Transports

  • Politique genevoise du parcage des bagnoles : Clé de Ville

    Imprimer

    épaves.jpgLe référendum municipal lancé par l'Alternative (PS, Verts, SolidaritéS, Parti du Travail), Pro Velo et l’Association transports et environnement contre le projet anachronique du parking "Clé de Rive" a largement abouti -les signatures nécessaires avaient déjà été obtenues avant noël. Un autre référendum, cantonal celui-là, et lancé en sens inverse par le TCS et une organisation patronale, a aussi abouti : il conteste l'assouplissement décidé par le Grand Conseil, sur proposition du Conseiller d'Etat PDC Serge Dal Busco, de l'obligation de compenser par une nouvelle place de parking toute place de parking supprimée en surface. Dans la "Tribune de Genève", un candidat PLR se plaint de l'aboutissement du référendum contre le parking Clé-de-Rive. Nous ne nous plaindrons pas de l'aboutissement de celui contre la compensation des places de parking supprimées. Le peuple de la Ville et celui du canton vont donc pouvoir se prononcer sur la politique genevoise du parcage des bagnoles et c'est une excellente chose : Les Genevoises et les Genevois peuvent, s'ils le veulent, se donner les clés-de-ville...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 2 commentaires
  • Mise en service du "Léman Express" : Effacer la frontière

    Imprimer

    train Annemasse.jpegDepuis dimanche, le "Léman Express" circule autour du Léman, et passe la frontière (certes pas plus loin qu'Annemasse, puisque grève il y a -et aura encore- en France). La nouvelle ligne 17 reprend en outre la liaison transfrontalière en tram interrompue depuis 80 ans Toute la journée du dimanche, l'ambiance fut festive dans les trains et dans les gares genevoises du réseau -signe que les Genevois, au moins, n'ont pas attendu qu'il fonctionne au plus fort de ses capacités pour se l'approprier. Déjà une belle revanche sur les corvidés qui coassaient que le CEVA allait nous amener à G'nêêêêve la racaille d'Annemasse : c'était, vous en souvenez-vous, l'avertissement angoissé des opposants UDC et MCG au CEVA (et donc au Léman Express), qui oubliaient opportunément que ce réseau va aussi nous amener des Vaudois et même des Valaisans. Des rupestres qu'il ne valait pas la peine de mentionner ? Peut-être pour rassurer ces opposants, le parcours franco-genevois de la ligne reliant Cornavin à Annemasse sera truffé de caméras (il y en aura des centaines dans les gares et les terrains), arpenté par des patrouilles policières franco-suisses... et on a même prévu une cellule dans la gare des Eaux-Vives."Le Léman Express n'est pas un aboutissement mais plutôt le début d'une nouvelle ère", assure le Conseiller d'Etat Dal Busco. Il a raison : Grèves ou pas grèves, le train et le tram se foutent des frontières et les effacent. Et ce ne sont pas les moindres de leurs qualités.

    Lire la suite

  • Cointrin comme un avion sans aile ?

    Imprimer

    Accident-d_avion_m.jpgPas de crash en vue

    Dans le menu de la votation de dimanche, aussi copieux qu'on y a désormais pris l'habitude à Genève, on trouve l'initiative populaire "pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève" et le contre-projet que lui oppose la majorité du parlement. Mais, quoique la droite hurle à la catastrophe économique si l'initiative devait être adoptée (elle est dystopique, la droite genevoise : au moins tous les trois mois, elle nous annonce une catastrophe si la gauche devait gagner un vote : l'initiative sur l'aéroport succède à l'élection mazzono-sommarugesque au Conseil des Etats, ce "déferlement de la vague rose-verte sur notre canton", selon le directeur de la Chambre de commerce, Vincent Subilia...), ce n'est pas le destin de l'aéroport de Genève qui sera scellé dimanche. Seulement un mode de "gouvernance" qui sera réformé et des ambitions de croissance un peu bridées si l'initiative devait être adoptée. Elle ne demande ni la lune, ni la décroissance, mais la maîtrise du développement de l'aéroport et la prise en compte des droits de la population riveraine autant que des "besoins" économiques. On en conviendra : Cointrin y survivrait sans se transformer en un "avion sans aile"...

