ubs

  • Fonds de tiroir

    Imprimer

    Le PS de la Ville de Genève ouvre les candidatures pour sa liste au Conseil municipal (il la formera le 16 septembre). Mais attention : non seulement il faut que les candidatures soient motivées (bon, on ne demande quand même pas que les motivations exposées soient totalement sincères), mais en plus, il faut qu'elles respectent les statuts, et que les candidat-e-s aient demandé leur adhésion au parti avant le 17 septembre 2009... ben alors, si on peut même plus présenter n'importe qui, c'est le début du totalitarisme...

    Fin mai, les parlementaires fédéraux membres des commissions de gestion du Conseil national et du Conseil des Etats se sont enfermés dans un hôtel (de luxe, tout de même) de Thoune pour examiner le rapport sur la gestion par le Conseil fédéral de la crise d'UBS. Chaque exemplaire du rapport remis aux membres du groupe de parlementaires qui le présente a été numéroté, les autres parlementaires n'ont pu le consulter que pendant trois heures, et seulement dans une version expurgée de ses conclusions. Tout ça pourquoi ? pour éviter les « fuites » vers les media. Les « fuites » de quoi? de la révélation bouleversifiante que Hans-Rudolf Merz a fait ce que les banques lui ont dit de faire et tu ce qu'elles lui demandaient de taire... depuis quand l'enfoncement de portes ouvertes constitue un délit, dans ce pays ? ça nous rappelle une vieille plaisanterie du temps de l'URSS déjà sénescente : un type bourré hurle dans la rue « Brejnev est un con ». Arrêté par la milice, traîné à la Loubianka, présenté à la Prokuratura, il est condamné à cinq ans de camp de travail. Pour injure ou propagande antisoviétique ? Non : pour divulgation de secret d'Etat...

    La « Tribune de Genève » du 26 mai se fend d'un édito sur le bourrage de Champ-Dollon. Et elle a  ses solutions, la « Tribune de Yaka ». Originales, les solutions. Et qui ouvrent des perspectives nouvelles : « il faut construire au plus vite des pavillons provisoires » pour stocker les détenus, «accélérer la construction d'une nouvelle prison », pour pouvoir en stocker encore plus, « utiliser davantage le bracelet électronique », « appeler à l'aide les autres cantons » si leurs prisons ne débordenmt pas déjà, « négocier des accords avec certains pays pour que la peine soit exécutée chez eux ». Non, Jornot : la peine, seulement, pas le détenu... On n'en est pas encore dans les éditos de la « Julie » à réclamer l'ouverture de camps de travail et la transformation du stade de la Praille en stade de Santiago du Chili modèle 1973, mais, avec la clairvoyance que le canard manifeste déjà, on y vient, à grand pas... Heureusement que la «Tribune de Genève«  » est là pour nous souffler les bonnes solutions, yaka faire comme elle dit et les problèmes, ils sont réglés...

    Lien permanent 1 commentaire
  • L'UDC et les banques

    Imprimer

    Laquais un jour, laquais toujours...

    C'était prévisible, et on se surprend pourtant à en être surpris : l'UDC a une nouvelle fois retourné sa veste (ethnique rupestre à l'extérieur, livrée de laquais à l'intérieur) pour complaire aux banques. Après avoir accepté dans les deux Chambres du Parlement fédéral (au Conseil national, cette acceptation a pris la forme d'une abstention) l'« accord UBS » avec les Etats-Unis, qu'ils faisaient mine de dénoncer depuis des mois, les blochériens du Conseil des Etats ont adopté la posture que leur patron leur recommandait, et ont refusé la création d'une commission d'enquête parlementaire. Les banques ne voulaient pas de cette commission, la droite radelibe non plus, l'UDC a suivi, la commission est passée à la trappe. Il reste encore à l'UDC une occasion de retourner une nouvelle fois sa veste-livrée : la proposition de la gauche de soumettre au référendum populaire facultatif l'accord UBS. L'UDC a fait ce qu'elle devait faire -ce qu'elle est depuis toujours prête à faire : de grands moulinets médiatiques pour amuser les foules, tout en préparant, avec les banques et le patronat, la mise en service de l'éteignoir politique. C'est cela, après tout, la fonction du laquais : ouvrir les portes du carrosse, descendre le marchepied et aider le maître à poser l'escarpin sur le plancher des vaches à lait : le bon peuple de ce pays.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 7 commentaires
  • Après le rapport sur la gestion de la crise UBS par le Conseil fédéral...

