samedi, 25 juin 2016

Brexit : ils sortent. Sans jamais vraiment être entrés.

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-Alors comme ça, ils partent...
- qui c'est qui part, et d'où ?
- ben les Anglais, de l'Europe, tu suis l'actu ou quoi ? parait que c'est un séisme...
- ah, parce qu'ils étaient en Europe, les Anglais ?
- ben faut croire, puisqu'ils en partent......
- et ils vont où ?
- chais pas... en Amérique, peut-être...
- et ils partent tout seuls ?
- non, avec les Gallois...
- ah. Et les Ecossais et les Irlandais ?
- eux, ils veulent rester...
- ah bon, Alors les Anglais et les Gallois partent, les Ecossais et les Irlandais restent... c'est comment le nom officiel de l'Etat, déjà ? ah oui, "Royaume Uni"...

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14:08 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : brexit, grande bretagne, angleterre, ecosse, union européenne | |  Facebook | | | |

lundi, 20 juin 2016

Brexit ? dhol air adhart !

Brexit, Union Européenne, UE, EcosseComment sortir de l'Union Européenne sans jamais y être vraiment entré ?
  

Il paraît (c'est en tout cas ce que tous les media du continent s'acharnent à nous en convaincre) que le 23 juin, jour du vote des britanniques (et des nord-irlandais) sur la "sortie" ou non de l'Union Européenne, est un rendez-vous avec l'Histoire. Pas moins. En Grande-Bretagne, en tout cas, on y croit. Ou on feint d'y croire. Au point qu'une députée travailliste, partisane du statu-quo (le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne, pour autant que l'on considère qu'il y soit), vient d'être assassinée par un trépané d'extrême-droite. Mais que changerait, fondamentalement, le "Brexit" ? Ses partisans (essentiellement anglais, essentiellement de droite, voire d'extrême-droite, et dont le discours "souverainiste" s'alimente plus à la source de la xénophobie qu'à celle de l'autodétermination nationale) affirment qu'il faut quitter l'Union Européenne pour restaurer la souveraineté du Royaume-Uni. Mais quelle souveraineté, quand depuis septante ans, le Royaume est sous la coupe des Etats-Unis, et que ce qui le fait en différer tient désormais plus du folklore que de l'indépendance ? Et puis,  que signifie vouloir quitter un ensemble (l'Union Européenne) dont on n'est concrètement qu'à moitié membre (la Grande-Bretagne n'est membre ni de la zone euro, ni de l'espace Schengen) ? Brexit ? Chiche...

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lundi, 29 avril 2013

Contingentement de l'immigration en Suisse de travailleurs européens : Le lac des signes

Le 1er mai, fête internationale des travailleuses et des travailleurs, entrera en vigueur en Suisse un contingentement de l'immigration de travailleuses et travailleurs européens, décidé par le Conseil fédéral, qui a activé la « clause de sauvegarde » des accord bilatéraux pour « donner un signe » aux xénophobes et europhobes (de droite et de gauche) dans la perspective de votations à risques : sur l'élargissement de la libre circulation des personnes à la Croatie, sur l'initiative de l'UDC contre « l'immigration de masse » et sur celle des écoxénophobes d'Ecopop. C'est un signe de quoi, que nous donne ainsi un gouvernement mué en sémaphore ? Qu'on nous prend tous pour des cons (disons : des canards crétins du lac des signes). Parce que le Conseil fédéral lui-même sait, et admet à demi-mot, que le contingentement qu'il a décidé ne sert à rien. Et n'est que de la bouillie pour les chats mélangée à de la poudre de perlimpinpin et servie derrière un écran de fumée.

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mercredi, 05 décembre 2012

L'EEE : Vous n'en vouliez pas ? Eh bien vous y êtes...

Vingt ans après...

Le 6 décembre 1992, proclamé « dimanche noir » par le Conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz, les Suisses refusaient la proposition du Conseil fédéral d'adhérer à l'« Espace Economique Européen ». Vingt ans après, les media sont pleins de commémorations, les vaincus du 6 décembre 1992 de perplexité sur les causes de leur défaite, et les vainqueurs de fierté d'avoir réussi à préserver la souveraineté, l'indépendance, la liberté du pays face au monstre totalitaire bruxellois. Et tout se passe comme s'il fallait à toute prix camoufler cette évidence : la Suisse a eu beau refuser l'EEE le 6 décembre 1992, vingt ans après, elle y est en plein, et dans un espace européen plus qu'économique : policier et migratoire aussi, entre autres. 120 accord bilatéraux la lient à cette Europe dont elle affecte de se croire indépendante, mais dont elle est désormais une sorte de protectorat, de dominion. La Suisse a refusé l'EEE il y a vingt ans ? La belle affaire... Depuis, elle a accepté Dublin, Schengen, les bilatérales, elle soutient le cours de l'Euro à bout de bras et de francs suisses et les entreprises suisses ont intégré les normes européennes à leurs produits...