    Lire la suite

  • Une zone piétonne prise en otage par un parking

    Imprimer

    Rive.jpgNON à la clé de (dé)Rive

     

    Hier soir, au Conseil municipal, on a commencé à débattre du projet "Clé de Rive" : un parking de 900 places au centre-ville, présenté comme contrepartie à un projet de piétonisation de la zone du carrefour de Rive. Une contrepartie qui n'est en fait qu'un parasite. En commission et en plénière, toute la gauche s'est opposée et s'opposera encore à ce projet obsolète et contradictoire, alors que la droite s'y accrochait et s'y accroche encore comme un morpion à une vieille couille, en refusant d'admettre que les temps ont changé depuis la conception de ce projet : on peut, on doit aujourd'hui développer les zones piétonnes sans se contraindre à les farcir de parkings. Et on peut et on doit s'abstenir de créer de nouveaux parkings au centre ville, là d'où précisément on doit réduire autant qu'il est possible la circulation automobile. On combattra donc le parking "Clé de Rive" dans le même mouvement où l'on soutiendra la création d'une zone piétonne à Rive, parce que ce parking est un projet du passé, que cette zone piétonne est un projet d'avenir et qu'il n'est pas acceptable de poser comme condition de réalisation de la première la résignation au second.

    Lire la suite

  • Réduction des places de parking à Genève : Un référendum pour arrêter le temps ?

    Imprimer

    casse bagnoles.jpgLe 12 septembre, le Grand Conseil genevois a accepté, pour concrétiser (un peu) la loi pour une mobilité "cohérente et équilibrée" adoubée en 2016 par le peuple, une modeste réforme de la "compensation" des places de stationnement supprimées. 4000 places de stationnement en surface pourraient ainsi être supprimées, mais en tenant compte des places inutilisées dans les parkings existants. Hurlements du TCS et de patrons du petit commerce, soutenus par l'UDC, qui ont lancé et fait aboutir un référendum. Un référendum contre quoi, et pourquoi ? Contre le temps qui passe et pour l'arrêter ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports, votations 8 commentaires
  • Réduction des places de parking à Genève : Référendum dilatoire

    Imprimer

    épaves.jpgLe 12 septembre, le Grand Conseil genevois a accepté une modeste réduction de la "compensation" des places de stationnement supprimées en surface par de nouvelles places de stationnement en sous-sol. Pour accélérer la concrétisation de la loi pour une mobilité "cohérente et équilibrée", adoubée en 2016 par le peuple) à deux contre un), 4000 places de stationnement en surface pourraient ainsi être supprimées sans être compensées par de nouvelles places, notamment en tenant mieux compte des places inutilisées dans les parkings existants. Hurlements du TCS et des patrons du petit commerce, qui lancent ensemble un référendum dilatoire, au prétexte qu'il ne faut pas s'attaquer au stationnement mais au trafic de transit. Comme si la volonté de réduire l'un et celle de réduire l'autre étaient contradictoires et incompatibles. Et comme si s'attaquer à l'un n'était pas un moyen de réduire l'autre. Il faut bien commencer quelque part -quitte à entendre le TCS et les commerçants clamer qu'il fallait commencer ailleurs. Le plus loin et le plus tard possible.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 1 commentaire
  • Un parking pour prix d'une zone piétonne ?