    Imprimer

    Tant qu'à avoir un gouvernement...

    Le Conseil fédéral ne sort pas grandi du rapport parlementaire sur sa gestion de la crise UBS. Et tous les commentateurs politiques en font le même résumé : le gouvernement n'a rien gouverné. La Suisse, pas gouvernée ? La belle affaire... d'ailleurs elle l'est, gouvernée : par les pouvoirs financiers... Veut-on qu'elle le soit par des politiques ? Lesquels, désignés par qui ? L'élection du Conseil fédéral par le peuple est une vieille revendication socialiste, portée deux fois par initiative populaire, par deux fois repoussée par le peuple. Que l'UDC l'ait réchauffé ne devrait donc pas nous déplaire. Au nom de quoi d'ailleurs la refuser ? Au nom de l'équilibre institutionnel, de la collégialité, du consensus, tous bibelots dont nous n'avons plus grand chose à faire ? L'UDC s'y attaque ? grand bien lui fasse -et nous fasse, puisque son projet prévoit une élection au scrutin majoritaire rendant impossible l'élection d'un UDC romand et très improbable celle de deux UDC, et favoriserait plutôt l'élection d'un ou d'une conseiller-e fédéral-e vert-e, avec l'appui du PS, en sus de deux conseillers fédéraux socialistes. Une telle configuration changerait-elle radicalement la politique de ce pays ? évidemment non. Mais tant qu'à avoir un gouvernement, et tant que la majorité s'y résignera, autant qu'il soit élu par le peuple. Même si c'est aujourd'hui l'UDC, après le PS hier, qui le propose...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 0 commentaire
  • Le laquais udéciste retrouve sa livrée

    Imprimer

    « Accord UBS » avec les USA : Le laquais udéciste retrouve sa livrée

    Après avoir dit pis que pendre de l' « accord UBS » passé avec les Etats-Unis, en répétant ce que les banques elles-mêmes en disaient, l'UDC a donc finalement décidé de lui apporter son appui, après que les banques aient, finalement, compris qu'il valait mieux en passer par là que se retrouver pendant des années devant les tribunaux américains et risquer un véritable boycott aux USA. Les banques décident, l'UBS retourne sa veste, et son groupe parlementaire dira  « oui » à l'accord qui implique la transmission de liste des comptes en banque au fisc étasunien. A peu près seul contre tous (la droite libérale-radicale et le PDC s'étant aligné sur le Conseil fédéral), le PS aura ainsi tenu jusqu'au bout une ligne qui n'avait pourtant rien de gauchiste, et qui, de l'autre côté de l'Atlantique, a été celle du gouvernement américain : on pourra sans grande peine trouver quelque symbole à la coïncidence de la remise au pas de l'UDC en Suisse, et à la victoire de l'administration Obama sur Wall Street aux USA. Il faudrait pourtant une imagination plus débordante que la nôtre pour considérer les Démocrates américains comme des socialistes, et leur président pour un boutefeu gauchiste, En Suisse,  c'est bien pour éviter que le Conseil fédéral s'en aille chercher une majorité en acceptant les conditions posées par les socialistes (l'encadrement des banques et la taxation des bonus) que l'UDC a regagné sa niche et repris sa livrée.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 3 commentaires
  • Banquiers pyromanes, pompiers socialistes

    Imprimer

    Le 7 juin, les Chambres fédérales devront se prononcer, sur injonction du Tribunal administratif fédéral, sur l'accord conclu en 2009 avec les Etats-Unis, par lequel la Suisse s'était engagée à fournir aux USA l'identité de 4450 contribuables américains titulaires de comptes dans les banques helvétiques. Pour faire passer cet accord auprès d'une majorité parlementaire impliquant le PS, le gouvernement a présenté une « feuille de route » contenant des intentions de dispositions supposées limiter les risques liés aux grandes banques, et encadrer leurs politiques de bonus par un taxation des plus somptuaires -mais sans que cela s'applique rétroactivement à l'UBS. Problème : il n'y a a priori pas de majorité parlementaire sur ces deux objets : l'UDC est opposée aux deux, le PS veut des engagements plus précis et plus contraignants, et les radicaux-libéraux ne veulent pas de réelles mesures de régulation des banques. En fait, seul le PDC est d'emblée  disposé à voter l'accord en se contentant de la « feuille de route ». Le PS acceptera-t-il, et en en faisant payer quel prix, de jouer les pompiers gouvernementaux pour « sauver l'accord UBS » ?  « Il n'y a pas d'alternative à l'accord entre la Suisse et les Etats-Unis », assure Micheline Calmny-Rey. Pour pérenniser le système bancaire, en effet, l'accord est sans alternative. Mais il y a un prix politique à payer pour que le PS  accepte de le ratifier. Or ce prix (l'encadrement du système bancaire, la limitation des bonus), la droite n'est apparemment pas encore prête à le payer au pompier socialiste...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 0 commentaire
  • On ne fera pas sauter la banque

