mardi, 28 août 2012

Putain, soixante ans...

A dix ans, on se demande ce qu'on fout là, on n'a pas la réponse, mais on est là quand même. Et on se demande s'il est vraiment nécessaire de grandir, on se répond que non, mais on grandit quand même.
A quinze ans, on se dit qu'on est sera vieux à trente, et à dix-huit ans on décide qu'on se tuera avant d'en avoir quarante.
A vingt ans, on se dit qu'on a encore le temps de voir venir avant de se ranger ou de se tuer. Et à quarante ans, on ne s'est pas tué mais on se dit qu'on aurait peut-être du se ranger, faire carrière et famille...
A cinquante ans, on se dit qu'un demi-siècle, c'est bien court.
Et voilà, on a soixante ans.
On a grandi, on a vieilli, on ne s'est pas tué, on ne s'est pas rangé, on n'a pas fait carrière, on n'a pas fait famille, on n'a pas de Rolex, pas de bagnole et pas de pouvoir. Et on gage qu'on ne fera ni n'aura jamais rien de tout cela, même si la statistique nous donne encore un bon quart de siècle d'espérance de vie.
Mais où sont-elles passées, ces soixante années ? Qu'en a-t-on fait ? Où diable les avons-nous perdues, gaspillées, consumées ? Elles sont passées si vite... et pourtant, pendant ce temps pour nous si court, on a changé de monde...

Lire la suite

04:11 Publié dans Société - People | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : anniversaire, autobiographie, holenweg | |  Facebook | | | |

vendredi, 04 mars 2011

Election du Conseil Municipal de la Ville de Genève : Qu'y Faire ?

Alexandre Wisard, Gérard Deshusses, Vera Figurek, Alexandra Rhys sont, de l'avis de leurs collègues du Conseil municipal, les quatre meilleur-e-s conseillères municipales et conseillers municipaux de la Ville de Genève, dans un classement, par elles et eux-mêmes, des 80 membres dudit Conseil . Le Conseil Municipal, qu'y faire ? Les quatre lauréat-e-s du classement de la « Tribune » qui sont quatre excellent-e-s conseiller-e-s municipaux-pales (dont trois de l'Alternative), le savent, et prouvent qu'ils le savent. L'auteur de ces lignes est bien plus incertain, s'agissant de sa propre présence en ce cénacle et des raisons, des motivations, qui peuvent l'avoir poussé à solliciter ce mandat politique...

D'où viens-je, où vais-je, où cours-je ?


C'est la question qui ne devrait pas se poser en pleine campagne électorale, mais c'est la question que l'on se posera ici sur le rôle que l'on peut avoir, l'utilité que l'on croit avoir, en siégeant dans un parlement (en l'occurrence, un Conseil Municipal) : qu'y faire ? Certes, la fonction a quelques petits avantages, ouvre à quelques petites prébendes, quelques menus privilèges et quelques milliers de francs annuels de jetons de présence. Et si la majorité des membres de ce parlement  (un Conseil municipal en est un, s'il n'est pas un législatif) nous sont parfaitement indifférents, et quelques uns franchement insupportables, on regrettera tout de même de ne plus siéger avec quelques autres, dont l'avis, les prises de position, le travail vous importent, et dont parfois la personne même vous est devenue chère... mais enfin ce parlement n'est tout de même pas qu'un club de rencontre, ni le dernier salon où l'on cause (on y cause d'ailleurs assez mal), c'est un lieu de débat et de décisions politiques... qui valent ce qu'elles valent, qui sont prises au terme de débats qui eux aussi valent ce qu'ils valent (ou plutot ce que valent celles et ceux qui y prennent part), mais qui engagent des moyens parfois considérables, portent sur des choix parfois importants, ont des conséquences non négligeables sur les habitantes et les habitants de la Ville. Le Conseil Municipal, qu'y faire ? On aura raison de nous reprocher d'avoir un peu tardé à nous poser la question, et en somme, d'avoir présenté notre candidature avant de savoir précisément pourquoi. Après tout, personne ne nous a obligé à être candidat. Ni à faire campagne, et encore moins à aller draguer l'électeur ou l'électrice (dans un système électoral à la proportionnelle des listes, vos campagnes personnelles sont d'ailleurs toujours des campagnes destinées à vous faire passer devant vos colistiers et colistières). Il est vrai aussi que personne ne nous oblige à accepter notre élection. Les sanglots lourds des élus municipaux épuisés par leur charge sont donc à prendre... disons avec un maximum de scepticisme : toutes et tous sont volontaires. Et presque toutes et tous souhaitent leur élection,  -les autres se contentant d'attendre (impatiemment s'ils regrettent de ne pas avoir été élus ou paisiblement si l'exercice de la candidature leur suffit) dans le fond du stock des  « viennent-ensuite  », que vienne leur tour de poser leur séant sur les très inconfortables sièges de la salle de l'Hôtel-de-Ville.  Le Conseil Municipal, qu'y faire ? Mais de la politique. Et de la seule qui vaille : non celle qui pond des lois, mais celle qui concrétise des droits -c'est d'ailleurs ce qui fait toute la différence entre la Commune et l'Etat, tout ce qui légitime la première face au second, surtout lorsque la première est de gauche et le second colonisé par la droite. Et c'est donc tout ce qui fait l'importance du choix électoral municipal, le 13 mars prochain, puis un mois après. Mais avant que d'être un choix entre des individus, ce choix est un choix entre des politiques. Il faut certes à ces politiques des hommes et des femmes pour les porter, et mieux vaut qu'elles et ils soient de la trempe des quatre  « lauréats » du classement de la  « Tribune »  mais après tout, que nous soyons ou non du nombre des élus importe moins que ce nombre, à gauche et à droite. L'élection se joue à la proportionnelle : le système électoral le veut ainsi et, pour une fois, il a raison : on choisira le 13 mars de poursuivre une politique (celle de l'Alternative) ou de l'abandonner, mais on ne pourra l'abandonner pour aucune autre qui vaille puisqu'il n'y a pas d'alternative à l'Alternative, pas de majorité parlementaire, ni de droite, ni d'extrême-droite qui, en Ville de Genève, pourrait se substituer à celle que forment, si malaisément que ce puisse être parfois, les socialistes, les Verts et  « A Gauche Ensemble  ».

15:24 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, politique, holenweg | |  Facebook | | | |

jeudi, 21 mai 2009

" Cause toujours ", mode d'emploi

Rire de tout. Et d'abord de nous.

Le pouvoir ne s'exerce jamais si bien, c'est-à-dire si lourdement, que sur des gens tristes. La tristesse isole, et ceux sur qui il s'exerce, le pouvoir doit les isoler les uns des autres, précisément pour pouvoir continuer à s'exercer sur eux -ce qui justifiera d'ailleurs leur tristesse. La politique est chose trop sérieuse pour être laissée à des gens sérieux. Nous ne le sommes donc pas, et tentons de faire en sorte qu'en chacun de nos actes le jeu soit non seulement présent mais déterminant et que l'humour en soit le langage. La libération est une fête, et si les révolutionnaires avaient été moins tristes, sans doute leurs victoires auraient-elles été plus heureuses. Ce que nous avons à faire, nous avons à le faire en riant. De tout, et d'abord de nous-même.

 

Lire la suite

02:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : holenweg | |  Facebook | | | |