus de la réforme fiscale fédérale et de leur soutien à l'initiative "zéro pertes" ?

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  • Réformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises : ça boite

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    Affiche RFFA-RIE.jpgEn commission parlementaire et en séance plénière du Grand Conseil, les socialistes genevois se sont ralliés à un "compromis" boiteux sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises. Et la direction du PSG ne semble pas vouloir faire confirmer cette adhésion par une recommandation de vote pour le scrutin du 19 mai prochain, puisque l'assemblée générale du parti n'est convoquée que pour se prononcer sur la réforme fédérale (la RFFA), contre laquelle un référendum, soutenu par le PS genevois, avait été lancé. Comme si les deux réformes n'étaient pas indissolublement liées. Et comme si un mot d'ordre donné à un groupe parlementaire valait recommandation de vote donnée dans un scrutin populaire... Mais passons : pourquoi parler d'un compromis "boîteux" à propos de celui accepté par les députés socialistes ayant pris part au vote du Grand Conseil (c'est-à-dire une minorité du groupe parlementaire...) ? Parce que ce "compromis" n'évite pas plus à Genève qu'ailleurs de lourdes pertes de ressources pour les collectivités publiques, et que la majorité du Grand Conseil essaie de le faire passer en lui accolant (mais sans pouvoir la faire voter par un "oui" ficelé à celui de la réforme fiscale) une augmentation bienvenue des subsides d'assurance-maladie.

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  • Initiative contre le "mitage du territoire" : Le OUI de nos villes

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    banlieue résidentielle.jpgLes dizaines de milliers de jeunes qui ont battu le pavé des villes suisses depuis le début de l'année n'en purent mais (il est vrai qu'une bonne partie d'entre eux n'avaient pas le droit de vote) : 'initiative des Jeunes Verts contre le "mitage du territoire" a été clairement refusée par les Suisses, et par tous les cantons. Le canton de Genève a donc lui aussi refusé l'initiative, mais à une majorité beaucoup plus serrée (52,3 %) que le reste de la Suisse (63,6 %). Et la Ville de Genève (à 52,1 %), celle de Carouge et le quartier des Avanchets l'ont acceptée (les communes de Chancy, Confignon, Presinge aussi). Et comme pour les objets cantonaux, ce sont les communes et les quartiers de droite, et spectaculairement les communes friquées de la rive-gauche, qui ont fait le résultat. Au plan suisse aussi, les communes qui ont accepté l'initiative sont d'entre celles où la densité de la population est la plus forte : La Chaux de Fonds, Neuchâtel, Lausanne, Fribourg, Bienne, Winterthur (à Berne, Bâle et Zurich, le NON ne s'impose que d'un souffle). Un OUI urbain, un NON périphérique, qu'est-ce que cela dit ? D'abord, que l'initiative, qui préconisait le gel de la surface à bâtir et la compensation des nouvelles zones à bâtir par des zones non constructibles, n'était pas dirigée contre les villes (même si l'Union des Villes Suisses se réjouit de son échec), mais contre leur négation, ces espaces indistincts, gaspillés, qui font la transition entre elles et la vraie campagne -celles des zones vertes protégées et des zones agricoles, pas celle des zones pavillonnaires. Et cela dit ensuite que les citadins n'ont, à raison, pas accordé foi à la prédiction des opposants selon qui l'initiative allait provoquer des hausses de loyers.

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  • Pas d'assurance remboursant les frais dentaires à Genève : Que les sans-dents le restent ?

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    sans-dents.jpgL'initiative pour le remboursement des soins dentaires de base, lancée par le Parti du Travail, a été repoussée par un peu moins de 55 % des votants, dimanche, à Genève (c'est un peu mieux que dans le canton de Vaud, où le taux de refus avait atteint 57.57 % l'année dernière). Comme pour l'autre initiative du PdT, celle pour une caisse publique d'assurance-maladie, ce refus a été prononcé grâce au différentiel de participation au vote entre les arrondissements de gauche et de ceux de droite : les premiers ont accepté l'initiative, qui a obtenu un soutien en Ville de Genève à Vernier et à Avully (et chez les Suisses de l'étranger), les seconds l'ont refusée. Toutes les forces qui s'y opposaient ont entonné la même antienne que celle qui a salué l'échec de l'autre initiative du même Parti du Travail : l'initiative mettait en évidence un "vrai problème" mais lui proposait une "mauvaise solution". Et quelle "bonne solution" ces bons apôtres proposent-ils à ce vrai problème (celui de l'accès des plus modestes à des soins que l'assurance-maladie de base ne rembourse pas) ? L'arrachage systématique de toutes les dents malades ? Après tout, les sans-dents n'ont plus mal aux dents...

