jeudi, 12 janvier 2017

Partis socialistes français et suisse : Y'en a presque point comme nous.

socialisme, social-démocratieCe soir, à la télé française, sept socialistes feindront de débattre dans le cadre d'une "primaire de gauche" -qui ne concerne d'ailleurs plus qu'une partie de la gauche- au terme de laquelle sera désigné le candidat du PS à l'élection présidentielle de la fin du printemps prochain. Sept candidats, dont quatre anciens ministres (et même un ancien Premier ministre) de François Hollande, qui vont sans doute faire ce qu'ils peuvent pour se distancer du bilan d'un quinquennat jugé par une écrasante majorité de Françaises de Français comme assez calamiteux, mais dont ils ont été, pour un temps au moins (mais jusqu'au bout pour Manuel Valls) des acteurs. Autant dire que le vainqueur de la "primaire" du PS et de ses satellites ne sera pas désigné pour succéder à François Hollande, ni même, sans doute, pour se retrouver au deuxième tour de la présidentielle, mais pour tenter de maintenir au sein de la gauche française le primat d'un parti coincé entre le social-libéralisme à la Macron et la social-démocratie de gauche de Mélanchon. Certes, le PS français survivra à sa crise (il a survécu à toutes, et même à ses propres errements, depuis sa fondation par Jaurès et Guesde, il y a un siècle), et ses deux concurrences sur ses deux flans sont plus des mouvements que des partis, mais à voir l'état dans lequel le quinquennat de Hollande l'a laissé, on se sent tout de même mieux en ce moment au PS suisse qu'on se sentirait au PS français. C'est notre "y'en a point comme nous"... "Point", ou presque : n'oublions pas le Labour de Corbyn, et même le courant socialiste de Sanders.

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dimanche, 01 janvier 2017

Fin (enfin) d'une année de merde


De Profundis

On ne regrettera pas l'an de disgrâce 2016. Et on ne changera pas non plus de calendrier pour l'extirper de nos mémoires embuées par le champagne et embourbées dans le foie gras des libations de fin d'année. 2016, année de Trump, de Poutine, du Brexit, de la Syrie exsangue... Dies Irae ? Dies, on a comme un doute, mais irae, certainement. De Profundis, en tout cas. Et puis quoi ? Cette année morte n'est ni la première ni la dernièr, que scandent nos défaites. Nous avons survécu aux autres, nous survivrons à celle-là. Nous ne sommes pas résignés, nous sommes patients. Et nous avons de la mémoire.

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19:09 Publié dans De tout un peu, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : révolution, socialisme | |  Facebook | | | |

jeudi, 29 septembre 2016

150ème anniversaire du premier congrès de l'Internationale

Naissance (et renaissance ?) de l'internationalisme

1er Congrès AIT.JPG

 

Il y a 150 ans naissait à Genève le mouvement ouvrier international :  du 3 au 8septembre 1866 s'est tenu aux Eaux-.Vives, à la Brasserie Treiber, le premier Congrès de l'Association Internationale des Travailleurs, fondée deux ans plus tôt. La "Première Internationale". Ou l'Internationale tout court et tout simplement -les suivantes, la Deuxième (social-démocrate), la Troisième (communiste), les Quatrièmes (marxistes révolutionnaires -trotskystes, quoi) n'étant au fond que des surgeons, ou des héritières (et des héritières ingrates et traîtresses) de cette Première, unique en son genre et en ses ambitions, et en tout cas fondatrice. Sa naissance sera commémorée ce soir jeudi, à l'Université Ouvrière, (place des Grottes) à 18 heures 30. On commémorera, donc*. Plus discrètement qu'en 1866, pour le centenaire. On commémorera et on se souviendra. Et si on s'inspirait ?

