vendredi, 09 avril 2010
Le dilemme des antimilitaristes : Abolir la conscription ou abolir l'armée ?
Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) s'interroge : faut-il lancer une initiative pour l'abolition du service militaire obligatoire ? Pour les uns, une telle initiative se justifierait pour prendre de vitesse la droite que tente l'idée de rendre plus difficile l'accès au service civil, et plus lourd ce service (déja moitié plus long que le service militaire). Mais la suppression du service militaire ne serait pas celle de l'armée, et si elle remettrait à sa juste place, dans une vitrine de musée, le mythe du « citoyen-soldat », elle porte le risque de voir émerger, à la place de l'armée de conscription, une armée de métier plus contestable encore. Côté socialiste, le projet de nouveau programme du PSS considère certes que « le service militaire obligatoire est dépassé », mais veut le remplacer par un « système de recrutement volontaire ». C'est-à-dire, au moins à terme, par une armée de métier, même si la mission que les socialistes lui assigne serait de « contribuer avant tout à la protection de la population civile et à la promotion de la paix ». Mais pourquoi diable maintenir une armée, si c'est pour lui donner pour tâche celles de la Protection Civile et des Peace Brigades internationales ?
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samedi, 14 novembre 2009
Exportation de matériel de guerre : Débarrassons-nous de nos dealers…
L'initiative du GSsA contre l'exportation de matériel de guerre a déjà un effet : il ne se passe pas de semaine sans qu'on découvre, ou qu'on se remémore, quelque haut fait de nos dealers d'armement. En mars dernier, sous la pression de l'initiative, le Conseil fédéral avait annoncé l'arrêt des exportations de matériel militaire vers le Pakistan. Quelques mois plus tard, on apprenait qu'il avait tout de même autorisé la vente pour 13 millions de munitions pour les armes précédemment exportées. Car les pays vers lesquels les exportations ont (pour un temps) cessé disposent évidemment toujours du matériel précédemment acquis. Et ça bouffe, ces petites bêtes... Or on en a beaucoup exporté, ces dernières années un peu partout et un peu à n'importe qui, malgré la loi, et quelque soit la loi... Il y a là un deal, et des dealers, dont, comme dirait un Conducator local, on peut se débarrasser… même en un peu plus de 45 jours…
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jeudi, 22 octobre 2009
Ueli der Soldat et les beaux navions
Il n'en dort plus, le Conseiller fédéral UDC, ministre de la Défense : son armée a besoin d'un demi-milliard de francs pour être encore capable de quelque chose, on ne les lui donne pas, et en plus, on veut lui faire acheter de nouveaux avions de chasse pour remplacer les Tiger F5 qui seront bientôt aussi utiles à la Suisse que des Messerschmidt, des Spitfire ou des Stormovik de la deuxième guerre mondiale. Lesquels ont au moins une valeur patrimoniale. Et donc, à bout d'insomnies, Ueli Maurer a lancé une sorte d'appel au secours : donnez-moi 500 millions, ou renoncez à l'achat de nouveaux avions ! ça tombe bien, une initiative du GSsA a abouti, qui demande précisément que l'on renonce à l'achat de nouveaux avions de combat. Et du coup, quelques casques à boulons songent à lancer une initiative dans le sens contraire : pour que l'on garantisse un tel achat. Mais qu'ils le fassent : avec un peu de pot, on pourrait voter le même jour sur les deux initiatives (si la seconde aboutit)…
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samedi, 12 septembre 2009
Swiss Somptuair force
L'initiative du GSSA demandant un moratoire de dix ans sur tout achat de nouveaux avions de combat sera soumise au vote en novembre prochain, en même temps que l'initiative anti-minarets, ce qui nous permettra au moins de débattre d'autre chose que des conneries tribales de l'extrême-droite. L'initiative du GSSA se justifie formellement par l'impossibilité de combattre les programmes d'armement par référendum. Il faut donc poser une règle générale et abstraite, même limitée dans le temps, si l'on veut combattre les pulsions somptuaires de notre glorieuse armée, en l'occurrence son souhait de remplacer ses F-5 " Tiger " par de nouveaux chasseurs-bombardiers. Un achat devisé à plus de deux milliards, mais qui signifiera au bout du compte un coût de quatre à six milliards, compte tenu des frais d'entretien et de modernisation. La décision finale ayant été reportée à une date ultérieure au vote de l'initiative, les lobbystes de chaque candidat à l'obtention du marché vont devoir s'activer un peu plus longtemps que prévu, pour un marché moins juteux qu'espéré : alors qu'on envisageait, il y a un an, d'acquérir 33 avions de combat pour notre glorieuse Luftwaffe, on n'envisage plus guère que d'en acheter une vingtaine. Et de dépenser un milliard de moins
00:21 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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