lundi, 12 novembre 2012

Mercredi 14 novembre : Un jour contre l'« austérité »

14 novembre.jpgA l'appel de la Confédération européenne des syndicats (et, en Suisse d'Unia, et à Genève, de la Communauté genevoise d'action syndicale), une journée internationale d'action contre les politiques d'«austérité» déroulera ses manifestations, débats, rassemblements et ses grèves mercredi. En Espagne, au Portugal, en Italie et en Grèce, la journée d'action syndicale sera une journée de grève générale. Les syndicats européens exigent (pour l'année Rousseau ?) un « nouveau contrat social européen», l'intensification de la lutte contre le dumping social et salarial et contre l'évasion et la fraude fiscale. « L'Austérité, ça marche pas ! » proclame l'appel syndical européen. Mais si, camarades, ça marche. Pour ce et ceux pour quoi et qui ça doit marcher. Pas pour les peuples, évidemment. Mais pour les banques et les multinationales, et pour leurs commis politiques, ça marche. ça marche même du tonnerre de Dieu (ou de Mammon)

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mardi, 22 septembre 2009

En ce 1er Vendémiaire, premier jour de l'an…

Bonne, heureuse et combattive nouvelle année de crise !

30'000 personnes ont manifesté à Berne, clamant " nous ne voulons pas payer votre crise " et exigeant que soient garantis les emplois, les salaires et les rentes. Une manif' nationale de 30'000 personnes, en Suisse, ça faisait des dizaines d'années qu'on n'en avait plus vu -et ça équivaut à une manif' nationale de 300'000 personnes en France (ou de six millions de personnes en Chine, si on y avait la possibilité de manifester librement). L'année républicaine se termine donc sur une mobilisation des victimes de la crise et des organisations s'exprimant en leur nom. Mais que sortira-t-il de cette mobilisation ? Alors que les collectivités publiques et la BNS ont balancé des milliards dans l'UBS pour boucher les trous creusés par ses glorieux dirigeants, le Conseil national a vidé le programme conjoncturel de sa substance, et les majorités politiques fédérale et cantonales s'acharnent contre les assurances sociales... Alors on veut bien vous souhaiter à toutes et tous une bonne et heureuse année -mais il convient surtout de nous la souhaiter, à tous, et d'en faire, par tous, la plus combattive possible...

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samedi, 13 juin 2009

La récession : qu'en faire ?

C'est officiel : on est en crise…

C'est officiel : au cas où vous ne l'auriez pas remarqué : la Suisse est en récession, à peu près en même temps que les pays de la zone euro (où le recul du PIB a été de 2,5 % en un trimestre, de 4,6 % en un an). Selon les derniers chiffres du Secrétariat d'Etat à l'Economie (Seco), publiés le 2 juin, le produit intérieur brut réel de l'Helvétie a reculé de 0,8 % en trois mois (de janvier à mars 2009) par rapport au trimestre précédent, où il avait reculé de 0,6 % par rapport au trimestre précédent, qui avait été marqué par un recul de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Et comme le label "récession" n'est accordé à ses heureux bénéficiaires qu'après trois croissances trimestrielles négatives consécutives, ça y'est, c'est bon, on est en récession. Le recul du PIB constaté au premier trimestre 2009 est même le plus important depuis 1992, et le recul annuel (du premier trimestre 2008 au premier trimestre 2009) le plus important depuis trente-trois ans, c'est-à-dire depuis la grande crise pétrolière du milieu des années septante.

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samedi, 16 mai 2009

Qui paiera la relance ?

Une vaste mobilisation européenne en faveur d'un " new deal social " est programmée ce 16 mai. A Genève*, la gauche et les syndicats organisent une manifestation* proclamant que " nous ne paierons pas leur crise "; il eût certes mieux valu promettre que " leur crise, on va la leur faire payer ", mais on ne va pas chipoter : toute mobilisation des victimes d'une crise est bonne à soutenir -tant qu'elle n'est pas dirigée contre d'autres victimes (les immigrants, par exemple). A l'appui de la manifestation genevoise, un " programme du mouvement social " élaboré par les syndicats est présenté, alors que de son coté, le Conseil d'Etat genevois a annoncé un " plan de relance " d'un milliard, fait de mesures dont la plupart étaient déjà connues et répondent à d'autres motifs qu'une réponse à la récession. Le tiers du coût de ce plan correspond d'ailleurs à des baisses d'impôts, et donc à des pertes de ressources pour le canton. Une mobilisation générale a été décrétée, mais contre les effets de la crise, et encore : pas tous. Reste le plus périlleux : s'attaquer aux causes.

