lundi, 10 avril 2017

Trump, Bachar, Poutine, le gaz et les missiles

Partant pour la Syrie.jpgBombarder comme on tweete ?

59 missiles Tomahawak ont été tirés par les Américains dans la nuit de jeudi à vendredi dernier sur la base militaire syrienne de Shayrat, pour punir le régime de Damas d'avoir utilisé le 4 avril l'arme chimique pour massacrer des civils dans le village de Khan Cheikhoun tenu par l'opposition armée. Quel était le message des missiles ? Qu'on peut massacrer des civils si on ne les massacre pas avec des armes chimiques ? Qu'après six ans de guerre en Syrie, 400'000 morts et plusieurs millions de déplacés, en Syrie même, dans les pays voisins, dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique et en Australie, Trump a découvert la réalité du conflit et du régime en place à Damas, au moment où ce régime, soutenu par la Russie et l'Iran, est en passe de triompher de ses adversaires ? Certes, mieux vaut tard que jamais (en août 2013, les Etats-Unis avaient refusé d'intervenir contre le régime syrien, ce que la France leur proposait de faire), mais on s'autorisera à nourrir quelques doutes sur les motivations réelles de l'intervention américaine. Et surtout, sur ce qui la suivra, si la suit un engagement durable, un plan, une politique, quelque chose de plus qu'une réaction immédiate sans perspective et sans analyse. Un bombardement décidé comme on balance un tweet. Damas, Moscou et Téhéran ont plus de suite dans les idées.

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14:58 Publié dans Droits de l'Homme, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : syrie, trump, assad, usa | |  Facebook | | | |

mercredi, 11 avril 2012

Syrie : Champ libre au régime Assad pour les massacres ?

Syndrome libyen...

Syrie : le massacre continue. La semaine dernière, le gouvernement syrien avait assuré que le retrait de ses troupes serait effectif le 10 avril. C'était hier. Selon le plan négocié par Kofi Annan pour l'ONU et la Ligue Arabe, toutes les parties prenantes devraient cesser toutes formes de violence avant 6 heures du matin le 12 avril. C'est demain. Mais Damas demande maintenant le déploiement d'observateurs de l'ONU, préalablement à tout cessez-le-feu. Tout le monde (même les Russes et les Chinois) voudrait qu'Assad cesse de massacrer l'opposition et la population. Mais personne n'est prêt à l'y forcer.  C'est le syndrome libyen :  la mesure des conséquences du renversement de Kadhafi grâce à l'intervention de l'OTAN... Au fond, si Damas se moque du plan de paix de l'ONU, le monde se moque aussi de la tuerie syrienne.

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14:30 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syrie, mali, assad | |  Facebook | | | |