mercredi, 05 décembre 2012

L'EEE : Vous n'en vouliez pas ? Eh bien vous y êtes...

Vingt ans après...

Le 6 décembre 1992, proclamé « dimanche noir » par le Conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz, les Suisses refusaient la proposition du Conseil fédéral d'adhérer à l'« Espace Economique Européen ». Vingt ans après, les media sont pleins de commémorations, les vaincus du 6 décembre 1992 de perplexité sur les causes de leur défaite, et les vainqueurs de fierté d'avoir réussi à préserver la souveraineté, l'indépendance, la liberté du pays face au monstre totalitaire bruxellois. Et tout se passe comme s'il fallait à toute prix camoufler cette évidence : la Suisse a eu beau refuser l'EEE le 6 décembre 1992, vingt ans après, elle y est en plein, et dans un espace européen plus qu'économique : policier et migratoire aussi, entre autres. 120 accord bilatéraux la lient à cette Europe dont elle affecte de se croire indépendante, mais dont elle est désormais une sorte de protectorat, de dominion. La Suisse a refusé l'EEE il y a vingt ans ? La belle affaire... Depuis, elle a accepté Dublin, Schengen, les bilatérales, elle soutient le cours de l'Euro à bout de bras et de francs suisses et les entreprises suisses ont intégré les normes européennes à leurs produits...

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jeudi, 14 juin 2012

L'autre élection du 17 juin

Soutenir la gauche grecque

On élira en France, dimanche. On élira à Genève, dimanche. On élira en Egypte, dimanche. Et on élira en Grèce, dimanche. En Grèce, où le parti socialiste (PASOK) s'est déconsidéré à force de s'être fait l'instrument des diktats des «marchés»  et de leurs commis politiques européens, c'est la coalition SYRIZA qui porte les espoirs de la gauche. Et elle peut gagner les élections législatives organisées à la suite de l'échec de toutes les tentatives de former un gouvernement de coalition, ou de techniciens, ou de salut public, ou d'unité nationale -peu importent les termes, ils ne désignaient tous qu'une nouvelle génuflexion devant les dieux de l'Olympe financière. Mais même si elle gagne, ou plutôt surtout si elle gagne, SYRIZA aura besoin du soutien de toutes les gauches d'Europe -et jusqu'à preuve du contraire, la Suisse est en Europe.

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vendredi, 20 avril 2012

Placebo migratoire : Le Conseil fédéral active la clause de sauvegarde des apparences


Le Conseil fédéral a décidé d'« activer » la « clause de sauvegarde » prévue dans l'Accord passé avec l'Union Européenne sur la libre circulation, et d'imposer dès le 1er mai, pour un an renouvelable une fois, des contingents d'immigrants pour les ressortissants polonais, hongrois, tchèques, slovaques, slovènes, lettons, estoniens et lituaniens. Le gouvernement suisse justifie cette mesure, critiquée par l'Union européenne, par la pression démographique exercée sur le pays, le dumping salarial qu'entraînerait l'immigration et la concurrence exercée par de « faux indépendants » venant des pays désormais contingentés. Or la mesure prise ne répond à aucun de ces problèmes, ne concerne que 6 %, tout au plus, de l'immigration en provenance de l'Union Européenne, et, comme le Conseil fédéral lui-même le sait, son remède n'est qu'un placebo...

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lundi, 14 novembre 2011

Démission de Berlusconi : Les marchés m'ont tuer...

Un présumé socialiste grec acquis aux politiques libérales et un présumé libéral italien acquis à ses propres monopoles renvoyés en une semaine de leurs chefferies gouvernementales : joli tableau de chasse européenne. Qui a fait tomber Berlu ? Le peuple italien ? les  « Indignés » italiens ? La gauche italienne ? Non :  « les marchés ». Et les alliés de Berlu au gouvernement. Et quelques chefs d'Etat et de gouvernement européens, à commencer par Merkel et Sarkozy. Et la Banque centrale européenne, et le Fonds monétaire international. Berlusconi n'a pas été renversé par la mobilisation, en Italie, d'un mouvement populaire : il a été lourdé par la droite et la finance italiennes et européennes, une semaine après que Papandreou ait subi le même sort. Congédiés l'un et l'autre comme des domestiques surpris à faucher les petites cuillères. On est dans Labiche, pas dans Machiavel.

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mardi, 22 février 2011

Révolution libyenne : Kadhafin ?

