mercredi, 27 février 2013

Ingovernabile... e poi ?

Gramsci, Malatesta, réveillez-vous ils sont paumés...

L'avantage de la langue italienne pour un francophone étant que la traduction n'est pas toujours indispensable à la compréhension, on n'aura pas besoin de traduire le mot du jour : « ingovernabile » serait donc depuis hier l'Italie. Parce que sans majorité parlementaire au Sénat, et sans coalition durable à l'horizon. Et les marchés plongent, et l'Europe s'inquiète, et notre feuille d'avis inofficielle locale évoque un «scenario catastrophe»... Ingovernabile, l'Italie ? Peut-être, mais pourquoi seulement depuis hier ? Etait-elle « governabile » avant-hier? Ou sous Berlusconi ? Ou sous le fascisme ? Et pourquoi diable être «ingovernabile» serait souffrir d'un manque ou d'un mal ? Notre projet, celui du mouvement socialiste, n'était-il pas, quand les mots politiques avaient encore politiquement un sens, de passer « du gouvernement des hommes à l'administration des choses ? »
Et donc, précisément, d'être « ingovernabili » ?

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13:26 Publié dans Italie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beppe grillo, berlusconi, bersani, gauche | |  Facebook | | | |