mercredi, 28 novembre 2012

Vous voulez du « concret dans l'asile » ? En voilà : Fermer Frambois !

Hier, à Lausanne, a été déposée auprès des autorités cantonales la pétition « Fermer Frambois », lancée lors du blocage symbolique du centre genevois de rétention le 23 septembre dernier, et signée par 2500 personnes (dont une dizaine de parlementaires fédéraux -et le Maire de Genève) qui demandent des cantons (Genève, Vaud, Neuchâtel) usant de ce lieu de détention administrative qu'ils renoncent à l'alimenter de requérants déboutés, qui peuvent y être « retenus », c'est-à-dire en fait détenus, pendant un an et demi au maximum (le temps d'une peine prononcée au pénal pour des actes de brigandage ou des homicides) sans avoir commis aucun délit, sinon celui, que l'on peine à concevoir comme tel en temps de « libre circulation » proclamée, de n'avoir pas d'autorisation de séjour. La coalition qui a lancé la pétition en appelle à la « responsabilité politique et morale » des gouvernants, pour qu'ils mettent  fin au concordat intercantonal sur la détention administrative et au financement de Frambois  : à ceux qui cherchent obsessionnellement des économies budgétaires, on signalera en effet qu'il y a là, dans trois cantons, des lignes budgétaires à supprimer. Et à ceux qui trépignent en exigeant «du concret dans l'asile », on en proposera une : Fermer Frambois !

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12:59 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : asile, frambois, politique | |  Facebook | | | |

lundi, 24 septembre 2012

Manifeste : Non aux prisons de la honte et aux renvois forcés

Fermez Frambois !

Dimanche après midi, une vingtaine de personnes, soutenues par une centaine d'autres, se sont enchaînées aux grilles du centre de rétention administrative de Frambois, là où, entre un aéroport et une zone industrielle, notre beau pays stocke ses immigrants illégaux en voie d'expulsion forcée. Un manifeste a été lancé pour, comme le revendiquaient les manifestants, exiger la fermeture du centre de Frambois et l'arrêt des expulsions forcées. Il faut en effet fermer Frambois. Et le classer au patrimoine. Comme un concentré de xénophobie d'Etat, exemplaire, évident, de toutes les saloperies que l'on peut commettre au nom de la « maîtrise de l'immigration
». 

Le manifeste peut être téléchargé et signé sur http://www.itprojects.org/stop-dead/

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13:13 Publié dans Immigration | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : genève, expulsions, frambois, étrangers | |  Facebook | | | |

mercredi, 21 septembre 2011

Sortie sur les écrans du « Vol Spécial » de Fernand Melgar : Montrer la réalité, pour la changer

Aujourd'hui, mercredi, sort sur les écrans romands (à Genève, c'est aux Scalas)  le film de Fernand Melgar, « Vol spécial ». La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga l'aura vu dimanche dernier.  Dans ce film, comme dans le précédent de Melgar, « La Forteresse », Il s’agit de témoigner d’une réalité – le sort des requérants d’asile stockés avant expulsion au centre de Frambois, dans le canton de Genève – de montrer cette réalité, en donnant un visage humain non seulement aux futurs expulsés, mais aussi aux gardiens du centre chargés de rétention.  Aux deux victimes d'un système absurde, en somme : ceux sur qui il s'acharne, et ceux à qui il fait faire le sale boulot. Montrer le réel, surtout quand il est écœurant,  c'est aussi un appel à le changer.

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14:51 Publié dans Immigration | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, politique, frambois, melgar | |  Facebook | | | |

vendredi, 15 octobre 2010

Renvois forcés : ça suffit !

