lundi, 16 mars 2015

ça veut dire quoi, « militer » ?

Mais qu'est-ce qu'on fait là, à vous demander de voter pour nous ?

élections, socialisme, PSSi on est dans un parti et pas dans un autre, c'est évidemment parce qu'on en soutient le programme, ce n'est pas forcément parce qu'on s'en contente. C'est en tout cas, pour l'auteur de ces lignes, qu'il ne voit pas dans quel autre parti il pourrait être -ni quel autre parti pourrait le supporter, que celui où il s'est retrouvé, et pas par hasard mais par choix : le choix d'un parti qui ne confond pas militant et militaire, mobilisation et conscription, engagement et encasernement -« militantisme », ça vous a en effet un petit côté désagréablement militaire... d'ailleurs, la racine des mots « militantisme » et «militaire» est la même. Or nous ne sommes pas soldats d'une armée mais militants d'un parti politique. Avec un vieux fonds antimilitariste, en plus. Et si la discipline fait paraît-il la force des armées, elle ne fait certainement pas leur intelligence. Et moins encore celle d'un parti politique. Alors, ça veut dire quoi, « militer » ?

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jeudi, 05 février 2015

Elections municipales genevoises : c'est parti !

élections, Municipales, communes« Vive la Commune ! » (on ne s'en lasse pas...)

1716 candidates et candidats se présentent sur 170 listes pour l'élection, le 19 avril, des 924 conseillères et conseillers municipaux des 45 communes genevoises, et 224 pour l'élection des 137 membres des exécutifs communaux, le 10 mai.  Les mandats municipaux sont désormais de cinq ans, soit un de plus qu'auparavant, mais combien de temps les conseillères et conseillers municipaux resteront-ils et -elles en fonction ? Déjà, plus de la moitié (51,6 %) des élues et élus en 2011 ont démissionné de leur mandat en cours de route, ou n'ont pas accepté leur élection ou leur promotion comme « viennent-ensuite ». Autrement dit : la majorité des conseillères et conseillers municipaux genevois siègent actuellement sans avoir été élus, et un-e sur dix n'était même pas candidat-e... Et cela alors que le mandat durait un an de moins. Au terme de la prochaine « législature » municipale, ne restera-t-il plus en fonction qu'un tiers des élu-e-s d'avril prochain ? Accrochons-nous, et vive la Commune !

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lundi, 05 janvier 2015

2015, année politique... Des urnes et des burnes

2015 sera donc, nous annonce-t-on, une année « très politique » en nos contrées (et ailleurs). Forcément, on est d'accord, en mauvais lecteurs d'Aristote : politiques les années humaines le sont toutes, par nature humaine... Année politique, donc, et année d'élections, par conséquent. Mais seulement par conséquent : il n'y a pas que les élections, dans la vie politique. Alors, bien sûr que 2015 sera une année électorale, municipale et fédérale. Bien sûr qu'il va s'agir à Genève de maintenir et de renforcer les majorités de gauche en Ville et dans les villes, et en Suisse d'affaiblir la majorité de droite qui sévit au parlement et au gouvernement fédéraux. Mais les élections ne sont qu'une traduction -celle d'un rapport de forces sociales, qui, s'il aboutit dans les urnes, ne s'y construit pas. Parce qu'il se construit ailleurs, avant et autour. Et après. Au risque assumé (dans la honte) d'un machisme très ordinaire, on dira qu'avant et après les urnes, il y a les burnes. Celles qui sont supposées, métaphoriquement bien sûr, permettre d'accepter, voire de rechercher, le conflit, créateur de politique et dissolvant des connivences.

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lundi, 13 octobre 2014

Premier "baromètre électoral" des Fédérales de 2015 : Glissements progressifs du plaisir

Le premier « baromètre » GFS-RTS des intentions de vote pour les élections fédérales de l'automne prochain a été publié au début du mois. Selon ce sondage, l'UDC resterait le premier parti du pays mais, avec 24,6 % des intentions de vote, serait en recul de deux points. Le PS resterait le deuxième parti du pays, avec 20,1 % des intentions de vote, soit une progression de 1,7 point, qui l'amènerait à son objectif proclamé de « dépasser les 20 % ». Suivraient, dans l'ordre, le PLR à 15,8 % (en progression de 0,7 point, mais loin de son objectif proclamé de « dépasser le PS », sur lequel il continuerait de perdre du terrain), le PDC à 11,2 % (en recul de 1,1 point), les Verts et les Verts libéraux à 7,3 % chacun (ce qui correspond à un recul de 1,1 point des Verts et une progression de 1,9 point de leurs cousins de droite), le PBD à 4,8 % (en recul de 0,6 point), les Evangéliques à 1,8 %, l'UDF à 1,4 %, la Lega à 1 % et les « autres » à 4,7 % (mais qui sont-ils, ces « autres » ? le MCG leur est-il assimilé ? et la « gauche de la gauche«  » ?).

