votations

  • "Pour une politique culturelle cohérente à Genève" : Faire ensemble, enfin...

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    culture.jpgAvec 83,18 % des suffrages, c'est un véritable triomphe qu'à obtenu l'initiative "pour une politique culturelle cohérente à Genève". Il est vrai qu'elle n'était combattue que par la droite de la droite (l'UDC, le MCG), mais même une partie de son électorat l'a soutenue. Le canton est donc proclamé par la constitution grand coordinateur de la politique culturelle genevoise, en concertation permanente avec les communes.Ce qui va forcément impliquer, sauf à vider la nouvelle disposition constitutionnelle de toute substance, sa représentation dans les instances dirigeantes des grandes institutions actuellement en mains de la Ville et des communes (le Grand Théâtre, la Nouvelle Comédie, le Théâtre de Carouge... et pourquoi pas les grands musées municipaux ?), mais aussi sa participation financière au fonctionnement de ces institutions. Le débat politique va maintenant se déplacer au niveau de la mise en oeuvre de la disposition votée par le peuple. Et il va être serré, ce débat -les premières déclarations de la droite, en tout cas, le laissent présager. Il n'empêche : ce que le vote populaire a adoubé, c'est un principe qui nous est cher : "faire ensemble", entre le canton, la Ville et les 44 autres communes, une politique culturelle digne de Genève.

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  • Ouverture dominicale des magasins genevois : Une "victoire de la tactique du salami"

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    salami.jpgC'est à l'usure que le patronat du commerce genevois de détail a gagné dimanche, par 52,1 % de "oui" dans un vote noyé dans neuf autres,  le droit d'ouvrir ses magasins trois dimanche par année. Une "victoire de la tactique du salami", résume le Comité unitaire qui avait lancé le référendum contre cette proposition. Les Genevoises et vois ont ainsi annulé par leur vote leur propre décision, prise lors d'un vote précédent, de lier ce droit à l'obligation de conclure une convention collective. On notera tout de même que les arrondissements de gauche ont refusé cette proposition patronale, qui n'a été acceptée en Ville de Genève que du fait du différentiel de participation électorale entre les quartiers populaires et les parcs à bourges.

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  • Réformes de la fiscalité des entreprises : L'amer de toutes les batailles ?

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    normal_gauche-droite.jpg

    On gagne sur les armes, la culture et la caisse de retraite de la fonction publique cantonale, on perd sur la fiscalité et les ouvertures dominicales des magasins, on gagne à moitié et perd à moitié sur les primes d'assurance-maladie : les résultats des votations de ce dimanche ne poussent ni au désespoir, ni à l'euphorie. Et tout cela, finalement, est très suisse... Même la participation qui, à Genève, a atteint un niveau normal (45 %), alors qu'on craignait qu'elle plonge dans des bas fonds peuplés de l'indifférence des uns, de la méfiance des autres (après l'"affaire" dégonflée de possibles "fraudes électorales") et de l'incompréhension de quelques uns face à l'inflation des questions posées (onze, à Genève). Alors bien sûr, on peut se dire que si le PS n'avait pas dansé le tango et les Verts la valse, le "non" à la réforme fiscale cantonale aurait pu l'emporter... comme il l'a emporté dans la majorité des arrondissements de la Ville (sans toutefois emporter la Ville), et que le "non" à l'ouverture dominicale des magasins sans convention collective aurait aussi pu l'emporter, comme il l'a emporté en Ville et dans les villes. Le différentiel de participation entre les arrondissements et les communes de gauche et celles de droite (53 % de participation à Florissant-Malagnou, moins de 40 % aux Acacias. par exemple) explique en grande partie l'échec de la gauche sur ces deux objets -mais il n'y a aucune nouveauté dans ce constat. Globalement, la droite est majoritaire dans ce canton, et si la gauche n'arrive pas à mobiliser ses électeurs là où elle est majoritaire (dans les villes), c'est bien elle qui en est responsable... On est toujours responsable de ses défaites, si on ne l'est jamais complètement de ses victoires. Nous sommes donc responsables des nôtres.

