jeudi, 22 avril 2010
Après Copenhague, Cochabamba. Et Eyjafjöll.
« Ou c'est le capitalisme qui meurt, ou c'est la planète »
Le président bolivien Evo Morales a ouvert mardi, à Cochabamba la « Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère» en dénonçant la responsabilité historique du capitalisme dans la dégradation de l'environnement. Passons sur la référence chamanique à la «Terre Mère » et retenons de la conférence de Cochabamba, non cette invocation « new age », mais la volonté de répondre, par une sorte d'« appel à la base » au fiasco de celle, en décembre dernier, de Copenhague sur le climat. « Ou c'est le capitalisme qui meurt, ou c'est la planète » , affirme le président bolivien -qui l'avait déjà dit, en d'autres termes, à Copenhague. Mais à Copenhague, Morales parlait à des sourds volontaires. A Cochabamba, il entend parler aux mouvements sociaux et aux peuples. On change de registre, on hausse l'ambition : on ne cherche plus à « écologiser » le capitalisme, on s'organise pour mettre fin à un modèle de développement fondé sur la mercantilisation de tout, l'exclusion de tous ceux qui n'ont pas les moyens d'accéder au marché global, le pillage des ressources non renouvelables et la destruction de tous les écosystèmes, sans exception. La conférence bolivienne s'est ouverte en pleine éruption islandaise. A la dénonciation politique exprimée par Morales, il fallait une démonstration par l'exemple de l'absurdité du système économique : notre camarade Eyjafjallajokull l'a donnée en clouant au sol la quasi-totalité de l'aviation civile européenne.
12:51 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : cochabamba, environnement, eyjafjallajokull |
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