jeudi, 31 août 2017

Réforme des retraites (PV2020) : La raison d'un NON

vignetteAVS.JPGLe référendum de gauche contre la réforme de la prévoyance vieillesse (AVS et 2e Pilier) a largement abouti, et le Comité « Non à la hausse de l'âge de la retraite. Non à la baisse des rentes » a déposé le 6 juillet 58’718 signatures validées (sur 70'000 récoltées) auprès de la Chancellerie. La majorité de ces signatures ont été récoltées en Romandie, avec un succès notable à Genève et dans une moindre mesure dans le canton de Vaud. Le 24 septembre, les citoyennes et les citoyens pourront ainsi s’exprimer non seulement sur la hausse de la TVA finançant la réforme, soumise à référendum obligatoire, mais également sur l’ensemble de la Loi sur la prévoyance vieillesse 2020. Le référendum de gauche s'attaque essentiellement à la hausse de l’âge de la retraite des femmes, et accessoirement à la baisse des rentes de 2e pilier : s'il ne s'était agi que de cela, il n'y aurait sans doute pas eu de référendum de gauche -ce qui fait mal, ce qui justifie notre opposition à un projet soutenu par la majorité des membres du PS suisse et toutes les faîtières syndicales fédérales, c'est bien, d'abord, le report d'un an de l'âge de la retraite des femmes...

Lire la suite

13:24 Publié dans Retraites, AVS, AI, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, 2ème pilier | |  Facebook | | | |

mercredi, 29 mars 2017

"Prévoyance vieillesse 2020" : état des fronts

chapeau-cerveau.jpgUn référendum pour un débat ?

A Berne, vendredi dernier, un comité référendaire s'est constitué, juste après que l'assemblée des délégués de l'Union Syndicale Suisse ait pris position en faveur de la réforme des retraites, "Prévoyance vieillesse 2020", tel qu'adopté par les Chambres fédérales, et combattu à la fois par la gauche de la gauche syndicale et politique et par la droite (PLR) et la droite de la droite (UDC) politique et patronale. Pour ce comité constitué autour de la gauche syndicale romande, de la communauté genevoise d'action syndicale (CGAS, qui regroupe tous les syndicats du canton) et de l'Union syndicale vaudoise (qui ne regroupe que les syndicats de l'USS), et soutenu par le Parti du Travail, solidaritéS et l'Avivo, il s'agit de lancer et de faire aboutir un référendum facultatif s'ajoutant au référendum obligatoire auquel sera de toute façon soumise la réforme des retraites. But de l'opération : faire entendre une opposition de gauche, en sus de l'opposition de droite. Un référendum additionnel est-il nécessaire pour cela ? Dans les urnes, rien ne va distinguer un "non" de gauche d'un "non" de droite. Mais dans le débat qui va précéder le vote, c'est autre chose : l'opposition de gauche et l'opposition de droite vont tenir deux discours opposés, parce que fondés sur deux oppositions contradictoires : l'une (celle de gauche) au report d'un an de l'âge de la retraite des femmes, l'autre (celle de droite) à l'augmentation des rentes AVS. Dans une semaine,  le PS genevois prendra position sur le projet de réforme. Alors, vous nous connaissez, quand on peut animer, documenter, rationaliser un débat politique, on est là, présents, sinon fidèles, au poste. C'est parti !

Lire la suite

15:55 Publié dans austérité, syndicats, gauche, Politique, Retraites, AVS, AI, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : avs, retraites | |  Facebook | | | |

lundi, 26 septembre 2016

Echec de l'initiative "AVS+" : L'assurance avant les assurés ?

AVS, 2e PilierOn attendait mieux qu'une défaite honorable, mais on s'en contentera -pour l'instant. L'initiative syndicale "AVS+", pour une augmentation des rentes de l'AVS, a été rejetée à 59,4 %. Et donc acceptée par un peu plus de 40 % des votantes et tants. 40 %, c'est plus que ce que la gauche pèse dans ce pays -et l'initiative a tout de même été acceptée à Genève, Neuchâtel, dans le Jura, le canton de Vaud et au Tessin. Et presque acceptée à Bâle. Mais si on votait sur l'initiative syndicale, on exprimait ce vote en pensant non seulement au contenu de l'initiative, mais aussi à tout ce que trimballent les débats en cours sur le système de retraite. On votait sur une hausse de 10 % des rentes AVS en pensant à la réforme "Prévoyance Vieillesse 2020" proposée par Alain Berset, et aux diverses offensives de la droite parlementaire pour réduire l'importance de l'assurance-vieillesse par rapport à la prévoyance professionnelle -autrement dit : réduire l'importance de la solidarité par rapport à la capitalisation individuelle.
Bref : on a voté en se préoccupant plus de la situation de l'assurance que de celle des assurés.