* SAMEDI 16 MAI, GENEVE : "NOUS NE PAIERONS PAS LEUR CRISE"
Manifestation dans le cadre d'une mobilisation syndicale européenne
14 heures, Place des XXII-Cantons

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vendredi, 03 avril 2009

Le congrès des parasites

Le G-20 et le monde en crise
Les dirigeants du G20 - les 20 pays les plus riches du monde, ou réputés tels (la Suisse n'est pas invitée, et en fait un petit caca nerveux), ou espérant l'être, se réunissent à Londres aujourd'hui. Peu friande d'euphémisme, la " Tribune " n'y va pas de main morte dans son annonce de l'événement : " La mission du G20 : sauver la planète " (c'est la Une), " le G20 doit sauver un monde aux abois " (en page 4). Diable ! Et nous, de nous interroger : de quoi, ou de qui, devrait-on aujourd'hui " sauver le monde ", sinon du grand monde réuni à Londres, du demi-monde qui lui tourne autour et du petit monde médiatique qui fait caisse de résonance à l'un et l'autre ? Nul en réalité ne s'attend à ce que le G20 " sauve le monde " -ni qu'il le veuille, ni qu'il le puisse. Le congrès des parasites s'amuse seul et ne changera quoi que ce soit, sinon pour que rien ne change. La recette du G20 se trouve dans " Le Guépard ".

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mercredi, 11 mars 2009

Plan-plan de relance

La crise économique sera " plus aiguë et plus longue que prévu ", a sombrement annoncé le directeur du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), Jean-Daniel Gerber. Le SECO annonce une baisse du produit intérieur brut plus importante qu'estimé en 2009 et 2010, et donc, avec un décalage dans le temps, une hausse du chômage également plus importante que prévu. Ces prévisions ne semblent guère ébranler les certitudes immobiles de la majorité politique de ce pays, à l'image de l'ancien Conseiller fédéral Villiger, promu président de l'Union de Banques Suisses, qui affirme " en tant qu'ancien Conseiller fédéral et libéral convaincu " vouloir redresser la banque sans nouvelle aide de l'Etat. Il a beau jeu de faire le fierot, Gaspard : l'Etat a déjà casqué six milliards pour une augmentation de capital de l'UBS et 70 milliards pour le rachat par la Banque Nationale d'actifs pourris.

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mercredi, 22 octobre 2008

Sauvetage de l'UBS : Non à l'acharnement thérapeutique !

On chipote sur le financement des assurances sociales, mais au chevet des grandes banques, les états d'âme budgétaires se dissipent comme brume au soleil : Six milliards de francs vont directement sortir des caisses fédérales et être injectés dans l'UBS sous forme d'un prêt à 12,5 % remboursable en 30 mois (si l'UBS peut le rembourser), et 54 milliards de francs sont empruntés (à intérêt) par la Banque Nationale à la Réserve fédérale américaine, pour être balancés dans un fonds spécial (basé… aux îles Caïman) reprenant les actifs pourris de l'UBS. L'impact sur les bénéfices de la BNS et donc sa redistribution aux cantons et à la Confédération est " difficilement prévisible " nous disent des " experts " devenus beaucoup plus prudents qu'il y a quelques semaines, lorsqu'ils paradaient du haut de leur immarcescible compétence…

