mercredi, 24 mai 2017

Quatre référendums contre les coupes budgétaires en Ville de Genève : pour la cohérence du geste

Pina Bausch.jpgLes socialistes de la Ville de Genève et les Verts sont invités par leurs assemblées générales respectives à signer les quatre référendums lancés contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée (PLR, PDC, UDC, MCG) dans le projet de budget du Conseil administratif, fin avril dernier*. Ce soutien des socialistes et des Verts à un quadruple référendum décidé par "Ensemble à Gauche" toute seule, sans consultation des autres formations de gauche du Conseil municipal (PS, Verts), ni des milieux culturels qui avaient été des acteurs déterminants du référendum lancé il y a un an contre les précédentes coupes budgétaires imposées par la droite coagulée, est logique : même si en l'occurrence l'arme référendaire n'est pas la plus efficace (si les référendums aboutissent, on ne votera qu'en novembre, un mois avant d'entrer dans un nouvel exercice budgétaire, ce qui relativise considérablement l'effet concret de l'exercice référendaire), elle n'exprime après tout que la même opposition que celle que les élues et élus socialistes au Conseil municipal avaient exprimée lors des débats d'avril, comme lors de ceux de l'année dernière. Un soutien pour la cohérence du geste d'opposition, en somme. Après quoi, les socialistes lanceront (nous en déciderons fin mai) des initiatives municipales pour ancrer dans la durée des allocations budgétaires auxquelles la droite a pour réflexe pavlovien de s'attaquer. Là encore, la cohérence du geste, et là encore, la sollicitation d'un arbitrage de la population, mais non plus sur le mode défensif propre aux référendums : sur le mode offensif, contenu dans la démarche même de l'initiative populaire.

* le premier référendum est lancé contre une coupe linéaire de un million de francs (sur un budget de près de 1,2 milliard) sur les dépenses de fonctionnement de chaque département municipal (y compris celui du seul magistrat de droite, Guillaume Barazzone); le deuxième contre une coupe de 340'000 francs dans la solidarité internationale, le troisième contre une coupe de 963'000 francs dans l'encouragement à la culture, le quatrième contre une coupe de 150'000 francs dans le financement de l'allocation de rentrée scolaire, que la droite tente de transformer en aumône délivrée sous forme de bons en monnaie de singe. Le délai de récolte des signatures est au 19 juin : il en faut 4000 pour chaque référendum.

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16:05 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budget, ville de genève, référendum | |  Facebook | | | |

vendredi, 12 février 2016

Ville de Genève : 9500 signatures contre le crétinisme budgétaire

On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc.jpg

Savoir raison rétablir

Le double référendum contre les coupes budgétaires opérées par la droite coagulée du Conseil municipal de Genève a abouti -et même largement, puisque il a obtenu 9500 signatures (encore non validées) sur chaque référendum alors qu'il en fallait 4000. En décembre dernier, la majorité de droite et d'extrême-droite du parlement municipal genevois avait pris hache et rabot et taillé, à l'aveugle, dans les subventions sociales et culturelles et les lignes de fourniture aux services et à l'administration de la Ville, alors même que le projet de budget présenté par le Conseil administratif était mieux qu'équilibré : excédentaire... Mais la droite et l'extrême-droite municipales, confrontées à un exécutif de gauche, étaient tenaillées par un intense besoin de faire savoir qu'elles existent. On le sait donc. On sait surtout à quoi se réduit, politiquement, cette existence : à un exercice imbécile qui menace de faire des dégâts bien plus importants que ce que suggèrent  les pourcentages de réduction des subventions et des allocations de ressources -la votation, en juin ou en septembre prochain,  permettra de réparer ces dégâts, et d'éviter d'en faire d'autres : pour faire boucherie, la hache est peut-être un outil utile. Pour faire menuiserie, le rabot n'est pas de trop. Pour faire de la politique culturelle et sociale, et en faire une qui réponde aux besoins croissants d'une population croissante, la raison raisonnable raisonne mieux : il ne s'agira lors du vote populaire que de la rétablir.

