falciani

  • Fraude, évasion, soustraction fiscales, blanchiment, soutien à Al Qaida...

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    Swissleaks, Rotaryleaks...

    Les données identifiant plus de 106'000 clients des années 2006-2007 de la succursale genevoise de la banque britannique HSBC ont été rendues publiques, à partir de celles transmises par l'ex-employé de la banque Hervé Falciani. Elles concernent plus de 180 milliards d'euros, soustraits en cinq mois aux fiscs des pays d'origine des détenteurs des comptes. La banque HSBC, l'association suisse des banquiers, le groupement des banquiers privés, les ténors de la droite, le miniministre genevois des Finances jurent à l'unisson que tout cela, « c'est du passé », que la banque et ses soeurs ont « radicalement changé » depuis le temps où HSBC (et ses soeurs) dissimulaient sciemment l'argent de la fraude, de l'évasion et de la soustraction fiscale, du blanchiment de tous les trafics possibles et imaginables et du soutien à Al Qaïda. Et comme on croit toujours ce que les banques nous disent.... De toute façon, avec nos comptes exsangues à la Raffeisen ou à la Banque Alternative, on avait aucune chance de faire partie du Rotaryleaks dévoilé par Falciani : y'a que du beau monde, là-dedans... le ticket d'entrée était à un million...

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  • Notre " Homme de l'Année " : Hervé Falciani

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    C'est un marronnier des fins (ou début) d'année : on désigne l' " Homme de l'Année " (disons : l'humain de l'année). L'année dernière, ce fut, sans conteste, Bernard Madoff, l'homme qui révéla la profonde absurdité du capitalisme financier. Et cette année, le lauréat s'appelle Hervé Falciani. Grâce à lui, la justice française se trouve en possession des noms de 130'000 clients et anciens clients (dont près de 3000 Français) de la banque genevoise HSBC (celle qui a racheté la banque Safra, et qui a fait en 2008 le plus gros bénéfice de toutes les banques privées de Suisse) : ces noms figurent sur des listes vieilles de trois ans saisies par les Français sur l'ordinateur de Falciani, après que la Suisse, qui avait ouvert sur lui une enquête, l'ait fait arrêter. C'est encore la Suisse qui a livré à la justice française les mots-clefs qui lui ont permis d'avoir accès aux données bancaires cryptées que Falciani stockait sur son ordinateur. On se fout de savoir comment et pourquoi Falciani a agi, s'il a ou non tenté de monnayer ses listings, et qu'il soit ou non mythomane nous indiffère : quoi qu'il soit et ait fait, il aura bien mérité de la lutte pour l'abolition du secret bancaire... De toute façon, à l'heure où un pape allemand s'apprête à béatifier un pape germanophile, on peut bien se permettre de chanter comme on veut, pour les raisons qu'on veut, les louanges de qui on veut.

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