mardi, 19 mars 2013

Stade de la Praille : une offre française refusée et des perspectives en eau de boudin...

Que faire d'un stade que la Fondation qui le gère qualifie elle-même d'enceinte « le plus souvent vide et tristement silencieuse » ? S'agissant du Stade de la Praille, c'est la question qui se pose (et que nous posons) depuis sa construction (à laquelle, rappelons-le au passage, nous étions quelques uns à nous opposer). Une réponse a été suggérée par des élus français de la région genevoise et une équipe française, Evian-Thonon-Gaillard (ETG), qui joue (encore) en division d'élite, qui n'a pas de stade digne de ce nom et qui depuis la proclamation de l'existence de la « Grande Genève » se sent, logiquement, chez elle à Genève, a demandé à la coupole du foot européen (l'UEFA) et à son président, Michel Platini, d'être autorisée à jouer à la Praille. Ce que l'UEFA avait déjà refusé en 2010. Et qu'elle a donc nouveau refusé. On a donc une équipe sans stade et un stade sans public, qui voudraient convoler afin de remplir le stade vide par les supporters de l'équipe sans stade. Une jolie histoire de vases communiquants et de baignoires qui se vident et se remplissent.
Mais de vases communicants vaseux et de baignoires d'eau de boudin.

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mardi, 15 septembre 2009

Acharnement thérapeutique

Cet automne, vraisemblablement entre l'élection du Grand Conseil et celle du Conseil d'Etat, le Grand Conseil (l'actuel, sans doute) se prononcera sur une nouvelle proposition de ponction des caisses publiques pour alimenter celles de la fondation privée du stade de Genève. Deux propositions sont en concurrence : celle de la majorité de droite (sans l'UDC, qui s'oppose à tout financement public de la fondation), qui accorde 700'000 francs à la fondation pour lui éviter la faillite, et celle des socialistes et des verts, qui limitent l'aumône à 500'000 francs (pour tenter d'éviter un référendum). Par rapport aux neuf millions sur quatre ans que l'inénarrable Mark Muller demandait initialement, on est certes devenu, enfin, un peu raisonnable dans ce dossier foireux, mais on s'obstine toujours à pratiquer à l'égard d'une fondation privée au bord de la faillite un acharnement thérapeutique absurde, auquel on ne saurait répondre, charitablement, qu'en faisant appel à Exit ou Dignitas. La fondation est au bord de la faillite ? Faisons-lui faire un grand pas en avant...

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mercredi, 17 juin 2009

Praille-Acacias-Vernets : Bourrage de crânes et bourrage d'espace



Un comité bidon, dit " Urgence logement " créé et financé par les milieux immobiliers, et peuplé (à deux alibis près) de leurs créatures, lance à grand fracas et à grands frais une pétition pour contrer le référendum que les syndicats, la gauche et l'ASLOCA opposent au préavis municipal sur le déclassement de la zone du " PAV " (Praille-Acacias-Vernets). Une pétition pour contrer un référendum ? c'est idiot, mais peu importe : l'important est de faire du bruit à l'approche des élections cantonales, en se revendiquant d'une " majorité silencieuse fatiguée des blocages ". Mais pas fatiguée des promesses, comme celle du Comité, " 14'000 logements maintenant ! " à la Praille. Pas moins, pas plus tard, pas ailleurs. Une bouffonerie : non seulement il n'y aura pas 14'000 logements à la Praille, ni maintenant, ni jamais, puisqu'il n'y a pas la place, mais le comité bidon ne précise évidemment pas de quels logements il se serait agi : des duplex en PPE à deux millions dans des tours plantées sur un terrain mouvant ?

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samedi, 06 juin 2009

Stades : Quand Zurich raisonne mieux que Genève

La nouvelle est passée presque inaperçue à Genève. Elle aurait pourtant du y résonner avec un écho tout particulier : le Crédit Suisse a annoncé l'abandon définitif de son projet de stade de foot de 30'000 places, couplé à un Centre commercial. La Ville reprend le flambeau, avec un projet " raisonnable " de stade de 20'000 places, sans centre commercial. Un stade de 30'000 places couplé à un centre commercial, ça ne vous dit rien ? C'est le boulet que Genève traîne depuis des années. Et un projet " raisonnable " de stade, ça ne vous dit rien non plus ? C'est celui que le Comité Praille opposait à ce qui a finalement été réalisé, et pour quoi les collectivités publiques paient, à fonds perdus, depuis huit ans. A Zurich, on a réfléchi. A Genève, on a tout fait, tout dit, tout promis, pour empêcher la réflexion. Et on se retrouve aujourd'hui à se demander ce qu'on va bien pouvoir faire du pachyderme de la Praille, et combien on va encore bien devoir payer, pour le nourrir, le vendre ou l'abattre.

