mercredi, 02 décembre 2015

"COP 21" : "sauver la planète" ou nous sauver nous-mêmes ?

dugongs en famille.jpgDe notre instinct de survie

Combien sont-ils, ces chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Paris pour la 21e Conférence mondiale sur le climat ("COP 21" dans son acronyme anglais), au chevet du climat terrien ? 195 Etats, plus l'Union Européenne, sont parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, et plus  de 180 d'entre eux se sont déjà engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dès 2020. L'enjeu est crucial : s'il ne s'agit pas de "sauver la planète" comme il est parfois fort bêtement proclamé (elle survivra à nos conneries et à tout le reste, la planète, jusqu'à ce qu'elle se fasse bouffer par son étoile), il s'agit tout de même de sauver les conditions d'existence d'une grande partie des espèces vivantes qui la peuplent. Dont la nôtre, d'espèce. La "COP 21" tient ainsi de l'instinct de survie de l'humanité elle-même. Le réchauffement climatique menace déjà directement l'existence de millions de personnes -toutes celles, d'abord, qui vivent sur les côtes ou des îles faiblement haussée au-dessus du niveau de la mer. Il va pousser à des affrontements pour l'eau et pour les ressources naturelles, végétales et minières. Il a déjà commencé à pousser des millions de personnes à fuir leur lieu d'habitat. Et dans la mesure même où il est provoqué par l'activité humaine, seul un changement radical des modalités de cette activité peut le freiner, puis le stopper. Il est là, l'enjeu. Et il est encore plus vital que celui de juguler les délires djihadistes.

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20:15 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cop21, climat, réchauffement climatique | |  Facebook | | | |