préférence cantonale

  • Ce que l'emploi de frontaliers fait gagner à Genève (et dont on se fout un peu, à vrai dire)...

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    apothicaire.jpgCalculs d'apothicaires à Piogre

    « Le Matin Dimanche » (le seul jour où ce canard est lisible) avait, il y a quelque temps, mené l'enquête sur l'apport des « frontaliers étrangers actifs » à Genève. Et les résultats de l'enquête sont sans ambiguïté (on a beau jeu de le reconnaître, puisqu'on avait toujours soutenu ce qu'ils confirment) : «  Genève profite plus qu'elle ne pâtit » de l'apport d'une main d'oeuvre frontalière. Le « Matin Dimanche » a tenté de chiffrer cet apport en bonne monnaie suisse bien de chez nous : 382 millions de francs par an, constitués par la contribution fiscale nette des frontaliers, leur contribution au financement de l'assurance-chômage, le cofinancement fédéral de projets qui n'obtiennent ce financement que s'ils sont transfrontalier, et enfin les économies de charge obtenues par le simple fait que ces salariés n'habitent pas sur le territoire cantonal, n'y ont pas été formés et que leurs enfants ne sont (sauf exceptions) ni scolarisés à Genève ni accueillis dans des crèches genevoises... Calculs d'apothicaires,sans doute.. Mais en harmonie parfaite avec un débat souffreteux, où le projet politique se réduit à des chipotages comptables.

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