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mercredi, 27 mai 2009

Sous le PAV, le référendum

Praille-Acacias-Vernets : un projet à géométrie très variable

L'ASLOCA et les syndicats ont lancé un référendum (soutenu par le PS de la Ville) contre le préavis positif donné par une majorité (la droite plus les Verts) du Conseil municipal de la Ville au déclassement des terrains essentiellement en mains publiques sur lesquels devrait se réaliser le mirifique projet cantonal " Praille-Acacias-Vernets " (PAV). Un projet à géométrie très variable : Il ne se passe plus de semaine sans que le gouvernement annonce sa révision et promette l'augmentations du nombre de logements prévus et de la proportion de logements sociaux. Mais les promesses du Conseil d'Etat n'engagent que lui (et seulement le temps qu'il en change), et ne valent que ce que valent les chances de les faire ratifier par la majorité parlementaire la plus à droite dont Genève ait été affublée depuis la fin de la Guerre Mondiale.

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vendredi, 08 mai 2009

L'aumône au stade

Le Conseil d'Etat voulait lui assurer une rente viagère de deux millions de francs par an jusqu'à ce que mort du stade s'ensuive ? La Fondation du Stade de Genève ne recevra probablement qu'une aumône de 500'000 balles pour survivre en 2010 : c'est en tout cas la proposition que feront le PS et les Verts, après que la Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil ait, à l'unanimité, donné un préavis négatif à la dispendieuse stadolâtrie du gouvernement. Et la commission de stigmatiser la " légèreté " du Conseil d'Etat (à deux millions par an, c'était pourtant une légèreté lestée), et de déplorer l'absence de toute réflexion sur un financement privé de cet équipement sur lequel, rappelons-le au passage, les Genevois n'ont jamais pu se prononcer, tout ayant été fait, défait et surfait pour les en empêcher.

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samedi, 11 avril 2009

… et delendum stadium…

stadefin.jpgUn nouvel instrument financier : le trou rentier
Nème épisode d'un feuilleton répétitif, celui du stade de la Praille : Accroché au trou de la Praille comme une huître à son pieu, le Conseil d'Etat propose au Grand Conseil un projet de loi (PL 10433) attribuant à la fondation (privée) (1) du stade une subvention annuelle de l'ordre de plus de deux millions chaque année pendant quatre ans (2), subvention renouvelable mécaniquement pendant toute la durée de vide du stade, soit encore au moins quarante ans. On vous laisse faire vous même la multiplication (quarante fois deux millions, ou plus si entente) pour obtenir le total final de ce nouveau racket des fonds publics. En pleine crise économique et financière, le gouvernement genevois invente un nouvel instrument financier : le trou rentier. A deux millions par an pendant un demi-siècle. C'est beau comme du Madoff. Surtout quand on lit les " conditions " que le Conseil d'Etat fait mine de poser à la fondation :

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vendredi, 20 février 2009

Delenda Stadium !

Stade de la Praille :
les mendiants reviennent et le Conseil d'Etat invente le trou rentier


Nème épisode d'un feuilleton répétitif, celui du stade de la Praille : Accroché au trou de la Praille comme une huître à son pieu, le Conseil d'Etat propose au Grand Conseil un projet de loi attribuant à la fondation (privée) du stade une subvention annuelle de l'ordre de plus de deux millions chaque année pendant quatre ans, subvention renouvelable mécaniquement pendant toute la durée de vide du stade, soit encore au moins quarante ans. On vous laisse faire vous même la multiplication (quarante fois deux millions, ou plus si entente) pour obtenir le total final de ce nouveau racket des fonds publics. Bref, le Conseil d'Etat, en pleine crise économique, invente un nouvel instrument financier : le trou rentier. A deux millions par an pendant un demi-siècle. C'est beau comme du Madoff.

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mardi, 07 octobre 2008

Projet Praille-Acacias-Vernets : L'assourdissant silence de la gauche

C'est, nous assure-t-on, le " projet du siècle " à Genève. Mais de quel siècle ? A en juger par son contenu, le projet Praille-Acacias-Vernets est bien un projet du XXe siècle grégorien. C'est-à-dire du siècle passé : des tours, des centres commerciaux, des parking, et entre eux, des logements et quelques équipements publics. Volume de l'opération : cinq milliards (en gros et en francs). Depuis des mois, les milieux immobiliers s'agitent autour du pactole, et assurent que le financement privé du projet ne posera pas de problème, et que d'énormes fonds d'investissements américains sont sur les startings blocks (en anglais dans le texte, forcément). Quoiqu'on puisse nourrir quelques doutes depuis quelques semaines sur la santé financière de ces mammouths (Carlyle, Blackstone, Apax, Apollo)... De toutes façons, la question n'est pas celle du financement, mais celle du contenu du projet. Et sur cette question, dans le tintamarre promotionnel, on a quelque peine à distinguer les positions de la gauche. Et même à savoir si elle en a une, de position, la gauche, sur le PAV.