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  • Refus de la création d'une caisse d'assurance-maladie publique à Genève : Un vrai vote de classe

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    inegalites.jpgL'initiative du Parti du Travail pour la création d'une caisse publique d'assurance-maladie aété repoussée dimanche à Genève par 55,5 % des voix. Une défaite, sans doute, mais une défaite plus qu'honorable, pour un texte qui n'était soutenu ni par le PS (qui même s'y opposait) ni par la coalition dont le PdT est membre, "Ensemble à Gauche" qui, comme les Verts ne donnait pas de mot d'ordre. L'initiative n'a été repoussée que de justesse (à 50,37 % des voix) en Ville de Genève, alors que onze arrondissements sur dix-sept l'acceptaient. Là encore, comme pour l'autre initiative du Parti du Travail, celle sur les soins dentaires, et comme pour la loi sur la laïcité, le différentiel de participation entre arrondissements de droite et de gauche a joué à plein pour produire le résultat final. En Ville, les six arrondissements de droite ont fait la majorité. Et au plan cantonal, l'initiative a été repoussée à plus de 70 % des suffrages dans les niches rupines de la rive-gauche "campagnard" (Anières, Conches, Collonge-Bellerive, Jussy...). Un vrai vote de classe... lors duquel le PS s'est trompé de classe...

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  • Vote de la loi genevoise sur la laïcité : Un pet dans l'eau

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    pet dans l'eau.jpgLa loi cantonale genevoise sur "la laïcité de l'Etat"a été acceptée hier par 55 % des suffrages, grâce au soutien massif que lui a apporté l'électorat de droite et au différentiel de participation au vote entre les arrondissements de droite et ceux de gauche (la participation s'est établie à 43,8 % au plan cantonal, mais elle s'étage entre e38,5 % à Châtelaine et plus de 49 % à Veyrier). L'effet de ce différentiel saute aux yeux en Ville de Genève : tous les arrondissements de gauche (soit la majorité des arrondissements de la ville) votent contre la loi, malgré quoi elle est acceptée par la majorité des votants de la commune... On notera au passage le nombre important de bulletins blancs (5578 dans le canton). 

    Et maintenant ? Maintenant, rien... Genève n'est ni plus, ni moins laïque depuis hier, et sa "loi sur la laïcité de l'Etat" ne changera finalement rien aux pratiques genevoises : l'Etat va continuer à trier entre les bonnes églises et les autres, les vraies et les fausses religions, à permettre à quelques unes d'utiliser l’administration fiscale pour prélever leur dîme, à faire prêter serment aux conseillers d'Etat et aux députés dans un temple, tout en leur interdisant d'arborer des signes religieux pendant les séances publiques du parlement... cela, d'ailleurs, se règlera devant les tribunaux : l'assimilation stupide des élus dans les parlements municipaux et cantonal à des agents de l'Etat, avec à la clef l'interdiction leur étant faite de porter des signes religieux (ou philosophiques, ou idéologiques) visibles pendant les séances plénières publiques, cette interdiction ne tiendra sans doute pas longtemps face à des recours déposés par des députées ou des députés, des conseillères municipales ou des conseillers municipaux. Au fond, tout au fond même, ce vote sur cette loi n'est guère qu'un pet dans l'eau : ça fait un petit bruit et de grosses bulles, ça fleure un peu, mais ça se dissipe presque aussi vite que cela s'exhale.

