censure

  • Anastasie, le retour

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    Deux députés libéraux ne supportant pas que la Ville fasse campagne contre les cadeaux fiscaux soumis au vote populaire dans deux semaines ont donc obtenu du Tribunal administratif le rétablissement de la censure préalable à Genève, au prétexte que toute " propagande électorale " est interdite à une municipalité, le TA ayant fort opportunément confondu une votation avec des élections. Ce déplacement du débat politique sur le terrain juridique est certes symptomatique à la fois de l'époque, et du lieu (Genève doit bien être la ville du monde où la proportion de juristes au sein de la population résidente est la plus élevée, et il faut bien que ce cheptel s'ébroue), mais sous les arguties juridiques, on n'a aucun mal à retrouver la motivation politique : ce qui est reproché à la Ville n'est pas de faire campagne (l'aurait-elle fait pour soutenir le Conseil d'Etat que nul, à droite, n'y aurait trouvé à redire ni à recourir), mais de faire campagne contre la braderie fiscale de l'automne.

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