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  • Réforme fiscale cantonale : NON à CETTE réforme-là

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    Affiche RFFA-RIE.jpgRéforme fiscale cantonale : NON à CETTE réforme-là

    Le patronat genevois panique : et si Genève refusait dimanche la réforme fiscale cantonale ? Et la Chambre de commerce sonne le tocsin. Et publie une recommandation de vote sous forme d'un bulletin de vote fictif. Décidément... Jeudi, le taux de participation, à quatre jours de la clôture du vote, plafonnait à 29 %. A ce rythme, on sera au final autour de 40 %. Moins que lors de tous les scrutins de 2018 et 2019 (sauf celui de juin 2018). Pas terrible, vu les enjeux. "J'en appelle à la mobilisation de tous", tocsinne le directeur de la Chambre de commerce. Nous aussi, on en appelle à la mobilisation de tous, Et de toutes : « le droit de vote, certains meurent pour l'obtenir », rappelle la députée (Ensemble à Gauche) Jocelyne Haller). Et nous, on rappelle que si l'abstention était subversive, les abstentionnistes seraient en tôle. Donc, si vous n'avez pas envoyé votre bulletin, prenez votre bulletin à vous, et rendez-vous au local de vote dimanche matin, pour voter NON à cette réforme-là. Et donner mandat à nos Magnifiques Seigneurs d'en présenter une autre. C'est à leur portée. Et si ce n'est pas dans leurs intentions, il convient de leur forcer (un peu) la main. Gentiment. Démocratiquement.

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  • Il y a mieux à faire le dimanche que courir les magasins : Votez !

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    votez!.jpgLe salaire minimum dans le secteur de la vente de détail à Genève augmente de 67 francs et passe la barre des 4000 francs par mois : c'est le résultat d'une décision de la Chambre des relations collectives du travail, confirmée par le Tribunal fédéral qui a rejeté le recours déposé par les patrons contre l'augmentation (indexation) de 1,7 % des salaires dès le 1er janvier 2019. Cette adaptation salariale est prévue dans le contrat-type de travail qui supplée à l'absence de convention collective, alors qu'une convention collective est précisément la condition posée dans une loi votée par le peuple pour que les commerces soient autorisés à ouvrir trois dimanches par an. Une condition contournée par une nouvelle loi, soumise à référendum. Après une victoire syndicale devant la justice, On en espère une autre dans les urnes dimanche. Votez !

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  • La Mère de tous les votes genevois du 19 mai

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    La culture est une arme.jpgLa culture comme socle

    C'est le vote qui fait le moins débat à Genève, avant le 19 mai. Même les habitués du "y'en a que pour la culture et jamais rien pour le sport" sont inaudibles. C'est pourtant, peut-être, le plus essentiel : le vote sur l'initiative pour une politique culturelle concertée entre les communes et le canton. C'est le moment : se construisent et vont s'ouvrir à Genève quatre lieux culturels d'importance bien plus que municipale ou cantonale : un nouveau Théâtre de Carouge, une Nouvelle Comédie, un Pavillon de la Danse, une Cité de la Musique. Et le Grand Théâtre a un nouveau directeur et de nouvelles ambitions. Dans une si petite République, la politique culturelle rayonne forcément au-delà de ses frontières -elle ne peut donc reposer sur les seules épaules des quelques communes qui en ont une, à commencer par la Ville. Le canton doit donc s'impliquer -et l'initiative l'implique. Enfin. Sans doute la norme constitutionnelle qu'elle propose ne suffira-t-elle pas à faire du canton, non pas l'acteur principal de la politique culturelle genevoise, mais son arbitre, et une loi devra y pourvoir -et on voit mal comment elle pourrait ne pas entrer en contradiction celle qui actuellement fonde une "répartition des tâches" où le canton ne joue guère que les utilités, mais peu importe : il faut commencer par le commencement, poser le principe d'un "faire ensemble", canton, Ville, communes s'associant. Et n'en déplaise à l'UDC, qui ne veut pas "sanctuariser la culture" (elle n'en vaut pas la peine ?), la place d'un tel principe est bien dans la constitution.

