mercredi, 06 mai 2015

Liberté d'expression, droit au blasphème : Fourest, sur le fond...

blasphème,liberté d'expression,caroline fourestAu prétexte d'un débat tronqué à la télévision, samedi soir (dans l'émission "on n'est pas couchés" de Laurent Ruquier, sur France 2)  sur le livre de Caroline Fourest "Eloge du blasphème", on revient sur la liberté d'expression, ses limites (si elle en  a), son  caractère fondamental ou instrumental, et son rapport, précisément, à ce "droit au blasphème" que Caroline Fourest (comme d'autres) défend. Le débat, tronqué par l'un des faire-valoir de l'émission, ne fut sans doute ni un grand moment de télévision, ni un exemple de débat de fond, quoiqu'il ait plutôt bien commencé, avant de s'enliser dans le règlement de comptes, et, après s'en être extirpé, se soit plutôt bien terminé. Mais il nous a en tout cas décidé à acheter le bouquin de Caroline Fourest, à le lire et à vous inciter, quoique vous en penserez ensuite, à en faire autant. Parce qu'entre celle qui, en ce moment, risque sa peau (comme l'ont perdue ses copains de "Charlie Hebdo") en défendant et  en explicitant publiquement ce qu'elle écrit, et ceux qui ne risquent guère que leur place (et encore) en tentant de l'en empêcher, ou de détourner l'attention du fond pour la focaliser sur des détails, disons que le niveau de courage et d'engagement est assez inégal...

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jeudi, 22 janvier 2015

Exercice de conjugaison d'un verbe du premier groupe à l'indicatif présent : « Je blasphème, tu blasphèmes... »

Nous lisions, dans notre quotidien préféré, samedi, que Reporters sans frontières, pour qui « la liberté d'expression n'a pas de religion » (contrairement, souvent, à sa répression) réclame l'instauration d'un « droit au blasphème ». Et nous lisons aussi ce rappel que depuis des plombes, l'Organisation de la coopération islamique tente, dans les instances de l'ONU, d'imposer un «délit de blasphème» pudiquement camouflé en délit de «diffamation des religions»... étrange formulation (mais peut-être tient-elle à une traduction maladroite) : on peut diffamer des personnes, c'est même assez courant, mais comment peut-on diffamer une idée ? et qui serait en droit de s'en estimer propriétaire pour ester en justice en son nom ?

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lundi, 07 novembre 2011

A propos de quelques poussées d'eczéma intégriste : Blasphémons, c'est notre droit !

Depuis deux semaines, à Paris, des intégristes catholiques, affirmant vouloir lutter contre la « christianophobie ». perturbent violemment, gaz lacrymogène, huile de vidange, oeufs et boules puantes aidant, la représentation au Théâtre de la Ville du spectacle  de Romeo Castellucci «Sur le concept du visage du fils de Dieu». Et le 2 novembre, les locaux de «Charlie Hebdo», qui s'en prenait dans un numéro spécial aux islamistes tunisiens et libyens, ont été incendiés, après que le site du journal ait été piraté au nom du Dieu unique. Le charivari au Théâtre de la Ville est revendiqué, l'incendie de Charlie Hebdo ne l'est pas, mais la question posée par ces deux provocations est la même : de quoi spectacle et journal se seraient-ils rendus coupables ? De blasphème ? Et quand ce serait ? le droit de blasphémer n'est-il pas intrinsèque à la liberté d'expression, et à la liberté de croyance, chaque religion pouvant être considérée comme blasphématoire d'une autre ?

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14:15 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blasphème, intégrisme | |  Facebook | | | |