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15:30 Publié dans Genève, Politique, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : budget, finances publiques, subventions, référendum | |  Facebook | | | |

mardi, 11 novembre 2014

Catalogne : Simulacre de référendum ou référendum sur le référendum ?

catalunya.jpgIllégal ? Légitime !

Dimanche, en Catalogne, lors de ce que ses adversaires considéraient comme un « simulacre de référendum » et qui s'avère avoir été une sorte de « référendum sur le référendum », les votants ont massivement répondu « oui » aux questions « La Catalogne doit-elle être un Etat ? » et  « cet Etat doit-il être indépendant ? » (de l'Espagne). La consultation catalane succède à une consultation écossaise portant sur la même revendication indépendantiste, mais légitimée, elle, par le gouvernement britannique -qui y risquait pourtant gros, et sentit passer le vent du boulet.. Récusée par le gouvernement central et la Cour constitutionnelle espagnols, maintenue sous une forme ambiguë (sans portée juridique, mais avec une lourde portée politique) la consultation catalane n'était peut-être pas légale, mais elle était légitime, Une légitimité confirmée par la participation de deux millions de personnes, sans lesquelles ce « référendum sur le référendum »  n'aurait été qu'une mise en scène.

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15:06 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : espagne, catalogne, autodéterminatiom, référendum | |  Facebook | | | |

vendredi, 19 septembre 2014

Ecosse : l'indépendance à portée d'urnes

Breith ar Ecosse, référendum, SNP, indépendance, nationNáisiún ?*
 
*oui, d'accord, c'est approximatif, vu que c'est de l'irlandais, pas de l'écossais, mais on va pas chipoter : c'est quand même du gaëlique. Et ça veut dire "naissance d'une nation"...

Le "non" à l'indépendance de l'Ecosse est majoritaire, mais c'est le "oui" qui est vainqueur ? La politique n'est pas un dérivé de l'arithmétique, surtout au pays du whisky et du Loch Ness. 97 % de celles et ceux qui en avaient le droit s'étaient inscrits sur les listes électorales et plus de 80 % d'entre elles et eux ont voté (c'est  le plus haut taux de participation de tous les scrutins organisés en Grande-Bretagne depuis l'instauration du suffrage universel) : c'est une première victoire des partisans de l'Indépendance : ils ont forcé au débat, forcé à admettre la légitimité de leur projet. Pour arracher un "non" à l'indépendance, le gouvernement britannique et son opposition travailliste ont beaucoup promis en même temps qu'ils menaçaient beaucoup. Les menaces étaient de pure tactique, mais les promesses, il va bien falloir les tenir... Au pire, le vote écossais aboutira à une autonomie très élargie. Au mieux, à l'indépendance -mais non à une indépendance de bastion, d'isolement, de forteresse : le Parti national écossais n'a jamais eu l'intention de reconstruire le Mur d'Hadrien.

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mercredi, 10 octobre 2012

Référendum contre la xénophobie d'Etat : Le PS dans la nasse

Une coalition d'organisations a décidé avant-hier de lancer un référendum contre les derniers durcissements de la loi sur l'asile. Malgré l'opposition d'Amnesty International, de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés et du Parti socialiste, le Forum pour l'intégration des migrant-e-s, les Juristes progressistes, le Centre social protestant de Genève et les Jeunes Verts ont donc décidé de prendre le risque du vote populaire. On attend encore la décision de Solidarité sans Frontières (opposée au référendum, mais qui pourrait s'y rallier puisqu'il sera de toute façon lancé), des Verts et des sections socialistes cantonales et locales, qui peuvent parfaitement contourner le refus de la direction du PSS -d'autant que ce refus doit lui-même être confirmé par le « parlement » du parti, l'Assemblée des Délégués.

