mercredi, 10 décembre 2014

Développement durable ou décroissance ?

Quelle réponse à un « schéma de consommation et de production non viable » ?

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14:19 Publié dans Développement durable, Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : décroissance, agenda 21 | |  Facebook | | | |

mercredi, 21 novembre 2012

Vingt ans après le « Sommet de la Terre » : Sauver la Terre ou les Terriens ?

« La cause principale de la dégradation continue de l'environnement mondial est un schéma de consommation et de production non viable, notamment dans les pays industrialisés, qui est extrêmement préoccupant dans la mesure où il aggrave la pauvreté et les déséquilibres » : ainsi s'exprimait en 1992 la déclaration finale du « Sommet de la Terre », à Rio de Janeiro. Deux conventions sur les changements climatiques et la diversité, plus un plan de « développement durable » (l'« Agenda 21 »), suivirent, mais vingt ans plus tard on n'est toujours pas sorti du « schéma de consommation et de production non viable », et le «développement durable» prôné à Rio apparaît pour ce qu'il est : une tentative de sauvegarder l'essentiel de ce « schéma », d'en pérenniser les « lois » fondamentales -à commencer par celle du profit, et celle de la propriété privée des moyens de production. La planète y survivra, mais quel prix paieront ses habitants humains ?

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14:22 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, décroissance | |  Facebook | | | |

lundi, 20 février 2012

Retour d'Afrique : Décalages horaires politiques

« L'histoire nous surprend là où nous sommes nés », écrivait Régis Debray -du temps où il était de gauche. Elle nous a surpris dans l'une des villes les plus riches de l'un des pays les plus riches du monde. Elle nous surprend aujourd'hui au retour du Burkina Faso, où nous étions partis en délégation des communes genevoises et de la Fédération genevoise de coopération, nous rendre compte sur place de la réalité des projets que soutiennent nos communes. et cette surprise pèse d'un sacré poids : celui de la comparaison entre deux situations extrêmes -la nôtre et celle d'un des trois ou quatre pays les plus pauvres de la planète. Mais toute mauvaise conscience mise à part, et toute posture contrite abandonnée, que faire de cette surprise, et de ce décalage horaire politique ?

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12:14 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : solidarité, genève, burkina, décroissance | |  Facebook | | | |

vendredi, 25 novembre 2011

Samedi 26 novembre, « journée sans achat » : Parce qu'une vie ne s'achète pas...

Demain, dernier samedi de novembre (on nous pardonnera cette concession à la normalité grégorienne), nous célébrerons, comme chaque année depuis bientôt vingt ans, la « journée sans achat ». Nous la célébrerons chacun à notre manière, cette journée de résistance au consumérisme, lancée pour s'interroger «collectivement et pacifiquement» sur le sens de notre soumission volontaire aux injonctions de la société de consommation, et sur les conséquences de cette soumission: épuisement des ressources naturelles, accroissement des pollutions industrielles, perte du lien social, omniprésence de la publicité. Et surtout, oubli de cette évidence ontologique : une vie ne s'achète pas.

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13:02 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : consommation, décroissance, marchandise | |  Facebook | | | |

mercredi, 07 septembre 2011

Jeûnes genevois et fédéral : qu'en reste-t-il ?

Allez les Jeûnes !

Demain, à Genève, c'est jour officiel de Jeûne. Et dans dix jours, dans le reste de la Suisse, c'est jour officiel de Jeûne.  Est-ce à Genève en hommage aux victimes du massacre de la Saint-Barthélémy, ou d'un massacre précédent à Lyon en 1567, ou d'une épidémie de peste que l'on est supposé jeûner ? Et en Suisse, est-ce toujours pour «  consolider la paix religieuse » que perdure le Jeûne fédéral  institué par la Diète (un Jeûne institué par une Diète, il y a de la logique là-dedans...) en 1832 ? Soyons franc : tout le monde se fout de savoir pourquoi ces journées de jeûne, que plus personne ne respecte en tant que telles, ont été instaurées. On ne jeûne plus les jours de Jeûne, mais on devrait s'y remettre, pour les raisons qu'on veut. Ou sans raison. Parce qu'un jour sans goinfrerie ne pourrait que nous faire du bien, de quoi que l'on se goinfre le reste de l'année.

