mercredi, 30 septembre 2015

Arrêter le sabre de nos bons amis et clients saoudiens : Pour sauver Ali...

 

Arabie Saoudite, peine de mort

 

L’Arabie Saoudite, qui depuis le début de l'année a déjà exécuté a déjà exécuté plus de 100 personnes, soit une personne tous les 2 jours, soit plus que les abrutis de Daech, s’apprête à décapiter un jeune homme de 21 ans avant de crucifier son cadavre et de l’exposer en public. Et l'Arabie Saoudite préside désormais le comité de l’ONU en charge des nominations de rapporteurs spéciaux et d’experts indépendants clefs, dans le domaine des droits de l'Homme (et de la Femme). Une pétition, c'est peu de choses, et la signer, peu d'engagement, mais c'est au moins dire, avec des milliers d'autres personnes, que nos Etats ont des alliés aussi infréquentables que les fous furieux contre lesquels une coalition est paraît-il en train de se montrer, et dire aussi qu'il y a des limites au cynisme de la raison d'Etat, s'il n'y en a guère à la schizophrénie consistant à se poser en adversaires du délire djihadiste tout en acceptant à peu près tout d'un régime, celui de l'Arabie Saoudite, qui ne diffère des délirants de Daech que parce qu'il est à la tête d'un Etat prodigieusement riche en dollars et en pétrole -et en clients de nos hôtels de luxe, de nos courtiers en immobilier haut de gamme pieds dans l'eau du Léman et de nos Fêtes de Genève. Alors, signez là : https://secure.avaaz.org/fr/stop_saudi_beheadings_loc/?tjXGadb

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vendredi, 16 janvier 2015

Abolition de la peine de mort : la Ville de Genève veut s'engager... Sans « mais » ni « sauf »...

MORTOPOR.jpgElle tient en une phrase de treize mots, la proposition que le Conseil Administratif de la Ville de Genève fait au Conseil Municipal, et dont celui-ci débattra mardi ou mercredi: « s'engager en faveur de l'abolition de la peine de mort ». Point (ou poing) final. Pas de « mais » ni de « sauf » : on s'engage ou non, mais si on s'engage, c'est sans restriction, sans exception, sans barguigner. On entendra certainement maugréer que, deux semaines après les sanglants délires djihadistes de Paris (et les massacres innommables, mais recouverts des fracas parisiens, commis au Nigeria par « Boko Haram »), le moment est mal choisi pour que le parlement d'une ville, fût-elle « capitale mondiale des droits de l'Homme », s'engage, comme il y est sollicité, pour l'abolition d'une peine définitive que l'on pourrait prononcer contre les terroristes et les massacreurs... et si au contraire nous étions précisément dans le moment de dire que nous ne voulons rien avoir de commun avec eux, qui la chérissent, la fétichisent, la pratiquent sans restriction, et finissent par se l'infliger à eux-mêmes, comme on s'offre un cadeau  ?

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14:38 Publié dans Droits de l'Homme, Genève, Justice | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : peine de mort | |  Facebook | | | |

mercredi, 04 juin 2014

Peine de mort : Du trash, sinon rien !

L'exécution ratée d'un condamné à mort, après plusieurs sinistres épisodes du même genre, a fait scandale aux Etats-Unis. Qu'on ne s'y trompe pas : c'est le ratage de l'exécution qui a scandalisé, pas la sentence de mort elle-même. Et donc pas la peine de mort en soi. Seulement la foirade de sa matérialisation. Fin avril, dans l'Oklahoma,  Clayton Lockett a mis trois quart d'heure à agoniser après l'injection du cocktail de poisons devant le tuer (bricolé sur place, le cocktail, et jamais testé -comment, et sur qui, aurait-on pu d'ailleurs le tester ? sur le procureur ayant requis la peine de mort ?) . Les médecins avaient prévenu : votre mélange est une vraie saloperie pour un vrai supplice. Le président Obama a chargé le Procureur Général d'enquêter sur l'application de la peine de mort. Pas sur son utilité, ou sa légitimité : sur son application. Parce que le précepte « c'est un sale boulot, on n'a qu'une excuse, c'est qu'on le fait salement », ça ne lui suffit pas, à Obama. Il veut juste savoir pourquoi on ne peut pas le faire plus proprement. Ce qui suggère qu'on puisse, précisément, commettre proprement l'homicide légal.

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jeudi, 26 août 2010

Retrait de l'initiative pour le rétablissement de la peine de mort : Coïtus interuptus

L'initiative pour le rétablissement en Suisse de la peine de mort, abolie en 1942, était en passe d'être lancée, et avait reçu l'imprimatur de la Chancellerie fédérale, avant d'être retirée par ses auteurs. Si la Suisse rétablissait l'homicide légal, elle le ferait en violation de ses engagements internationaux, notamment les protocoles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui proscrit la peine de mort, et pour la troisième fois, le bon peuple aurait approuvé un texte inapplicable: l'initiative contre les minarets et celle pour l'internement à vie des délinquants sexuels contreviennent aussi à des dispositions de droit international. Acceptées, elles font partie du droit suisse mais resteront inappliquées. Comme d'ailleurs le sera(it) l'initiative UDC pour le renvoi automatique des délinquants étrangers. C'est en train de devenir une sorte de douce manie helvétique, que celle de farcir la constitution de dispositions inapplicables : « si on fait voter le peuple sur tout, on peut aussi réintroduire les châtiments corporels et la torture », soupire Manon Schick, d'Amnesty International. Eh oui, on peut. Ce sont les beautés de notre « démocratie directe » : les plus sombres conneries sont soumises au peuple, mais le peuple n'a rien à dire sur les dizaines de milliards engloutis dans le sauvetage de l'UBS...

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