saint-gervais

  • Aux Bains, tout le monde...

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    zonage culturel à Genève

    On aura dimanche soir si le million de subvention que la Fondation Saint-Gervais recevait pour le Centre pour l'image contemporaine (CIC), et qui lui a été enlevé, sera rétabli. On ne saura pas, en revanche, ce qu'il adviendra du CIC,, ni même d'ailleurs de la maison de Saint-Gervais elle-même, tant les intentions de la Fondation Saint-Gervais et du Département des Affaires Culturelles sont à la fois opaques et contradictoires. Ce qui n'est en revanche ni opaque, ni contradictoire, c'est bien cette tendance au " zonage " culturel, qui aboutit, progressivement, à la concentration de tout ce qui relève, ou prétend relever, de l' " art contemporain " dans un même quartier. Ou un même ghetto.

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  • Ce que la mort du CIC nous dit de la politique culturelle genevoise

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    " La liberté de l'art, son indépendance vis-à-vis de ce que l'on exige de lui, se fonde dans l'idée d'une société libre et anticipe en un certain sens sa réalisation " (Theodor Adorno)

    Elle passerait presque inaperçue (n'était la splendide affiche baudelairienne d'Exem), la votation municipale à l'ordre du jour du 27 septembre, sur le maintien ou non d'un gros million de subvention accordée par la Ville à la Fondation Saint-Gervais, et jusqu'alors affectée par celle-ci au Centre pour l'Image Contemporaine, avant que, pressé par la Fondation et le Conseil administratif, le Conseil Municipal n'entérine le transfert de cette subvention au Centre d'Art Contemporain (CAC) et au Fonds municipal d'Art Contemporain (FMAC), en signant du même coup l'arrêt de mort du CIC. L'enjeu est réel. Non pas financier, cet enjeu, mais culturel.

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  • Un référendum pour un débat

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    Centre pour l'image contemporaine
    Un référendum pour un débat


    En décembre, lors du grand débat budgétaire, le Conseil municipal a décidé de transférer la subvention accordée au Centre pour l'image contemporaine (CIC) au Centre d'art contemporain (CAC) et au Fonds municipal d'art contemporain (FMAC). Cette décision, totalement contradictoire d'une motion votée six mois plus tôt par le même Conseil municipal, à propos du même Centre pour l'image contemporaine, condamne celui-ci à mort. Le référendum municipal lancé contre la décision de décembre, et qui peut donc s'appuyer sur celle de juin, est une sorte de demande de grâce -non pour le principe même de la grâce, mais pour laisser le temps à un projet d'émerger, qui soit alternatif à la fois à la pétrification du CIC dans son état actuel et à sa suppression pure et simple. Entre deux solutions, la troisième est souvent la meilleure.

    Donner du temps à un projet

    En l'absence de toute possibilité constitutionnelle de " référendum constructif " ajoutant au refus d'une décision, une proposition de décision alternative, un référendum est par définition un acte d'opposition, mais cette opposition " dégage le terrain " politique, en maintenant ouvert le champ des possibles afin qu'ensuite, sur le terrain dégagé, quelque chose de nouveau puisse être construit. Encore faut-il concevoir ce " quelque chose de nouveau ". Le référendum contre la suppression de la subvention au CIC se justifie par le fait même qu'en proposant de revenir sur la décision qui, de facto, abolit cet acteur culturel, il obligera, s'il aboutit, à se poser quatre questions :
    - Genève doit-elle se doter d'une institution autonome active dans le champ de l'imagerie contemporaine ?
    - quel contenu, quel mandat, donner à une telle institution : produire, représenter, expérimenter, constituer un patrimoine, ou tout cela à la fois ?
    - quelle forme cette institution doit-elle prendre ? publique ou privée ? municipale ou cantonale ?
    - enfin, que faire de l'actuelle Fondation de Saint-Gervais, fondation de droit privé mais dépendant presque totalement du financement public, et dont l'organe " suprême ", le Conseil de fondation, n'est composé que de représentant de collectivités et de services publics ?
    Ce sont ces questions qui devront être posées si le référendum aboutit. Et elles ne pourront vraisemblablement être posées que s'il aboutit. Parce que le CIC mort et ses dépouilles dispersées dans d'autres institutions, un projet culturel pour l'imagerie contemporaine à Genève sera très vraisemblablement le dernier des soucis des acteurs politiques locaux.

    Signez le référendum contre la disparition du Centre pour l'image contemporaine (CIC) de Saint-Gervais
    feuilles de signatures téléchargeables sur
    www.sauvons-le-cic.ch
    Dernier délai de renvoi : jeudi 22 janvier


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