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mercredi, 28 décembre 2011

« Gouvernance » des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie

Réduction de la représentation des représentants du parlement dans les Conseils des « entités para-étatiques » (une périphrase technocratique pour désigner simplement des entreprises publiques, comme les TPG ou les Services Industriels), diminution de la représentation du personnel, restriction de la représentation des communes, ignorance de la représentation des usagers, publication seulement partielle de l’échelle de rémunération des dirigeants, instauration d'un secret de fonction absolu, rendant impossible la communication des représentants des associations et organisations avec leurs mandants... On comprend que les associations patronales et les partis de droite, sauf le MCG, aient accueilli favorablement l’avant-projet de loi sur la « gouvernance » (en novlangue dans le texte) des grandes régies publiques, se soient réjouis du contrôle accru du Conseil d'Etat, des restrictions à la transparence de la rémunération des administrateurs et de la diminution du nombre d’administrateurs représentant le personnel et le parlement : le Conseil d’Etat voudrait assumer un rôle équivalent à celui de l’actionnaire d'une société anonyme. C'est dire en quelle estime il tient la notion même de «  service public »...
http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article307

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mardi, 06 décembre 2011

« Gouvernance » des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie

Réduction de la représentation des représentants du parlement dans les Conseils des « entités para-étatiques » (une périphrase technocratique pour désigner simplement des entreprises publiques, comme les TPG ou les Services Industriels), diminution de la représentation du personnel, restriction de la représentation des communes, ignorance de la représentation des usagers, publication seulement partielle de l’échelle de rémunération des dirigeants, instauration d'un secret de fonction absolu, rendant impossible la communication des représentants des associations et organisations avec leurs mandants... On comprend que les associations patronales et les partis de droite, sauf le MCG, aient accueilli favorablement l’avant-projet de loi sur la « gouvernance » (en novlangue dans le texte) des grandes régies publiques, se soient réjouis du contrôle accru du Conseil d'Etat, des restrictions à la transparence de la rémunération des administrateurs et de la diminution du nombre d’administrateurs représentant le personnel et le parlement : le Conseil d’Etat voudrait assumer un rôle équivalent à celui de l’actionnaire d'une société anonyme. C'est dire en quelle estime il tient la notion même de «  service public »...

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mardi, 06 avril 2010

Révision de l'assurance-chômage : Aux armes référendaires, citoyens !

Chômdur, dur...

Le Parlement a approuvé la 4eme révision de l'assurance chômage, faite sur le dos des chômeurs, malgré les appels au report du projet, lancés par une partie de la droite (les jeunes libéraux-radicaux, par exemple) qui craint un rejet en votation populaire, ou les grognements de l'UDC, qui estime qu'on ne va pas assez loin dans le démantèlement du droit à l'indemnisation. Le comité national référendaire contre la révision de l'Assurance Chômage préparait depuis des mois le referendum, il a donc lancé celui-ci, avec le soutien du PS et des syndicats. Sur ce dossier aussi,  « le peuple de gauche doit défaire l'aristocratie radicale » , comme le proclamait Christian Levrat devant l'Assemblée des délégués du PS, fin février...  « Aristocratie radicale » épaulée en l'occurrence par la cléricature démo-chrétienne pour faire payer la crise de l'emploi à ses victimes. Ah, ça ira, ça ira, ça ira !

télécharger la feuille de signature pour le référendum :
http://www.facebook.com/l/002bd;www.non-dlaci.ch/signatur...

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vendredi, 05 février 2010

Praille-Acacias-Vernets La crainte du référendum, le commencement de la sagesse



Les belles promesses rendant les référendaires joyeux, les zautorités cantonales et municipales de Carouge, Genève et Lancy ont négocié avec les partis de gauche, les syndicats et l'ASLOCA, qui avaient lancé un référendum contre le préavis favorable de la Ville au déclassement du périmètre PrailleAcacias-Vernets (PAV pour les intimes), un projet d'accord en échange du retrait du référendum (la votation populaire a d'ailleurs été reportée dans l'attente de la réponse des référendaires à ce projet). L'accord est, pour la gauche, tout juste acceptable et ne contient en réalité aucune garantie quant à son respect par les autorités cantonales, alors qu'il implique le retrait du référendum puisqu'il annule (pour la remplacer par une autre) la loi contre laquelle le référendum a été lancé. Il est vrai qu'à tous les stades de l'évolution de la réalisation du projet, d'autres référendums, cantonaux ou municipaux, sont possibles, et que puisqu'il s'est avéré que seule la menace du vote populaire a fait revenir en arrière les partisans du bétonnage intensif du PAV, cette menace, voire le lancement effectif de référendums pour l'appuyer, doit continuer à planer : elle seule peut les dissuader de s'asseoir sur l'accord qu'ils ont dû se résoudre à négocier.