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  • Initiative contre le "Mitage du territoire" : A dimanche pour dire OUI

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    Sablier.jpgSi vous avez le droit de vote au plan fédéral, il ne vous reste plus que dimanche matin pour voter à l'ancienne, en vous rendant au local de vote. Et soutenir l'initiative des "Jeunes Verts" contre le "mitage du territoire", furieusement combattue par la droite politique, patronale et foncière, pour qui l'initiative est à la fois "superflue et nuisible". Or c'est l'un ou l'autre : comme l'écrit Anne-Catherine Ménetrey-Savary dans "Le Courrier", on ne peut pas la considérer à la fois comme "superflue" et "nuisible" -si elle est superflue, elle est sans effet et donc sans nuisance. Et si elle est nuisible (mais à qui ?), c'est qu'elle n'est pas superflue. A nous, elle paraît plutôt indispensable, parce qu'elle dit l'essentiel : non seulement le "mitage" du territoire à coups de de parkings, de zones industrielles et commerciales et d'autoroutes n'est pas indispensable pour loger la population actuelle et à venir, mais ce "mitage" dégrade les conditions d'habitat de la majorité des habitants de ce pays. On "bétonne" (en tout cas on imperméabilise) en Suisse presque un mètre carré par seconde, et chaque jour une surface équivalent à celle du parc genevois des Bastions. Pour en faire quoi ? L'initiative ne demande pas que l'on arrête de construire mais que l'on cesse de construire n'importe quoi, n'importe où. Et que l'on construise la ville... en ville.

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    Lien permanent Catégories : Suisse, urbanisme, votations 7 commentaires
  • Un système d'assurance-maladie à bout du souffle des assurés

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    caisse-maladie.jpg

    L'Etat paie, les assurances encaissent

    Pour faire passer son projet de réforme de la fiscalité des entreprises, le Conseil d'Etat genevois propose de développer considérablement les subsides aux assurés ayant des difficultés à assumer le paiement de leurs primes : 186 millions y seront consacrés (la même somme que celle des pertes fiscales cantonales estimées dues à la réforme de l'imposition des entreprises, sans compter les pertes municipales) : le subside pour les plus bas revenus triplerait presque (il passe de 90 à 230 francs par prime) et 140'000 personnes pourraient bénéficier de subsides (contre 53'000 aujourd'hui). Cela constate que le système actuel d'assurance-maladie, fondé sur des primes "par tête" d'assuré, sans correction en fonction du revenu, et devant être payées à des caisses privées, est à bout de souffle. Mais le souffle au bout duquel arrive ce système (qui "ne tourne pas rond et est opaque", résume le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz), c'est celui des assurés, pas celui des assurances -elles respirent fort bien, elles, l'Etat leur sert de poumon : c'est lui qui leur garantit le paiement des primes de toutes celles et ceux qui n'arrivent pas à l'assumer en tout ou partie.

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  • Pourquoi diable n’appelle-t-on pas à rejeter la loi sur la laïcité ?

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    Drapeau Dugong.jpgVirginale perversité

    Après tout le mal qu'on a pu écrire de la loi sur la laïcité soumise au vote des Genevois et voises dans une semaine, pourquoi diable n’appelle-t-on pas à la rejeter ? Pour deux raisons inavouables autant que contradictoires : par perversité, d'abord, et pour préserver notre virginité politique, ensuite.
    Par perversité : on salive d'avance, tout en ricanant, à l'idée de voir la présidence du Grand Conseil ou du Conseil Municipal en appeler à la force publique pour expulser de la salle des séance plénières une musulmane trop enfoulardée, un chrétien portant en sautoir une croix trop grande, un juif une kippa trop voyante ou nous-mêmes notre passoire athée.
    Par pudeur de vierge effarouchée, ensuite : on n'a pas franchement envie de passer notre temps à dire que notre "non" n'est pas le même que celui des fondamentalistes religieux... ni notre "oui" le même que celui des Croisés de l'Occident chrétien.

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  • Réforme cantonale genevoise de l'imposition des entreprise : 30 Floréal, jour du NON et NON

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    Bandeau RFFA.JPG

    Après des heures de débats, pour ne pas écrire de dialogue de sourds, le Grand Conseil genevois a accepté le 31 janvier, à une large majorité, la réforme cantonale de l'imposition des entreprises (et à une plus large majorité encore un contre-projet à l'initiative de la gauche pour un plafonnement des primes d'assurance-maladie). S'agissant de l'imposition des entreprises, le projet accepté (par la droite élargie et ce qui restait du groupe socialiste après qu'une bonne partie de ses membres aient quitté la salle des séances pour ne pas avoir à voter) prévoit un taux unique d'imposition de 13,99 % des bénéfices de toutes les entreprises, celles à "statut spécial" (des multinationales) voyant leur taux d'imposition augmenter alors que toutes les autres voient le leur baisser. Les pertes fiscales de l'exercice se montent, pour le canton, à 186 millions, et celles pour les communes à hauteur de 50 millions. On votera le 19 mai. Dans le calendrier républicain, c'est le 30 Floréal. jour de la houlette. Sous notre propre houlette, ce sera celui du NON aux deux réformes fiscales, la fédérale et la cantonale.