Sous le PAV, la plage

Le projet "Praille-Acacias-Vernets" (PAV pour les intimes) est bien plus daté qu'il semble : il ressemble comme deux crachées de bétonnière à ce qui se commit dans les grandes capitales européennes il y a vingt ou trente ans. Pour l'inventivité, faudra aller chercher ailleurs. Peu importe d'ailleurs aux promoteurs du machin : ce dont il s'agit est de parfaire la spécialisation de l'espace central genevois (dont le PAV fait partie intégrante) dans ce que le projet d'agglomération, avec la poésie qui caractérise les technocrates, définit comme " les activités à haute ou très haute valeur ajoutée ". On y ajoutera certes quelques bibelots sociaux et culturels -mais comme on place un tableau au mur de la salle d'un Conseil d'administration : parce que ça se fait. Quant aux activités économiques " courante ", au véritable logement social, à la culture alternative (s'il en reste) ou émergente (si on l'autorise à émerger), la périphérie y pourvoira. En attendant quoi, le gouvernement pond des instances comme une poule en batterie des oeufs (un comité de pilotage, une direction du projet, une délégation du Conseil d'Etat, un groupe d'experts) et embarque avec lui les trois communes concernées, sans qu'aucune opposition s'exprime, sinon à la marge (au sein, par exemple, de " l'Assemblée des Mal-LogéEs "). Une marge qu'il nous revient d'élargir. Pour que, le jour où il faudra voter sur les projets de loi autorisant le déclassement de la zone du PAV, des voix critiques se assent mieux entendre qu'actuellement. En édito, la " Tribune de Genève " du 10 septembre reprochait au Conseil d'Etat d'avoir " perdu du temps " et " laissé le doute s'instiller sur sa capacité à conduire l'opération"" Laissons donc du temps au temps. Pour que le doute (et plus) s'instille sur l'opération elle-même, son contenu, ses critères et ses effets…

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vendredi, 05 septembre 2008

Procès de Marc Roger : Le Bouc-émissaire en son enclos

Or donc, le procès du bouc-émissaire de la faillite du Servette, de celle de la société d'exploitation du stade, de la sous-occupation endémique dudit stade et de la relégation du Servette en ligue folklorique, s'est ouvert le 1er septembre devant le Correctionnelle. Outre le Parquet, pas moins de quinze avocats veulent la tête de Roro (et de Roro tout seul), au nom d'une vingtaine de joueurs qui, comme quelques notables locaux (Luscher, Carrard), jouent les andouilles et plaident la connerie : " on savait pas ", " on a été trompés ", " on n'a rien compris ".. Crédible ? Peu importe : quand on a un bouc-émissaire, on ne cherche plus de responsables..

Roro et les cloches

Selon ses accusateurs, Marc Roger aurait donc, tout seul avec ses petites mains, sa petite pelle et son petit seau, creusé dans le FC Servette un trou de 17 millions entre l'été 2004 et le début 2005. Il aurait fait preuve d'une " ambition démesurée et hasardeuse sur l'avenir du club " (il n'était pas le seul), se serait montré beaucoup trop optimiste sur le sponsoring et sur le nombre de spectateurs attirables dans le stade (est-ce qu'on pourrait nous rappeler le nom de tous les vendeurs de savonnettes qui nous assuraient qu'un stade de 30'000 places, c'était ce dont Genève avait besoin ?). Roro risque sept ans de gnouf (il en a déjà fait presque deux en préventive). Ceux qui lui ont refilé Servette, et ceux qui ont imposé à Genève un stade inutile et bouffeur de millions, ne risquent en revanche rien du tout. Sauf le ridicule, qui ne tue plus personne depuis longtemps. Surtout politiquement. Ce sont eux, pourtant, qui ont creusé l'essentiel du trou et laissé à Roger, pour un franc symbolique, un club en état de faillite. Mais ceux-là, les Luscher et les Carrard affirment hautement leur incompétence : " on s'est fait avoir par le Marseillais, putaing cong ! ". Une fois le procès terminé, et Roro condamné d'avance (on ne va jusqu'en Espagne rechercher un bouc-émissaire pour le relâcher ensuite dans la nature), il se passera quoi ? Rien que de très rituel. On ne prend pas forcément les mêmes, mais on recommence les mêmes conneries : main dans la main pour " sauver le Servette et le stade ", alors que c'est au Servette de se sauver tout seul et que le stade n'est pas sauvable, Manu et Mediamark sonnent le branle-bas. Mais quitte à donner dans la sonnerie, c'est le glas qui devrait s'imposer.

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