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20:40 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pav, urbanisme, référendum | |  Facebook | | | |

mardi, 12 janvier 2010

Un spectre plane toujours sur le PAV...

On devait voter le 7 mars prochain sur le préavis municipal de la Ville, favorable au projet PAV (Praille-Acacias-Vernets), contre lequel un référendum a été lancé par la gauche, l'ASLOCA et les syndicats. On « devait », mais on ne doit plus, puisque le projet de loi de déclassement de terrains qui faisait l'objet du préavis municipal, et donc du référendum, a finalement été retiré, pour que des négociations entre le Conseil d'Etat, la Ville et les référendaires naisse quelque chose qui convienne à tout le monde. Ce qui tient probablement de l'illusion, mais a au moins l'avantage du moindre mal, tant le projet initial était critiquable. Au point d'être inacceptable. Mais au fond, pourquoi « sortir de l'enlisement » un projet (le PAV) qu'il vaudrait peut-être mieux l'y laisser s'engloutir ? La crainte du référendum reste le commencement de  la sagesse : « la guerre de la Praille n'aura pas lieu », titre « La Tribune » (de Troie). Ah bon ? Un cessez-le-feu, c'est la paix ?

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03:02 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : urbanisme, pav, référendum | |  Facebook | | | |

vendredi, 18 décembre 2009

Sauver sans fin des fonds sans fonds ?

Baisse du taux de conversion des rentes du deuxième pilier

En mars prochain, le peuple se prononcera, à la suite d'un référendum syndical et socialiste, sur l'abaissement du " taux de conversion " de la prévoyance professionnelle obligatoire. Ce taux, qui détermine le montant des rentes, était de 7,2 % en 1985, lors de l'introduction (funeste) du IIe pilier, il a été ensuite abaissé à 6,8 %, le Conseil fédéral et le droite proposent aujourd'hui de l'abaisser encore, pour le fixer à 6,4 % en 2014. Prétexte de la réforme : l'allongement de l'espérance de vie, qui viderait les caisses des institutions de prévoyance : neuf sur dix étaient en sous-couverture en 2008, c'est-à-dire incapables de payer la totalité des rentes et des prestations auxquelles leurs cotisants ont droit. L'alternative paraît simple : diminuer les rentes ou augmenter les cotisations. Mais comme nous le suggère le sage talmudiste, de deux solutions, la meilleure est souvent la troisième. Et la troisième, en l'occurrence, ce serait l'absorption du IIe pilier par l'AVS, c'est-à-dire la constitution d'une véritable caisse générale de retraite donnant à chaque personne atteignant l'âge de la retraite les moyens de vivre correctement -ce qui équivaut grosso modo à un revenu minimum de 2500 francs par personne et par mois, aujourd'hui et en moyenne nationale. En attendant, il faudra bien se battre pour que les cotisants forcés au IIe pilier ne soient pas rackettés pour compenser les pertes en bourse de leurs fonds de pension…

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jeudi, 18 juin 2009

Un référendum à signer avant le 2 juillet : Contre la tranchée à 57 millions

Contre la loi ouvrant un crédit complémentaire de 21,8 millions de francs pour la construction d'une tranchée couverte en traversée du village de Vésenaz, sous la route de Thonon, un référendum a été lancé par les Verts, rejoints par les diverses composantes d' " A Gauche Toute ! ", mais lâchés par le PS (qui au Grand Conseil avait pourtant voté contre le crédit). Vésenaz connaît une surcharge de trafic avec plus de 31'000 véhicule par jour, mais ça n'est pas en enterrant une partie de ce trafic, sur une toute petite partie (500 mètres) de son parcours, qu'on en préservera réellement les riverains. Entre la route d'Hermance et la route de Thonon, entre dic et vingt mille véhicules continueront à circuler en surface. Il y a même fort à parier qu'un aménagement du genre de celui qui est proposé, non seulement ne résoudra pas les problèmes des habitants de Vesenaz, mais renforcera même l'attractivité de la route de Thonon pour amener du trafic automobile dans un centre-ville déjà aussi saturé de bagnoles que Champ-Dollon de détenus.

