jeudi, 04 juin 2015

Grands et petits séismes dans le monde du foot mondial et genevois : Ce que le sport est devenu...

Cinq jours après avoir été réélu à la tête de la Coupole mondiale du foot professionnel, la FIFA, Sepp Blatter a annoncé avant-hier sa démission d'une présidence qu'il occupait depuis 17 ans. Sous son règne, la FIFA était devenue une puissance financière (10 milliards de dollars de profits) et politique (l'attribution à un Etat de l'organisation d'une Coupe du monde de foot est, pour cet Etat, un enjeu politique). Et un panier de crabes, dont quelques uns ont fini ces jours dans le panier de la justice américaine (la justice suisse enquêtant aussi sur le panier et ses moeurs), laquelle commençait dangereusement à se rapprocher de Blatter. D'où, sans doute, sa démission, au-delà du prétexte du manque d'unanimité à l'élire. A part ça, à Genève, le drame qui couvait a éclot : le FC Servette a été relégué administrativement en Première ligue de foot faute d'avoir pu fournir les garanties financières nécessaires pour rester en «challenge league». Si on ne hurle pas de désespoir après ce double coup du sort injuste, on risque le peleton d'exécution pour haute trahison ?  Et si on voit en Blatter et Quennec (le président du FC Servette, donc) des symboles de la réalité du foot professionnel, on est des antisportifs primaires ? Eh bien soit, on assume : on est des antisportifs primaires. Secondaires, tertiaires et quaternaires, même. Vu ce que le sport est devenu, en tout cas..

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17:17 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : football, fifa, uefa, blatter | |  Facebook | | | |

mercredi, 06 juin 2012

L'Eurofoot débute dans deux jours en Pologne et en Ukraine : Du pain, des jeux, des prisons

Hier soir, au Conseil Municipal de la Ville de Genève, une majorité a refusé de traiter avant l'ouverture de l'Eurofoot, vendredi, une résolution socialiste exprimant, en termes pourtant mesurés, la distance que peut prendre une ville comme Genève avec l'état des libertés politiques dans l'un des deux pays organisateurs de la grande fête du ballon rond : l'Ukraine. Elle ne mangeait pourtant pas de pain, ni d'ailleurs de jeux, la résolution : elle demandait simplement que les retransmissions des matches se déroulant en Ukraine, sur écran géant à Genève soient complétées d'un avertissement du genre: « le match que vous regardez se déroule dans un pays ne respectant pas les libertés démocratiques ». Ben non : apparemment, dire l'évidence, ce serait déjà trop dire en pleine footerie européenne.


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13:34 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : eurofoot, ukraine, politique, timochenko, uefa | |  Facebook | | | |