Lire la suite

21:47 Publié dans Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : avs, 2e pilier | |  Facebook | | | |

vendredi, 23 septembre 2016

Aux urnes pour "AVS +"

Vous n'avez pas encore voté ?

Pour voter par correspondance en faveur de l'initiative "AVS+", c'est trop tard. Il va falloir vous rendre au local de vote dimanche avant midi pour déposer, à l'ancienne, comme nos parents et nos grande-parents, votre bulletin dans l'urne. Un exercice qui en vaut la peine : pour éviter ce que les défenseurs de l'AVS dénoncent comme son "saccage", il faut que l'initiative qui améliore les rentes de ce premier pilier de la retraite, fasse le meilleur résultat possible -le meilleur résultat étant évidemment son acceptation. Car ce n'est pas seulement l'initiative elle-même qui est l'enjeu du vote de dimanche : c'est le niveau des retraites dans ce pays, et la capacité du système des "trois "piliers" de la maintenir, quand seul le premier -l'AVS, précisément- est assez solide, assez durable et assez équitable pour remplir le mandat constitutionnel de rentes assurant, à la retraite, une vie digne. Vous avez oublié de voter par correspondance ? Aux urnes de votre local, citoyennes et citoyens !

Lire la suite

21:58 Publié dans Solidarité, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, retraites, 2ème pilier | |  Facebook | | | |

mercredi, 23 septembre 2015

"Plan Berset" sur les retraites : Quinze ans de sursis ?

retraite.jpgLe Conseil des Etats a donc avalisé le plan du Conseil fédéral, porté par le socialiste Alain Berset, présenté comme une "réforme du système des retraites". Pour faire accepter ce plan par la gauche parlementaire et, sans doute, par le peuple, le Conseil des Etats l'a un peu amélioré, en rétablissant des éléments (la compensation du renchérissement, le niveau du financement par l'impôt) que le Conseil fédéral voulait mettre à mal, et en augmentant les rentes AVS des futurs rentiers (mais pas celles des rentiers actuels). Alain Berset vante ce compromis (les mauvais esprits -il y en a- parlent, eux, de marchandage) : "Pour la première fois depuis la fin du siècle passé, une réforme (des retraites) qui a de réelles chances de passer est sur la table". A quel prix ? 70 francs par mois de plus pour les rentiers AVS (240 francs pour les couples). Pour le Conseiller fédéral socialiste, on tient là une "réforme équilibrée capable d'obtenir le soutien d'une majorité". Et même, une réforme à laquelle, selon lui, ses opposants ne proposent aucune alternative. Or il y a une alternative (de gauche), le basculement progressif du "2e pilier" dans l'AVS qui, elle, serait réellement une réforme, quand le "plan Berset" n'est, de l'aveu même du Conseiller fédéral, qu'un moyen d'assurer quinze ans d'équilibre à un système, l'actuel, fragilisé moins par le nombre de rentiers que par un "deuxième pilier" bien plus sensible que l'AVS à la conjoncture économique (et à la spéculation et aux placements imprudents).

Lire la suite

16:27 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs, retraites, deuxième pilier | |  Facebook | | | |

mercredi, 10 juin 2015

Initiative pour une imposition des successions : Financer les retraites par les héritages...

