classe sociales

  • Choeurs de pleureuses sur la "classe moyenne"

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    classe moyenne.jpgLarme de crocodiles

    L'autre jour, au Conseil municipal,la droite en avait plein la bouche de la "classe moyenne", pour refuser la modeste augmentation des tarifs des crèches. L'autre jour, au Grand Conseil, la droite en avait plein le micro, de la "classe moyenne", pour refuser la modeste réduction des déductions fiscales possibles des primes d'assurance-maladie.L'autre jour, dans GHI, le Journaliste en avait plein la plume, de la "classe moyenne", pour chanter sa douleur. C'est que c'est bien pratique, la "classe moyenne", ça peut être invoqué à propos de tout et de n'importe quoi, puisque personne n'est capable de la définir de manière crédible, de telle sorte que l'hypothèse la plus vraisemblable est qu'elle n'existe pas. Ce qui permet de verser sur elle et son sort des torrents de larmes. Des torrents en crue en période électorale. Nous verserons donc nous aussi une larmichette sur la classe moyenne. Mais gardez-vous, crédules lecteurs, de prendre ce sanglot court comme le violon d'une compassion automnale : cette larmichette est de caïman.

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  • Mouvement socialiste et classe moyenne : changer de base...

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    Construit-on l'instrument politique de changement d'un système social
    sur ceux qui auraient à y perdre ? La social-démocratie, après avoir été
    (contre ses intentions initiales, bien plus ambitieuses) l'instrument de
    l'accession des ouvriers à la normalité sociale ? médiane ?,
    c'est-à-dire aux codes sociaux de la petite-bourgeoisie, s'est trouvée
    naturellement basée sur cette ? classe moyenne ? qu'elle a contribué à
    élargir à une partie de l'ancienne classe ouvrière, et qui a désormais
    quelque chose à perdre à un changement social profond : la critique du
    salariat n'a rien d'enthousiasmant pour qui a un salaire suffisant;
    celle de l'Etat n'a guère d'urgence pour qui vit du salaire que l'Etat
    lui verse et tire son statut social de sa place dans la hiérarchie de la
    fonction publique ou de son mandat politique; la critique de la
    propriété privée du sol ne mobilise guère les propriétaires de leur
    logement ou d'une résidence secondaire; l'appel à une politique des
    transports restrictive de l'usage de l'automobile a peu d'écho positif
    chez les automobilistes, et à la dénonciation de l'emprise des zones
    résidentielles et des zones villas, leurs habitants ne sont guère
    sensibles.

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