    Imprimer

    UBS : Pas de décharge pour Ospel...
    On ne fera pas sauter la banque

    L'Assemblée générale des actionnaires de l'UBS a  refusé de voter la  « décharge » des dirigeants de la banque (Ospel et compagnie) pour 2007 ? franchement, la direction de l'UBS peut s'en payer le luxe, ça lui en touchera une sans bouger l'autre, ça ne concerne que des gens qui ont démissionné ou ont été démissionnés de leur poste (la « décharge » a été accordée pour 2008 et 2009) . En 2009, Oswald Grübel, directeur général d'UBS, a gagné 16 millions de francs, 57 % de plus que son prédécesseur de 2007.  L'écart salarial entre son revenu et le plus bas des revenus des employés de la banque s'est accru de 753 %, Grübel touche 327 fois ce que touche le salarié du bas de l'échelle et s'est mis un million et demi dans les fouilles en un jour (celui de l'assemblée des actionnaires) grâce à la hausse du cours de l'action UBS, l'écart moyen entre la rémunération des membres de la direction d'UBS (9,4 millions par an en moyenne) et les salariés les plus mal payés de la banque a augmenté de 270 % en un an mais « les actionnaires d'UBS ont changé l'Histoire », proclament lune palanquée de commentateurs et de politiciens porte-valises des banques... « changé l'Histoire » avec un grand  « H », pas moins... avec le feuilleton bancaire, cela fait déjà trois ans qu'on nous prend pour des cons, on peut donc continuer en nous faisant chanter  « Debout, les damnés actionnaires, debout, les forçats de la Bourse » ...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Economie 1 commentaire
  • De l'huile de palme dans les rouages des banques suisses

    Imprimer

    Quand l'UBS et le Crédit Suisse financent la destruction de la forêt tropicale

    En Indonésie, de grandes compagnies financées notamment, comme la " Golden Agri Ressources+ ", par l'UBS et le Crédit Suisse, s'approprient les terres et déboisent, détruisant les écosystèmes locaux (qui participent du poumon de la planète) et les espaces de vie des populations indigènes. L'organisation indonésienne Walhi s'y oppose, et soutient le mouvement d'occupation des terres communales volées à Sumatra par les industriels de l'huile de palme. A son tour, Walhi a obtenu le soutien du SOLIFONDS, le fonds de solidarité avec les luttes de libération sociale dans le tiers-monde, commun aux syndicats, à l'OSEO et au PS. Le Solifonds a donc besoin de notre propre soutien pour pouvoir soutenir Walhi : vos contributions sont attendues... Elles ne contrebalanceront pas matériellement les masses financières injectées par la Suisse dans ses banques, et qui leur permettent de financer les ravageurs de la forêt indonésienne, mais elles y répondront au moins comme il convient : par le soutien à celles et ceux qui, en Indonésie, s'y opposent.

    SOLIFONDS, Quellenstrasse 25, CH-8031 Zurich
    mail@solifonds.ch
    www.solifonds.ch
    Compte postal 80-7761-7

    Lire la suite

  • Secret bancaire : l'UBS déconne, La Suisse s'écrase ? Tant mieux !

    Imprimer

    Voici le prochain président de l'UBS. En tenue de travail.

    zieglerErythrée.jpgL'imbécillité mégalomaniaque de l'UBS pourrait bien avoir raison du secret bancaire suisse. L'UBS, en tout cas a tout fait, et n'importe quoi, pour pomper l'argent des fraudeurs et des soustracteurs fiscaux américains. En donnant aux Américains l'occasion de s'en prendre au secret bancaire helvétique  : la FINMA (l'ancienne Commission fédérale des banques) a dû transmettre à Washington une liste de 250 noms de clients américains soupçonnés de fraude -et le Tribunal administratif fédéral a eu beau considérer comme illégale cette décision, la Suisse, ses autorités politiques et ses banques se sont écrasées. Les USA réclament maintenant plus de 50'000 noms supplémentaires.  Le président actuel de la banque fera vraisemblablement les frais de cette débâcle, et laisser son siège à un nouveau président. Dans le contexte actuel, un nom s'impose pour remplacer Peter Kurer à la tête de la première banque du pays -un nom, et un seul  : celui de Jean Ziegler.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Suisse 3 commentaires
  • Tais-toi et paie !

