lundi, 24 février 2014

Salaire minimum : on votera le 18 mai, et toute la droite défend le dumping salarial

La campagne syndicale pour l'initiative en faveur d'un salaire minimum légal de 22 francs de l'heure (ou 4000 francs par mois) a été lancée. On votera le 18 mai. Et toute la droite s'est déjà mise en ordre de bataille, pour défendre le dumping salarial.

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16:07 Publié dans Suisse, syndicats | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : salaire, salaire minimum, votation | |  Facebook | | | |

jeudi, 12 avril 2012

Initiative populaire pour un « revenu de base inconditionnel » : c'est parti !

Le droit aux moyens de vivre

Le texte de l'initiative populaire fédérale pour « un revenu de base inconditionnel » (autrement dit, pour un revenu égalitaire, individuel, accordé à tout résident sans autre condition que sa résidence, et couvrant ses besoins essentiels : le logement, la nourriture, les soins, les déplacements) est paru dans la Feuille fédérale. L'initiative est donc officiellement lancée. Et elle fait déjà débat à gauche, en particulier au sein du Parti socialiste (on peut écouter un petit débat entre camarades téléchargeable sur
http://t.co/ZiXHAA64). Nous soutenons cette initiative et vous invitons à la soutenir.  Pour plus d'infos : http://bien-ch.ch/fr

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14:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : revenu, salaire, assistance, travail, salariat | |  Facebook | | | |

lundi, 28 novembre 2011

Refus du salaire minimum, enterrement du revenu minimum d'aide sociale: Genève a voté, mais quelle Genève ?

La majorité (un peu moins de 55 %) d'une minorité (celle qui participé au vote) de citoyennes et de citoyens genevois a donc à la fois refusé le principe d'un salaire minimum, et accepté de supprimer le revenu minimum d'aide sociale. Pendant qu'à Neuchâtel, où l'on votait aussi sur le salaire minimum, celui-ci était accepté avec une majorité comparable à celle qui le refusait à Genève. Et qu'à Saint-Gall, pour l'élection au Conseil des Etats, le président de l'Union Syndicale Suisse terrassait le président de l'UDC. On ne peut pas toujours être les meilleurs. Et on fera mieux la prochaine fois. C'est promis. Reste à nous en donner les moyens.

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13:35 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : votations, salaire, démocratie | |  Facebook | | | |

vendredi, 04 novembre 2011

Le 27 novembre, on vote à Genève et Neuchâtel sur le salaire minimum : La justice, pas l'aumône !

Le 27 novembre prochain, on trouve à l'ordre du jour des votations cantonales à Genève et à Neuchâtel,  l’introduction d’un salaire minimum, revendiqué au plan fédéral par une initiative syndicale dont l'aboutissement est prochain, et qui sera donc elle aussi soumise au peuple (et aux cantons) de tout le pays. L'acceptation des initiatives cantonales à Genève et à Neuchâtel, le même jour et pour les mêmes raisons de principe, par delà les différences de situation économique des deux cantons,  serait (soyons optimistes : sera...) un bel entraînement pour le combat au niveau fédéral...

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13:58 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : salaire | |  Facebook | | | |

lundi, 26 avril 2010

On votera à Genève sur le salaire minimum

Un salaire, plutôt qu'une aumône

Genevoises et Genevois pourront, malgré la majorité de droite du Grand Conseil, se prononcer sur l'initiative que solidaritéS a lancée et fait aboutir pour inscrire dans la Constitution cantonale le principe d'un salaire minimum : ce sont les juges du Tribunal fédéral, saisis d'un recours contre la décision du Grand Conseil, en juin 2009, d'invalider l'initiative, qui en ont ainsi décidé au nom du principe selon lequel toute initiative populaire doit être interprétée dans le sens le plus favorable à sa soumission au vote populaire, et qu'en l'absence de certitude sur sa non-conformité au droit supérieur, c'est le peuple qui doit décider de son sort. Quoique opposé lui aussi à l'initiative, le Conseil d'Etat avait d'ailleurs admis sa validité. On votera donc sur un principe, tout en sachant qu'il sera difficile à mettre en oeuvre, mais en étant convaincus que l'instauration d'un salaire minimum, également demandée par l'Union Syndicale Suisse et le Parti socialiste suisse, est le seul moyen de lutter contre la « pauvreté laborieuse » et, pour autant que le niveau d'un salaire minimum soit fixé suffisamment haut, d'éviter à des dizaines de milliers de « travailleurs pauvres » de devoir recourir à l'aide sociale parce que leur salaire, pour un travail à plein temps, ne leur permettent pas de vivre -quand d'autres se goinfrent de primes et de bonus.