Combien de morts dans la répression sauvage, jusqu'au bombardement de la foule tripolitaine par les avions de chasse, de la révolte libyenne ? deux cent, trois cent, cinq cent, mille ? On ne sait pas. Ce qu'on sait, en revanche, c'est que l'Europe s'inquiète. De la répression ? Non : de la pérennité de ses accords avec la Libye, qu'elle a payé pour la transformer en gardienne de ses côtes contre les candidats à l'émigration. L'Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont en révolution. Que craint la Suisse ? Un massacre à la libyenne ? Une récupération à la tunisienne ? Non :  « un afflux de réfugiés »... décidément, on ne se refait pas...

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lundi, 10 mai 2010

Pressurer les Grecs pour rembourser les banques

L'Union européenne et le FMI ont donc décidé de « Sauver la Grèce » par un prêt de 110 milliards, et les dirigeants européens de « sauver l'Euro » par un « mécanisme de soutien »... accompagné d'un durcissement du « pacte de stabilité » qui encadre les budgets publics des Etats centraux, et de l'engagement de « faire des économies »  (on vous laisse deviner sur le dos de qui) et de « réduire les déficits » publics creusés par les soutiens publics aux banques (les mêmes que celles qui ont « prêté » des milliards à la Grèce, à des taux usuraires). Après avoir pressuré les Grecs,  ce sont tous les Européens, y compris ceux dont l'Etat ne fait pas partie de la « zone Euro », comme les Britanniques, ni même de l'Union Européenne, comme les Suisses, dont on va faire les poches comme on s'apprête à faire celles des Grecs en augmentant leur temps de travail, en réduisant leurs salaires, en reportant l'âge de leur retraite et en réduisant les dépenses sociales. Pour complaire à l'orthodoxie libérale, évidemment, mais aussi, et l'argument nous est servi à satiété depuis des mois, pour « rassurer les marchés ». Exercice de psychothérapie qui, compte tenu du comportement des acteurs des dits « marchés », s'apparente à peu près à celui qui consiste à raisonner un schizophrène. « Les marchés », d'ailleurs, cela n'existe pas. « Les marchés », ce sont des hommes et des acteurs économiques qui spéculent, à la hausse ou à la baisse, avec de l'argent qui ne leur appartient pas, sur n'importe quoi, en l'occurrence sur une monnaie, en prenant pour « argent comptant » (l'expression s'impose ici par son absurdité même) des rumeurs qu'ils alimentent eux-mêmes.

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vendredi, 26 février 2010

Crise libyenne : L'Europe sauve la mise de la Suisse

Mardi soir, l'un des deux Suisses retenus depuis des mois en Libye, en rétorsion de l'arrestation à Genève du fils du Frère en chef, a pu retrouver le sol suisse. Le deuxième otage suisse du clan Kadhafi a, lui, été conduit en prison sous prétexte d'infraction aux lois sur l'immigration. Pour en arriver à ce dénouement mi-figue, mi-datte, il aura fallu que les ambassadeurs européens à Tripoli passent la nuit dans une ambassade de Suisse encerclée par des policiers armés, et que l'Union européenne s'engage, contrainte et forcée par le  « mécanisme de Schengen », dans un conflit qui au départ ne la concernait absolument pas, mais qui, sans cet engagement européen, en serait encore au stade où il était lorsque Hans-Rudolf Merz revenait de Tripoli avec le linge sale des otages, mais sans les otages. La Suisse sortie du merdier libyen par l'Europe ? Le principal enseignement de la crise libyenne ne manque pas d'ironie. La même que celle dont l'ineffable Kouchner tenta de faire preuve lorsqu'à la question d'un journaliste suisse sur une possible solidarité de l'Europe avec l'Helvétie face à la Libye, il fit mine de s'étonner :  « Ah bon, la Suisse est membre de l'Union ? Excellente nouvelle ! » .

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mercredi, 26 août 2009

La Suisse dans l'Europe ou à sa traîne ?