    Imprimer

    épaves.jpgNON à la clé de (dé)Rive

    Hier soir, et à la quasi unanimité de son assemblée générale, le Parti socialiste de la Ville de Genève a refusé dfe soutenir le projet du nouveau parking "Clé de Rive" (900 places au centre-ville), présenté comme contrepartie à un projet de piétonisation de la zone du carrefour de Rive. Une contrepartie qui n'est en fait qu'un parasite. En commission, toute la gauche s'est opposée à ce projet obsolète et contradictoire, alors que la droite s'y accrochait comme un morpion à une vieille couille, sans comprendre (ou en refusant de comprendre) que les temps avaient changés depuis que ce projet avait été conçu : on peut, on doit aujourd'hui développer les zones piétonnes sans se contraindre à les farcir de parkings. Et s'abstenir de créer de nouveaux parkings dans la "petite ceinture", c'est-à-dire au centre ville, là d'où précisément on doit réduire autant qu'il est possible la circulation automobile. On combattra donc le parking "Clé de Rive" dans le même mouvement où l'on soutiendra la création d'une zone piétonne à Rive, parce que ce parking est un projet du passé, et que cette zone piétonne est un projet d'avenir.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 1 commentaire
  • Transports publics à Genève : entre sous-traitance et "révolution"

    Imprimer

    Léman Express.jpg

    L'entrée en fonctionnement du "Léman Express", prévue en décembre 2019 avec celle des 16 kilomètres du CEVA, va "révolutionner la mobilité dans le canton", annonce le ministre des Transports, Serge Dal Busco. En attendant quoi la droite veut sa petite réforme. Réactionnaire, la réforme : élargir les possibilités de sous-traitance des prestations des TPG à des privés. Le Grand Conseil est en effet saisi d'une proposition qui vise à rehausser le plafond de 10 % fixé par la loi aux services que les TPG peuvent sous-traiter à des entreprises privées. Quatre entreprises se partagent actuellement le marché ouvert par cette possibilité, et la sous-traitance atteint 9,7 % des activités de l'entreprise publique : une trentaine de lignes périphériques sont ainsi exploitées par des privés. En 2004 déjà, la droite avait tenté de rehausser le plafond de 10 %, et un référendum avait été lancé, avait abouti, et gagné (à deux contre un) en votation populaire. Le PLR est donc revenu à la charge en 2014, en proposant de faire passer le plafond de sous.traitance de 10 à 20 % des services. En commission du Grand Conseil, la droite avait un peu nuancé cette ambition, et fait adopter un plafond de 15 %. C'est toujours le rehausser de 50 %... et c'est donc toujours inacceptable : si une ligne sous.traitée revient 20 % moins cher qu'une ligne assumée directement, c'est par l'effet de la sous-enchère sociale : progression salariale réduite, conditions de travail plus pénibles. En rehaussant le plafond de sous-traitance, c'est l'extension de cette sous-enchère que projette la droite. Mais un plafond qu'on rehausse quand on en a envie, c'est quoi ? encore un plafond, ou seulement un parasol ?

    Lire la suite

  • Quand la traversée du lac continue de s'envaser

    Imprimer

    ECHANGEUR.jpgContourner le contournement ?

    Début mars, à Meinier, à l'appel du collectif "Les Changeurs" créé pour inciter le Conseil d'Etat et le parlement à revoir le projet de traversée routière du Petit-Lac, un débat avait permis à des habitants et à des élus municipaux des communes de la rive droite "non urbaine" de dire tout le mal qu'ils pensaient, non du principe d'une traversée routière du Petit-Lac, mais de la forme qu'elle risque de prendre (si le peuple ne la renvoie pas à ses auteurs). Le Maire de Meinier s'inquiètait de devoir accueillir un échangeur autouroutier sur le territoire communal -et qui plus est à proximité d'un site archéologique, celui de Roelbeau. Le Maire de Puplinge reprochait au projet de n'alléger le centre urbain qu'en chargeant sa périphérie. Pour finir tout de même par charger le centre urbain, puisqu'en engendrant plus de circulation à la périphérie, on aboutit toujours à en engendrer au centre. Le Maire de Saint-Cergue, sur France, estimait que ce n'est pas la ville de Genève qu'il faut contourner mais le "Grand Genève", et qu'il faut prioriser les transports en commun. Car sinon, le processus est sans fin : on crée un contournement routier, ce contournement est saturé, donc on crée un contournement du contournement. Et les milliards pleuvent. Ou plutôt, se noient. Or Genève serait seule à payer la note. Salée, la note : rien que les études coûteraient 100 millions de francs, et le projet lui-même des milliards.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 1 commentaire
  • Politique genevoise des transports : changements de paradigme et de magistrat...

