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  • La Suisse et le respect des droits syndicaux

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    GreveGeneraleGeneve1918.jpgUne démocratie "faux-témoin" ?

    "La Suisse, démocratie-témoin", assurait dans son titre un ouvrage de l'académicien français André Siegfried, dans les années cinquante. Le livre avait été commandité par les autorités suisses, qui avaient une image à restaurer dans cet après-guerre ou son rôle entre l'instauration et la chute du régime nazi lui valait une réputation plus fâcheuse que celle qu'elle espérait avoir (au livre de Siegfried, le leader du Rassemblement jurassien, Roland Béguelin, avait répondu par le sien : "Un faux-témoin : la Suisse"). "Démocratie-témoin", la Suisse ? Elle en tout cas en est persuadée. Du moins être un "témoin" n'est pas de la même prétention qu'être un modèle. Et dans le mouvement français des "gilets jeunes", les droits démocratiques directs que nous nous sommes nous-mêmes accordés, et dont nous usons avec régularité, font des envieux. Mais il est en tout cas un domaine et un terrain sur lesquels nos droits démocratiques sont inférieurs à ceux accordés dans les pays voisins, et restent donc à étendre et à assurer : le domaine des droits syndicaux, le terrain des combats syndicaux. Car ces droits sont aussi des droits démocratiques, et ce terrain de combat est aussi le terrain d'un combat démocratique. Et sur ce terrain, la Suisse est bel et bien un "faux-témoin"

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    Lien permanent Catégories : Suisse, syndicats 0 commentaire
  • « Partenariat social » et droits syndicaux en Suisse : La liberté ne s'use que...

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    Lors d’une conférence presse en prélude à la 102e Conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT), les syndicats suisses ont présenté deux exemples d’"étranglement d’une grève légitime" par les employeurs :  les cas de SPAR et de La Providence, qui soulignent pour les syndicats la nécessité d'une protection des droits syndicaux, et en particulier d'une protection contre  les licenciements de militants syndicaux, pour crime, précisément, d'être militants syndicaux. Et, pire, d'avoir parfois fait grève (la grève étant pourtant un droit reconnu, même avec des pincettes, par la constitution fédérale...). La Suisse reconnaît les libertés syndicales, oui. Mais elle les reconnaît que comme on reconnaît quelqu'un ou quelque chose dont on a vaguement entendu parler.

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