libéralisme

  • En finir avec une chimère : le social-libéralisme

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    Il y a des mots, des étiquettes, des postures politiques dont il faudrait pouvoir se débarrasser, mais qui s'accrochent au discours politique comme autant de morpions rhétoriques. A gauche, « social-libéralisme » est de ces mots, « social-libéral » de ces étiquettes, et leur dénonciation de ces postures. Un spectre, le communisme, hantait l'Europe, une chimère encore y pâture : le « social-libéralisme ». Son nom de pâté d’alouette en signifie la fadeur : tête « libérale » (le programme) et corps social-démocrate (l’électorat, les appareils de parti, les sièges) ;  on ne trouvera dans le « social-libéralisme » ni les refus et les projets du socialisme, ni la logique du libéralisme, ni l’incroyable force subversive de l’un et de l’autre. Le « social-libéralisme », c’est la génuflexion devant le «marché», la substitution de la défense des consommateurs à celle des travailleurs, l’adhésion aux impératifs comptables, le fétichisme de la « modernité »… et par dessus tout, l’attrait de la mangeoire : des hommes et des femmes de gauche allant à droite pas même comme à Canossa, mais comme on va à la soupe.

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  • Anastasie, le retour

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    Deux députés libéraux ne supportant pas que la Ville fasse campagne contre les cadeaux fiscaux soumis au vote populaire dans deux semaines ont donc obtenu du Tribunal administratif le rétablissement de la censure préalable à Genève, au prétexte que toute " propagande électorale " est interdite à une municipalité, le TA ayant fort opportunément confondu une votation avec des élections. Ce déplacement du débat politique sur le terrain juridique est certes symptomatique à la fois de l'époque, et du lieu (Genève doit bien être la ville du monde où la proportion de juristes au sein de la population résidente est la plus élevée, et il faut bien que ce cheptel s'ébroue), mais sous les arguties juridiques, on n'a aucun mal à retrouver la motivation politique : ce qui est reproché à la Ville n'est pas de faire campagne (l'aurait-elle fait pour soutenir le Conseil d'Etat que nul, à droite, n'y aurait trouvé à redire ni à recourir), mais de faire campagne contre la braderie fiscale de l'automne.

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