    Imprimer

    embouteillage.jpgElu de droite, politique de gauche ?

    La politique genevoise des transports est-elle en train de changer ? Le changement du magistrat en charge politique de la mener semble en tout cas correspondre à l'acceptation d'un "changement de paradigme" (comme on dit en langue de bois) qu'il est le premier depuis Bernard Ziegler à prendre en compte, à la grande inquiétude d'une bonne partie de son camp : s'il se dit "centriste", le démochrétien Serge Dal Busco est en effet un élu de la droite, soupçonné par la droite de mener une politique de gauche. Et Dal Busco d'aggraver encore son cas, déjà pendable aux yeux des bagnolards, en proposant de fiscaliser les parkings d'entreprises, en renonçant, plus ou moins explicitement, à faire de la traversée routière du Petit-lac la priorité des priorités prioritaires et en mettant fin à l'autorisation donnée aux deux-roues motorisés d'utiliser les voies de bus... On comprendra donc, mais sans trop y compatir, l'inquiétude qui commence à régner à droite : aurions-nous porté au pouvoir non le continuateur de Luc Barthassat mais celui de Michèle Künzler ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Transports 2 commentaires
  • Quand le gouvernement genevois oublie la traversée routière du lac...

    Imprimer

    rafiot.jpgLaissons couler le rafiot

    Le Conseil consultatif pour la traversée du lac a comme un doute sur l'utilité de son travail : ce projet n'a été évoqué par le gouvernement genevois ni lors de son investiture, ni lors de la présentation de sa "stratégie de mobilité", fin septembre. "Sans volonté politique, faudra-t-il poursuivre nos travaux après notre prochain rapport ?", s'interroge le président du Conseil consultatif, Raymond Loretan. Nous, bien sûr, on répondrait "Non, laissez tomber, ce machin n'est ni utile (il est même nuisible), ni finançable. Le porte-parole du Conseiller d'Etat Dal Busco, chargé de ce dossier plombé, se contente de dire que si cet ouvrage reste prioritaire, il n'est prévu que dans plus de vingt ans, ce qui nuance considérablement son caractère très hypothétiquement "prioritaire", d'autant qu'avant lui, d'autres ouvrages sont plus "prioritairement prioritaires" (et même, eux, en voie de réalisation), comme le "Léman Express" -dont la mise en service réduira plus encore, si c'est possible, la pertinence du projet de faire traverser le Petit Lac par une semi-autoroute, quand Annemasse sera à vingt minutes de Cornavin par le train... Il y a des rafiots qu'il faut laisser couler.

    Lire la suite

  • Trois hectares de zone piétonne en surface contre six niveaux de parking en sous-sol

    Imprimer

    bagnole-en-ville.jpgBon deal ou marché de dupes ?

