mercredi, 19 mai 2010

Au prétexte du choix d'un directeur de la Comédie...

Le saltimbanque et le gestionnaire

Au prix de quelques chaos, la Fondation d'Art Dramatique va désigner incessament sous peu le prochain directeur de la Comédie, qui accompagnera le premier théâtre genevois jusqu'à l'aboutissement du projet de Nouvelle Comédie. C'est l'occasion, ou le prétexte, de s'interroger sur les rapports étranges que peuvent entretenir artistes et créateurs avec les institutions qui rendent leur travail public, et avec les gestionnaires de ces institutions - les « gestionnaires de la culture », puisqu'il paraît qu'il en faut. Ont-ils quelque chose à se dire, le saltimbanque et le directeur ? Ils ont en tout cas quelque chose à faire ensemble : on appelle cela de la culture.  Il arrive même que l'on prétende appeler cela de la création culturelle. C'est en tout cas cela, et rien d'autre,  qui  compte,  à la Comédie de Genève comme dans n'importe quelle institution culturelle. Le reste, les péripétie clochemerlesques du Nème épisode de la concurrence ville-canton dans le champ de la culture ?  « Rien que de très subalterne », dirait De Gaulle. Dans un théâtre, c'est le saltimbanque qui compte, pas le directeur.

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mercredi, 05 mai 2010

Drôle de comédie à la Comédie : « Main basse sur la culture », le remake...

« Nous n'avons cédé ni au copinage ni à l'arbitraire », a déclaré Bernard Paillard, président de la Fondation d'art dramatique (FAD) lors d'une conférence de presse visant à répondre aux critiques dont elle est l'objet dans le processus de nomination du nouveau directeur de la Comédie de Genève. Critiques provenant du canton, par la voix du Conseiller d'Etat Charles Beer, qui s'est désolidarisé du processus en retirant sa représentante de la commission de sélection des candidats. Bouderie après laquelle chacun est monté sur son grand cheval, comme si la nomination du successeur d'Anne Bisang était l'enjeu réel de l'épisode, quand il devrait être évident qu'on est toujours, ou une fois de plus, dans un débat biaisé sur la répartition des charges, des compétences et des pouvoirs dans la politique culturelle des collectivités genevoises. La Comédie n'est qu'un prétexte et la nomination de son futur directeur qu'une opportunité pour les deux grands partenaires publics de la culture genevoise, la Ville et le canton (par ordre d'importance réelle sur le terrain) de montrer leurs muscles. Piètre spectacle, dans lequel la couleur (politique) du maillot des deux culturistes cultureux n'a que l'importance d'une anecdote.

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mercredi, 11 novembre 2009

La Nouvelle Comédie sur les rails du CEVA

Nouveau théâtre dans un nouveau quartier, si le 29 novembre...

Le 2 novembre, Rémy Pagani et Patrice Mugny ont présenté le projet retenu, au terme d'un concours lancé en janvier, pour la Nouvelle Comédie : sur le site de la gare des Eaux-Vives, quatre modules vitrés accueillant ateliers, restaurant, librairie, salles de spectacle... un projet devisé à 70 millions de francs -un peu moins que les extensions des musées d'Ethnographie et d'Art et d'Histoire, beaucoup moins moins que deux ans de fonctionnement du Grand Théâtre, mais une dépense que la Ville sera pratiquement seule à assumer, alors que tout le monde politique, ou presque, s'accorde, au moins rhétoriquement, à admettre que les grands projets culturels d'importance régionale doivent être cantonalisés, sinon régionalisés. On ne s'en étonnera qu'à moitié. Et on n'aura garde d'oublier que ce projet n'a pratiquement aucune chance de devenir réalité si le 29 novembre le crédit complémentaire pour le CEVA n'était pas accepté…

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01:28 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : culture, ceva, comédie, urbanisme | |  Facebook | | | |