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  • Prisons genevoises : de Saint-Antoine à Champ-Dollon : « Je me souviens »

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    prison-st-antoine.jpgPour une fois, « on » va écrire à la première personne du singulier. « Je  me souviens », non pas « on se souvient » ou « nous nous souvenons ». Ce n'est pas qu'« on » se prenne pour Georges Perec, c'est que même partagée par des milliers de personnes en même temps, des millions et des millions depuis le temps qu'elle sévit, la prison est une expérience aussi singulière qu'elle est collective, et que la mémoire qu'« on » peut en garder elle aussi est singulière : « on » n'y est pas entré pour des raisons impersonnelles, mais pour des actes commis -en toute connaissance de cause ou non- ou dont « on » est suspecté -à tort ou à raison. Et cette expérience singulière (e n'y étais ni par hasard ni par erreur) l'est dans la mesure ou chacun d'entre nous l'est aussi, singulier : la prison se vit personnellement. Et donc, parce que les derniers soubresauts de Champ-Dollon me remettent en mémoire à la fois les derniers temps de Saint-Antoine et les premiers temps de Champ-Dollon : « Je me souviens »...

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    Lien permanent Catégories : Genève, Justice 5 commentaires