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14:13 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genève, suisse, décroissance | |  Facebook | | | |

mercredi, 23 mars 2011

L'effet Fukushima : 87 % d'antinucléaires en Suisse, vraiment ?

L'effet Fukushima : 87 % d'antinucléaires en Suisse, vraiment ?

Selon un sondage Isopublic publié dimanche dernier, 87 % des Suisse-sses réclameraient l'abandon de l'énergie nucléaire, 77 % à long terme et 10 % tout de suite, 74 % seraient opposés à la construction de nouvelles centrales nucléaires, 62 % demandent l'arrêt immédiat des centrales de Mühleberg et Beznau et 86 % souhaitent que la Confédération soutienne davantage les énergies renouvelables. Faut-il en déduire que les Suisses sont devenus anti-nucléaires ? Non. Car l'« effet Fukushima » a joué, et le petit nuage échappé de la centrale japonaise a irradié l'opinion publique. On verra ce qu'il en restera, de cette peur, lorsqu'il s'agira de prendre réellement des décisions qui coûtent (le soutien aux énergies renouvelables) ou qui pèsent (la réduction de la consommation d'électricité, par exemple). En attendant, ou plutôt sans attendre, la Maire de Genève, Sandrine Salerno, a lancé un appel aux villes de Suisse pour les inciter à agir afin de pousser le pays vers la sortie du nucléaire. Et là aussi, on va bien pouvoir vérifier ce que valent les plus récentes adhésions enregistrées au « principe de précaution »

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13:13 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : suisse, nucléaire, fukushima, décroissance | |  Facebook | | | |

vendredi, 26 novembre 2010

Samedi, Journée sans achat : ne plus acheter, pour ne plus se vendre

Elle n'est organisée qu'une fois par an, quand elle mériterait de l'être au moins une fois tous les deux jours : la Journée sans achat, demain samedi, tiendra stand à Genève, place du Molard (de 10 à 17 heures), à la veille d'un scrutin qui verra le bon peuple des consommateurs, dont font d'ailleurs partie les travailleuses et les travailleurs des grands magasins, se prononcer sur le projet du patronat de ce secteur, et de ses chefs de rayons politiques, de prolonger les heures d'ouverture de leurs souks, sous les prétextes les plus divers et, pour certains, les plus fantaisistes. La coïncidence de la votation et de la Journée sans achats est fortuite, mais ce hasard objectif est heureux  -il permet de poser publiquement la question qui fâche, au moment où la frénésie consumériste de la fin de l'année expose ses premiers symptômes : la qualité d'une vie se mesure-t-elle à la quantité des biens qu'on la passe à accumuler, ou à la qualité des liens qu'on se donne le temps de tisser, hors de toute incitation marchande ?

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16:03 Publié dans Commerce | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : décroissance, consommation | |  Facebook | | | |

samedi, 13 juin 2009

La récession : qu'en faire ?

C'est officiel : on est en crise…

C'est officiel : au cas où vous ne l'auriez pas remarqué : la Suisse est en récession, à peu près en même temps que les pays de la zone euro (où le recul du PIB a été de 2,5 % en un trimestre, de 4,6 % en un an). Selon les derniers chiffres du Secrétariat d'Etat à l'Economie (Seco), publiés le 2 juin, le produit intérieur brut réel de l'Helvétie a reculé de 0,8 % en trois mois (de janvier à mars 2009) par rapport au trimestre précédent, où il avait reculé de 0,6 % par rapport au trimestre précédent, qui avait été marqué par un recul de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Et comme le label "récession" n'est accordé à ses heureux bénéficiaires qu'après trois croissances trimestrielles négatives consécutives, ça y'est, c'est bon, on est en récession. Le recul du PIB constaté au premier trimestre 2009 est même le plus important depuis 1992, et le recul annuel (du premier trimestre 2008 au premier trimestre 2009) le plus important depuis trente-trois ans, c'est-à-dire depuis la grande crise pétrolière du milieu des années septante.