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  • Appel de Conseillères et Conseillers municipaux de la Ville de Genève

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    Affiche RFFA-RIE.jpgPour la justice sociale, climatique et fiscale

    Depuis 1999, les impôts ont baissé neuf fois dans le canton de Genève, entraînant une perte fiscale de 1 milliard de francs par an. Les promesses des bienfaits de ce dumping fiscal ne se sont pas concrétisées. Au contraire, les inégalités se sont aggravées au sein de la population genevoise.

    Alors que des défis cruciaux nous attendent en termes sociaux et culturels, de vieillissement de notre population et d’urgence climatiques, la RFFA coûtera plus de 50 millions par année à la seule Ville de Genève, soit environ 250 millions de francs sur cinq ans.

    L’Exécutif a créé une réserve conjoncturelle destinée à absorber la violence du choc pour les cinq prochains exercices budgétaires. Oui, mais après ?

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  • Ouverture dominicale des magasins genevois : Loi de la jungle ou convention collective

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    On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpg

    Souvenez-vous : en novembre 2016, en votation cantonale, le bon peuple avait accepté que les commerces genevois puissent ouvrir trois dimanches par année, plus le 31 décembre, à condition qu'une convention collective de travail soit en vigueur, étendue à toute la branche. Mais cette condition n'a pas été remplie -un contrat-type de travail a dû être édicté par le canton pour suppléer à cette carence. Ce contrat impose des salaires minimums et prévoit une augmentation du salaire (très) minimum pour le personnel non qualifié et sans expérience, qui passerait au niveau mirifique de 4007 francs par mois pour 42 heures de travail hebdomadaire. Ce contre quoi des associations patronales du commerce de détail genevois ont recouru au Tribunal fédéral. Auparavant, le patronat du secteur avait tenté de contourner la condition d'une Convention collective de travail en en signant une avec la société des employés de commerce, pratiquement absente du secteur du commerce de détail genevois et donc disposée à signer n'importe quoi avec n'importe qui pour exister dans le paysage syndical local. Sauf que son coup de surin dans le dos des syndicats représentatifs des travailleuses et des travailleurs du secteur lui a valu d'être exclue de la communauté genevoise d'action syndicale (la CGAS), qui regroupe tous les syndicats genevois -sauf, désormais, la SEC... Les associations patronales ont également instrumentalisé la majorité de droite du Grand Conseil pour contourner la condition d'une convention collective, par une loi la supprimant, ce contre quoi les syndicats ont lancé un référendum*, soutenu par la gauche. On vote le 19 mai. Et on vote, évidemment, "non". Pour rétablir l'obligation d'une convention collective si vraiment le patronat du commerce genevois tient à ouvrir le dimanche les magasins qui le peuvent. Parce que la loi de la jungle, c'est fait pour la jungle, pas pour une République où on ne cesse de nous chanter les vertus du "partenariat social". Pour mieux s'assoir dessus.

     

    * A Nyon aussi, un référendum a été lancé contre une décision politique d'élargir les horaires d'ouverture des magasins (jusqu'à 19 heures le samedi), décision prise par le Conseil communal (les horaires d'ouverture sont dans le canton de Vaud de la compétence des communes) pour complaire au patronat du commerce de détail local. Pour les référendaires (les syndicats et le PS), une prolongation des heures d'ouverture ne profitera qu'aux grands magasins. Comme à Genève.

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  • Onze questions posées aux Genevois pour les votations du 19 mai... Et alors ?

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    Bulletin de vote.jpgLe droit de vote est-il un pensum ?

