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  • Engagement d'apprentis "sans-papiers" par la Ville de Genève : Le brâme du chaînon manquant

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    Mercredi au Conseil Municipal de la Ville de Genève, la gauche et le PDC ont proposé au Conseil administratif d'user de la possibilité, récemment ouverte par une ordonnance fédérale, d'engager comme apprentis des jeunes dépourvus de titre de séjour (des  « sans-papiers », pour user d'une expression contestable). Il s'agissait d'égalité de traitement entre jeunes de différents statut légal, mais aussi de «combler un vide», tous les autres parcours de formation étant ouverts aux jeunes « sans-papiers», sauf précisément celui de l'apprentissage. Votée par la majorité du Conseil Municipal, contre le PLR, l'UDC et le MCG, la proposition a suscité à l'extrême-droite du Conseil, c'est-à-dire au MCG (l'UDC locale est plus pateline...), un déchaînement de brâmes, de claquements de pupitres, de vagissements de toutes tessitures, destinés moins à exprimer une opinion qu'à empêcher l'expression de celle de l'adversaire -surtout lorsqu'elle est exprimée par une femme. Darwin peut reposer tranquille : on a trouvé le chaînon manquant, il siège en meute au Conseil Municipal de la Ville de Genève.

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  • Ouverture de places d'apprentissages pour les jeunes sans statut légal : Mer de brouillard sur une évidence

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    Oscar Tosato, Sandrine Salerno, Luc Barthassat et Antonio Hodgers ont donné avec d'autres, mais avec plus d'écho que d'autres, un joli coup de pied dans une sombre fourmilière : Les deux socialistes en proposant que les deux villes dont il et elle sont magistrat-e engagent en apprentissage des jeunes sans statut légal, le démocrate-chrétien et le Vert en mettant le Conseil National face à la réalité et à sa négation par la l'hypocrisie des politiques et des réglementations fédérales et cantonales. Une réalité si gênante et une hypocrisie si confortable que pour rendre le débat incompréhensible, les adversaires du projet des municipalités de Lausanne et Genève en sont réduits à entretenir, volontairement, la confusion entre jeunes sans statut légal, sans-papiers. clandestins et travailleurs « au noir » : les jeunes sans statut légal que les municipalités pourraient engager comme apprentis ne sont pas «sans papiers» (il ne leur manque qu'un permis de séjour), ils ne sont pas clandestins (ils sont inscrits à l'école, couverts par l'assurance scolaire, connus des services scolaires), et s'ils pouvaient être engagés comme apprentis, ce ne serait pas «au noir» mais ouvertement, sur la base d'un contrat de travail, en payant les cotisations sociales qu'ils doivent, et en recevant le salaire auquel ils ont droit.

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    Lien permanent Catégories : Immigration 3 commentaires