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mercredi, 16 décembre 2009

Salaire minimum : le gouvernement genevois n'en veut pas

Vivre de son travail ou de l'aide sociale ?
On y a peu prêté attention, noyée qu'était cette position noyé dans le fatras habituel des lieux communs du " discours de Saint-Pierre ", mais le nouveau gouvernement genevois a pris position sur, c'est-à-dire contre, le salaire minimum et son président d'un an, le radical François Longchamp, a annoncé : contre les bas salaires et les bas revenus (merci tout de même de reconnaître qu'il y en a), " nous agirons non pas par l'introduction d'un salaire minimal, qui ne tiendrait pas compte des charges de chaque foyer, mais par des prestations complémentaires adaptées ", qui permettront aux employeurs de continuer à verser des salaires inférieurs au minimum social, l'Etat, charitable, se chargeant du complément -et donc de subventionner les employeurs versant des bas salaires. Et comme dans le même discours, le même président d'un an du même gouvernement a assuré que ses sept membres (socialiste et verts compris, donc) allaient respecter " la collégialité qui seule garantit la démocratie de concordance ", on risque bien de ne pas entendre de petite voix de gauche disant autre chose que ce que la droite a envie de faire entendre. Reste que si le discours de Saint-Frusquin évoque la question du salaire minimum, c'est bien que cette question est enfin clairement posée en Suisse, agenda politique à la clef. Et que c'est une bonne question. La preuve : elle fâche…

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vendredi, 17 octobre 2008

Vers un salaire minimum, enfin ?

Initiatives populaires, motion syndicale :
Vers un salaire minimum, enfin ?


A Genève, SolidaritéS a fait aboutir son initiative populaire cantonale pour un salaire minimum ; au sein de la Constituante qui sera élue dimanche, la proposition d'inscrire dans la constitution cantonale le principe d'un salaire minimum sera faite, toutes les listes de gauche ayant inscrit cette revendication à leur programme constitutionnel ; dans le canton de Vaud, la même proposition a été faite (l'initiative genevoise s'en inspirant) ; une initiative parlementaire à été déposée à Neuchâtel, une initiative populaire va être lancée en Valais, toujours en faveur du principe d'un salaire minimum. Enfin, le premier congrès d'UNIA a accepté une proposition du Comité central du syndicat demandant à la direction d'étudier la possibilité d'inscrire un salaire minimum dans la loi. En fait, cette proposition était une contre-proposition à une motion d'UNIA-Genève, qui demandait plus franchement le lancement d'une initiative populaire pour un salaire minimum légal. Les choses bougent, donc, dans un pays où jusqu'à ces dernières années, la seule évocation d'un salaire minimum légal faisait frémir les appareils syndicaux. Dans un pays, surtout, où la moitié des salariés ne sont couverts par aucune convention collective, et une grande partie des conventions collectives qui couvrent l'autre moitié ne prévoient aucun salaire minimum.

Hâte-toi lentement

Ils y ont mis le temps, ils ont freiné des quatre fers pendant des décennies, fétichisant les conventions collectives et portant aux nues le seul " partenariat social ", mais ils y viennent: les syndicats acceptent enfin d'entrer en matière sur la revendication d'un salaire minimum légal. A Genève, le salaire médian tourne autour de 6500 francs brut par mois (6350 franc en 2006). Fixer ici, où les salaires sont 13 % plus élevés que dans le reste de la Suisse, mais où le coût de la vie est aussi plus élevé que n'importe où ailleurs, un salaire minimum de 4000 francs par mois, n'est ni une revendication irréaliste (4000 francs par mois, c'est ce qui est nécessaire, aujourd'hui, à une personne sans charge de famille pour vivre dans des conditions socialement acceptables), ni une menace pour les salaires les plus élevés. En revanche, pour les travailleurs et (surtout) les travailleuses les plus mal payés, dans les secteurs les moins syndicalisés, un salaire minimum n'est rien moins que la reconnaissance de leur dignité de travailleuses et de travailleurs. L'initiative de SolidaritéS a des défauts, et son lancement solitaire (qui n'a pas empêché son aboutissement, ce qui témoigne au moins d'une assez solide capacité militante) n'est pas irréprochable. Mais ça n'est pas parce que la Constituante aura à débattre de propositions allant dans le même sens que l'initiative qu'il se justifiait d'attendre que ladite Constituante ait terminé son travail pour lancer le débat. Et pour le poursuivre. La Communauté genevoise d'action syndicale, et les principaux syndicats genevois (Unia et le SIT) vont s'y atteler. La conjonction des forces politiques et syndicales sera d'autant plus nécessaire que l'opposition patronale s'annonce déjà féroce.

02:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : salaire, unia, syndicats | |  Facebook | | | |