Un " Manifeste pour l'Europe "
Le " Club Helvétique " (qui se donne pour but de nourrir le débat politique suisse et de proposer la réforme, dans un sens démocratique et progressiste, des institutions de la Confédération) a publié un " Manifeste pour l'Europe " (et pour l'adhésion de la Suisse à l'Union Européenne) qui fait, ou refait, utilement, quelques constats d'évidence et en tire quelques conclusions, politiquement moins consensuelles (pour user d'un euphémisme) mais qui devraient n'être pas moins évidentes : Les " bilatérale " sont arrivées au terme de leur très relative efficacité; non seulement elles ne garantissent plus l'indépendance du pays, mais elles finissent par y attenter plus profondément qu'une adhésion, puisqu'elles placent la Suisse dans la situation de devoir appliquer mécaniquement des décisions européennes à la prise desquelles elle n'a aucune part…

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mercredi, 29 avril 2009

Les pauvres se noient, les riches s'emmurent

Exode

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterries, évoque un phénomène mondial qui pousse les personnes désespérées à utiliser des moyens extrêmes pour fuir les conflits, les persécutions et la pauvreté : il y a de plus en plus d'émigrants et de plus en plus de barrières pour entraver leurs mouvements, créant une situation dans laquelle un grand nombre d'émigrants sont condamnés à un exode illégal, au risque de leur vie En dix mois (janvier à octobre 2008), 32'000 personnes ont fait ou tenté de faire la traversée entre la Somalie et le Yemen. 230 d'entre elles sont mortes, 365 sont portées disparues. Fin mars dernier, au large des côtes libyennes, plusieurs centaines de personnes qui tentaient d'atteindre l'Europe ont disparu en mer. La même semaine, deux bateaux sont arrivés en Sicile, avec 250 personnes à boird, et à Lampedusa, avec plus de 200 personnes à bord. En 2008, 36.000 personnes sont arrivées en Italie par la mer depuis l'Afrique du Nord. Que faire des candidats à l'immigration ou à l'asile ? Les refouler, comme l'Europe (et la Suisse), les empêcher de partir, comme l'Algérie veut tenter de le faire, ou les noyer, comme ces passeurs qui ont, en octobre dernier, balancé 100 personnes par-dessus bord au large du Yemen ? Il semble ne venir à l'idée de presque personne qu'on pourrait simplement les laisser entrer " chez nous ", comme y sont entrés nos propres ancêtres.

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mercredi, 17 décembre 2008

Europe : La Suisse rame…

Le Conseil fédéral à Bruxelles, ou à Canossa ?

Drôles de rois mages, drôle de Bethléem: presque la moitié du gouvernement helvétique s'est rendue hier à Bruxelles. Conduite par le président de la Confédération Couchepin, accompagné du ministre des Finances Merz et de la ministre de la Justice Widmer-Schlumpf, la délégation suisse a dû se fendre d'explications circonstanciées sur les lenteurs, les prudences avec lesquelles, et les contradictions dans lesquelles, la Suisse " gérait " ses relations avec une Union Européenne dont elle n'est pas membre, mais dont elle finit par appliquer toutes les décisions, sans jamais avoir pu prendre part à leur élaboration. 
 
Il était un petit naviiiire...

La situation de la Suisse, par rapport à l'Europe, n'est pas tragique. Elle est seulement parfaitement ridicule. L'un des chantres de l'europhobie et de l'isolationnisme n'est pas élu au gouvernement fédéral depuis une semaine, que trois de ses collègues, dont le Président de la Confe, se rendent à Bruxelles pour tenter de convaincre les Européens que, non, la Suisse ne peut pas faire mieux, ni plus vite, pour normaliser sa fiscalité et éviter que certains de ces cantons se transforment en vulgaires paradis fiscaux, que, non, la réforme de la fiscalité des entreprises concoctée par la majorité gouvernementale de droite n'est pas destinée à piquer des entreprises aux Etats membres de l'Union européenne en accordant de nouveaux cadeaux fiscaux,  que, oui, elle est bien décidée à abolir les sociétés " boîte aux lettres " et à réformer la législation sur les holdings et les sociétés mixtes, et que, oui, le gouvernement est fermement décidé à engager tout son poids dans la bataille pour la reconduction et l'élargissement des " bilatérales " et de la " libre circulation ". Ce cirque est lassant, à force d'être répétitif. Faute d'avoir le courage de " faire le pas " d'une véritable demande d'adhésion, la Suisse se condamne elle-même à figurer dans une mauvaise marine dans le rôle du petit canot accroché à un gros bateau, les passagers du petit canot ne pouvant que tenter de rester accrocher au gros bateau sans jamais pouvoir participer ni au choix ni de la route à suivre, ni à celui de la vitesse de navigation, ni même à celui des passagers du navire. On a l'air fins, tiens, dans notre youyou, à attendre le bon vouloir de l'équipage du paquebot qui nous traîne... tant qu'il n'a pas décidé d'en finir, c'est-à-dire tant que l'Union européenne n'aura pas décidé de cesser de négocier des accords bilatéraux sur mesure pour la Suisse.

