l'usine

  • Quand le MCG célèbre les 30 ans de l'Usine

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    usine2.jpgAu prétexte du deal

    Lundi soir, en fin de séance du Conseil Municipal, on a entamé l'examen d'une motion lancée par le MCG contre l'Usine, au prétexte de la présence de dealers aux abords du centre culturel alternatif. Ce n'est ni la première, ni sans doute la dernière fois que le MCG s'attaque à l'Usine, à laquelle il porte une exécration qui confine à l'obsession. On est dans le répétitif, le rite, le trouble obsessionnel compulsif. Tout fait fagot pour le bûcher que le MCG aimerait réserver à l'Usine : une banderole sur le bâtiment, une manifestation des milieux culturels qui s'en prend au Grand Théâtre, un conflit administratif sur la vente de boissons... Là, c'est le deal. Il y a des dealers autour de l'Usine, place des Volontaires et le MCG demande d'en punir l'Usine en gelant les subventions que la Ville lui accorde. Il y a  des dealers autour du cimetière des Rois. On fait quoi ? on ferme le cimetière et on en exhume Calvin, Ansermet, Borges et Favon ? Il y a aussi des dealers dans la vieille ville, et pas loin du Temple de Saint-Pierre. On envoie les stups perquisitionner les locaux de la paroisse ? On a croisé un dealer près du Victoria Hal, on gèle les subventions à l'OSR ?

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  • "La Bêtise au front de taureau"

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    L'Usine

    Le conflit entre l'Usine et Supermaudet et ses supplétifs municipaux aura au moins eu un mérite : mobiliser les milieux artistiques et culturels, bien au-delà des "alternatifs" pour la défense non seulement d'un lieu culturel mais de tous les espaces culturels, y compris les institutionnels, contre  la "bêtise à front de taureau" bureaucratique. Et s'il fallait trouver une vertu à ce conflit  (et à tous les autres conflits en gestation dans le champ culturel -y compris à propos d'institutions culturelles, comme la Nouvelle Comédie, voire le Grand Théâtre, ou la répartition des tâches culturelles entre le Canton et les communes) ce serait celle, pédagogique, de matérialiser l'importance d'un rapport de force politique, et de rappeler la nécessité de se battre. Parce que ça roupillait un peu, faut bien le dire, dans le champ culturel genevois, réveillé ces temps à coups de pompe dans le fondement. Alors, si Maudet, ses services et ses supplétifs municipaux peuvent, entre deux inaugurations de prisons, ressusciter une mobilisation de la jeunesse "querelleuse, protestataire et bohème" (comme la décrit, amoureusement, "Le Temps") et secouer le tissu culturel genevois, ils auront, involontairement, bien mérité de la République, de la Commune et de la culture, alternative ou pas. Alors, après Baudelaire, saluons donc, pour sa contribution à la résistance culturelle qu'elle-même nécessite, « l’énorme bêtise. La Bêtise au front de taureau »...

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  • Ce modèle que la droite genevoise exècre : Haro sur l'Usine !

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    On a donc passé (comme cela nous arrive au moins une fois par année) deux heures et demie, hier soir, au Conseil Municipal, à entendre la droite et l'extrême droite de cet auguste assemblée exhaler son allergie à l'Usine, à ce qu'elle représente et à ce qu'elle revendique, à son fonctionnement et à son public. Prétexte de ce défouloir : d'abord, l'opposition de l'Usine, centre culturel, à la prétention des services du Conseiller d'Etat Maudet de la traiter comme cinq débits de boissons devant chacun obtenir une autorisation; ensuite, l'expression de cette opposition par une manifestation, dimanche dernier, lors de laquelle des déprédations (essentiellement des tags, mais aucune violence physique) furent commises; enfin, le soutien apporté à l'Usine par le Conseil administratif (de gauche) que la droite locale (élargie, distendue, dilatée) incapable de s'y renforcer, tient désormais presque en la même exécration que l'Usine elle-même) : « Nous ne souhaitons pas voir saucissonner ce lieu qui fonctionne comme une structure unique, un modèle d'autogestion (qui) permet des interactions entre les différentes entités qui le composent ». Et si c'était précisément à ce modèle qu'en a la droite genevoise (dont certains membres, naguère, du temps où il y avait à Genève une droite intelligente -o tempora, o mores- furent pourtant à l'origine de la reconnaissance officielle de la spécificité de l'Usine) ?

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