télévision

  • Et si l'information radiotélé d'Etat déménageait à Lausanne ?

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    Tour télé.JPGL'atour de la télé

    Le Conseil d'Etat genevois, se réveillant un peu tard, dénonce le projet de déménagement à Lausanne du secteur de l'information de la Radiotélé romande comme une "trahison" de l'engagement de Genève (et de son Conseil d'Etat) aux côtés de la SSR lors de la campagne contre l'initiative "No Billag". Campagne victorieuse (l'initiative a été refusée), saluée à sa manière par la SSR : en annonçant un plan d'"économies" de 100 millions de francs, impliquant la suppression de 250 emplois en quatre ans, dont 50 à 75 par des licenciements. Mais qu'on se rassure : "nous ne couperons pas dans le sport", promet le directeur général de la SSR en juin 2018, Gilles Marchand. "Surtout pas". Merde alors, ça aurait été pourtant l'occasion... mais c'est dans l'information "que nous effectuerons une part significative des économies", précise Marchand. D'entre ces économies, peut-être le déménagement du secteur de l'information de Genève à Lausanne (et en Alémanie de Berne à Zurich ). L'occasion de s'interroger sur le rôle des media (privés ou d'Etat) avant de hurler à l'égorgement quand l'un menace de déménager de 60 kilomètres...

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    Lien permanent Catégories : Genève, Médias 2 commentaires
  • La Ville de Genève va-t-elle vendre son réseau câblé à une société privée ?

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    De la friture dans le tuyau

    Le Conseil administratif de la Ville de Genève (sauf Rémy Pagani, qui a fait savoir qu'il n'était pas d'accord, ce qui lui a valu les remontrances de ses collègues) propose au Conseil Municipal de l'autoriser à vendre au plus offrant (peut-être à la multinationale UPC Cablecom, déjà actionnaire minoritaire de Naxoo depuis 2006, et y disposant d'un véritable droit de veto, pour ne pas dire de blocage), les 51,1 % d'actions que possède la commune dans la société Télégenève, c'est-à-dire Naxoo, le réseau câblé qui dessert les 83'000 foyers de la Ville et 70'000 autres dans le reste du canton. La Municipalité (de gauche) de Genève a certainement d'excellentes raisons techniques, empiriques, pragmatiques, pour déposer ce qui est en fait une proposition de privatisation. Mais la question de la propriété de ce tuyau qu'est un téléréseau se pose en les termes d'un choix de principe : qu'est-ce qui doit être en mains publiques, qu'est-ce qui peut être laissé (ou remis) en mains privées ? Et est-il judicieux de se défaire d'un réseau de communication quand on sait que l'importance de ces réseaux, et donc de leur propriété, et donc de leur contrôle politique, ne va cesser de s'accroître ?

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