Résumé du débat sur le financement de l'AVS : la droite soutient le plan du Conseiller fédéral socialiste Alain Berset, lequel Conseiller fédéral socialiste combat l'initiative syndicale et socialiste « AVS+ », que les
socialistes, forcément, soutiennent contre le plan du socialiste Alain Berset (qui propose notamment une élévation de l'âge de la retraite des femmes). Et la gauche soutient en outre l'initiative sur les successions, soumise au vote dimanche prochain, et dont le produit
serait aux deux tiers affecté au financement de l'AVS, ce qui permettrait d'éviter précisément une élévation de l'âge de la retraite^des femmes puisque l'imposition des successions telle que proposée produirait des ressources qui, pour leur part affectée à l'AVS,
couvriraient largement ce que le « plan Berset » attend d'une élévation de l'âge de la retraite des femmes... et sans doute est-ce là encore une évaluation a minima, puisque basée sur un volume global d'héritages
estimé à 40 milliards annuels alors qu'il serait en réalité de plus de 75 milliards... Financer les retraites par les héritages, cela a du 
sens, non ?

Lire la suite

17:24 Publié dans Fiscalité, Suisse, votations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : avs, retraites, héritages, successions | |  Facebook | | | |

mercredi, 13 mai 2015

Le « Paquet Berset » : Va pas faire bon devenir vieux...

Un édito du canard patronal « Entreprise romande » du 16 mai de l'année dernière rêvait tout haut : « Partir à la retraite à 91 ans ? Impensable ? Pas si l'on se fonde sur l'âge de départ à la retraite décidée par le chancelier allemand Otto von Bismarck dans les années 1850, soit 65 ans quand l'espérance de vie était de 59 ans...». On sentait là comme une envie d'une réforme (ou d'une contre-réforme) de l'AVS à côté de laquelle celle que propose le Conseiller fédéral Alain Berset tient de l'eau de mélisse : retraite des femmes à 65 ans (comme les hommes), augmentation de la TVA affectée à l'assainissement de l'AVS, augmentation des cotisations et baisse du taux de conversion (qui détermine les rentes) du « Deuxième Pilier », telles sont les propositions du Conseil fédéral. L'USAM d'un côté (droit), les Femmes Socialistes de l'autre (gauche), s'y opposent -pour des raisons évidemment différentes : le syndicat patronal des PME propose une élévation générale et progressive de l'âge de la retraite des femmes à raison d'un ou deux mois chaque année, puis de tout le monde, pour atteindre 67 ou 68 ans, les Femmes Socialistes s'opposent à toute élévation de l'âge de la retraite des femmes tant qu'elles seront discriminées salarialement.

Lire la suite

14:43 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : retraites, avs, 2ème pilier, prévoyance professionnelle | |  Facebook | | | |

mardi, 27 novembre 2012

Réforme du système de retraite : Déficeler le « paquet Berset »

Le Conseiller fédéral Alain Berset veut réformer le système suisse de retraites. Et contrairement à ses prédécesseurs, qui s'y sont tous cassé les dents, il veut réformer à la fois l'AVS et le Deuxième Pilier, mais de telle manière que chaque futur-e retraité-e ait à la fois à perdre et à gagner à la réforme proposée. A perdre, c'est le passage de 64 à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes (ou, plus précisément, de l'âge de référence pour le droit à une retraite pleine et entière), la réduction du « taux de conversion » du 2e Pilier, qui permet de déterminer le montant des rentes en fonction du capital accumulé, des réductions de rentes de « survivants » (veuves et veufs, orphelin-e-s), des augmentations de cotisation pour les « indépendants »... A gagner (dit-on), c'est une augmentation des prestations en cas de prolongement de l'activité professionnelle au-delà de l'âge de référence (mais on peine à considérer comme un progrès la mise de septuagénaires au boulot) et des conditions de retraite anticipée plus favorables pour les plus bas revenus et des possibilités de retraite partielle ou progressive. On se retrouve donc avec un « paquet » de propositions contradictoires, qui ne suscite l'adhésion ni à droite, ni à gauche, ni même dans le propre parti d'Alain Berset, et que chacun s'attelle déjà à déficeler.

Lire la suite

14:32 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, avs, deuxième pilier, assurances sociales, alain berset, ps | |  Facebook | | | |

jeudi, 15 novembre 2012

Fusion des caisses de retraite CEH et CIA : Du bon usage d'un référendum

Le Conseil d'Etat a officialisé hier l'aboutissement, avec au moins 7014 signature, du référendum contre la loi instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG), du 14 septembre 2012, par la fusion des caisses CEH et CIA. La votation populaire sur cet objet est fixée au 3 mars 2013, date à laquelle on votera aussi sur l'initiative cantonale de l'AVIVO « Stop aux hausses des tarifs des Transports Publics Genevois», sur l'initiative populaire fédérale « contre les rémunérations abusives » (dite initiative Minder) et sur la révision de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire. Des sujets mobilisateurs qui devraient amener aux urnes plus de citoyennes et de citoyens que les derniers rendez-vous électoraux, ce  qui devrait donner un chance aux opposants au projet du Conseil d'Etat sur la fusion des caisses, projet soutenu par le Cartel intersyndical de la fonction publique, mais combattu par le Syndicat des services publics, qui avait lancé le référendum.

