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  • « Art Basel » : Le lard de l'art

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    Mercredi s'ouvre la 41ème édition de la plus importante foire artistique au monde : « Art Basel ». Deux guerres mondiales et, entre-deux, une crise économique mondiale ont permis à la Suisse, grâce à sa neutralité, sa stabilité politique, la force de sa monnaie, son secret bancaire et à quelques autres facilités (ses ports-francs, par exemple)  de prendre sur le « marché de l'art » une place comparable à celle qu'elle a prise dans  le système financier. La Suisse est donc l'un des centres du commerce de l'art, puisque l'art, comme tout le reste dans une société marchande, est un commerce -non plus un commerce avec l'indicible, mais plus trivialement, un commerce avec des commerçants...  « Art Basel », où les ventes vont se chiffrer en dizaines de millions de francs, est une foire, ce qui dit déjà presque tout d'un moment où l'art est réduit à son lard -l'argent qu'on peut en tirer et celui qu'on peut y investir, et de la place que fait, ou que laisse, à la création artistique le dispositif idéologique en lequel nous nous mouvons, et duquel nous tentons, malaisément, de nous extraire.

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