    Imprimer

    "Sauvetage " de l'UBS: le parlement amorce la pompe à phynances

    Le 7 décembre, le Conseil national (c'est-à-dire sa majorité de droite), suivi le lendemain par le Conseil des Etats, a avalé, sans rechigner, et sans condition, le brouet à 68 milliards du " plan de sauvetage de l'UBS ". Une formalité. Du même genre que celle déjà effectuée en son temps pour Swissair : une minorité de bureaucrates privés reçoivent sans condition des sommes astronomiques pour sauver une entreprise mise à mal par d'autres bureaucrates privés du même genre. Dans d'autres pays démocratiques, pas moins capitalistes que la Suisse, et dont les gouvernants ne sont pas moins, économiquement parlant, " libéraux " que les Suisses, les parlements ont eu leur mot à dire, et ont pu redéfinir les accords passés avec les entreprises en péril : en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Eats-Unis... mais pas en Suisse. En Suisse, le mot d'ordre, c'est " raque et ferme ta gueule ". Ou ne l'ouvre que pour ne rien dire. Faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne réfléchit pas, Monsieur, on ne réfléchit pas. On compte. Pas les milliards qu'on donne aux banques : l'argent que le parti a reçu des banques.

    … et les Shadocks pompaient, pompaient…

    Les partis de droite, radicaux et UDC en tête (le PDC aussi , mais un peu moins), bénéficient largement du soutien des banques, qui ont établi, sur la base des prononcements politiques sur des enjeux précis, un catalogue de critères pour déterminer à qui, et combien, payer. Les heureux bénéficiaires de ces largesses n'ont donc aucun intérêt à en froisser les charitables auteurs. Et au contraire tout intérêt à faire ce qu'ils demandent. Surtout s'il s'agit de les " sauver "... Le débat parlementaire avait donc tout d'un faux-semblant. Il était bouclé avant même d'être entamé, sur fonds de chantage : 68 milliards*, ou un krach dévastateur... Et on n'est même pas sûrs que l'exercice ait été indispensable, l'UBS faisant mine -après être assurée de recevoir les fonds- de ne pas en avoir eu réellement besoin. Ce qui n'empêche pas le directeur de la commission fédérale des banques, Daniel Zuberbühler, d'annoncer que si la situation de l'UBS s'aggravait encore, il faudrait à nouveau y balancer quelques dizaines de milliards, sous forme d'augmentation de capital. Une fois la pompe amorcée, pourquoi ne pas continuer à pomper ? Nos banquiers sont des Shadocks heureux. On comprend pourquoi ils tiennent tant à la " concordance " : la pompe, c'est elle.

    * 68 milliards, c'est la plus grosse opération jamais réalisée par la Confédération. C'est plus que le budget de la Confédération. C'est le double de toues les rentes payées chaque année par l'AVS. C'est le triple des frais de construction des nouvelles transversales ferroviaires, le plus gros chantier jamais réalisé en Suisse.

    Lien permanent Catégories : Suisse 17 commentaires
  • Banquiers malins, parlement croupion

    Imprimer

    Sauvetage de l'UBS :
    Banquiers malins, parlement croupion


    Le Parlement fédéral doit avaliser le plan de sauvetage de l'UBS lors de sa prochaine session, en décembre. Et quand on dit " doit " avaliser, c'est vraiment " doit " : il n'a pas le choix, le parlement : les six milliards que la Confédération a décidé d'injecter directement dans la banque (en plus des soixante milliards de rachat des titres pourris), la banque les aura déjà reçus lorsque le parlement se prononcera. Les socialistes avaient demandé une session urgente du parlement après l'annonce du " plan de sauvetage " de l'UBS, pour pouvoir réellement en débattre, et valablement se prononcer : seuls les Verts les ont soutenus. Le contrat conclu entre la Confédération et la banque contient l'obligation de verser ces six milliards. Que le parlement, et le peuple, soient d'accord ou non. Même si le parlement refusait la proposition du Conseil fédéral, l'UBS pourrait tout de même garder le pognon -ou intenter une action en justice à l'encontre de la Confédération. Le parlement ne pourra même pas modifier le plan de sauvetage de l'UBS (alors qu'aux USA, le Congrès a pu modifier le " plan Paulson ", et même en refuser la première mouture) : adopté par le Conseil fédéral tout seul, sous forme d'arrêté urgent, le plan ne peut plus être modifié. En clair : les collectivités publiques et les citoyens se sont fait rouler dans la farine par les banquiers et leurs porte-valises politiques.