    On a bien aimé le joli billet de Joëlle Kuntz dans "Le Temps" du 1er mai sur le menu gargantuesque de la votation du 19 mai à Genève (onze questions posées sur neuf enjeux). "Les autorités genevoises ont fait fort" en s'astreignant "à ne pas décider afin que l'électorat puisse exercer sa souveraineté pleine et entière", sourit Joëlle Kuntz. Au fond, ils ont fait leur boulot, les élus. Et leur boulot n'implique pas forcément qu'ils se soient mis tous d'accord, mais seulement qu'ils aient été capables de présenter des propositions à l'examen sourcilleux des citoyennes et des citoyens -à elles et à eux -du moins à celles et à ceux qui consentent à user de leurs droit de le faire- de les ratifier. Le droit de vote n'est pas un pensum. "Genève n'est pas faite pour les paresseux", est titré le billet de Joëlle Kuntz. Mais la démocratie non plus n'est pas faite pour les paresseux. La dictature ou la théocratie sont bien plus reposantes. "Qui, de nos jours, lit encore des centaines de pages papiers ?", fait mine de s'interroger Le Journaliste dans le dernier GHI... Ben, lui, sans doute, et nous...

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  • Quand l'AVS devient le hameçon de la réforme fiscale

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    funambule.jpgEquilibrisme

    "Pour le Conseil fédéral et le Parlement, le projet (de RFFA) constitue une solution équilibrée à deux problèmes pressants", nous déclarent-ils dans la brochure officielle de votation. Une solution "équilibrée" ? Il y a bien, en effet, de l'équilibrisme dans la manoeuvre : une réforme fiscale penche à droite ? On met dans l'autre plateau de la balance une réforme sociale qui penche à gauche, et, miracle ! le plateau s'équilibre. Sauf qu'il n'y a que le plateau qui s'équilibre, et que la réforme fiscale est toujours aussi lourde et, en elle-même, déséquilibrée... et déséquilibrante pour les collectivités publiques, de la Confédération aux communes... "Le financement additionnel de l'AVS compense les allègements fiscaux accordés aux entreprises", affirment nos zautorités fédérales. Mais ce n'est pas parce que le montant de ce financement additionnel est le même que celui, estimé, des pertes fiscales provoquées par RFFA, qu'il les compense. Il les accompagne, mais comme il ne va pas aux collectivités publiques que la réforme fiscale siphonne, dire qu'il les "compense" ne relève que d'une chose : de l'enfumage.

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  • Ouverture dominicale des magasins : Un cadeau inutile au patronat

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    WP_20190423_22_40_25_Rich.jpgLe 19 mai, on se prononcera à Genève sur une modification de la loi sur les horaires d'ouverture des magasins, modification imposée par la majorité du Grand Conseil sur mandat du patronat du secteur, pour l'autoriser à ouvrir les magasins qui le peuvent (c'est-à-dire les grands magasins) trois dimanches par an malgré l'absence d'une convention collective de travail, alors que l'existence d'une CCT était la condition posée par la loi, acceptée par le peuple en novembre 2017, pour une telle ouverture dominicale. Le projet de contourner cette condition a été combattu par un référendum lancé par les syndicats et la gauche. Plaidant pour ce cadeau inutile (il ne produira ni clients ni dépenses supplémentaires dans les magasins) fait par la droite au patronat du commerce, Pierre Maudet déclare dans GHI : "l'enjeu, c'est l'emploi local". Le sien ?

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  • Comment contourner une loi votée par le peuple

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    ouverture le dimanche.jpgLe 19 mai, à Genève, on votera sur une modification de la loi sur l'ouverture des magasins, modification étendant à trois dimanches par an les possibilité d'ouverture dominicale en contournant la condition posée par la loi actuelle, et ratifiée par le peuple en novembre 2016, d'une convention collective de travail étendue à l'ensemble du secteur. Le patronat du commerce de détail a instrumentalisé (avec leur accord) les partis de droite pour faire voter ce contournement par le Grand Conseil -les syndicats et la gauche ont riposté par un référendum, d'où l'inscription de l'enjeu à la votation du 19 mai. Mais le patronat ne s'en est pas tenu là : après avoir fait passer au Grand Conseil une loi contournant un vote populaire, ils tentent de faire ratifier par le Conseil d'Etat une convention collective au rabais signée par un syndicat jaune... Comment contourner une loi votée par le peuple ? en la faisant bidouiller par le parlement et en s'acoquinant avec un pseudo-syndicat...