JEUDI 29 SEPTEMBRE, GENEVE
*Quel internationalisme ouvrier pour le XXIe siècle ? Commémoration du Premier Congrès de l'Association Internationale des Travailleurs (1ère Internationale), avec Marc Vuilleumier, Marianne Enckell, Bernard Thibault, Julia Gousseva
Université Ouvrière, place des Grottes, 18 heures 30

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vendredi, 04 septembre 2015

Il y a un siècle, à Zimmerwald...

"Guerre à la guerre" !

Zimmerwald.JPG

Le 5 septembre 1915, un an après le déclenchement de la Grande Guerre, une quarantaine de militants de la gauche socialiste européenne, drôles d'oiseaux se présentant pour l’occasion comme des « ornithologues », tiennent conférence dans la pension Indermühle à Zimmerwald, dans le Mitelland bernois, accueillis par le socialiste bernois Robert Grimm et par Lénine (alors membre du PS suisse...) Venus de onze pays (de France, de Suède, de Roumanie, de Russie, de Norvège, des Pays-Bas, de Bulgarie, d’Italie, d’Allemagne, de Suisse, ces 38 personnages représentent en fait l’avant-garde du mouvement socialiste européen : Lénine, Trotsky, Zinoviev, Martov, Rakovsky, Angelica Balabanova en sont, et avec eux les syndicalistes révolutionnaires français Bourderon et Merrheim, et les députés sociaux-démocrates allemands Ledebour et Hoffmann. Thème de la conférence : la stratégie à opposer à la guerre impérialiste. Et ce week-end, à Berne, on commémorera (http://www.zimmerwald1915.ch/) ce réveil de l'internationalisme socialiste, auquel les socialistes suisses prirent une part notable, puisqu'ils furent, souterrainement, les organisateurs...

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16:06 Publié dans Histoire, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zimmerwald, internationale, socialisme, lénine | |  Facebook | | | |

lundi, 16 mars 2015

ça veut dire quoi, « militer » ?

Mais qu'est-ce qu'on fait là, à vous demander de voter pour nous ?

élections, socialisme, PSSi on est dans un parti et pas dans un autre, c'est évidemment parce qu'on en soutient le programme, ce n'est pas forcément parce qu'on s'en contente. C'est en tout cas, pour l'auteur de ces lignes, qu'il ne voit pas dans quel autre parti il pourrait être -ni quel autre parti pourrait le supporter, que celui où il s'est retrouvé, et pas par hasard mais par choix : le choix d'un parti qui ne confond pas militant et militaire, mobilisation et conscription, engagement et encasernement -« militantisme », ça vous a en effet un petit côté désagréablement militaire... d'ailleurs, la racine des mots « militantisme » et «militaire» est la même. Or nous ne sommes pas soldats d'une armée mais militants d'un parti politique. Avec un vieux fonds antimilitariste, en plus. Et si la discipline fait paraît-il la force des armées, elle ne fait certainement pas leur intelligence. Et moins encore celle d'un parti politique. Alors, ça veut dire quoi, « militer » ?

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mercredi, 17 décembre 2014

La « Charte des socialistes pour le progrès humain » : Un engagement ou un exorcisme ?

Les socialistes français ont adopté une nouvelle charte (la « Charte des socialistes pour le progrès humain ») pour rassembler les troupes après une succession de défaites électorales, rappeler ce qui constitue l'identité d'un parti socialiste après un « virage social-libéral » aux effets dissolvants, et  l'ancrer rhétoriquement à gauche après une série de décisions laissant planer un lourd doute sur la solidité de cet ancrage. « Ce n'est pas une révolution » programmatique, concède le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. En effet. Même pas une réforme, d'ailleurs. Un exorcisme, ou une piqûre de rappel, tout au plus, dans la fesse (gauche) d'un malade à qui il faut proclamer que « socialistes, nous sommes fiers de nos valeurs » parce qu'il doute de leur respect par ceux qui ont pour fonction de les incarner, et dont l'un (Manuel Valls) proposait au PS de changer de nom pour n'être plus qu'une sorte de rassemblement « de toutes les forces progressistes » -ce à quoi Michel Rocard avait répondu que « changer le nom du PS, c'est le couper de son histoire ». Ce qui suggère tout de même que de son histoire, il ne s'est pas encore coupé.