    Le Conseil administratif de la Ville propose au Conseil Municipal un crédit de 28 millions de francs pour piétonniser une partie du quartier de Rive, dans le cadre d'un accord avec le promoteur privé d'un parking qui recevrait un droit de superficie pour installer sur six niveaux souterrains son aspirateur à bagnoles (500 places) et à motos (390 places). La proposition a été renvoyée mardi en commission. Trois hectares de zone piétonne contre six niveaux de parking : Bon deal ou marché de dupes ? Enterrer les véhicules individuels motorisés, après tout, ça se défend si c'est pour laisser toute place en surface aux piétons, aux cyclistes et aux transports publics. Sauf que les bagnoles et les motos, il faut bien qu'elles y arrivent, dans leur silo souterrain. Et elles y arrivent par la surface. Et ce ne sont, sauf exceptions, pas des habitants du quartier (à qui 100 places seraient réservées dans le parking) qui les conduisent, vu que des habitants du quartier de Rive, on peine à en trouver beaucoup.. Sans surprise, la droite soutient la proposition, les Verts et Ensemble à Gauche la combattent, le PS hésite : accepter le parking pour obtenir la zone piétonne, ou renoncer à la zone piétonne pour éviter le parking ? Une méthode, en tout cas s'impose : dissocier les deux propositions, séparer la carpe et le lapin, déficeler le paquet...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Transports, urbanisme 1 commentaire
  • Politique des transports à Genève : Maudite mobilité ?

    Imprimer

    embouteillage.jpgEt le petit monde politique genevois de s'interroger gravement : mais à quel (ou quelle) Conseiller (ou Conseillère) d'Etat confier le dossier de la "mobilité" (de la politique des transports, pour être clair), après la débâcle de son précédent titulaire, Luc Barthassat ? : Depuis la fin du mandat du socialiste Bernard Ziegler, ce dossier, ce département, serait maudit. Foutaise.Si quelque chose est "maudit", c'est la tentative de mener une politique des transports qui ne fasse pas de choix entre les différents modes de transports. Qui refuse de prioriser réellement les transports publics, qui croit pouvoir faire circuler (et se parquer) tout le monde partout, de toutes les manières possibles : à pied, à vélo, en scooter, en bagnole, en bus, en tram, en train. Sur la voirie ordinaire, sur les trottoirs, sur les pistes cyclables, dans les zones piétonnes. Pour ne fâcher personne. Résultat : Les TPG sont les transports publics urbains les plus lents de Suisse. Et Genève est la ville la plus embouteillée de Suisse. Et les cyclistes continuent de risquer leur peau dans une ville en queue de classement suisse des aménagements les concernant.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 1 commentaire
  • Traversée du petit-lac de Genève : tunnel-pont-tunnel ad libitum

    Imprimer

    La Pêche miraculeuse.jpgCrédulité, foi et résignation

    Le Conseil d'Etat genevois a annoncé qu'il avait « missionné » le Conseil consultatif de la traversée du lac sur deux nouvelles thématiques retenues suite aux recommandations énoncées dans le rapport du Conseil du 25 septembre 2017. Le gouvernement de la Parvulissime République s'était déjà prononcé, sous la forme d'une recommandation, en faveur de l'option "tunnel-pont-tunnel" consistant en des accrochages souterrains sur les berges, puis en un pont émergeant à une distance des rives supposée permettre "le respect des normes de bruit". Les communes friquées de la rive droite du lac auraient préféré un tunnel, mais se rallient à cette option "tunnel-pont-tunnel" en voulant croire qu'elle éloignera les nuisances. On ne sait si cette crédulité relève de la foi ou de la résignation. Après tout, dans sa "pêche miraculeuse" Conrad Witz fait bien marcher Jesus sur les eaux du petit-lac... mais là où il a encore pied, quand même...

    Lire la suite

  • Transports publics genevois : Pour en finir avec les bricolages...

    Imprimer

    ticket CGTE.jpgReparlons de gratuité !


    Il avait annoncé une réduction punitive de l'offre des transports publics genevois si le peuple avait le mauvais goût de refuser la hausse des tarifs qu'il proposait (avec le Conseil d'Etat, la majorité du parlement et le Conseil d'administration des TPG), il fait marche arrière : le Conseiller d'Etat Luc Barthassat a trouvé quatre millions pour éviter de supprimer un tram sur deux aux heures creuses entre les Augustins et Carouge. Et il explique que l'annonce de la réduction de l'offre était une "stratégie pure de ma part et de mes services". La stratégie à Lulu, c'est comme la tacatacatactactique du genda-arme. On trouvera mieux ailleurs, par exemple dans la proposition annoncée à Neuchâtel par le député Vert Laurent Debrot : la gratuité des transports publics dans le canton. A Genève aussi, même si la proposition a été une première fois refusée en votation populaire, elle mériterait d'être renouvelée. Ne serait-ce que comme un bon moyen d'en finir avec les bricolages "stratégiques" à la Barthassat.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports 3 commentaires
  • Transports publics genevois : sortir de la logique punitive

