requérants d'asile

  • Cachez ces immigrants qu'on ne saurait voir...

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    Mondo Cane...

    Sur les côtes italiennes et grecques, les naufragés survivants de l'exode africain s'échouent, jour après jour, par centaines, laissant derrière eux, au fond de la mer, des centaines de leurs camarades. A Vintimille, les polices française et italienne se renvoient les réfugiés comme des colis indésirables. Mondo Cane... A Genève, les autorités cantonales, dont on sait que le projet est de faire de Genève le « hub » romand des expulsions de requérants d'asile déboutés, tout en parsemant la république de prisons diverses et variées dont l'une au moins serait réservée à ces indésirables métèques, se livrent à un déplacement forcé ayant toutes les apparences d'un véritable enlèvement, des hommes célibataires du foyer des Tattes (où un incendie à tué un réfugié il y a quelques mois) pour les installer (on dira plutôt : les stocker) dans un abri souterrain. Depuis lundi, avec l'accord de la Ville de Genève, des migrants et des militants occupent le centre culturel du Grütli pour protester contre l'enfouissement des requérants d'asile. Ce soir encore, à 18 heures, un rassemblement se tiendra devant le centre culturel) du Grütli pour les soutenir dans leur combat pour un lieu d'hébergement durable, vivable... et à la surface terrestre.

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  • Pour Ayop Aziz, et tous les autres : Rassemblement ce matin à 9h à la pierre de Plainpalais

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    asile, requérants d'asile

    « Un renvoi scandaleux, effectué de façon sournoise et anti-démocratique ! »

    Fin février, les défenseurs des requérants d'asile ont appris que l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) préparait le renvoi vers l'Espagne d'Ayop Aziz, victime de l'incendie du Foyer des Tattes survenu en novembre dernier, incendie qui avait fait un mort et quarante blessés, dont onze grièvement. Un collectif citoyen, le comité de solidarité avec les sinistrés des Tattes, a déposé début mars une pétition urgente au Conseil d'Etat, lui demandant d'intervenir auprès de Berne pour que le renvoi des victimes de l'incendie soit suspendu, ou de renoncer de lui-même à exécuter ce renvoi. Cette pétition a récolté en 20 jours près de 2200 signatures. Sans même se donner la peine de répondre, les autorités pourraient procéder aujourd'hui au renvoi d'Ayop Aziz... « Un renvoi scandaleux, effectué de façon sournoise et anti-démocratique ! », dénonce le comité de solidarité... à moins que... deux instances peuvent encore empêcher le renvoi du jeune homme : Berne, en renonçant à l'exiger, ou Genève, en refusant (comme la Ville de Genève le lui demande) de l'exécuter. Il faudrait pour cela un minimum de quelque chose : du courage. « Un renvoi scandaleux, effectué de façon sournoise et anti-démocratique ! »

    Fin février, les défenseurs des requérants d'asile ont appris que l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) préparait le renvoi vers l'Espagne d'Ayop Aziz, victime de l'incendie du Foyer des Tattes survenu en novembre dernier, incendie qui avait fait un mort et quarante blessés, dont onze grièvement. Un collectif citoyen, le comité de solidarité avec les sinistrés des Tattes, a déposé début mars une pétition urgente au Conseil d'Etat, lui demandant d'intervenir auprès de Berne pour que le renvoi des victimes de l'incendie soit suspendu, ou de renoncer de lui-même à exécuter ce renvoi. Cette pétition a récolté en 20 jours près de 2200 signatures. Sans même se donner la peine de répondre, les autorités pourraient procéder aujourd'hui au renvoi d'Ayop Aziz... « Un renvoi scandaleux, effectué de façon sournoise et anti-démocratique ! », dénonce le comité de solidarité... à moins que... deux instances peuvent encore empêcher le renvoi du jeune homme : Berne, en renonçant à l'exiger, ou Genève, en refusant (comme la Ville de Genève le lui demande) de l'exécuter. Il faudrait pour cela un minimum de quelque chose : du courage. Tout à l'heure, à 9h à la pierre de Plainpalais (sur la plaine, côté Uni-Mail), on demandera au gouvernement genevois d'en faire preuve.

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  • On vote le 9 juin sur le droit d'asile : L'« urgence » au prix des droits ?

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    afficheAsile.jpgLa Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, pour défendre les «mesures urgentes en matière d'asile » soumise au vote populaire le 9 juin assure qu'«on ne peut pas parler de durcissement de la Loi sur l'asile. Le projet soumis en votation ne restreint pas la notion de réfugié». Non, il ne fait que restreindre la possibilité de se réfugier... Ces « mesures urgentes » ne consistent pas seulement à pouvoir ouvrir des centres d'hébergement fédéraux et à pouvoir utiliser pour cela, sans demander l'autorisation des cantons et des communes, des installations existantes : elles consistent aussi à ne plus reconnaître la désertion et l'objection de conscience comme motif suffisant d'obtention de l'asile politique et à rendre impossible le dépôt d'une demande d'asile dans les ambassades suisses... toutes mesures sur lesquelles Simonette passe comme chatte sur braises. Il est vrai que son parti (le nôtre) combat désormais les mesures qu'elle défend... « Le Conseil fédéral et le parlement veulent des procédures d'asile équitables et des décisions rapides », explique la ministre. Equitables, vraiment ?
    Et rapides à quel prix ? au prix du droit d'asile ?

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