Lire la suite

15:12 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : politique, retraite, avs, deuxième pilier, cia, ceh | |  Facebook | | | |

mardi, 17 avril 2012

Revenu de base : Soyez réalistes. Comme en 1918...

L'idée d'un revenu de base, est irréaliste, s'entend-on déjà dire, alors que l'initiative le proposant vient d'être lancée et qu'on peut désormais la signer. Et c'est vrai, elle est irréaliste, cette idée. Aussi irréaliste que celles lancées en 1918, dans le cahier de revendications de la Grève Générale, d'une assurance-vieillesse ou du droit de vote et d'éligibilité des femmes. Aussi irréaliste. Mais pas plus. D'ailleurs, même dans le terne avant-projet de nouvelle constitution genevoise, au titre des Droits fondamentaux, à l'article 40, on reconnaît le « droit à un niveau de vie suffisant » et à la « couverture des besoins vitaux »...

Lire la suite

15:05 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : initiative, politique, revenu de base, avs, pauvreté, travail | |  Facebook | | | |

mercredi, 15 décembre 2010

La Ville a un budget ? Le Conseil d'Etat a un problème...

Dans l'attente du rôt du Bailli

Après s'être offert le plaisir, légèrement pervers avant que de tourner lourdement en farce, d'un bon samedi de gesticulations sécuritaires, le Conseil Municipal de la Ville a finalement voté le budget de la Municipalité. Et l'a voté en respectant la logique de sa configuration politique, chacun jouant son rôle, la gauche donnant à la Municipalité de gauche les moyens de mener une politique de gauche, la droite les lui refusant, et refusant même tout moyen financier à ses propres propositions, ce qui réduit celles-ci à une vaine gesticulation.  Une brève escapade dans le psychodrame, suivie d'une bonne thérapie de groupe, et tout est rentré dans l'ordre, que demande le peuple ? Sans doute, des Conseillers municipaux qui fassent le travail pour lequel ils ont été élus (ou ont remplacé ceux qui avaient été élus et ont démissionné), et pour lequel ils ont été convoqués en séances trois jours durant. Et maintenant ? Maintenant, on attend le rôt du Bailli, qui menace d'invalider le budget municipal, parce qu'il maintient une ligne de dix millions pour l'aide aux rentiers AVS, aide que le Bailli a en travers de la gorge parce qu'elle révèle l'insuffisance de sa propre politique sociale.

Lire la suite

02:26 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, budget, élections, avs | |  Facebook | | | |

lundi, 13 décembre 2010

Aide sociale : Monopole cantonal et constat d'échec

Depuis des années, contre la volonté du canton, c'est-à-dire de sa majorité politique de droite, la Ville de Genève, c'est-à-dire sa majorité politique de gauche, verse une modeste  allocation mensuelle (185 francs par personne pour les célibataires, 165 francs pour les personnes en couple) à 4750 habitantes et habitants de la commune, bénéficiaires des allocations complémentaires à l'AVS, mais se trouvant encore dans une situation matérielle trop difficile pour être acceptable socialement. Mais que le Bailli cantonal persiste, lui, à trouver normale, puisqu'il prétend interdire à la Ville de l'améliorer si peu que ce soit. Et le voilà donc, notre Bailli cantonal, qui nous baille des décisions de justice qu'il interprète à sa guise pour menacer la Ville d'invalider son budget si celui-ci contenait toujours une ligne de 10 millions de francs destinée à financer l'aide municipale que le canton voudrait abolir.