    Imprimer

    petit train.jpgExtra(di)vagances

    Poursuivant dans la logique rogneuse et punitive qui est la sienne depuis le premier vote contre les augmentations de tarifs des transports publics, et pour confier au parlement -et en dernier recours au peuple- le droit de se prononcer sur ces tarifs, le gouvernement genevois a donc décidé d'une nouvelle baisse des prestations des TPG, déjà réduites de 6 %. Alors que toutes les villes d'Europe renforcent leurs réseaux et leur offre pour favoriser à la fois leur désengorgement et une transition énergétique (que les Genevois soutenaient à trois contre un le même jour où il refusaient l'augmentation des tarifs TPG), la capitale mondiale du monde mondial réduit l'offre de ses transports publics, parce qu'il leur manque quelques millions pour équilibrer leur budget. Le président du gouvernement genevois a jugé "extravagant" le message, réitéré, du peuple. Le plus "extra(di)vagant" n'est-ce pas de refuser de l'entendre et d'en punir l'auteur ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Transports 7 commentaires
  • Tarifs TPG : en attendant la gratuité, NON à la hausse !

    Imprimer

    CarteTPGgratuits.jpg

    Dimanche, à Genève, on vote (entre autres), pour la troisième fois, sur les tarifs des TPG. Parce qu'il faut s'y reprendre à (au moins) trois fois pour faire comprendre à kidedroit que "non, c'est non !". NON à la hausse des tarifs des transports publics. En attendant de pouvoir dire, enfin, OUI à leur gratuité. Parce qu'elle devra bien finir par s'imposer, pour tout le monde, et pas seulement pour ceux qui en reçoivent le cadeau, élus du peuple qui ignorent le message réitéré du peuple : parce que les transports publics bénéficient à tout le monde, même à ceux qui n'en usent pas, et qu'un canton dont le budget est de 8 milliards peut se permettre non seulement d'augmenter la subvention à son entreprise de transports publics, mais même de la hausser au niveau nécessaire pour en financer la gratuité : les usagers couvrent directement, par les billets et les abonnements, 39 % du coût des TPG- mais les usagers sont aussi des contribuables, et ils paient donc deux fois : une fois en tant qu'usagers, une deuxième fois en tant que contribuables. La gratuité équivaudrait ainsi à ne plus les faire payer qu'une seule fois, en tant que contribuables. Et à faire économiser au passage aux TPG l'ensemble des coûts occasionnés par la prise de billets et d'abonnements, et par la répression de la resquille.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports, votations 1 commentaire
  • Tarifs des transports publics genevois : On re-re-revote...

    Imprimer

    bandeauTPG.jpg

    Le 21 mai, on votera à Genève sur les tarifs des transports publics.On commence à en avoir l'habitude, après tout ça ne fera que la troisième fois en trois ans, la quatrième en neuf ans si on compte le vote (qu'on avait perdu) sur la gratuité. En septembre, le parlement cantonal a voté, par une majorité PLR, UDC, PDC et Verts contre le PS, Ensemble à Gauche et le MCG, une hausse de 4 %  (en gros) du prix des billets et des abonnements TPG pour compenser la perte de recettes dues à la baisse des tarifs imposée par le peuple en 2013, et confirmée en 2014. Or cette compensation peut se faire autrement qu'en faisant payer les seuls usagers : en augmentant la subvention cantonale aux TPG, c'est-à-dire en faisant payer tout le monde par l'impôt, en partant du principe que tout le monde, même ceux qui ne les utilisent pas, bénéficie d'un réseau de transports publics efficace. On votera donc,. pour la troisième fois, NON à la hausse des tarifs -en attendant le moment d'imposer la gratuité. Gratuité dont bénéficient d'ailleurs déjà les députés qui votent les hausses de tarifs (pour les autres) au parlement...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève, Transports, votations 2 commentaires
  • Forta : la Vachette à lait a eu son fourrage

