prévoyance professionnelle

  • Le « Paquet Berset » : Va pas faire bon devenir vieux...

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    Un édito du canard patronal « Entreprise romande » du 16 mai de l'année dernière rêvait tout haut : « Partir à la retraite à 91 ans ? Impensable ? Pas si l'on se fonde sur l'âge de départ à la retraite décidée par le chancelier allemand Otto von Bismarck dans les années 1850, soit 65 ans quand l'espérance de vie était de 59 ans...». On sentait là comme une envie d'une réforme (ou d'une contre-réforme) de l'AVS à côté de laquelle celle que propose le Conseiller fédéral Alain Berset tient de l'eau de mélisse : retraite des femmes à 65 ans (comme les hommes), augmentation de la TVA affectée à l'assainissement de l'AVS, augmentation des cotisations et baisse du taux de conversion (qui détermine les rentes) du « Deuxième Pilier », telles sont les propositions du Conseil fédéral. L'USAM d'un côté (droit), les Femmes Socialistes de l'autre (gauche), s'y opposent -pour des raisons évidemment différentes : le syndicat patronal des PME propose une élévation générale et progressive de l'âge de la retraite des femmes à raison d'un ou deux mois chaque année, puis de tout le monde, pour atteindre 67 ou 68 ans, les Femmes Socialistes s'opposent à toute élévation de l'âge de la retraite des femmes tant qu'elles seront discriminées salarialement.

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  • Après le vote genevois sur les caisses de retraite publiques : Plier le pilier ?

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    Le vote, à trois contre un, en faveur de la fusion des caisses de 
    retraites publiques genevoises CIA et CEH n'est sans doute pas très
    glorieux, et ne nous offre qu'un répit (c'est d'ailleurs pour ce répit
    que nous avons voté « oui »), mais il nous évite de passer, c'est-à-dire
    de perdre, encore six mois à bidouiller un « plan B » dont les premiers
    éléments déjà connus (hausse des cotisations des salariés, réduction des
    prestations, augmentation de l'âge de la retraite) laissaient lourdement
    présager d'une proposition encore pire que celle qui nous était
    soumise... Du moins a-t-on maintenu ce que la droite de la droite
    voulait (et veut toujours) abolir : la primauté des prestations, la part
    patronale majoritaire dans les cotisations... Reste qu'on a mieux à
    faire que choisir entre le pire et le mauvais... et que le Deuxième
    pilier est à plier, pas à sauver.

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