climat

  • La COP 24, la transition écologique et la justice sociale

    Imprimer

    dev_durable.jpgRéchauffement climatique et refroidissement politique

    La COP 24 (24ème conférence des parties sur le climat) s'est ouverte dans le contexte politique le moins favorable à la prise en compte des objectifs de l'accord de Paris de 2015 : l'ambiance avait été donnée par l'élection l'année suivante de Donald Trump à la présidence des USA, elle a été confirmée cette année par celle de Bolsonaro à la présidence du Brésil. La lutte contre le réchauffement climatique se heurte à un refroidissement politique.  La COP 24 doit, d'ici samedi prochain, accoucher d'un "livre réglementaire", base de l'application de l'accord de Paris pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 ° centigrades. Les Etats devraient s'engager sur des règles intégrant "le respect des droits humains, de la sécurité alimentaire et de l'égalité des genres" à leurs engagements de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais s'engageront-ils ? Et lesquels s'engageront ? Et lesquels tiendront leur engagement ?

     

    Lire la suite

  • Quand Donald réchauffe la planète politique (USA compris) :

    Imprimer

    Trump planète.jpgTrump roule pour la Chine

    Trump a donc décidé de retirer les USA de l'Accord de Paris sur le climat. Donald n'est pas seulement "climatosceptique", ou "climatonégationniste" il est carbonophile : il voit dans la relance du charbon le moyen de relancer la croissance économique et la création d'emplois. Il est donc opposé à toute imposition aux centrales thermiques (celles à charbon fournissent en gros un tiers de l'énergie consommée aux USA) de normes plafonnant leurs émissions de CO2. Et il a nommé le "climatosceptique" Scott Pruit, un proche des frères Koch, grands patrons des industries fossiles, à la tête de l'Agence de protection de l'environnement, dont il veut en outre ratiboiser le budget. Mais le charbon est en déclin inéluctable : le nombre d'emplois de l'industrie du charbon aux USA est passé de 88'000 en 2008 à 65'000 en 2015. Un coup des Chinois, sûrement : d'après Trump, ce sont eux qui ont "inventé" le "concept" de réchauffement climatique, pour empêcher l'industrie américaine d'être compétitive... En attendant, c'est à eux que sa connerie profite : on pensait qu'il était le candidat de Poutine ? Il est devenu celui du Parti communiste chinois... Et il dresse contre lui au sein même des USA des Etats, les plus grandes villes et des multinationales américaines. Beau travail : Trump nie le réchauffement climatique mais provoque un réchauffement politique jusque dans le pays qu'il est supposé présider...

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Energie, Environnement, climat, Monde 2 commentaires
  • "COP 21" : "sauver la planète" ou nous sauver nous-mêmes ?

    Imprimer

    dugongs en famille.jpgDe notre instinct de survie

    Combien sont-ils, ces chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Paris pour la 21e Conférence mondiale sur le climat ("COP 21" dans son acronyme anglais), au chevet du climat terrien ? 195 Etats, plus l'Union Européenne, sont parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, et plus  de 180 d'entre eux se sont déjà engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dès 2020. L'enjeu est crucial : s'il ne s'agit pas de "sauver la planète" comme il est parfois fort bêtement proclamé (elle survivra à nos conneries et à tout le reste, la planète, jusqu'à ce qu'elle se fasse bouffer par son étoile), il s'agit tout de même de sauver les conditions d'existence d'une grande partie des espèces vivantes qui la peuplent. Dont la nôtre, d'espèce. La "COP 21" tient ainsi de l'instinct de survie de l'humanité elle-même. Le réchauffement climatique menace déjà directement l'existence de millions de personnes -toutes celles, d'abord, qui vivent sur les côtes ou des îles faiblement haussée au-dessus du niveau de la mer. Il va pousser à des affrontements pour l'eau et pour les ressources naturelles, végétales et minières. Il a déjà commencé à pousser des millions de personnes à fuir leur lieu d'habitat. Et dans la mesure même où il est provoqué par l'activité humaine, seul un changement radical des modalités de cette activité peut le freiner, puis le stopper. Il est là, l'enjeu. Et il est encore plus vital que celui de juguler les délires djihadistes.