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mercredi, 17 juin 2009

Praille-Acacias-Vernets : Bourrage de crânes et bourrage d'espace



Un comité bidon, dit " Urgence logement " créé et financé par les milieux immobiliers, et peuplé (à deux alibis près) de leurs créatures, lance à grand fracas et à grands frais une pétition pour contrer le référendum que les syndicats, la gauche et l'ASLOCA opposent au préavis municipal sur le déclassement de la zone du " PAV " (Praille-Acacias-Vernets). Une pétition pour contrer un référendum ? c'est idiot, mais peu importe : l'important est de faire du bruit à l'approche des élections cantonales, en se revendiquant d'une " majorité silencieuse fatiguée des blocages ". Mais pas fatiguée des promesses, comme celle du Comité, " 14'000 logements maintenant ! " à la Praille. Pas moins, pas plus tard, pas ailleurs. Une bouffonerie : non seulement il n'y aura pas 14'000 logements à la Praille, ni maintenant, ni jamais, puisqu'il n'y a pas la place, mais le comité bidon ne précise évidemment pas de quels logements il se serait agi : des duplex en PPE à deux millions dans des tours plantées sur un terrain mouvant ?

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jeudi, 07 mai 2009

Dressage de puces

D'entre les nombreux objets soumis au vote populaire dimanche 17 mai prochain, l'introduction du passeport biométrique se heurte à une large, et hétéroclite, coalition appelant à la refuser, du moins sous la forme où elle est proposée. La socialiste vaudoise Ada Marra a déposé au Conseil national une initiative parlementaire qui, en cas de NON le 17 mai, exige du Conseil fédéral qu'il élabore un nouveau projet de " passeport biométrique " n'impliquant pas l'enregistrement systématique des données dans une " banque " centrale, et offrant aux citoyennes et yens de pouvoir librement choisir entre une carte d'identité avec puce électronique et une carte d'identité épucée. Quant au passeport biométrique, on rappellera qu'il est parfaitement inutile dans la plupart des cas, qu'il n'est exigé que par un nombre restreint de pays, et que même dans ces pays (comme les Etats Unis) il est possible de se rendre sans passeport biométrique : sans puce, mais avec un bête visa.

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jeudi, 16 avril 2009

Référendum contre les mesures d'éloignement : Flop unitaire

Le référendum lancé contre les " mesures d'éloignement " par le Parti du Travail, et soutenu, plus ou moins activement, par les syndicats, solidaritéS, le PS et les Verts, n'a pas abouti. Il manque en gros 2000 signatures pour que soit soumise au vote populaire la disposition législative votée par la droite parlementaire, et renforçant le pouvoir de la police de décréter des mesures d' " interdiction de périmètres ", non seulement contre les dealers, leurs clients et les mendiants (ce qui était déjà possible avant la modification de la loi), mais contre toute personne ou groupe de personnes soupçonnées de pouvoir troubler l'ordre public -un ordre public dont la définition est de plus en plus restrictive, au fur et à mesure que s'approchent les élections et que le prurit sécuritaire s'aggrave. Le référendum a donc échoué. Il est vrai qu'il était mal parti, parti trop tard, et sans dynamique unitaire. Son échec est donc à partager entre tous ceux qui l'ont soutenu : une défaite dont les concepteurs sont si nombreux ne peut pas rester orpheline.

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mardi, 31 mars 2009

Mettre un collier antipuces à Big Brother

C'est un référendum que personne, ou presque, n'avait vu venir, que personne ne pensait voir aboutir, et dont pas grand monde s'était aperçu de l'aboutissement : le référendum contre le nouveau passeport biométrique. Or non seulement le référendum a abouti, mais le front des opposants à une décision très largement majoritaire du parlement s'est élargi au point que seuls les partis du centre-droit (et encore : le PDC genevois appelle à la refuser...) la soutiendront devant le peuple : socialistes et Verts la combattent, l'UDC aussi (pour des raisons diamétralement différentes, mais dans un vote référendaire seuls les " oui " et les " non " comptent, pas leurs motivations). En outre, la Fondation alémanique des consommateurs et les jeunesses de tous les partis, sauf celles du PDC, appellent également à refuser la pupuce à Big Brother.