Lire la suite

14:18 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : avs, oapa, politique | |  Facebook | | | |

mardi, 09 mars 2010

2e Pilier : touche pas à MA rente

« Le peuple suisse vient de tracer une ligne rouge, une première limite à ne pas franchir dans le démantèlement des assurances sociales » déclare notre président à tous (pas Longet, Levrat) après la lourde défaite de la droite sur le 2e pilier, dimanche. Ouais. D'abord, tracer une «ligne rouge » autour du 2e pilier, c'est un peu vite oublier que ce machin a été concocté par la droite (avec l'appui résigné du PSS et de l'USS, certes) contre un projet de « retraites populaires » qui aurait renforcé l'AVS au lieu que d'instaurer une retraite par épargne forcée. Ensuite, il nous semble que des limites à ne pas franchir dans le démantèlement des assurances sociales, on en a déjà franchies quelques unes. On se réjouira certes que celle-ci n'ait pas (encore) été franchie, mais en faire une grande victoire de la gauche, le début de la « reconquête sociale » qu'y voit « Le Courrier » ou, comme « Le Matin », une manifestation de « révolte » des Suisses, c'est un peu excessif.. Le vote de dimanche est juste un vote de rentiers qui veulent garder leurs sous, qui ont parfaitement raison de ne pas vouloir les filer aux assurances privées et de payer la crise à la place des responsables de la crise, mais dont la plupart n'auraient certainement pas voté l'intégration du 2e pilier dans l'AVS, c'est-à-dire la transformation de leur rente par capitalisation en un renforcement de la rente par répartition...

Lire la suite

01:14 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, assurances, avs | |  Facebook | | | |

jeudi, 11 février 2010

Trop de vieux trop vieux ?

Deuxième pilier et prévisions démographiques

Il y a un an, le Conseil fédéral et la Banque Nationale trouvaient 60 milliards de francs (en gros, vingt ou trente fois le coût de la reconstruction d'Haïti après le séisme) pour sauver l'UBS du naufrage. Et presque au même moment, le même Conseil fédéral décidait, avec l'appui de la majorité parlementaire de droite, de réduire de presque 10 % les rentes du 2ème pilier, en réduisant le « taux de conversion ». On n'a pas pu lancer de référendum contre le pillage des fonds publics pour sauver une banque privée, on a pu en lancer un contre le pillage de la prévoyance professionnelle pour sauver les profits tirés de l'utilisation, pour des investissements à court terme, des masses de capitaux qu'elle mobilise. Des investissements, et parfois des spéculations, dont les heureux gestionnaires ont d'ailleurs vu leurs bonus revenir au galop après les alertes de la crise financière. Baisser les rentes pour permettre la distribution de bonus ? C'est un raccourci, certes. Mais seulement un raccourci. Parce qu'au bout du compte (qui fait les bons amis), c'est bien à cela que revient la réduction du taux de conversion. Même lorsque l'on tente de la justifier par des prévisions démographiques contestables.

Lire la suite

02:52 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : avs, lpp, démographie | |  Facebook | | | |

mercredi, 08 avril 2009

Défendre les rentes, et après ?

Le référendum contre la baisse des rentes du 2ème pilier a abouti

Le référendum contre la baisse des rentes du 2e pilier a abouti, et largement, avec trois fois plus de signatures (150'000) qu'exigé. A elle seule, Unia a récolté 60'000 signatures (et aurait donc pu faire aboutir le référendum sans ses alliés -le PS, l'USS, le PdT, l'Avivo). La majorité du Parlement fédéral en avait décidé : à terme, le " taux de conversion LPP " devrait passer de 7% Ã 6,4%. Traduction : les rentes futures du 2ème pilier devraient baisser, d'ici 2015, et pour la seconde fois, d'environ 10 %. Cette mesure s'ajouterait à d'autres, du même genre : le taux de rendement minimum LPP a été diminué de 50 % entre 2004 et 2009, passant de 4 à 2 %, avec un effet cumulatif sur l'ensemble de la période de cotisation, une baisse de 2 point du taux de rendement aboutissant à une perte de capital d'un tiers après 35 ans de cotisation. Cette baisse du capital des assurés correspond à une hausse du profit pour les actionnaires des assurances privées, et des rémunérations de leurs dirigeants millionnaires. On votera donc sur la baisse des rentes du Deuxième pilier. Cela dit, on aimerait bien que les Suisses-ses se mobilisent aussi massivement lorsqu'il s'agit de défendre les droits démocratiques, ou le droit d'asile, que lorsqu'il s'agit de défendre leurs rentes personnelles.

