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  • Ambiguë Byzance

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    kurdes.jpgElections municipales en Turquie : défaite d'Erdogan dans les villes et au Kurdistan 

    Les élections municipales en Turquie accouchent d'une défaite du Sultan : le parti du président Erdogan, l'AKP, a perdu les municipalités de la capitale, Ankara, de la métropole, Istambul. Mais cette défaite est ambiguë : l'AKP reste le premier parti de Turquie, et l'opposition n'a réussi à le vaincre dans les grandes villes qu'en agglutinant des forces politiques contradictoires : le CHP kémaliste et social-démocrate et l'Iyi ultranationaliste à Istambul, par exemple. Et il lui a fallu encore bénéficier du soutien indirect (par l'absence de candidature) du Parti démocratique des peuples (HDP), parti de gauche et bête noire du régime du fait de son fort ancrage kurde. Malgré sa criminalisation (53 de ses militants – et un candidat ont été arrêtés à la veille du scrutin, ses dirigeants, dix de ses députés, près d'une centaine de ses maires sont en prison), ce choix du HDP, principale force de gauche de Turquie, a été déterminant : ses électeurs ont donné leur voix aux candidats de l’opposition républicaine malgré son alliance avec des ultranationalistes aussi "antikurdes" qu'Erdogan. Et si l'opposition à gagné à Istambul (plus grande ville kurde du pays...), c'est grâce au vote des Kurdes. Et le HDP, vainqueur dans six provinces du sud-est, a récupéré plusieurs villes kurdes comme Diyarbakir et Van, dont les maires avaient été destitués arbitrairement par le pouvoir et remplacés par des administrateurs nommés par le gouvernement.

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  • Trahis après avoir été utilisés : Les Kurdes dans l'étau

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    Sur le front des combats contre l'"Etat islamique", en Irak et en Syrie, sur le terrain et non dans les airs, les meilleurs combattants sont depuis deux ans les Kurdes. Des combattants qui sont souvent des combattantes. Ils étaient les premiers alliés des Etats-Unis contre Daech. Ils ne le sont plus : les USA ont passé alliance avec la Russie pour sauver le régime de Bachar El Assad, et la Turquie a passé alliance avec la Russie pour que celle-ci la laisse régler à sa manière, toujours la même, la "question kurde". Entre Obama, Poutine et Erdogan, un accord s'est fait sur le dos des Kurdes. Et dans le dos de leurs combattants et de leurs combattantes. Et les voilà, les Kurdes, une fois de plus trahis après avoir été instrumentalisés. On s'allie pour un temps avec eux contre un ennemi commun, puis on les abandonne : vieille histoire : En 1920, lors du partage de l'Empire Ottoman, on leur avait promis une région autonome réunissant ceux de Syrie, d'Irak, d'Iran et de Turquie. Trois ans plus tard, à Lausanne, on pactisait avec la Turquie d'Atatürk. Et on trahissait la promesse fait aux Kurdes. Ils sont aujourd'hui 30 millions, toujours entre Irak, Iran, Syrie et Turquie : cela fait d'eux sans doute le plus nombreux des peuples sans Etat. Un peuple trahi après avoir été utilisé comme chair à canon.

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