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mercredi, 05 novembre 2014

Retrouver l'inspiration d'un renouveau de l'internationalisme ? L'an prochain à Zimmerwald...

 

socialisme, internationalisme, Zimmerwald

La Jeunesse Socialiste suisse réfléchit à une commémoration du centenaire de la conférence de Zimmerwald, qui avait réuni en septembre 1915, dans la campagne bernoise, à l'inititiative de socialistes suisses et italiens, des représentants de la gauche socialiste européenne, opposée aux « unions sacrées » passées dans les Etats en guerre entre les partis socialistes et sociaux-démocrates, les partis de droite, les gouvernements et les armées au nom de la « défense nationale », deux ans après que le congrès de Bâle de l'Internationale ait solennellement proclamé que si la guerre éclatait en Europe, les partis socialistes et les syndicats y répondraient par une grève générale à l'échelle du continent. On conviendra donc que pour trouver en 2015 l'inspiration nécessaires à un renouveau de l'internationalisme et de la lutte contre les nationalismes, le centenaire de Zimmerwald vaut mieux que le demi-millénaire de Marignan...

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15:52 Publié dans Armée, défense nationale, Histoire, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, internationalisme, zimmerwald | |  Facebook | | | |

mercredi, 03 septembre 2014

Le Régent, la Grande Duchesse, le Commis et le militant (fable socialiste française)

De Mollet à Valls, retour à la casse départ ?

Sur l'air de la Grande Duchesse de Gerolstein aimant les militaires, Manuel Valls a entonné l'autre jour, devant les patrons français réunis en leur "Université d'été", "Moi, j'aime l'entreprise, j'aime l'entreprise". L'amour, ça ne se commande pas, ça a des déraisons que la raison ignore. Les patrons français ont ovationné debout le patron du gouvernement français, et leur président, Pierre Gattaz, a salué son "discours de lucidité, de pragmatisme, de clairvoyance, de courage". Pas moins. Et plus encore si entente : c'était " le discours dont on avait besoin" (qui cela, "on" ? Le patronat...), et il y aura "peut-être un avant et un après"... Un "avant" et un "après" quoi ? Le politologue Roland Cayrol diagnostique une "crise de leadership et des idées" au PS. Comme avant la prise d'assaut de la vieille SFIO par Mitterrand, en somme. Cela fait bientôt quarante-cinq ans... le temps de passer de Mollet à Valls, de la droite de la gauche à la gauche de la droite, à moins que cela soit l'inverse -eppur si muove...

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vendredi, 27 juin 2014

Devoir de vacances : Dessine-moi une alternative...

Au capitalisme réellement existant (et réellement existant aujourd’hui, non à celui ayant existé il y a un siècle), quel socialisme réellement possible la gauche socialiste oppose-t-elle ? La social-démocratie s’arc-boute sur sa volonté de socialiser le capitalisme pour en raboter les aspérités les plus blessantes, ou à défaut les dissimuler sous le vernis de l’Etat social ; ce qu’il reste du mouvement communiste bascule peu à peu dans une nostalgie réactionnaire mâtinée de corporatisme (en direction et à partir de la fonction publique, mais aussi des rentiers) : qu’y a-t-il de socialiste dans tout cela ? Rien, strictement rien.Alors qu'il y a tout du socialisme possible dans les possibilités même du capitalisme. Or que le capitalisme soit la matrice du socialisme, cela fait tout de même plus d'un siècle et demi qu’on le sait : que nous ayons à faire accoucher ce ventre, il est grand temps de l’admettre, et de nous y mettre.

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21:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme | |  Facebook | | | |

vendredi, 06 juin 2014

Prêche socialiste de Pentecôte : Vive la commune !