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    Lien permanent Catégories : Fiscalité, Genève, Politique, votations 3 commentaires
  • Initiative contre le "mitage du territoire" : Contre la zone, pour la ville

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    banlieue résidentielle.jpgDans dix jours, on vote sur l'initiative des "Jeunes Verts" contre le "mitage du territoire". Pour la résumer, l'initiative fixe la zone constructible à sa taille actuelle, toute nouvelle zone constructible devant être compensée par une nouvelle zone inconstructible. On devra donc construire sur les 300 km2 de zone constructible non bâtie actuellement disponible : cela suffit pour abriter un million à un million et demi d'habitants supplémentaires, mais sans les disperser, les saupoudrer sur le pourtour des villes existantes. On retrouve avec cette initiative notre vieux programme des années quatre-vingt du siècle dernier : "construire la ville en ville" -ou, pour le dire autrement, par les mots de Mario Botta, "bâtir sur le bâti". L'initiative, au fond, renforce les villes, leur centralité, pour préserver ce qui reste de zones naturelles (ou ce qui reste de naturel des espaces non urbains). Cette initiative n'est pas un rêve de bon sauvages écolos : elle est contre la zone, mais pour la ville.

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  • Pour une caisse publique d'assurance-maladie et accidents

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    sans vous rien ne se fera.jpgFaire un premier pas

    Dans dix jours, à Genève, le peuple scellera le sort de l'initiative populaire lancée par le Parti du Travail pour la création d'une assurance maladie et accidents cantonale, publique et à but social, garantissant une couverture complète des soins contenus dans les prestations de l'assurance de base. La caisse serait un établissement public autonome. Le Conseil d'Etat et la majorité du Grand Conseil ont refusé l'initiative et ne lui opposent pas de contre-projet. Et ici, on appelle à soutenir l'initiative. Ne serait-ce que pour aider le Conseil d'Etat : en ce moment politique, c'est bien lui qui a le plus besoin d'une bonne assurance-maladie et accident publique. Toute la gauche ne soutient pas l'initiative ? Peu nous chaut : il est grand temps de dire "oui" à un premier pas vers un changement du système instauré par la LAMal : lui aussi a besoin de soins.

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  • Loi genevoise sur la laïcité : Quand un foulard voile un débat

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    lobotomie.jpgLoi genevoise sur la laïcité : Quand un foulard voile un débat

    Dans deux semaines, les Genevois et voises se seront prononcées sur une loi cantonale qui prétend concrétiser le principe constitutionnel de laïcité de l'Etat. Faible avec les forts, forte avec les faibles, la loi prolonge l'usage de l'administration fiscale pour la collecte des dîmes religieuses, donne à l'Etat la capacité de trier entre les bonnes et mauvaises religions, les bonnes et mauvaises organisations religieuses, mais s'obsède sur les signes religieux portés par des fonctionnaires et des élus (surtout des élues, d'ailleurs, si on en juge par la polémique entretenue dans la campagne de votation sur le voile islamiste). Une conseillère municipale verte de Meyrin siège tête couverte... quel est le problème ? qu'elle porte foulard ou qu'elle ait été élue en le portant pendant sa campagne électorale ? Et si problème il y a, disparaît-il avec le foulard ? une islamiste, l'est-elle moins tête nue qu'enfoulardée ? L'obsession du "signe" religieux finit par voiler totalement le débat de fond sur la laïcité, et sur la loi qui prétend la définir et la préciser. Le vicaire épiscopal (catholique romain, donc) a beau assurer que "le 10 février, la population genevoise ne vote pas sur le port du voile", c'est bien désormais  sur ce signe-là, et grâce à lui, qu'elle votera. Et que la loi sera vraisemblablement acceptée...