    Au Casino, la banque gagne à tous les coups

    L'ex directeur général de l'UBS, et président des amis du parti radical, Peter Wuffli, peut bien " rendre son bonus " de 12 millions à la banque (il ne s'agit que du dernier des bonis qu'il a touchés), Blocher peut bien appeler son copain Marcel Ospel à rendre lui aussi, depuis le paradis fiscal schwytzois où il s'est planqué, les bonis qu'il a engrangés, et le président actuel de l'UBS annoncer que les bonis 2008 ne seront pas versés, ce n'est que poudre de perlimpinpin aux yeux du bon peuple :  les banquiers et les banques ont gagné et le parlement, pas plus que le peuple, n'aura rien à dire sur les milliards que la Confédération a décidé de déverser dans le trou creusé par les Wüffli, Ospel et autres brillants managers. La Suisse est bien une démocratie semi-directe. Ce qui y est " direct ", c'est le racket. Ce qui y est " semi ", c'est le contrôle démocratique. Les banques en difficulté peuvent puiser directement dans les caisses publiques, le parlement (et à plus forte raison le peuple) ne peuvent s'exprimer, pour rien, qu'après, une fois les caisses publiques vidées dans les trous bancaires. On est bien dans une économie de casino, où les joueurs finissent toujours par perdre, et où seule la banque est gagnante.

    Lien permanent Catégories : Suisse 4 commentaires
  • Sauvetage de l'UBS : Non à l'acharnement thérapeutique !

    Imprimer

    On chipote sur le financement des assurances sociales, mais au chevet des grandes banques, les états d'âme budgétaires se dissipent comme brume au soleil : Six milliards de francs vont directement sortir des caisses fédérales et être injectés dans l'UBS sous forme d'un prêt à 12,5 % remboursable en 30 mois (si l'UBS peut le rembourser), et 54 milliards de francs sont empruntés (à intérêt) par la Banque Nationale à la Réserve fédérale américaine, pour être balancés dans un fonds spécial (basé… aux îles Caïman) reprenant les actifs pourris de l'UBS. L'impact sur les bénéfices de la BNS et donc sa redistribution aux cantons et à la Confédération est " difficilement prévisible " nous disent des " experts " devenus beaucoup plus prudents qu'il y a quelques semaines, lorsqu'ils paradaient du haut de leur immarcescible compétence…

    Banque sous perfusion ou suicide assisté

    Le " plan de sauvetage " de l'UBS par la Confédération, avalisé au nom de la " sauvegarde des intérêts du pays " (confondus avec ceux de la banque), ne sera pas soumis aux Chambres fédérales, puisque le Conseil fédéral a choisi, comme en temps de guerre et de pleins pouvoirs, de légiférer par ordonnance. C'est dire si la pilule est amère (en plus d'être d'une efficacité douteuse). La gauche voulait que le parlement se prononce, la droite ne lui fera pas ce cadeau politique, qui menacerait le cadeau financier. " On fait au niveau suisse ce que Genève et Berne ont fait pour leurs banques cantonales ", pontifie Jean-Pierre Ghelfi, président de la Banque cantonale neuchâteloise. Peut-être, mais les banques cantonales genevoise et bernoise étaient des banques publiques -pas l'UBS, banque privée qui ne s'est jamais privé de donner des leçons de libéralisme. Et a d'ailleurs été très libérale dans la distribution de primes de départ à ses anciens responsables. On débloque donc (le terme s'impose) soixante milliards pour sauver l'UBS de la banqueroute, sans rien exiger (ou presque) en échange. La droite applaudit, tout libéralisme rentré. Le PSS a annoncé un plan " alternatif " à celui monté par le Conseil fédéral. Pour le PS, si l'Etat investit massivement (et aventureusement, puisqu'il s'agit de racheter des titres pourris) dans l'UBS, il doit pouvoir exercer un véritable contrôle sur la banque, et pouvoir plafonner les salaires mirobolants de ses dirigeants On est bien contents qu'il y ait un plan " alternatif ". Mais on se demande tout de même si la véritable alternative ne consisterait à appeler au chevet du système financier international, et de l'UBS, non pas les banques centrales, mais Exit et Dignitas.

    Lien permanent Catégories : Economie 5 commentaires