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12:01 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : eee, ue, europe, suisse, politique, union européenne | |  Facebook | | | |

mardi, 24 août 2010

La Suisse et l'Europe : Un cul-de-sac à cinq voies

Le Conseil fédéral doit rendre public un rapport sur les relations de la Suisse et de l'Europe. On hésite même à espérer qu'il évoquera tout de même toutes les options possibles -il y en a cinq : d'abord celle (qualifiée de « raisonnable » par Martine Brunschwig Graf) choisie par le Conseil fédéral, c'est-à-dire poursuivre dans la voie sans issue des « bilatérales », puisque que c'est la seule qui peut ne fâcher personne, même si l'Europe est fatiguée de perdre son temps à négocier au coup par coup des accords sur mesure pour la Suisse; deuxième voie : négocier, comme l'UE elle-même l'avait envisagé en 2008, un accord-cadre qui chapeauterait les 120 accords spécifiques,  mais cette « solution » cosmétique ne changerait pas grand chose; troisième voie : adhérer finalement à l'espace économique européen, mais l'EEE, qui implique un accord sur les services dont la Suisse -ni la gauche suisse- ne veut pas, n'est plus qu'une antichambre de l'adhésion pure et simple... Quatrième voie : adhérer de plein droit à l'Union Européenne, mais de toutes les forces politiques suisses, seul le PS y est favorable; enfin, et pour mémoire, parce que personne n'y croit, pas même ceux qui la défendent : l'Alleingang, la voie solitaire, une sorte de chimère tenant à la fois de la Suisse udéciste et de l'Albanie enveriste. Cinq voies, donc : c'est déjà beaucoup pour une autoroute, alors, pour un cul de sac...

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15:13 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : suisse, union européenne, bilatérales | |  Facebook | | | |

jeudi, 15 janvier 2009

Les bilatérales ou l'adhésion

Votation fédérale du 8 février :

" L'une des plus importantes votations de l'histoire économique de la Suisse " : c'est ainsi que Doris Leuthard a défini l'enjeu du 8 février. C'est beaucoup dire, mais ce n'est qu'une exagération : le vote est en effet important. Encore faut-il savoir ce qui nous importe dans ce vote -et ce n'est certainement pas la bonne santé financière des industries d'exportation, mais un droit fondamental : la " libre circulation " des personnes, précisément. Les accords bilatéraux ne la garantissent pas à toutes et tous, mais du moins l'accordent-ils aux ressortissants suisses et européens (les Bulgares et les Roumains devront quand même attendre 2017 pour en bénéficier pleinement). Ce n'est qu'un début : La libre-circulation ne se monnaie pas, c'est un principe, une concrétisation non négociable du refus, constitutif de l'internationalisme, de toute discrimination entre travailleuses et travailleurs selon leur origine.

Schadenfreude
Si le 8 février les Suisses refusaient les " bilatérales II " et l'extension de la " libre circulation " (sélective et pas vraiment " libre "), les accords bilatéraux, auxquels la Suisse s'accroche pour ne pas avoir à se poser la question de l'adhésion pure et simple à l'Union européenne, deviendraient caducs à la fin de l'année (cet automatisme étant inscrit dans l'accord), et la Suisse devrait les renégocier en position de faiblesse, avec l'Union Européenne dans son entier, Bulgarie et Roumanie comprises. Et on ne lui fera pas de cadeaux, à la Suisse. On ne voit d'ailleurs pas pourquoi on lui en ferait, dès lors qu'elle a plus besoin de l'Europe que l'Europe d'elle. Et que, n'étant pas membre de l'Union Européenne, elle ne pèse rien dans les processus de décision de l'UE. C'est d'ailleurs là que gît le paradoxe le plus intéressant du vote du 8 février : si le " non " l'emporte, et casse les accords bilatéraux, la Suisse se retrouvera devant une alternative claire, simple, basique : adhérer à l'Union ou dépérir dans son coin. L'UDC, ses courroies de transmission, ses satellites d'extrême-droite et les europhobes de gauche auraient ainsi permis d'avancer dans la voie de l'adhésion ... " amusant, non ? "

05:13 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : bilatérales, votations, union européenne | |  Facebook | | | |