    Lire la suite

  • Scoop : des fois, l'hiver, fait pas chaud...

    Imprimer

    Laissons-nous aller à un petit mouvement d'humeur saisonnier : Massacres en Syrie, crise alimentaire dans le Sahel, révolution confisquée en Egypte, extrême-droite au pouvoir en Hongrie? Oui, bon, d'accord, on sait. Mais nous, notre problème, c'est qu'il fait froid en hiver. Une conduite d'eau rompt à cause du froid, un quai est fermé, c'est le bordel dans la circulation, y'a des bouchons partout, les Bains des Pâquis sont fermés à cause du gel, la Ville de Genève a prolongé les heures d'ouverture de ses lieux d'accueil de sans-abris, les cartes SIM des I-pad déclarent forfait, les chantiers ferment, les aiguillages des CFF gèlent... C'est l'hiver, quoi... Et c'est apparemment le sujet de préoccupation principal de nos concitoyens, l'hiver. Comme si en février, on s'attendait à être en une autre saison qu'en hiver, dans nos pays.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Genève 1 commentaire
  • Réchauffement de la planète et eau de boudin diplomatique

    Imprimer

    De COPSenague à FLOPenague

    A Copenhague, on a commencé par cogner sur les altermondialistes, et on a fini par pisser dans un violon. Et le prochain sommet du même genre, sortant du même tonneau, aboutira sans doute au même résultat, pour les mêmes raisons : aucun des principaux acteurs de ce genre de raouts n'a la moindre envie de remettre en cause les fondements mêmes de son économie , qu'elle soit qualifiée de " développée " ou " émergentes " Copenhague est un fiasco ? Les plus importants des 120 Etats qui y participaient feront mines de s'en désoler, mais ce fiasco les arrange, et arrange surtout les puissances économiques dont la plupart d'entre eux ne sont que les commis. Le " Yes we can ! " d'Obama trouve là ses limites : celles que lui mettent les plus grandes entreprises américaines, dont celles, notamment dans le secteur automobile, qui ont été sauvées par les caisses publiques à coups de centaines de milliards de dollars. Les Etats-Unis n'en font pas assez pour réduire leurs émissions, la Chine ne veut pas être contrôlée, l'Europe donne des leçons qu'elle ne s'applique pas à elle-même, Moritz se rend à Copenhague en train, mais en revient en avion, tout est pour le pire dans le meilleur des mondes réchauffés possible, mais " l'économie " et la consommation sont sauves.

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Développement durable 0 commentaire
  • Ouverture dans dix jours du Salon du Capitalisme vert

    Imprimer

    Conférence de Copenhague sur le changement climatique :
    Ouverture dans dix jours du Salon du Capitalisme vert


    Le Sommet de l'Onu sur le climat, à Copenhague du 3 au 18 décembre prochain, a été présenté comme une mobilisation mondiale pour nous sauver du réchauffement de la planète. Nous sauver tous ? Disons : sauver ceux qui en valent la peine. Ceux qui ont les moyens d'être sauvés. Pas les clochards du sud. C'est fou ce qu'on veut nous sauver, d'ailleurs, en ce moment : du terrorisme, de l'immigration, de l'islam, de la crise. Et donc, à Copenhague, du réchauffement de la planète. Mais c'est curieux, aussi, comme à chaque fois que s'organise un grand raout pour nous sauver, ce sont précisément les responsables de ce dont on veut nous sauver qui y sont conviés : le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a encouragé jeudi tous les chefs d'Etat et de gouvernement à participer aux derniers jours du Sommet de Copenhague les 17 et 18 décembre, affirmant que leur implication personnelle était cruciale pour conclure un accord " juste, ambitieux et efficace ". Il croit, à ce qu'il dit, Ban, ou comme presque tous ceux qu'il convie à Copenhague, il se fout de la gueule du monde ?

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Environnement, climat 1 commentaire