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  • Elections zurichoises et vaudoises : déroute du « centre-droit »

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    C'est rienka la faute aux Japonais

    Les élections du week-end signent une nouvelle déroute du « centre-droit », à Zurich et dans le canton de Vaud. A Zurich, ce sont les Verts libéraux qui, en doublant leur représentation parlementaire, et le Parti bourgeois-démocratique, qui font figure de vainqueurs des élections cantonales, lourdement perdues par les radicaux-libéraux. Dans le canton de Vaud, les socialistes et les Verts progressent dans les exécutifs municipaux des villes, et là aussi, ce sont les radelibes qui reculent. Cependant, la gauche stagne dans les parlements municipaux, où l'UDC (en l'absence d'un équivalent vaudois du MCG) progresse. Explication des perdants : tout ça, c'est la faute à Fukushima. A y regarder de plus près, les retombées électorales suisses de l'accident nucléaire japonais ne sont pourtant pas si évidentes...

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  • Petit concours pré-électoral de xénophobie très ordinaire

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    La droite suisse vidange avant Noël

    A quelques jours d'intervalles, l'UDC d'abord (à tout seigneur et en cette matière, tout douteux honneur), le PRD ensuite, ne faisant d'ailleurs que ce qu'il fait depuis bientôt dix ans -courir derrière son concurrent de droite et s'accrocher à son maillot pour tenter de ne pas être distancé par lui, se sont lancés pour leur petit Noël dans le concours pré-électoral de xénophobie ordinaire, inauguré par l'adoption de l'initiative udéciste sur le  «  renvoi des criminels étrangers » . L'UDC propose d'instituer des examens de maîtrise d'une langue nationale (du moins suppose-t-on qu'il s'agit d' « une » des langues nationales, mais le doute s'installe, Christoph Blocher n'ayant évoqué que « notre langue » -ne s'agirait-il que du züritütsch ?) préalable à l'octroi d'une autorisation de séjour aux étrangers non ressortissants de l'Union Européenne. Accroché aux basques de l'UDC, le PRD a certes ajouté sa petite louche à cet épandage, mais c'est bien dans la même fosse septique que tous ces vidangeurs puisent leur engrais électoral

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  • Une droite soldée

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    Partis politiques ou succursales bancaires ?

    Ça n'est même pas une surprise, juste une confirmation : les banques subventionnent largement les partis de droite (UDC, PRD, PDC). Une subvention intéressée -autrement dit, un investissement, dont le retour s'est fait spectaculairement en pleine crise financière. En faisant renflouer l'UBS par la Confédération, sans garanties ni contrôle, la droite se renfloue elle-même. Des 68 milliards balancés par les caisses fédérales et la Banque nationale dans le grand trou creusé par l'UBS, quelques millions finiront donc dans les caisses radicales, démo-chrétiennes et udécistes. Ces partis sont, au sens littéral du terme, à la solde des banques. A-t-on d'ailleurs encore affaire à des partis politiques, ou seulement à des succursales bancaires ? Les ex-dirigeants de l'UBS peuvent bien ruminer aigrement dans leurs retraites, aussi dorée que leurs parachutes, l'ingratitude de leurs commis politiques : quand ceux-ci leur collent toute la responsabilité de la crise sur le dos, pour s'en disculper eux-mêmes, c'est aussi pour en disculper un système qu'ils veulent sauver. A tout prix…


    Arroseurs arrosés

    Selon une enquête du SonntagsBlick, les radicaux, le PDC et l'UDC reçoivent chaque année deux millions de l'UBS et du Crédit Suisse. Un investissement intelligent, de la part des banques : filer deux millions à des gens qui vous obtiennent 68 milliards quand il s'agit de vous renflouer, c'est assez bien vu. Mieux vu, en tout cas, que d'investir dans les subprimes américains. Que pouvait-on d'ailleurs attendre d'autre de ces partis, et de leurs élus, qu'une grande disponibilité à puiser dans les caisses fédérales et la Banque nationale pour arroser ceux qui les arrosent ? Après tout, la soumission du politique à l'économie est leur projet, et il n'est pas surprenant qu'il se manifeste par une solde versée aux partis bourgeois par les banques, comme on solde des mercenaires. Les bons comptes font les bons amis : L'UDC, dont la campagne électorale extraordinairement dispendieuse l'automne dernier avait démontré clairement qu'on pouvait remplir les urnes avec de l'argent, s'est particulièrement illustrée dans le soutien apporté au plan de sauvetage de l'UBS par l'Etat, tout en protestant de son adhésion à l'orthodoxie libérale et en demandant l'inscription du secret bancaire dans la Constitution... Le Parti socialiste exige que l'UDC, les radicaux et le PDC remboursent les sommes reçues de l'UBS et du Crédit Suisse. Bonne idée, mais à qui les rembourser ? à l'UBS, sauvée du naufrage par les fonds publics ? A la Confédération et à la Banque nationale qui ont fourni ces fonds ? ou aux contribuables de ce pays, à qui on n'a pas plus demandé leur avis sur le subventionnement des partis de droite par les banques qu'on ne le leur demandera sur le sauvetage des banques par les caisses publiques ?

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