obéissance

  • La loi, c'est la loi. Ouais, et alors ?

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    Pomme de Newton.jpgPromis, juré...

    L'épisode picrocholin de la convocation de trois conseillers municipaux genevois par la police pour les entendre sur de possibles violations de leur secret de fonction, secret qu'ils avaient, au moment de leur prise de fonction, promis (comme l'auteur de ces lignes) ou juré de respecter, cet épisode donc avait déjà suscité ici quelques remarques sur ce que signifie, fondamentalement, respecter (ou non) la loi -puisque c'est de cela dont il s'agissait, la loi interdisant de divulguer des informations couvertes par le secret de fonction. Or si la loi ordonne, elle ne rend rien impossible de ce qu'elle interdit, ni rien inéluctable de ce à quoi elle oblige. Et face à toute loi, celle ou celui à qui elle s'applique choisit d'y obéir ou non -qu'il s'agisse d'une limitation de vitesse ou d'un secret de fonction. Et on ne peut attendre qu'une chose de qui choisit, délibérément, de ne pas respecter une obligation légale : qu'il ou elle assume ce choix, puisque c'est le sien. Elus dans un parlement, on a promis ou juré de respecter la loi, la constitution, les règlements. Mais a-t-on promis ou juré de tenir sa promesse, de respecter son serment ? Et l'aurait-on promis ou juré, cette promesse de promesse, ce serment de serment, aurait-il valeur de loi sacrée ou de loi de la nature ? Elle n'aurait de valeur que celle d'un acte social, de la complaisance, sincère ou feinte, à un rite.

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