Lire la suite

01:22 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : retraites, avs, prévoyance, assurances | |  Facebook | | | |

vendredi, 31 octobre 2008

Retraite flexible et parachutes dorés

La droite manque de pot, mais pas d'air

La campagne pour l'initiative syndicale (soumise au vote le 30 novembre) en faveur d'une AVS flexible n'avait pas commencé que s'abattaient déjà sur le bon peuple des prédictions affabulatrices et abracadabrantesques sur son coût. La droite politique et patronale s'apprêtait à faire feu de tout bois pour démolir, à grands coups de chiffres invérifiables, une revendication minimale : pouvoir prendre sa retraite dès 62 ans… Manque de pot : la crise financière, le sauvetage de l'UBS à coup de dizaine de milliards, les parachutes dorés des dirigeants de l'économie et la confirmation des subventions accordées aux partis politiques (de droite) par les banques, ont sérieusement entamé la crédibilité des adversaires de l'initiative et des experts autoproclamés convoqués en hâte pour expliquer à la fois que la retraite flexible coûterait trop cher et que les 68 milliards du sauvetage de l'UBS sont un bon investissement…

Premier pas

Sitôt annoncée la mise en votation de l'initiative syndicale pour " l'âge de l'AVS flexible ", les partis de droite et les organisations patronales s'étaient mis en campagne, à grands coups d'estimations invérifiables, en mobilisant moult experts et en faisant monter au front tout ce qui pouvait se mobiliser, du président de la Confédération au directeur de l'Office fédéral des assurances sociales. Las ! La crise financière a rattrapé ces hérauts de l'austérité sociale, et le bon peuple s'est mis à douter : si on peut trouver 68 milliards pour sauver une banque privée, ne pourrait-on trouver cent fois moins pour accorder à des travailleurs de 62 ans le droit de prendre leur retraite pendant qu'ils sont encore en état d'en profiter ? On entend moins prôner l'élévation de l'âge de la retraite à 70 ans depuis que de joyeux quinquagénaires ou de sémillants sexagénaires ont pu prendre la leur avec quelques dizaines de millions de primes, gratifications, indemnités et autres honoraires somptuaires, quels qu'aient été les résultats concrets de l'exercice de leur pouvoir sur les grandes entreprises qu'ils dirigeaient. Les crises sont révélatrices de réalités que les apparences de prospérité voilent. Et d'entre ces réalités, celle-ci : Aujourd'hui, la retraite anticipée est un privilège de nantis qui disposent de très solides deuxième, troisième, quatrième et Xèmes piliers. L'initiative syndicale pour la retraite flexible ne bouleverse rien (c'est d'ailleurs son défaut), et son adoption ne serait qu'un premier pas -qui ne coûterait pas grand chose. Mais on n'entame pas une longue marche sans ce premier pas, comme disait le Grand Timonier. Pas Couchepin, l'autre.

02:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : avs | |  Facebook | | | |

samedi, 27 septembre 2008

La bourse plombe les retraites : Quel bon usage de la crise ?

Entre 30 et 60 milliards de francs de retraites capitalisées dans les caisses de pension publiques ou privées se sont évaporés, tels une " courte, légère et aérienne " constitution libérale genevoise. Ces caisses (elles sont 2670, dont 2500 privées) gèrent 650 milliards de francs, placés pour une part en actions -et les actions ont plongé de 20 % en un an, en Suisse. Aujourd'hui, une caisse privée sur six et deux caisses publiques sur trois ne disposent pas d'une couverture financière équivalant à leurs obligations. Le fonds de compensation de l'AVS a perdu près de deux milliards en 2007 sur ses placements. Et tout cela sur fond de vieillissement de la population, un vieillissement que ne compense pas une immigration qu'on s'obstine à vouloir freiner. Comme dirait Léon Nicole, " les perspectives sont plus belles que jamais ".