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mercredi, 25 mars 2009

" Mesures d'éloignement " : un référendum tardif, mais légitime

Contre la politique du " casse-toi, tu pues "

Le Parti du Travail a lancé un référendum contre la modification, votée le 19 février par le Grand Conseil, de la loi cantonale sur la police.  En cause : les mesures d'éloignement, déjà possibles pour les dealers (et dont l'effet le plus tangible est de les repousser d'un quartier à l'autre, les dealers de Cornavin se retrouvant à Saint-Jean et ceux des Eaux-Vives à Plainpalais), La loi permettrait désormais d'appliquer ces mesures pendant un jour à trois mois, dans un périmètre variant d'un pâté de maison à tout le canton, à toute personne ou tout groupe de personne susceptibles (au gré de l'appréciation policière) de " menacer l'ordre ou la sécurité publique " tels que la droite, les conçoit. C'est " la porte ouverte au délit de faciès et aux abus d'autorité ", commente avec raison le président du PdT, Jean-Luc Ardite. Le Conseiller d'Etat Laurent Moutinot était d'ailleurs du même avis : la loi pouvant s'appliquer à n'importe qui, " au mieux elle est un placebo, au pire, un risque pour les libertés publiques ". Le principe de précaution suggérant de se préparer au pire, on n'a rien à perdre à signer le référendum. Et on y gagnera au moins l'occasion de dire " non " à la paranoïa sécuritaire.

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vendredi, 27 février 2009

Siège genevois de l'OMC et Parc Barton : Extension du domaine de la brute ?

Bob Cramer, venant plaider devant le Conseil municipal de la Ville pour qu'un préavis favorable soit donné au projet d'extension du siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) obtiendra ce qu'il veut après le passage du projet en commission : une assez large majorité le soutient, même si l'UDC d'une part, A Gauche Toute d'autre part, s'y opposent toutefois, pour des raisons contradictoires mais qui devraient s'additionner en référendum. La Ville ne donne qu'un préavis, c'est le canton qui décide, mais les partisans du projet agitent le spectre d'un départ de l'OMC à Petaouchnok à cause du " mauvais signal " que donnerait une rebuffade populaire aux organisations internationale. Et le débat de faire dans la nuance : " défendre ce projet, c'est défendre les intérêts de Genève " plaide Sandrine, " le cancer capitaliste attaque un poumon de Genève ", rétorque SolidaritéS. On ne serait pas en train de faire beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

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samedi, 10 janvier 2009

Un référendum pour un débat

Centre pour l'image contemporaine
Un référendum pour un débat


En décembre, lors du grand débat budgétaire, le Conseil municipal a décidé de transférer la subvention accordée au Centre pour l'image contemporaine (CIC) au Centre d'art contemporain (CAC) et au Fonds municipal d'art contemporain (FMAC). Cette décision, totalement contradictoire d'une motion votée six mois plus tôt par le même Conseil municipal, à propos du même Centre pour l'image contemporaine, condamne celui-ci à mort. Le référendum municipal lancé contre la décision de décembre, et qui peut donc s'appuyer sur celle de juin, est une sorte de demande de grâce -non pour le principe même de la grâce, mais pour laisser le temps à un projet d'émerger, qui soit alternatif à la fois à la pétrification du CIC dans son état actuel et à sa suppression pure et simple. Entre deux solutions, la troisième est souvent la meilleure.