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samedi, 22 novembre 2008

A propos de la " libre circulation "

A propos de la " libre circulation "

On votera donc l'année prochaine, une fois de plus, et avec grosso modo la même configuration politique que la fois précédente, sur la " libre circulation " et son extension. La même configuration politique, c'est-à-dire la droite radicale et libérale, le centre-démocrate chrétien, la gauche socialiste, alternative et verte, les organisations patronales et les syndicats pour le " oui ", contre l'UDC, les petites organisations d'extrême-droite, l'ASIN et quelques groupes d'extrême-gauche, appelant à voter " non ". Les arguments n'ont changé dans aucun des deux camps, et dans aucune de leurs composantes (quoique l'UDC se soit livré à un exercice assez périlleux de retournement de veste, changeant trois fois de position en quelques mois, pour finalement retrouver sa position initiale, celle du refus). Au delà de la question posée par le vote de 2009, c'est bien celle de la réponse à donner à la mondialisation capitaliste : une réponse par la protection nationale, ou une réponse par la lutte internationale.

" Les frontières, on s'en fout ! "

Il n'y a pas de réponse nationale à la mondialisation capitaliste, pas plus qu'il n'y avait de réponse féodale à la révolution industrielle : le repli à l'intérieur des frontières, le retour au cloisonnement national, l'usage purement défensif, quand il n'est pas fétichiste, des instruments de l'Etat-nation, sont non seulement inefficaces, mais également, et au sens propre du terme, réactionnaires. A la globalisation et à la mondialisation capitalistes, nous n'avons pas à opposer l'enfermement national, pas plus que les socialistes du XIXème siècle n'opposaient à la révolution industrielle le retour aux institutions féodales, mais l'internationalisme, la solidarité internationale, l'élargissement du processus de décision à l'ensemble des nations, et la généralisation à l'ensemble des personnes et des peuples des droits fondamentaux conquis (fût-ce partiellement et précairement) dans notre partie du monde -droits qu'il convient en outre de renforcer et d'élargir ici-même. C'est en tant qu'elle est négatrice de ces droits que nous combattons la globalisation capitaliste, et c'est pour élargir ces droits que nous y opposons notre propre internationalisme. Mais si le mouvement socialiste est fondé sur l'internationalisme, et sur l'exigence de la solidarité internationale, son pluralisme a permis l'expression en son sein ou à ses marges de conceptions fort éloignées de ces exigences. Ces conceptions défensives, nationalistes, isolationnistes, conservatrices, perdurent. La mondialisation capitaliste leur a même redonné, en même temps qu'un vernis de " résistance ", des forces et une audience nouvelles -sans leur donner plus de pertinence qu'elles n'en eurent jamais. Nous avons à nous en défaire, et à les combattre.

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lundi, 08 septembre 2008

L'Europe, creuset de l'humanisme ?

Les députés européens ont adopté le 18 juin une directive fixant des "normes minimales communes" au renvoi des sans-papiers de l’Union européenne, aggravant ainsi la situation d’exclusion et de criminalisation de tous les étrangers. Le texte, impliquant les 27 Etats membres, a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions, grâce à une alliance entre conservateurs, libéraux et eurosceptiques, facilitée par les hésitations et divisions du groupe socialiste. Les amendements proposés par les opposants au texte ont été à chaque fois rejetés avec des écarts de plus de 100 voix. « Ce n’est la victoire ou la défaite de personne, nous pouvons nous réjouir d’avoir au moins obtenu une réglementation européenne », a cru pouvoir déclarer le social-démocrate allemand Wolfgang Kreissldörfler qui a voté en faveur du texte, contre la consigne officielle de vote du groupe socialiste.

L'Union Européenne adhère à la Confédération suisse

- Désormais l’enfermement des étrangers peut atteindre jusqu’à 18 mois pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe;
- Le texte appouve également la détention et "l’éloignement" des personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture,...) et des mineurs qu’ils soient ou non accompagnés, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant;
- La dernière version de ce texte permet la détention et l’expulsion forcée des mineurs isolés vers un pays tiers (autre que leur pays d’origine) où ils n’ont ni famille ni tuteur légal;
- Il n’est plus imposé aux Etats de fournir un titre de séjour aux personnes souffrant de maladies graves;
- Les personnes expulsées se verront systématiquement interdire le territoire de l’UE pendant cinq ans;
- les personnes expulsées pourront l’être vers des pays par lesquels ils n’ont fait que transiter, sans qu’ils aient un lien avec ces pays...
L'Europe "creuset de l'humanisme" ? Tu parles...

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