Dimanche,pentecotesinaiviie.jpg c'est la Pentecôte. Une fête chrétienne célébrant la descente enflammée du Saint-Esprit sur les combustibles apôtres de Jésus de Nazareth et sur leurs amis, cinquante jours après Pâques. En ce jour, les chrétiens sont supposés prier leur dieu pour que pareille descente (moins enflammée, sans doute) de pareil Esprit leur soit accordée. Combien le font-ils ? La réponse la plus plausible, dans nos contrées, aujourd'hui, serait de nature à désespérer les fidèles -aussi nous abstiendrons-nous de la donner. En revanche, nous ne nous abstiendrons pas de faire notre petite Pentecôte à nous. Et comme il n'y aura pas de Pentecôte avant les prochaines élections municipales genevoises, nous nous prierons donc nous-mêmes de bien vouloir accorder un peu d'attention à la nécessité de ne pas se présenter à des élections municipales sans un programme politique qui fasse de la commune autre chose, et plus, et mieux que l'étage inférieur de l'Etat, son entresol -sa loge de conciergerie. 

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16:50 Publié dans Politique, religion, laïcité, églises | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : socialisme, commune, schwytzguébel | |  Facebook | | | |

vendredi, 16 mai 2014

Mouvement socialiste et mouvement syndical : Questions d'identité...

Mercredi soir, à Genève, des syndicalistes et des socialistes s'interrogeaient gravement dans un débat sur le thème des liens entre le parti et les syndicats, sur la nature de ces liens, la situation des uns et des autres (du parti et des syndicats). Avec, en filigrane, cette question : comment reconstituer une conscience et une identité de classe ? Une question posée surtout à l'organisation politique, menacée de se muer en une sorte de mouvement « attrape-tout » priorisant les enjeux sociétaux sur les enjeux économiques, élargissant la défense des travailleurs à celle de ces 99 % de la population dont les « indignés » nord-américains se veulent les hérauts. 99 %, c'est-à-dire tout le monde, sauf les plus puissants, les plus riches, l'oligarchie politico-économique ultra-minoritaire des « maîtres du monde » (les quelques maîtresses qui s'y retrouvent n'altérant guère la masculinité de la tribu). 99 %, presque tout le monde -autant dire aucun groupe, aucune classe, aucune strate en particulier.

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jeudi, 15 mai 2014

Querelle d'héritage dans la gauche française : Mais foutez lui la paix, à Jaurès !

Jaurès.jpgLe mois dernier, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon ont chacun, mais séparément, déposé au pied de deux statues différentes de Jean Jaurès, deux gerbes de fleurs, en commémoration du bientôt centenaire de son assassinat, le 31 juillet 1914, à la veille de la Grande Guerre, par un sicaire d’extrême-droite. Hommages sincères, ou nécrophilie récupératrice ? Sans doute un peu des deux. Et voilà donc Flamby et Méluche se disputant l’auguste dépouille, la tirant l’un sur la droite pour justifier sa politique et l’autre sur la gauche pour justifier sa dénonciation de la social-trahison. Après les cloches de Bâle célébrées, en 1912, par Jaurès, au grand congrès de l’Internationale socialiste contre la guerre, les cloches de Carmaux. Quand elle est divisée, la gauche française se dispute Jaurès ? Certes, cela a plus de gueule que se disputer Mollet ou Thorez, mais c'est tout de même une sorte d’accaparement politicien d'un mort plus éloquent que les vivants qui s’en réclament.