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01:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : crise, récession, croissance, décroissance | |  Facebook | | | |

mercredi, 06 mai 2009

En finir avec le développement du râble

Plans de relance ou décroissance ?

Le 16 mai prochain, dans toute l'Europe, les syndicats et les partis de gauche manifesteront pour un " new deal social ". Les grandes organisations mondiales de protection de l'environnement militent quant à elles pour un " new deal vert " destiné à revitaliser l'économie mondiale et relancer l'emploi en accélérant la lutte contre le changement climatique, la dégradation environnementale et la pauvreté. " Sociale " ou " verte ", une relance fondée sur les fameux principes du " développement durable " nécessiterait au minimum un investissement d'un pour cent du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit environ 750 milliards de dollars (bien moins que les masses financières gigantesques englouties depuis des mois dans le sauvetage du système financier mondial), à investir dans les économies d'énergie, les énergies renouvelables, les transports collectifs, l'accès à eau douce, l'infrastructure écologique et l'agriculture " durable ". Mais il s'agit bien d'une " relance ", et non d'un changement. On fait repartir une machine, on ne renonce pas à celle tombée en panne.

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mercredi, 26 novembre 2008

Objection de croissance

Samedi 29 novembre : " Journée sans achat "

C'est le moment : la crise financière, la récession qu'elle pourrait provoquer, et même les milliers de milliards balancés dans les banques privées pour les sauver du naufrage, et sauver avec elles l'ensemble du système parasitaire (mais qu'on se refuse à réformer réellement, et donc profondément) pourraient, et devraient, susciter un changement des comportements individuels et collectifs de consommation. " Pourraient ", en réduisant les ressources consacrées à la consommation; " devraient ", en modifiant les modes et les critères de celle-ci. La " Journée sans achat " du 29 novembre est l'occasion, à quelques semaines des frénésies mercantiles de la fin d'année grégorienne, de s'interroger non seulement sur le sens de ces rites, mais aussi sur nos comportements le reste de l'année. Et sur ce qui provoque ces comportements : ni des besoins, ni même des désirs -mais des réflexes. De toute façon, rien ne ressemble plus à un chien de Pavlov que le consommateur occidental moyen.

Cresco quia absurdum…

Il faudrait aujourd'hui, déjà, trois planètes supplémentaires pour produire les ressources naturelles et stocker les déchets de la généralisation du niveau et du mode de vie moyens des Suisses à l'ensemble de la population du globe. Et si c'était le niveau et le mode de vie moyens des habitants des USA que l'on généralisait, ce seraient six planètes supplémentaires qu'il nous faudrait. Il se trouve en effet que si la " croissance " se voudrait continue à l'infini, le monde, lui, est contenu et fini. Or toute l'organisation économique et sociale de ce monde tourne autour du mythe de la croissance continue, et de l'objectif d'une croissance quantitative du produit intérieur brut, c'est-à-dire de la production, de la consommation et du gaspillage. Or, qu'est-ce que la " croissance " telle que la mesure le produit intérieur brut ? C'est, au sens littéral de l'expression, " n'importe quoi " : une amélioration du niveau de vie provoquant une dégradation de la qualité de vie; une augmentation des dépenses utiles autant que le coût d'une catastrophe naturelle ou humaine (une bonne guerre, ça peut vous relancer le PIB). Comme le rappelait Spinoza, on ne peut concevoir quoi que ce soit d'illimité (la " croissance ", par exemple…) dans un monde limité. Et notre monde est limité. Limité, et inégalitaire : un cinquième de la population mondiale consomme et gaspille plus des quatre cinquièmes des ressources du monde. Nous sommes de ce cinquième du monde, gras à lard érigeant autour de nos sociétés transformées en centres commerciaux de dérisoires barrières contre les quatre autres cinquièmes en priant qu'elles les retiendront, alors qu'elles ne font que nous y enfermer. Mais avec le Père Noël.

01:48 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : croissance, décroissance, consommation | |  Facebook | | | |