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  • Initiative pour le remboursement des soins dentaires : Les dents de l'amer

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    Dracula.jpgDans deux semaines, les Genevois et voises se seront prononcés msur une initiative du Parti du Travail demandant la mise en place d'une assurance obligatoire, cantonale, pour le remboursement des soins dentaires de base, et le développement d'un dispositif de prévention des affections bucco-dentaires. L'assurance serait financée essentiellement par une cotisation salariale paritaire, et par le budget de l'Etat pour le surplus. Un contre-projet qui s'en tenait à l'aspect préventif a été refusé par le Grand Conseil, et seule l'initiative est soumise au vote. Et on lui dira, évidemment, "oui". Parce qu'elle répond à un besoin évident (de l'amer) : celui de permettre à des gens qui n'en ont pas les moyens de recevoir des soins que l'assurance-maladie de base ne rembourse pas.

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  • "stoppons le mitage - pour un développement durable du milieu bâti" : OUI à l'initiative

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    désurbanisme.jpgUn seul objet fédéral est à l'ordre du jour de la votation du 10 février : l'initiative des Jeunes Verts "stoppons le mitage - pour un développement durable du milieu bâti", soutenue par la gauche et l'Alliance gouvenementale (WWF, Pro Natura, Greepeace, ATE), combattue par la droite, le Conseil fédéral, les milieux immobiliers et touristiques et le patronat. Tout est dans le titre de l'initiative, : contre le "mitage", pour le "développement durable". L'initiative, déposée en 2016, prévoit de geler la surface totale des zones à bâtir : toute nouvelle zone devrait être compensée par le déclassement d'une zone existante. En dehors des zones à bâtir, on ne pourrait construire que des bâtiments et des installations figurant sur une liste restrictive (des constructions agricoles justifiées par les nécessités de l'exploitation, ou des réservoirs d'eau, par exemple). Les surfaces construites devraient être mieux utilisées qu'actuellement, l'urbanisation devrait être concentrée à l'intérieur du milieu bâti et les formes de travail et d'habitat durables devraient être encouragées. L'initiative a certes quelques défauts (elle est notamment trop centralisatrice), mais on la soutiendra sans états d'âme. D'ailleurs, sommes-nous certains d'avoir une âme ? Nous sommes certains en tout cas d'avoir un environnement, urbain ou non, et le droit de le préserver...

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  • Réforme cantonale de l'imposition des entreprises : en attendant le vote du peuple

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    elephant-rose-01.jpgUn "Oui, mais" et un "Non"...

    Jeudi soir, le PS genevois s'est prononcé en Assemblée générale sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises : il s'agissait de donner à son groupe au Grand Conseil un mandat de soutenir ou non le compromis passé en commission parlementaire. Et par une majorité de 52 voix contre 36, l'Assemblée générale a suivi les recommandations des majorités du comité directeur et du groupe parlementaire, des conseillers d'Etat et des magistrats municipaux : soutenir ledit compromis. Le débat au sein du parti n'est pas clos pour autant : c'est un mot d'ordre au groupe parlementaire qui a été donné, une sorte de "oui, mais", un mot d'ordre ne s'imposant qu'aux députés et ne valant que pour le compromis sorti de la commission parlementaire, sans aucune modification -si la droite revient si peu que ce soit sur son propre soutien au projet de la commission fiscale, le soutien du groupe socialiste deviendrait évidemment impossible (la droite n'en a d'ailleurs pas besoin pour faire passer son propre projet...). Et de toute façon, puisque vote populaire il y aura, une nouvelle assemblée générale devra y donner la recommandation du parti. Et rien ne garantit qu'elle soit la même que celui donné au groupe. Donc, ici, on persiste et on signe : c'est toujours NON à la RIE genevoise, comme on l'avait dit à la RIE fédérale et qu'on le dit à la RFFA fédérale...

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    Lien permanent Catégories : Fiscalité, Genève, Politique, votations 1 commentaire
  • Laïcité : une loi qui ne mérite ni d'être soutenue, ni d'être combattue

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    passoire athée.jpgVotez blanc ou nul -mais votez !