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jeudi, 19 décembre 2013

En finir avec une chimère : le social-libéralisme

Il y a des mots, des étiquettes, des postures politiques dont il faudrait pouvoir se débarrasser, mais qui s'accrochent au discours politique comme autant de morpions rhétoriques. A gauche, « social-libéralisme » est de ces mots, « social-libéral » de ces étiquettes, et leur dénonciation de ces postures. Un spectre, le communisme, hantait l'Europe, une chimère encore y pâture : le « social-libéralisme ». Son nom de pâté d’alouette en signifie la fadeur : tête « libérale » (le programme) et corps social-démocrate (l’électorat, les appareils de parti, les sièges) ;  on ne trouvera dans le « social-libéralisme » ni les refus et les projets du socialisme, ni la logique du libéralisme, ni l’incroyable force subversive de l’un et de l’autre. Le « social-libéralisme », c’est la génuflexion devant le «marché», la substitution de la défense des consommateurs à celle des travailleurs, l’adhésion aux impératifs comptables, le fétichisme de la « modernité »… et par dessus tout, l’attrait de la mangeoire : des hommes et des femmes de gauche allant à droite pas même comme à Canossa, mais comme on va à la soupe.

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lundi, 28 octobre 2013

Gauche « morale » contre gauche « responsable » : Un débat à la con

Vendredi dernier, « Le Monde » titrait en « une » : « La guerre des gauches sévit dans la majorité » présidentielle française. Valls contre Taubira, PS contre Verts. Et de nous produire une « analyse des fractures idéologiques entre gauche 'morale' et gauche 'pragmatique' (...) entre idéalisme politique et réalisme économique ». Avec un appel du sociologue Jean-Pierre Le Goff à « briser l'influence du gauchisme culturel », un autre du dispensable Guy Sorman à faire émerger un « social-libéralisme à la française », sans oublier la rituelle dénonciation (par Eric Fassin cette fois) de la «droitisation du PS». La routine, quoi.  Un vrai faux débat à la con. Parce qu'enfin, on ne voit pas pourquoi « moral » (on préfererait d'ailleurs « éthique ») et « pragmatique » devraient s'opposer, ni en quoi tenir aux valeurs qui le fonde relèverait, pour un mouvement politique, de l'« idéalisme », ni en quoi les renier tiendrait du « réalisme »...

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jeudi, 14 février 2013

Quand l'approche des élections éloigne la réflexion

On cherche gauche nouvelle

Les périodes pré-électorales génèrent à gauche un étrange climat intellectuel, une sorte de mise en sommeil des grands débats, d'éloignement apparent des grands enjeux, pour un repli sur les nécessités tactiques et rhétoriques qu'imposent précisément les élections. Les alliances se font ou se défont, non pour des raisons de convergences ou de divergences capitales, mais en conséquence de ces nécessités, et en traduction de calculs assez simples, et d'objectifs plus simples encore : gagner des sièges (ou à tout le moins ne pas en perdre), revenir au parlement si on en a été sortis, y faire son entrée si on n'y fut jamais. C'est une petite dizaine de mois (avant, pendant et juste après) les élections à passer ainsi, à reporter à plus tard les questionnements auxquels nous n'avons pas encore su répondre...

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lundi, 28 janvier 2013

Vivent les révolutionnaires (morts) !

Rallumez les feus !

Samedi, on était à une soirée en l'honneur de Rosa Luxembourg. Dimanche, à une matinée de la pièce de Dominique Ziegler sur Jean Jaurès*. S'apprêterait-on à entamer un marathon d'hommages aux révolutionnaires assassinés ? leur liste est longue, et à ne consacrer un jour qu'à chacun des plus connus d'entre eux (sans parler des millions d'anonymes tombés au champ d'honneur politique), on se retrouverait à l'orée des élections de cet automne, plus émus que ragaillardis par cette nostalgie. Emus, et inquiets : si ces morts nous paraissent si grands, ne serait-ce pas que les vivants, à commencer par nous mêmes, nous semblent trop petits ?