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  • Réformes fiscales : le PS face à un choix simple

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    Choisis ton camp, camarade...


    Affiche RFFA-RIE.jpgDemain, l'assemblée générale du PS genevois choisira de soutenir ou de combattre le projet de réforme fiscale cantonale porté par la majorité du Grand Conseil. Et au fond, ce choix ne pourrait pas être plus simple, plus brut de décoffrage politique, que tel qu'il se présente dès lors qu'aucune autre force de gauche ne soutient cette réforme, et qu'aucune force de droite ne la combat : le PS genevois préfère-t-il être avec toute la gauche ou avec toute la droite ? L'étrange n'est pas dans cette simplicité mais dans l'hésitation d'une partie des socialistes à l'assumer. Et à choisir entre deux destinataires de leeur propre crédibilité : tient-elle aux compromis parlementaires qu'ils passent régulièrement avec la droite ou à leur capacité de tenir une ligne politique claire, celle de leur refus de la réforme fiscale fédérale et de leur soutien à l'initiative "zéro pertes" ?

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  • Réformes fédérale et cantonale de l'imposition des entreprises : ça boite

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    Affiche RFFA-RIE.jpgEn commission parlementaire et en séance plénière du Grand Conseil, les socialistes genevois se sont ralliés à un "compromis" boiteux sur la réforme cantonale de l'imposition des entreprises. Et la direction du PSG ne semble pas vouloir faire confirmer cette adhésion par une recommandation de vote pour le scrutin du 19 mai prochain, puisque l'assemblée générale du parti n'est convoquée que pour se prononcer sur la réforme fédérale (la RFFA), contre laquelle un référendum, soutenu par le PS genevois, avait été lancé. Comme si les deux réformes n'étaient pas indissolublement liées. Et comme si un mot d'ordre donné à un groupe parlementaire valait recommandation de vote donnée dans un scrutin populaire... Mais passons : pourquoi parler d'un compromis "boîteux" à propos de celui accepté par les députés socialistes ayant pris part au vote du Grand Conseil (c'est-à-dire une minorité du groupe parlementaire...) ? Parce que ce "compromis" n'évite pas plus à Genève qu'ailleurs de lourdes pertes de ressources pour les collectivités publiques, et que la majorité du Grand Conseil essaie de le faire passer en lui accolant (mais sans pouvoir la faire voter par un "oui" ficelé à celui de la réforme fiscale) une augmentation bienvenue des subsides d'assurance-maladie.

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  • Initiative contre le "mitage du territoire" : Le OUI de nos villes

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    banlieue résidentielle.jpgLes dizaines de milliers de jeunes qui ont battu le pavé des villes suisses depuis le début de l'année n'en purent mais (il est vrai qu'une bonne partie d'entre eux n'avaient pas le droit de vote) : 'initiative des Jeunes Verts contre le "mitage du territoire" a été clairement refusée par les Suisses, et par tous les cantons. Le canton de Genève a donc lui aussi refusé l'initiative, mais à une majorité beaucoup plus serrée (52,3 %) que le reste de la Suisse (63,6 %). Et la Ville de Genève (à 52,1 %), celle de Carouge et le quartier des Avanchets l'ont acceptée (les communes de Chancy, Confignon, Presinge aussi). Et comme pour les objets cantonaux, ce sont les communes et les quartiers de droite, et spectaculairement les communes friquées de la rive-gauche, qui ont fait le résultat. Au plan suisse aussi, les communes qui ont accepté l'initiative sont d'entre celles où la densité de la population est la plus forte : La Chaux de Fonds, Neuchâtel, Lausanne, Fribourg, Bienne, Winterthur (à Berne, Bâle et Zurich, le NON ne s'impose que d'un souffle). Un OUI urbain, un NON périphérique, qu'est-ce que cela dit ? D'abord, que l'initiative, qui préconisait le gel de la surface à bâtir et la compensation des nouvelles zones à bâtir par des zones non constructibles, n'était pas dirigée contre les villes (même si l'Union des Villes Suisses se réjouit de son échec), mais contre leur négation, ces espaces indistincts, gaspillés, qui font la transition entre elles et la vraie campagne -celles des zones vertes protégées et des zones agricoles, pas celle des zones pavillonnaires. Et cela dit ensuite que les citadins n'ont, à raison, pas accordé foi à la prédiction des opposants selon qui l'initiative allait provoquer des hausses de loyers.

