mercredi, 09 septembre 2015

Jeûne Genevois en temps d'exils : Passer de l'affliction à la solidarité

 

asile, réfugiés, migrants

 

Demain, jeudi, c'est le Jeûne Genevois. Un jour férié depuis 1966, célébré pour la première fois par les Genevois en octobre 1567 pour témoigner de leur affliction (et de leur solidarité avec les victimes) après un massacre de huguenots lyonnais, puis à nouveau, et pour les mêmes raisons et le même témoignage, le 3 septembre 1572, lorsque fut connu à Genève le massacre de la Saint-Barthélémy. Historiquement, ce jeûne est confessionnel -mais qui, aujourd'hui, dans feue la Rome Protestante, déguste sa tarte aux pruneaux par adhésion calviniste ? Le Jeûne était marque d'affliction et de solidarité ? Il peut l'être toujours -les raisons d'être affligés et les causes, et les gens, avec qui être solidaires ne manquent pas. Nous pouvons l'être avec ceux qui par centaines de milliers frappent aux portes de l'Europe quand ils y arrivent vivants. Cette élémentaire solidarité, on aura l'occasion de la manifester à Genève (la "Cité du Refuge", donc...)  le surlendemain du Jeûne : samedi, à 15 heures, dans le cadre d'une journée d'action internationale pour l'ouverture des frontières, pour une Europe disant "bienvenue" aux réfugiés. Les larmes devant la photo du petit cadavre d'Aylan, l'indignation à l'annonce de la découverte de 70 réfugiés morts étouffés dans un camion frigorifique, la consternation devant la récurrence des naufrages en Méditerranée, ne sont qu'impuissantes tant qu'on ne sera pas allé au-delà de l'émotion. Qu'on ne sera pas passé de l'affliction à la solidarité.

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16:44 Publié dans Immigration, Monde, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : asile, réfugiés, migrants | |  Facebook | | | |