    Imprimer

     

    La route sur son rail

    La route à donc son fonds à elle, comme le rail : un fonds pérenne de plus de 3 milliards dès 2018, inscrit dans la Constitution fédérale. Et elle est bien contente, la route (même si "Les 38,1% de NON au FORTA sont un "succès d'estime" pour l'ATE) de s'être fait un rail à trois milliards. Le fonds FORTA a été accepté par le bon peuple des automobilistes, des cyclistes, des piétons et des usagers des transports publics, le même bon peuple qui avait refusé l'initiative dite "Vache à lait" du lobby routier, et qui a accepté le fonds "Vachette à lait" et son mode de financement. La gauche appelait à voter "non" au FORTA (soutenu par toute la droite) -mais sans faire réellement campagne, et en comptant dans ses rangs des partisans du projet : un comité romand de gauche appelait ouvertement à voter "oui", en expliquant privilégier le pragmatisme à des "postures militantes" : pour eux (Manuel Tornare, Daniuel Brélaz, Nuria Gorerite, entre autres), le retard des investissements routiers en Suisse romande n'autorisait pas à refuser purement et simplement le FORTA, même si son financement est critiquable : 650 millions puisés dans la caisse fédérale, en effet, c'est beaucoup, même si un dixième du fonds pourra être affecté à des projets d'agglomération, et même si la taxe sur les huiles minérales a été augmentée -mais elle pouvait l'être sans douleur, puisqu'elle n'avait pas été adaptée au renchérissement. Augmenter de 4 centimes la taxe sur le litre d'essence est une mesure totalement indolore, là où s'imposerait une augmentation bien plus importante, et dont le produit serait affecté en bien plus grande part que le FORTA le prévoit à la "mobilité douce".

     

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse, Transports, votations 0 commentaire
  • FORTA : Le piège

    Imprimer

    cul-de-sac2.jpgRépondre à la "pendularité" ou l'encourager ?

    A quelques jours du verdict des urnes sur le projet de fonds routier FORTA (un vote dont on n'attend d'ailleurs pas qu'il complaise à nos attentes), il n'est peut-être pas inutile (et quand bien même ce serait...) de dire la raison fondamentale qui nous fera voter "non". Certes, son financement est déséquilibré (il pompe 650 millions de francs dans les caisses fédérales et ne demande qu'un effort insignifiant aux automobiles) et ce qu'il promet d'allouer à la mobilité douce est dérisoire comparé à ce qu'il allouera effectivement aux autoroutes. Mais surtout, il est la traduction concrète d'un choix politique qui porte non seulement sur la politique des transports mais aussi sur l'aménagement du territoire, la politique du logement et la politique économique, celui d'encourager à la "pendularité" entre des lieux d'habitation et des lieux de travail de plus en plus éloignés les uns des autres. On dira que la politique des transports dont témoigne FORTA répond à l'accroissement de cette "pendularité" ? En fait, elle n'y répond pas : elle la crée, l'encourage, l'étend et en allonge les temps et les distances. Elle rend possible un éloignement des lieux de travail et des lieux d'habitat, avec les coûts que cela implique, et avec la double désocialisation que cela provoque, sur chacun de ces lieux : celles et ceux qui désormais travaillent loin de là où ils habitent ne sont plus complètement socialisés dans aucun de ces lieux, et ne les connaissent plus en profondeur : "on devient mobile géographiquement, mais pas mentalement", résume le sociologue Vincent Kaufmann. Déplacé, pas inséré.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse, Transports, votations 0 commentaire