    Le 20 février, les Genevois et voises sont appelés aux urnes pour adopter ou refuser une loi sur la laïcité proposée par Pierre Maudet, révisée par la majorité du Grand Conseil après deux ans de travaux et attaquée par quatre comités référendaires. Or cette loi ne mérite ni l'honneur d'un  soutien, ni l'indignité d'un refus : elle ne mérite qu'un haussement d'épaules. Elle sera sans doute acceptée -pas par soutien du principe de laïcité, qu'elle n'exprime que fort imparfaitement et sur certains points très caricaturalement (notamment en transformant les députés et conseillers municipaux en agents de l'Etat), mais par allergie à un fondamentalisme religieux spécifique : l'islamique (ou -"iste"), les autres fondamentalismes religieux ne tétanisant plus grand monde ici et maintenant (ailleurs et en d'autres temps, on en parlerait autrement) : qui a peur, à Genève, en 2019, des Témoins de Jehovah ? Grosso modo, les recommandations de vote des partis politiques se répartissent selon le bon vieux clivage gauche-droite : la gauche et les syndicats appellent à voter "non" à la loi, la droite à voter "oui". Mais des hommes et des femmes de gauche appellent tout de même à voter "oui", des hommes et des femmes de droite (le parti évangélique, l'UDF) à voter "non". Les églises chrétiennes traditionnelles (protestante, catholiques romaine et chrétienne) soutiennent la loi Et on trouve un comité "La laïcité, ma liberté" qui appelle à voter "oui" et un comité "La laïcité, notre liberté" à voter "non". On n'a pas trouvé trace de comité "La laïcité, ta liberté", ou "sa liberté", ou "votre liberté", ou "leur liberté". Alors on les remplace : on créée un comité "la laïcité vaut mieux que cette loi", à laquelle on appelle à voter blanc ou nul, parce que cette ânerie ne vaut pas mieux (ni pire). La constitution de la République pose le principe de laïcité, proclame la neutralité religieuse de l'Etat, lui interdit de subventionner des activités cultuelles, garantit la liberté de croyance et de conscience, cela suffit. "Cette loi ne brime pas la liberté de conscience, elle la cadre", affirme le président du Grand Conseil, Jean Romain, qui soutient ladite loi. Mais depuis quand doit-on, et même peut-on, "cadrer" la liberté de conscience ? S'il est une liberté qui ne peut pas être "cadrée", c'est bien celle-là : on peut cadrer (et on cadre) la liberté d'expression, la liberté de la presse, la liberté d'association, mais la liberté de conscience, elle, est par nature, ontologiquement, absolue.

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  • Caisse-maladie publique et assurance soins dentaires : Oui et Oui

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    caisse-maladie.jpgDans un mois, le 10 février, on votera à Genève sur deux initiatives populaires lancées par le Parti du Travail, et qui ont largement abouti : l'une pour l'instauration d'une assurance cantonale de soins dentaires, l'autre pour la création d'une caisse cantonale publique d'assurance-maladie. Ces deux initiatives ont le même mérite : celui de proposer une alternative concrète et réalisable au système qui règne sur la politique de la santé. Ainsi, le projet d'une caisse cantonale publique est de garantir à toute personne domiciliée dans le canton une complète couverture des soins. Les primes de cette assurance devraient être abordables pour tous, peut-être (s'il est légalement possible) proportionnelles aux revenus, mais les initiants précisent que cette assurance s'adresserait d'abord aux personnes ne disposant que de bas revenus. La caisse serait un établissement public autonome, comme les Services Industriels ou les Transports Publics. Elle offrirait les prestations de base garanties par le droit fédéral. Quant à l'initiative pour une assurance de soins dentaires obligatoire, financée pour moitié par l'Etat et pour moitié par un prélèvement paritaire (deux fois 0,5 %) sur les salaires, elle permettrait à toutes les personnes qui actuellement renoncent à ces soins faute de pouvoir les payer d'y accéder. Deux propositions de justice sociale, auxquelles il convient de dire deux fois OUI.

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  • Ouverture dominicale des magasins : on votera

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    Na!.JPGPas de convention ? Pas de loi...

    Bonne nouvelle : le référendum lancé par les syndicats et la gauche politique contre la loi imposée dans la précipitation par la droite, autorisant, sans respecter la condition pourtant votée par le peuple d'une convention collective de travail, l'ouverture des magasins trois dimanches de fin d'année, a abouti avec 7800 signatures (2500 de plus que requis). Son aboutissement suspend l'application de la loi jusqu'à la date du vote (peut-être en mai 2019) -et on espère bien que ce vote renverra la loi dans les poubelles de l'histoire locale. Les fêtes de fin d'année 2018 ne verront donc pas le personnel de la vente trimer trois dimanches sans convention collective. Y'a des limites, quand même, qu'il faut rappeler : le référendum vient de le faire -reste au peuple à le confirmer. Comme il l'a confirmé il y a une semaine à Bâle-Ville.

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