Le retour de la vengeance des retraites populaires

Dans les années soixante (ou était-ce au début des années septante ?), le Parti du Travail et l'AVIVO avaient lancé et fait aboutir une initiative populaire fédérale pour des " retraites populaires ", qui proposait une alternative solidaire à ce qui allait devenir le " Deuxième pilier ". Cette initiative, lâchée par le PSS et les syndicats, avait succombé en votation populaire. Et on est donc passé à la construction de ce fameux " Deuxième pilier ", forme doucereuse d'épargne forcée et d'investissement obligatoire (sans que les cotisants sachent où ce qu'on leur a forcé d'épargner a été investi), et surtout conception particulièrement inégalitaire de la prévoyance sociale : chacun cotise pour soi-même, les riches auront des retraites de riches, les pauvres des retraites de pauvres, chacun à sa place, les torchons avec les torchons et les serviettes avec les serviettes. Et voilà qu'à la faveur d'une nouvelle crise financière (ni la première, ni la dernière), on se demande si les caisses de retraite ont perdu trente ou soixante milliards… Si cette crise, et les menaces pesant sur le financement des rentes du " Deuxième pilier " pouvaient inciter à revoir le plus fondamentalement possible le système des retraites, nous aurions trouvé de la crise un bon usage, et répondu aux menaces. Mais sur quelles forces s'appuyer aujourd'hui pour un tel changement de politique sociale ? La droite, évidemment, fera tout pour l'éviter. Mais la gauche, qui devrait tout faire pour le provoquer, y est-elle prête ? Le PSS et l'USS ont accepté un système fondamentalement contradictoire de toute justice sociale. Comment s'en dépêtreront-ils ? Et ont-ils seulement le projet de s'en dépêtrer ?

02:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, avs, prévoyance | |  Facebook | | | |

vendredi, 12 septembre 2008

Initiative syndicale pour une retraite " flexible " : L'Opéra de quat' sous

La gauche et les syndicats se préparent à défendre leur initiative pour une " retraite fleexible ", soumise au vote populaire en novembre prochain, contre une furieuse offensive de la droite et du patronat. Pourtant, l'initiative n'a rien de révolutionnaire, ni même de radicalement réformiste ; elle ne remet pas en cause le modèle injuste des " trois piliers " (une cotisation sociale, une épargne forcée et une épargne volontaire) sur lesquels repose, en équilibre instable, le système suisse de retraite. Non : elle propose seulement un aménagement du moment de la prise de retraite, pour répondre à la diversité des situations de vie. Et elle propose un financement n'équivalant qu'à une hausse de cotisation de 20 centimes par jour. Qu'une proposition aussi " raisonnable " et prudente puisse susciter une opposition aussi féroce en dit long sur l'état du débat politique et de la prise en compte des enjeux sociaux dans ce pays.

Inflexibilité

En Suisse, en 2008, on en est donc encore à se demander si l'âge donnant droit à une retraite pleine et entière doit être fixé à 62, 64, ou 65 ans, ou 70 ans, en attendant que quelqu'un nous propose de le faire coïncider l'entrée en EMS, ce qui serait assez bien résumer l'idée que la droite se fait de la " flexibilité ". Dans ce pays où la majorité des salariés arrivent à l'âge de la retraite en étant au chômage, à l'invalidité, à l'aide sociale, en arrêt-maladie ou en pré-retraite (un salarié sur deux est exclu du " marché du travail " à 64 ans, un sur quatre l'est déjà à 60 ans), prévoir une retraite à 62 ans semble relever de la provocation, imaginer un droit à le retraite tenant compte des situations et des besoins des personnes, de l'irresponsabilité et proposer des rentes suffisantes pour vivre dignement, de l'aliénation mentale. Une commission du Conseil national a avalisé une révision de l'AVS qui ressemble comme une sœur à celle que le peuple avait rejetée en 2004 : augmentation de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, refus de toute mesure permettant de faciliter un départ avant l'âge pour les personnes à bas revenus… Au non-projet de la droite de la droite, les syndicats opposent, avec le soutien du PS, leur initiative pour une retraite " à la carte " dès 62 ans sans diminution de rente, pour les actifs ne disposant que de bas et moyens revenus. Cette réforme, modeste, pourrait être financée par une hausse non moins modeste des cotisations, équivalant à vingt centimes par jour.... Trop cher, clame la droite et le patronat, Couchepin en tête. C'est bien connu, tout progrès social, même minime coûte toujours trop cher. Quatre sous par jour pour la justice et le respect, c'est hors de prix. Alors, un revenu minimum qui remplacerait la retraite et pourrait être perçu à tout âge, vous pensez...

02:06 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : avs | |  Facebook | | | |