vendredi, 14 décembre 2018

Dans un an, la Nouvelle Comédie de Genève

nouvelle-comedie-amenagement-construction-logement-ville-de-geneve.jpgRéponse à d'Alembert

La Nouvelle Comédie de Genève devrait ouvrir ses portes à la fin 2019. Le Grand Conseil genevois avait difficilement accepté un crédit de 45 millions pour la construction du nuveau théâtre, le Conseil Municipal de la Ville ayant préalablement accepté un crédit de 53 millions. La condition posée par une partie de la droite pour accepter de participer financièrement à sa construction était le canton ne soit plus engagé dans son exploitation et son fonctionnement de la nouvelle institution culturelle, et n'ait plus à la subventionner. Le canton voulait donc se désengager de la Fondation d'Art Dramatique (qui chapeaute le Comédie et le Poche), et à Genève, le théâtre serait devenu une responsabilité, une charge, un enjeu purement municipaux -mais le changement de gouvernement a cependant changé cette attitude. Acceptons-en l'augure et attendons que ce changement se traduise en acte, et en un engagement réel du canton dans le fonctionnement de ce qui sera la première scène théâtrale de toute la région.

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jeudi, 08 octobre 2015

Rendez.vous à midi, sur la Plaine, pour le Théâtre

La Nouvelle Comédie sabordée par la droite genevoise ?

théâtre, Nouvelle Comédie


Après le refus de la Commission des travaux du Grand Conseil de soutenir la proposition du Conseil d'Etat de financer la construction de la Nouvelle Comédie (à raison de 45 millions sur les 98 millions que coûtera le projet, la participation de la Ville de Genève étant acquise en principe, mais avec la condition nécessaire du financement cantonal), ce projet est en grand danger. Au Conseil Municipal, avant-hier, les magistrats responsables du projet, Rémy Pagani et Sami Kanaan l'ont confirmé : si le chantier de la Nouvelle Comédie ne commence pas avant juin 2016, pour être coordonné avec celui de la nouvelle Gare des Eaux-Vives, il sera "extrêmement difficile", et beaucoup plus coûteux, de le reporter après, plus tard, trop tard -la droite cantonale a trouvé comme prétexte de son refus de soutenir le financement proposé celui d'attendre que le dossier de la nouvelle répartition des tâches dans le domaine culturel ait réellement avancé -ce qui va prendre des années. Autant dire que le projet de Nouvelle Comédie serait enterré. Ou reporté aux calendes grecques -celles d'Aristophane plutôt que celles d'Eschyle. Une mobilisation s'impose pour sauver le plus beau projet culturel de ces trente dernières années à Genève... Elle commence tout à l'heure, à midi, (et quart) sur la plaine de Plainpalais. Pour CE théâtre et pour LE théâtre.

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jeudi, 01 octobre 2015

Anciennes pitreries et Nouvelle Comédie : Quand le PLR surjoue Tartuffe

Nouvelle Comédie, théâtrePar neuf voix (PLR, UDC, MCG) contre six (la gauche et le PDC), la commission des travaux du Grand Conseil a décidé d'inviter le parlement genevois à refuser d'entrer en matière sur le crédit proposé par le Conseil d'Etat pour compléter celui que la Ville de Genève, par un vote largement majoritaire de son Conseil Municipal , à accordé au projet de "Nouvelle Comédie". Les explications données par le PLR pour justifier le vote de ses commissaires (l'opposition du MCG et de l'UDC étant déjà connue et, s'agissant d'un projet culturel, relève du réflexe pavlovien) sont d'une assez monumentale tartufferie : le PLR a d'abord voulu ajourner le vote, alors que tous les éléments du projet set tous les critères d'un prononcement, quel qu'il soit, sont connus  sont connus depuis des mois. Il a ensuite expliqué qu'il fallait attendre les premiers résultats de la réforme de la répartition des compétences entre les communes (et, s'agissant de la culture, surtout de la Ville) et le canton, réforme qui n'aboutira pas (si elle aboutit...) avant 2017 alors que le chantier de la Nouvelle Comédie devrait s'ouvrir en 2016, si on veut éviter que les coûts prennent l'ascenseur. Il a enfin, par la voix du député Zweifel, considéré que la Ville pouvait tout payer toute seule (alors que le PLR de la Ville ne cesse de clamer que la Ville est au bord du gouffre financier), et conclu en apothéose tartuffière, par la voix du président du parti, Alexandre de Senarclens, que ce n'était "pas de gaieté de coeur" que le PLR s'apprêtait à couler le projet en rendant impossible son financement paritaire entre la Ville et le canton...