Banque sous perfusion ou suicide assisté

Le " plan de sauvetage " de l'UBS par la Confédération, avalisé au nom de la " sauvegarde des intérêts du pays " (confondus avec ceux de la banque), ne sera pas soumis aux Chambres fédérales, puisque le Conseil fédéral a choisi, comme en temps de guerre et de pleins pouvoirs, de légiférer par ordonnance. C'est dire si la pilule est amère (en plus d'être d'une efficacité douteuse). La gauche voulait que le parlement se prononce, la droite ne lui fera pas ce cadeau politique, qui menacerait le cadeau financier. " On fait au niveau suisse ce que Genève et Berne ont fait pour leurs banques cantonales ", pontifie Jean-Pierre Ghelfi, président de la Banque cantonale neuchâteloise. Peut-être, mais les banques cantonales genevoise et bernoise étaient des banques publiques -pas l'UBS, banque privée qui ne s'est jamais privé de donner des leçons de libéralisme. Et a d'ailleurs été très libérale dans la distribution de primes de départ à ses anciens responsables. On débloque donc (le terme s'impose) soixante milliards pour sauver l'UBS de la banqueroute, sans rien exiger (ou presque) en échange. La droite applaudit, tout libéralisme rentré. Le PSS a annoncé un plan " alternatif " à celui monté par le Conseil fédéral. Pour le PS, si l'Etat investit massivement (et aventureusement, puisqu'il s'agit de racheter des titres pourris) dans l'UBS, il doit pouvoir exercer un véritable contrôle sur la banque, et pouvoir plafonner les salaires mirobolants de ses dirigeants On est bien contents qu'il y ait un plan " alternatif ". Mais on se demande tout de même si la véritable alternative ne consisterait à appeler au chevet du système financier international, et de l'UBS, non pas les banques centrales, mais Exit et Dignitas.

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mercredi, 15 octobre 2008

Le marché casse ? l'Etat casque…

Plus de 2000 milliards pour sauver une économie parasitaire

Le champagne est de retour dans les bourses. Pour combien de temps, on ne sait pas, mais ils s'y sont tous mis pour remplir les flûtes : le Fonds monétaire international, le G7, le G20, l'Eurogroupe (les Etats de la zone Euro)... Au final, l'Europe aura balancé deux fois plus de fonds que les Etats-Unis dans le trou que les Etats-Unis ont pourtant creusé. A elle seule, la Grande-Bretagne a prévu près de 100 milliards de francs pour entrer dans le capital des banques les plus touchées par la crise, et plus de 480 milliards pour garantir les prêts interbancaires. Et les dirigeants des pays " émergents " de s'interroger publiquement, face à ceux qui se posaient en modèles : nous avons suivi vos conseils, et maintenant vous nous plombez du poids de vos conneries ? Qu'ont fait vos agences de notations ? Qu'ont surveillé et régulé vos organismes supranationaux ?

La main invisible dans le sac

Ceux-là même qui nous chantaient depuis des lustres l'air du catalogue des vertus du marché saluent l'intervention massive des Etats pour boucher les trous du marché, et admettent que les Etats puissent prendre (temporairement, bien sûr -le temps de vider les caisses publiques pour garantir le retour des profits privés) le contrôle de banques privées. Eteints, les appels à l'équilibre budgétaire, rentrés les sanglots longs autour des déficits et de la dette : creusons les déficits, accroissons les dettes publiques, puisque c'est pour sauver les bourses. Ces deux mille (et plus) milliards de dollars ou d'euros puisés dans les réserves des banques centrales, sortis des planches à billet, obtenus par l'emprunt ou ponctionnés sur les budgets publics, vont manquer aux collectivités publiques locales et régionales, aux Etats, aux organisations internationales, pour financer l'accomplissement de leurs tâches essentielles. Le sauvetage du désordre financier international va, à terme, se compter non en dollars ou en euros, mais en destins individuels : celui de millions de travailleurs mis au chômage ou déplacés dans une économie aussi grise que leur avenir; celui de dizaines de millions de gens modestes repoussés dans la pauvreté, de dizaines de millions de pauvres basculant dans la misère et de dizaines de miséreux expulsés dans le néant. Que pèsent-elles, ces ombres, face au moral des bourses ? Et qu'est-ce qu'on peut bien en avoir à foutre, au G7, au FMI, dans l'Eurogroupe ou à l'Association suisse des banquiers, de gens qui vivent avec moins d'un dollar par jour, qui n'auront jamais de compte en banque, qui ne votent nulle part, n'ont rien à nous vendre et ne peuvent rien nous acheter ?

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