mobilité

  • Zones piétonnes : l'échec d'un compromis foireux

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    Piéton taine et tonton

    Par plus de 65 % des voix, et une participation de 38 % plutôt supérieure à la moyenne, les électrices et électeurs de la Ville de Genève ont refusé dimanche le modeste crédit de 5,36 millions de francs destiné à essayer, pendant un an, de « piétonniser » 50 rues ou tronçons de rue, en guise de première tentative de concrétiser l'initiative des Verts pour 200 rues piétonnes. Seuls quatre arrondissements ont accepté le crédit. Et les majorités négatives ont été d'autant plus fortes qu'elles s'imposaient dans des quartiers non concernés, ou peu concernés, par le projet.

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  • Il est né le divin consensus ?

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    Mobilité en Ville : tous les partis politiques municipaux appellent à des " Etats généraux "

    Tous les partis représentés au Conseil municipal de la Ville de Genève présentent une motion commune demandant à l'exécutif municipal d'organiser des " Etats généraux de l'aménagement et de la mobilité ". La motion sera à l'ordre du jour du Conseil municipal du 20 janvier, et ses signataires l'inscrivent dans la perspective de la mise en consultation du Plan directeur communal " Genève 2020 ".

    Embouteillage de bons sentiments

    Le moment n'est pas mal choisi (Genève va se couvrir de chantiers liés à la mobilité jusqu'en 2012, au moins), et les intentions sont louables (" faisons déjà ce sur quoi nous sommes d'accord, et le plus vite possible ", plaide le socialiste Gérard Deshusses), mais à quel genre de compromis boîteux et de consensus mous peut-on arriver en organisant une " vaste consultation " sans proposition préalable, et sans autre intention que celle de " réunir tout le monde ". Réunir tout le monde pour tirer quoi de ce jamboree ? Sur quoi serions supposés être " tous d'accord " ? Nous ne le sommes ni sur le péage urbain, ni sur la fermeture de 200 rues à la circulation automobile (que propose une initiative des Verts), ni sur la suppression du stationnement gratuit et la restriction de la circulation des deux roues motorisés (aussi polluants, sinon plus, que les bagnoles, et généralement plus bruyants), ni sur la construction de nouveaux parkings (créer des parkings incite évidemment à utiliser ce qu'on y parque), ni sur la hausse des tarifs des parkings existants... ni même sur le CEVA, ni, enfin et surtout, sur la nécessité de libérer la ville de la voiture, et de cesser de prendre la vessie du " libre choix du mode de transport " pour autre chose que ce qu'elle est : une foutaise rhétorique. Au fond, les objectifs des uns et des autres restent les mêmes, et mêmement inconciliables : assurer l'accès du centre-ville en bagnole pour les uns, virer la bagnole de la ville pour les autres (dont nous sommes). On souhaite bonne chance aux acteurs des futurs " Etats généraux de la mobilité " (auxquels il n'y a par ailleurs aucune raison de s'opposer -un brainstorming de plus n'est jamais de trop) : ils auront du pain sur la planche. A roulettes, la planche.

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