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  • Pas d'assurance remboursant les frais dentaires à Genève : Que les sans-dents le restent ?

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    sans-dents.jpgL'initiative pour le remboursement des soins dentaires de base, lancée par le Parti du Travail, a été repoussée par un peu moins de 55 % des votants, dimanche, à Genève (c'est un peu mieux que dans le canton de Vaud, où le taux de refus avait atteint 57.57 % l'année dernière). Comme pour l'autre initiative du PdT, celle pour une caisse publique d'assurance-maladie, ce refus a été prononcé grâce au différentiel de participation au vote entre les arrondissements de gauche et de ceux de droite : les premiers ont accepté l'initiative, qui a obtenu un soutien en Ville de Genève à Vernier et à Avully (et chez les Suisses de l'étranger), les seconds l'ont refusée. Toutes les forces qui s'y opposaient ont entonné la même antienne que celle qui a salué l'échec de l'autre initiative du même Parti du Travail : l'initiative mettait en évidence un "vrai problème" mais lui proposait une "mauvaise solution". Et quelle "bonne solution" ces bons apôtres proposent-ils à ce vrai problème (celui de l'accès des plus modestes à des soins que l'assurance-maladie de base ne rembourse pas) ? L'arrachage systématique de toutes les dents malades ? Après tout, les sans-dents n'ont plus mal aux dents...

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  • Refus de la création d'une caisse d'assurance-maladie publique à Genève : Un vrai vote de classe

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    inegalites.jpgL'initiative du Parti du Travail pour la création d'une caisse publique d'assurance-maladie aété repoussée dimanche à Genève par 55,5 % des voix. Une défaite, sans doute, mais une défaite plus qu'honorable, pour un texte qui n'était soutenu ni par le PS (qui même s'y opposait) ni par la coalition dont le PdT est membre, "Ensemble à Gauche" qui, comme les Verts ne donnait pas de mot d'ordre. L'initiative n'a été repoussée que de justesse (à 50,37 % des voix) en Ville de Genève, alors que onze arrondissements sur dix-sept l'acceptaient. Là encore, comme pour l'autre initiative du Parti du Travail, celle sur les soins dentaires, et comme pour la loi sur la laïcité, le différentiel de participation entre arrondissements de droite et de gauche a joué à plein pour produire le résultat final. En Ville, les six arrondissements de droite ont fait la majorité. Et au plan cantonal, l'initiative a été repoussée à plus de 70 % des suffrages dans les niches rupines de la rive-gauche "campagnard" (Anières, Conches, Collonge-Bellerive, Jussy...). Un vrai vote de classe... lors duquel le PS s'est trompé de classe...

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  • Vote de la loi genevoise sur la laïcité : Un pet dans l'eau

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    pet dans l'eau.jpgLa loi cantonale genevoise sur "la laïcité de l'Etat"a été acceptée hier par 55 % des suffrages, grâce au soutien massif que lui a apporté l'électorat de droite et au différentiel de participation au vote entre les arrondissements de droite et ceux de gauche (la participation s'est établie à 43,8 % au plan cantonal, mais elle s'étage entre e38,5 % à Châtelaine et plus de 49 % à Veyrier). L'effet de ce différentiel saute aux yeux en Ville de Genève : tous les arrondissements de gauche (soit la majorité des arrondissements de la ville) votent contre la loi, malgré quoi elle est acceptée par la majorité des votants de la commune... On notera au passage le nombre important de bulletins blancs (5578 dans le canton). 