Donner du temps à un projet

En l'absence de toute possibilité constitutionnelle de " référendum constructif " ajoutant au refus d'une décision, une proposition de décision alternative, un référendum est par définition un acte d'opposition, mais cette opposition " dégage le terrain " politique, en maintenant ouvert le champ des possibles afin qu'ensuite, sur le terrain dégagé, quelque chose de nouveau puisse être construit. Encore faut-il concevoir ce " quelque chose de nouveau ". Le référendum contre la suppression de la subvention au CIC se justifie par le fait même qu'en proposant de revenir sur la décision qui, de facto, abolit cet acteur culturel, il obligera, s'il aboutit, à se poser quatre questions :
- Genève doit-elle se doter d'une institution autonome active dans le champ de l'imagerie contemporaine ?
- quel contenu, quel mandat, donner à une telle institution : produire, représenter, expérimenter, constituer un patrimoine, ou tout cela à la fois ?
- quelle forme cette institution doit-elle prendre ? publique ou privée ? municipale ou cantonale ?
- enfin, que faire de l'actuelle Fondation de Saint-Gervais, fondation de droit privé mais dépendant presque totalement du financement public, et dont l'organe " suprême ", le Conseil de fondation, n'est composé que de représentant de collectivités et de services publics ?
Ce sont ces questions qui devront être posées si le référendum aboutit. Et elles ne pourront vraisemblablement être posées que s'il aboutit. Parce que le CIC mort et ses dépouilles dispersées dans d'autres institutions, un projet culturel pour l'imagerie contemporaine à Genève sera très vraisemblablement le dernier des soucis des acteurs politiques locaux.

Signez le référendum contre la disparition du Centre pour l'image contemporaine (CIC) de Saint-Gervais
feuilles de signatures téléchargeables sur
www.sauvons-le-cic.ch
Dernier délai de renvoi : jeudi 22 janvier


02:20 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : genève, cic, saint-gervais, référendum | |  Facebook | | | |

lundi, 22 décembre 2008

Culture genevoise : après l'épuration, la concentration ?

Signez * le référendum contre la disparition du Centre pour l'image contemporaine

* feuilles de signatures téléchargeables sur www.sauvons-le-cic.ch. Dernier délai de renvoi : jeudi 22 janvier

Le 6 décembre dernier, le Conseil municipal de la Ville a accepté, à une " très grande majorité ", le transfert au Centre d'art contemporain (CAC) et au Fonds municipal d'art contemporain (FMAC) de la subvention de 1,1 million accordée au Centre pour l'image contemporaine (CIC), ainsi que le transfert de la collection du CIC au FMAC. Cette décision signerait l'arrêt de mort du CIC, à moins que le peuple s'y oppose. Encore faut-il qu'il puisse s'exprimer. D'où le lancement d'un référendum populaire contre une décision prise pour des motifs en lesquels les choix de politique culturelle semblent avoir pris une place pour le moins ténue. Une décision par ailleurs voulue, curieusement, par la " très grande majorité " du Conseil de fondation de la fondation de Saint-Gervais, apparemment adepte de l'application au tissu culturel genevois des méthodes de la médecine moyenâgeuse : la purge, la saignée et l'amputation.

La marge et la page

On s'est d'abord attaqué aux marges, on s'attaque désormais aux pages. Après l'offensive contre les squats, et les espaces culturels créés par les squats, après l'évacuation d'Artamis, après la scénarisation médiatique des attaques contre l'Usine, on passe aux attaques contre des acteurs culturels labellisés comme tels, officialisés, installés dans des institutions publiques (et peu importe que Saint-Gervais soit une fondation privée, quand elle dépend essentiellement des subventions publiques, est dirigée par un Conseil de fondation peuplé de représentants de collectivités publiques... et que sa disparition est ratifiée par une municipalité). Le Centre pour l'image contemporaine a été fondé il y a 23 ans. Il faisait partie intégrante du " tissu culturel " genevois, et avait acquis une renommée internationale incontestable. Il n'en est pas moins devenu la première institution culturelle genevoise à se retrouver dans la même situation, ou peu s'en faut, que les espaces culturels alternatifs. Après l'épuration, la concentration. Ce saut qualitatif n'est pas moins inquiétant que les trépignements populistes et épurateurs qui l'ont précédé. Après le CIC, à qui le tour ? Après l'auto-amputation à laquelle s'est livrée (qu'on l'y ait ou non incitée) la Fondation de Saint-Gervais, quel charcutage, quelle " fusion ", quel appauvrissement ?

02:13 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : culture, cic, référendum | |  Facebook | | | |