URGENT: Pétition de soutien pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü


Nous vous invitons à signer en urgence la pétition lancée par la « Maison populaire de Genève » pour la libération de Monsieur Onur Yörüklü, détenu dans la prison administrative de Frambois après son arrestation dans un centre d'accueil. Onur Yörüklü est un ressortissant turc d'origine kurde, condamné à trois ans de prison en Turquie pour des raisons politiques, et risquant pour les mêmes raisons une peine de vingt ans de prison supplémentaires. Il a donc fui la Turquie en passant par la Grèce. La Suisse veut le renvoyer en Grèce, en prétextant le principe du  « pays tiers sûr », alors qu'il n'a passé que trois jours en Grèce,  sans y déposer une demande d'asile. Onur Yörüklü a passé déjà sept mois en Suisse. Il mène depuis huit jours une grève de la faim. Les Conventions de Genève ne sont donc pas respectées par la Suisse dans cette situation, puisqu'en réalité, la Suisse est le pays de premier accueil de ce requérant d'asile, la Grèce n'ayant été qu'un pays de transit, dans lequel Onur Yörüklü n'a déposé aucune demande d'asile.  Vous trouverez la pétition et un texte explicatif complémentaire des raisons de son enfermement à Genève sur le site de la Maison populaire de Genève :

<http://www.assmp.org/spip.php?article521>

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05:26 Publié dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : asile, frambois | |  Facebook | | | |

samedi, 01 novembre 2008

Frambois, station terminus

Des mesures de contrainte à la contrainte sans mesure

Deux hommes incarcérés à Frambois en attente de leur expulsion ont tenté, fin septembre, de se suicider -l'un en s'immolant par le feu, l'autre en se pendant. Le premier avait été débouté de l'asile, la demande d'asile du second avait été frappée d'une non-entrée en matière. Les deux hommes ont été reconduits en prison, apès un bref séjour en hôpital psychiatrique. La Ligue suisse des droits de l'Homme voit dans ces deux tentatives de suicide la marque de la détérioration constante des conditions de détention dans la " prison pour étrangers " de Frambois. On y verra aussi la conséquence directe d'une détérioration non moins constante : celle de la politique d'asile de la Suisse. Station terminus du processus de refus d'asile, Frambois en est le dépotoir, et le symbole.


Autodestruction

La Ligue des droits de l'Homme exhorte les autorités à renforcer l'encadrement médical, et en particulier l'encadrement psychiatrique à Frambois. La Ligue demande en outre que les mesures de contrainte ne soient pas utilisées contre des personnes souffrant de troubles mentaux ou d'un état de santé particulièrement dégradé. Ça devrait en effet être le minimum exigible d'un Etat de droit -mais les déboutés de l'asile ont-il encore des droits ? A Frambois sont stockés avant expulsion des gens qui sont le plus souvent dans la plus grande incertitude sur à leur sort. Quelques trafiquants, certes, mais surtout des immigrants clandestins et des travailleurs au noir, punis avec bien plus de sévérité que ceux qui les exploitaient. Ces hommes vont être expulsés, lorsque des accords de réadmission ont été conclus, vers des pays qu'ils s'empresseront de fuir à nouveau. Certains ont déjà été expulsés trois fois de Suisse. Ceux-là sont prêts à tenter autant de fois leur chance, ou leur malchance, qu'il faudra. Aucune mesure de " dissuasion " ne les dissuadera, aucune prison ne les retiendra, aucune interdiction d'entrée ne les empêchera d'entrer. Ils sont le signe même de la profonde imbécillité des politiques d'immigration restrictives -qui ne réduisent l'immigration légale qu'en multipliant l'immigration illégale, et de la gestion policière et bureaucratique du droit d'asile. De tout cela, Frambois est le concentré, et les suicides à Frambois, le prix. Après la destruction du droit d'asile en Suisse par les majorités gouvernementale, parlementaire et populaire de ce pays, il ne restait plus, pour parfaire une politique nauséabonde, qu'à attendre l'autodestruction des requérants d'asile. On y est.

01:16 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : frambois, asile, réfugiés, prison, xénophobie | |  Facebook | | | |