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  • Les fiches, le retour...

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    De la longévité des fouines

    Vous vous souvenez de l' « affaire des fiches » ? C'était il y a vingt ans. En 1989, une commission d'enquête parlementaire avait révélé que 700'000 personnes étaient fichées et espionnées en Suisse, sans base légale, par les polices fédérale et cantonales. Ce scandale avait abouti à une refonte de la loi, censée permettre un «contrôle qualité systématique » du fichage des personnes suspectes. Il s'avère aujourd'hui que ce « contrôle qualité » n'est que de la poudre aux yeux, que le ficheur en chef, Urs von Däniken, a menti comme un arracheur de fiches en annonçant des contrôles qui n'ont jamais eu lieu, que les ministres successifs en charge du problème, Christophe Blocher et Ruth Metzler, s'en sont contrefoutu, que le fichage arbitraire continue, que des données sont récoltées de manière illégale, que des données obsolètes ont été simplement transférées d'un fichier à l'autre au lieu d'être supprimées, que des personnes sont fichées au hasard, parce qu'elles connaissent quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui pourrait peut-être avoir été ou pouvoir être, un jour, éventuellement, dangereux pour la sécurité intérieure de notre petit paradis.
    On vous invite vivement à demander à qui de droit si vous êtes fichés par les fouines fédérales (honte à vous si vous ne l'êtes pas !), et pourquoi, en utilisant la lettre type que vous pouvez télécharger
    www.droitsfondamentaux.ch/index_f.shtml

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  • Prolifération des taupes : Infiltrez-nous, bordel !

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    De " Sarah Meylan " à " Shanti Muller ", d'Attac au Groupe anti-répression, mais sans quitter Securitas : après la révélation de l'infiltration d'Attac par Securitas (sur mandat de Nestlé), la révélation de l'infiltration du Groupe antirépression de Lausanne par Securitas (sur mandat d'on ne sait pas encore qui) confirme le boom des taupinières privées (et sous-traitantes des polices publiques, puisque Securitas assure avoir transmis les infos que récoltaient ses taupes à la police). " Sarah Meylan " avait disparu de la circulation, " Shanti Muller " est toujours là. Mais apparemment pas en très bon état mental : " carrément paranoïaque " selon ses voisins, sympathisante (ou membre) de l'UDC selon la presse, elle avait été engagée en 1999 par Securitas. En 2002, elle commençait à infiltrer les réseaux alternatifs. Entre 2003 et 2005, pendant que " Sarah Meylan " fliquait Attac-Vaud, " Shanti Muller " fliquait le Groupe antirépression de Lausanne. Et la petite taupe qui rêvait d'une barboteuse l'a finalement obtenue : " Shanti Muller " est devenue cheffe du service d'investigations de Securitas. Tout cela rend d'autant plus légitime la motion déposée au Conseil municipal de la Ville de Genève par la gauche, et d'autant plus urgente son adoption. La motion demande à la Municipalité de mettre un terme à ses relations commerciales avec Securitas. C'est le moins que l'on puisse faire. Ou alors, on mandate Protectas pour infiltrer Securitas. Et on bat sa coulpe, toute honte bue de n'avoir pas mérité d'être infiltrés. Quoique, sait-on jamais ?

    Le blues du non-infitré

    Lorsque éclata l' " Affaire des fiches " et que les militants de gauche et d'extrême-gauche purent avoir accès aux dossiers constitués (ou non) sur eux par les polices municipales, cantonales et fédérales, un étrange sentiment s'empara desdits militants : avoir été fiché devint une fierté (mâtinée d'ailleurs d'amusement, à la lecture des âneries compilées dans les dossiers remis aux intéressés), ne pas avoir été fiché avait quelque chose de honteux. Alors quoi ? Tout mes copains étaient fichés et pas moi ? Je ne méritais pas l'attention de la police ? J'étais inoffensif ? On me méprisait ? Un quart de siècle plus tard, et le vent des privatisations ayant soufflé, ce sont des officines privées qui fliquent les mouvement sociaux. Mais pas n'importe lesquels : Securitas a infiltré Attac, le Groupe anti-répression, LausAnimalist, le centre alternatif de la Reithalle… mais pas, du moins que l'on sache, les partis politiques de gauche. On pue de la gueule ? ou alors, on est insignifiants ? C'est vrai, quoi, c'est vexant à la fin, d'apprendre qu'on ne fait plus peur à personne et qu'il n'y a plus que le MCG verniolan pour prendre les socialistes pour ce qu'ils ne sont plus depuis la Grève Générale de 1918…

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