* elle se joue jusqu'au 3 février au Poche.  On réserve au N° +22 310 37 59

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vendredi, 23 novembre 2012

Il y a un siécle : Les Cloches de Bâle

internationalisme.jpgNotre unique rédacteur, aujourd'hui, se nomme Louis Aragon. Ce n'est pas que nous ayons une tendresse politique particulière pour ce vieil équilibriste, successivement dadaïste, surréaliste et stalinien, mais le poète et l'écrivain est de génie. Son roman, « Les Cloches de Bâle », le premier de son cycle politiquement correct du « Monde réel », mérite d'être lu. Et surtout, il se clôt par l'évocation hugolienne d'un grand moment de l'histoire socialiste (et pacifiste). Un moment sans autre suite que sa propre trahison, une histoire sans autre héritage que celui de la capitulation de l'Internationale devant les mobilisations chauvines, mais un grand moment tout de même, raconté ici par de grands mots, et par l'évocation de grands personnages (Jaurès, Zetkin...) : le congrès socialiste international de Bâle, en novembre 1912, avec comme mot d'ordre « Guerre à la guerre ».
Ecoutez les Cloches de Bâle...

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vendredi, 25 mai 2012

Et que meure la chimère : le social-libéralisme

Si un spectre, le communisme, hantait naguère l'Europe, une chimère plus récemment y pâtura : le « social-libéralisme ». Son nom de pâté d’alouette en signifiait la fadeur : tête « libérale » (le programme) et corps social-démocrate (l’électorat, les appareils de parti, les sièges) ; on ne trouvait dans le « social-libéralisme » ni les refus et les projets du socialisme, ni la logique du libéralisme, ni l’incroyable force subversive de l’un et de l’autre. Le « social-libéralisme », c’est la génuflexion devant le « marché », la substitution de la défense des consommateurs à celle des travailleurs, l’adhésion aux impératifs comptables, le fétichisme de la «modernité»… et par dessus tout, l’attrait de la mangeoire : Kouchner allant à Sarkozy, pas même comme à Canossa, mais comme à la soupe. Et puis la crise est venue. Et la chimère y a succombé.

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jeudi, 01 mars 2012

Tiens, si on parlait d'autre chose que de nos affres politiciennes : Quelle actualité du marxisme ?


On ne s'interroge pas, dans nos troquets accoutumés, que sur la bouleversifiante actualité politique locale... Ainsi, entre la poire de la succession de Mark Muller et le fromage du mercredi scolaire, s'est--on demandé innocemment, histoire de parler d'autre chose, si le marxisme était encore d’une possible actualité... Il l’est, avons-nous répondu, nous qui ne sommes pas marxistes, puisque son objet (le capitalisme) l’est toujours. Marx est d’actualité, mais comme Machiavel, et pour les mêmes raisons instrumentales : l’un analyse le capitalisme, l’autre le pouvoir politique, et ni le capitalisme ni le pouvoir politique n’ont déserté le champ de l’analyse, ni celui de l’action politique.

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vendredi, 27 janvier 2012

Mouvement socialiste et classe moyenne : changer de base...

Construit-on l'instrument politique de changement d'un système social
sur ceux qui auraient à y perdre ? La social-démocratie, après avoir été
(contre ses intentions initiales, bien plus ambitieuses) l'instrument de
l'accession des ouvriers à la normalité sociale ? médiane ?,
c'est-à-dire aux codes sociaux de la petite-bourgeoisie, s'est trouvée
naturellement basée sur cette ? classe moyenne ? qu'elle a contribué à
élargir à une partie de l'ancienne classe ouvrière, et qui a désormais
quelque chose à perdre à un changement social profond : la critique du
salariat n'a rien d'enthousiasmant pour qui a un salaire suffisant;
celle de l'Etat n'a guère d'urgence pour qui vit du salaire que l'Etat
lui verse et tire son statut social de sa place dans la hiérarchie de la
fonction publique ou de son mandat politique; la critique de la
propriété privée du sol ne mobilise guère les propriétaires de leur
logement ou d'une résidence secondaire; l'appel à une politique des
transports restrictive de l'usage de l'automobile a peu d'écho positif
chez les automobilistes, et à la dénonciation de l'emprise des zones
résidentielles et des zones villas, leurs habitants ne sont guère
sensibles.

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