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mercredi, 20 mai 2015

La Nouvelle Comédie en scène : D'un théâtre à une « fabrique de théâtre »

théâtre,nouvelle comédieDeuxième (après le Musée d'Art et d'Histoire) gros morceau à l'ordre du jour du Conseil Municipal : la Nouvelle Comédie. Un  projet à 98 millions, dont 53 à charge de la Ville et 45 à charge du canton (s'il y consent, ce que le Conseil d'Etat propose, mais ce dont le Grand Conseil disposera, sans que l'on puisse le moins du monde préjuger de ses bonnes ou mauvaises dispositions). Un projet totalement à charge des collectivités publiques, contrairement à celui de rénovation et extension du MAH, dont le financement est fondé sur un « partenariat public-privé ». Et surtout, un projet culturellement bien plus ambitieux que celui du MAH, qui pourtant fait plus de bruit.  Parce que la Nouvelle Comédie, ce n'est pas l'actuelle Comédie en plus grand, c'est une nouvelle institution culturelle. Dont le projet devra, lui aussi, affronter un référendum, venu, de la droite de la droite. Les deux projets devant être adoptés lors de la même session du Conseil Municipal, les deux référendums seront lancés en même temps et, s'ils aboutissent tout deux, soumis au peuple en même temps. Une votation majeure, et périlleuse, s'annonce sur deux projets inégalement séduisants, mais également déterminants pour tout le « paysage culturel » genevois.

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jeudi, 12 mars 2015

Projet de la Nouvelle Comédie de Genève : Changer d'échelle, de rôle, d'ambition

Hier soir, les deux commissions municipales des travaux et de la culture étaient réunies ensemble pour auditionner le Conseil administratif, les représentants de la Fondation d'Art Dramatique et de l'Association pour une nouvelle Comédie, après qu'ait été déposée une motion de l'Alternative demandant à la Municipalité, comme cela fut fait à propos de la rénovation-extension du Musée d'Art et d'Histoire, de préciser les enjeux, les contenus et les ambitions culturelles du projet de « Nouvelle Comédie » dans le quartier de la Gare des Eaux-Vives (future gare du CEVA), projet pour lequel le Conseil administratif sollicite un crédit net de plus de 52 millions de francs (sur un total de plus de 98 millions, dont à déduire une participation cantonale proposée par le Conseil d'Etat, mais qui dépend d'un vote du Grand Conseil). Enjeu de taille : avec ce projet, la Comédie de Genève ne change pas seulement de lieu, mais surtout d'ambition, d'échelle et de rôle.

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mercredi, 08 octobre 2014

Ce qui vient en scène pour troubler...

A propos des "Démons" de Dostoïevski, adaptés au théâtre, à Genève, par José Lillo
     Dostoïevski, terrorisme, théâtre, Camus
"Les Démons" de Dostoïevski font, en français,  un millier de page. Les adapter au théâtre est un défi, pour qui veut faire incarner sur scène sa trame et, surtout, ses questionnements. A Genève, jusqu'au 18 octobre, au Théâtre du Loup*, José Lillo en tire le sel. Allez au Loup ! Ne craignez pas, si vous ne connaissez pas le roman de Dostoïevski par coeur, de vous perdre au début de la représentation entre les personnages d'un récit dont le meilleur traducteur en français de Dostoïevski, André Markowicz, nous dit qu'il "n'existe finalement que pour semer le trouble" avant d'"abandonner le lecteur, essoufflé, avec rien. Possédé". Tout s'ordonne et se clarifie au fil de l'adaptation dépouillée de tout artifice qu'en fait José Lillo. Et on se retrouve après trois heures et demi de théâtre avec la même stupéfaction qu'après mille pages de lecture : celle qui vient de l'incroyable actualité d'un texte vieux de presque un siècle et demi, et des questionnements qu'il livre en nous laissant formuler les réponses -s'il y en a.


* www.theatreduloup.ch, +22 301 31 00A

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