lundi, 11 janvier 2016

Changer le monde ou changer l'image des maîtres du monde ?

A propos de l'accord conclu à la "COP 21"
 "Vive la planète, vie l'humanité, vie la vie !", s'exaltait Laurent Fabius, au terme de la Conférence mondiale sur le climat, la fameuse COP 21 de Paris. Et François Hollande faisait écho à son ministre des Affaires étrangères : "l'Histoire arrive, l'Histoire est là". Certes, l'Histoire est là -mais elle est toujours là, l'Histoire. Quant au jugement qu'elle portera sur le "jour historique" de la signature de l'accord sur le climat, il devra tenir compte de la concrétisation (ou non) des bonnes intentions, des belles promesses et des grands objectifs contenus dans les 39 pages et les 29 articles du texte. On s'est donc mis d'accord sur la nécessité de plafonner le plus vite possible les émissions de gaz à effet de serre, de telle manière que le réchauffement global de la planète ne dépasse pas 2°, et si possible 1,5°. Mais le calendrier, les dates, les échéances sont dans le flou, et l'accord ne souffle mot des principaux responsables de la dégradation climatique à laquelle il entend mettre fin : l'utilisation des énergies fossiles, l'agriculture intensive, l'élevage industriel, le trafic aérien, le trafic maritime... "il est rare dans une vie d'avoir l'occasion de changer le monde", a ponctué François Hollande... l'a-t-on vraiment saisie, à Paris, en décembre, cette occasion de changer le monde, ou l'a-t-on ratée pour ne changer que l'image des maîtres du monde ?

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16:30 Publié dans Développement durable, Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cop21, multinationales | |  Facebook | | | |

mercredi, 02 décembre 2015

"COP 21" : "sauver la planète" ou nous sauver nous-mêmes ?

dugongs en famille.jpgDe notre instinct de survie

Combien sont-ils, ces chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Paris pour la 21e Conférence mondiale sur le climat ("COP 21" dans son acronyme anglais), au chevet du climat terrien ? 195 Etats, plus l'Union Européenne, sont parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, et plus  de 180 d'entre eux se sont déjà engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dès 2020. L'enjeu est crucial : s'il ne s'agit pas de "sauver la planète" comme il est parfois fort bêtement proclamé (elle survivra à nos conneries et à tout le reste, la planète, jusqu'à ce qu'elle se fasse bouffer par son étoile), il s'agit tout de même de sauver les conditions d'existence d'une grande partie des espèces vivantes qui la peuplent. Dont la nôtre, d'espèce. La "COP 21" tient ainsi de l'instinct de survie de l'humanité elle-même. Le réchauffement climatique menace déjà directement l'existence de millions de personnes -toutes celles, d'abord, qui vivent sur les côtes ou des îles faiblement haussée au-dessus du niveau de la mer. Il va pousser à des affrontements pour l'eau et pour les ressources naturelles, végétales et minières. Il a déjà commencé à pousser des millions de personnes à fuir leur lieu d'habitat. Et dans la mesure même où il est provoqué par l'activité humaine, seul un changement radical des modalités de cette activité peut le freiner, puis le stopper. Il est là, l'enjeu. Et il est encore plus vital que celui de juguler les délires djihadistes.

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20:15 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cop21, climat, réchauffement climatique | |  Facebook | | | |