    Et maintenant ? Maintenant, rien... Genève n'est ni plus, ni moins laïque depuis hier, et sa "loi sur la laïcité de l'Etat" ne changera finalement rien aux pratiques genevoises : l'Etat va continuer à trier entre les bonnes églises et les autres, les vraies et les fausses religions, à permettre à quelques unes d'utiliser l’administration fiscale pour prélever leur dîme, à faire prêter serment aux conseillers d'Etat et aux députés dans un temple, tout en leur interdisant d'arborer des signes religieux pendant les séances publiques du parlement... cela, d'ailleurs, se règlera devant les tribunaux : l'assimilation stupide des élus dans les parlements municipaux et cantonal à des agents de l'Etat, avec à la clef l'interdiction leur étant faite de porter des signes religieux (ou philosophiques, ou idéologiques) visibles pendant les séances plénières publiques, cette interdiction ne tiendra sans doute pas longtemps face à des recours déposés par des députées ou des députés, des conseillères municipales ou des conseillers municipaux. Au fond, tout au fond même, ce vote sur cette loi n'est guère qu'un pet dans l'eau : ça fait un petit bruit et de grosses bulles, ça fleure un peu, mais ça se dissipe presque aussi vite que cela s'exhale.

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  • Initiative contre le "Mitage du territoire" : A dimanche pour dire OUI

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    Sablier.jpgSi vous avez le droit de vote au plan fédéral, il ne vous reste plus que dimanche matin pour voter à l'ancienne, en vous rendant au local de vote. Et soutenir l'initiative des "Jeunes Verts" contre le "mitage du territoire", furieusement combattue par la droite politique, patronale et foncière, pour qui l'initiative est à la fois "superflue et nuisible". Or c'est l'un ou l'autre : comme l'écrit Anne-Catherine Ménetrey-Savary dans "Le Courrier", on ne peut pas la considérer à la fois comme "superflue" et "nuisible" -si elle est superflue, elle est sans effet et donc sans nuisance. Et si elle est nuisible (mais à qui ?), c'est qu'elle n'est pas superflue. A nous, elle paraît plutôt indispensable, parce qu'elle dit l'essentiel : non seulement le "mitage" du territoire à coups de de parkings, de zones industrielles et commerciales et d'autoroutes n'est pas indispensable pour loger la population actuelle et à venir, mais ce "mitage" dégrade les conditions d'habitat de la majorité des habitants de ce pays. On "bétonne" (en tout cas on imperméabilise) en Suisse presque un mètre carré par seconde, et chaque jour une surface équivalent à celle du parc genevois des Bastions. Pour en faire quoi ? L'initiative ne demande pas que l'on arrête de construire mais que l'on cesse de construire n'importe quoi, n'importe où. Et que l'on construise la ville... en ville.

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    Lien permanent Catégories : Suisse, urbanisme, votations 7 commentaires
  • Un système d'assurance-maladie à bout du souffle des assurés

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    caisse-maladie.jpg

    L'Etat paie, les assurances encaissent

    Pour faire passer son projet de réforme de la fiscalité des entreprises, le Conseil d'Etat genevois propose de développer considérablement les subsides aux assurés ayant des difficultés à assumer le paiement de leurs primes : 186 millions y seront consacrés (la même somme que celle des pertes fiscales cantonales estimées dues à la réforme de l'imposition des entreprises, sans compter les pertes municipales) : le subside pour les plus bas revenus triplerait presque (il passe de 90 à 230 francs par prime) et 140'000 personnes pourraient bénéficier de subsides (contre 53'000 aujourd'hui). Cela constate que le système actuel d'assurance-maladie, fondé sur des primes "par tête" d'assuré, sans correction en fonction du revenu, et devant être payées à des caisses privées, est à bout de souffle. Mais le souffle au bout duquel arrive ce système (qui "ne tourne pas rond et est opaque", résume le Conseiller d'Etat Thierry Apothéloz), c'est celui des assurés, pas celui des assurances -elles respirent fort bien, elles, l'Etat leur sert de poumon : c'est lui qui leur garantit le paiement des primes de toutes celles et ceux qui n'arrivent pas à l'assumer en tout ou partie.

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