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vendredi, 29 août 2014

Elections municipales : Des raisons de se battre...

On prépare les élections municipales du printemps prochain, on débat des alliances, on choisit (ou on a déjà choisi) les candidates et candidats, on peaufine les programmes... Bref, on fait notre travail politique. On le fait dans un contexte, dans un rapport de forces, avec un objectif : celui d'être majoritaire. Les majorités politiques, gouvernementale et parlementaire, dont le canton est affublé rendent d'ailleurs d'autant plus essentielle la capacité des communes en général, des communes de gauche en particulier, et tout spécialement de la plus importante d'entre elles, de jouer un rôle de contre-pouvoir. Mais cette raison, pragmatique, circonstancielle, ne suffit pas à jauger l'importance du choix électoral du printemps prochain : il y a aussi, pour justifier de l'importance que nous lui accordons, des raisons de programme, de projet, de principe. Causons-en donc un peu, pendant qu'on en a le temps...

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jeudi, 19 juin 2014

Premiers feux de camp de la bataille des Municipales genevoises : Question d'alliances...

Les deux principaux partis politiques de la Ville de Genève, le PS et le PLR, ont désigné, lundi et hier, leurs candidates et candidats au Conseil Administratif. Le PLR, qui ne détient aucun siège à la Municipalité genevoise, présente trois candidat-e-s, officiellement pour accompagner le magistrat PDC sortant Guillaume Barazzone, officieusement pour lui piquer son siège après le lui avoir offert lors d'une élection complémentaire en 2013, la gauche n'ayant pas réussi à soutenir uniment la candidate présentée par le Parti du Travail (et la Jeunesse socialiste), Salika Wenger. Quant au PS, qui détient deux des cinq sièges de l'exécutif, il en représente les deux titulaires, le maire Sami Kanaan et la Conseillère administrative Sandrine Salerno. Ce ne sont que les premiers feux de camp de la bataille qui s'annonce pour les Municipales en Ville de Genève, et ils n'éclairent encore que très faiblement, mais ils signalent déjà que la question centrale de ces élections sera celle des alliances.

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lundi, 07 avril 2014

Election du Procureur Général de Genève : On a déjà gagné !

élections, Procureur général, Bayenet, Jornot, PSOn aurait pu en militants disciplinés que nous sommes, s'en tenir à la non-position de notre parti : on ne soutient ni le candidat de droite, ni le candidat de gauche, on laisse la corpo décider,  les juges jauger et les procureurs se procurer. On a fait un autre choix: celui de prendre à la place de notre parti la responsabilité qu'il refusait d'assumer -celle de jouer pleinement le jeu d'une élection démocratique et d'un débat politique, entre la gauche et la droite, sur la justice, la prison, l'application du droit, les priorités de l'action pénale. Et on a déjà gagné sur ces trois tableaux. La candidature de Pierre Bayenet a imposé une élection démocratique, la campagne autour de cette candidature a imposé un débat politique, et cette candidature elle-même comme tout autre chose que ce que la corpo du Palais affectait d'y voir (une sorte d'opération kamimaze). « La sauce prend », titre « Le Courrier ». de samedi. Le quotidien truitier est peut-être un peu de parti pris, mais quoi qu'il en soit, en effet, « la sauce prend ».. On a même réussi à imposer une couleur : le « vert Bayenet ».... oui, bon, d'accord, là, on aurait pu s'abstenir.. Mais seulement là.

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lundi, 31 mars 2014

Deuxième tour des Municipales françaises : Quelque part entre Trafalgar et la Berezina...

Le second tour des élections municipales n'a pas, pour la gauche en général et le PS en particulier, atténué les résultats du premier : bien plutôt les a-t-il confirmés, voire renforcés, à la faveur d'une abstention considérable (38 %) pour de telles élections dans un tel pays, et le résultat de ce dimamche tient à la fois d'un Trafalgar républicain et d'une Bérézina socialiste. et la gauche perd 150 villes, la plupart perdues par le PS. Le Front National prend notamment Béziers, l'UMP Toulouse et Limoges (à gauche depuis un siècle...), le Modem Pau. Et si le PS gagne Avignon, c'est sans doute moins par adhésion à sa liste que par peur de voir le Festival international de théâtre, et tout ce qu'il génère d'activité dans la ville des Papes, la quitter -électoralement, Olivier Py est plus efficace que François Hollande. Enfin, à Grenoble, une liste de gauche en bat une autre, et les Verts alliés au Parti de gauche supplantent les socialistes alliés aux communistes. Certes, le PS garde Paris, Lyon, Lille et Strasbourg, mais sur l'ensemble des municipalités soumises à un second tour, la gauche, toute la gauche, ne pèse plus de 42 % contre 49 % pour la droite démocratique, et 9 % pour le Front National.

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14:30 Publié dans France, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élections, ps, gauche | |  Facebook | | | |

jeudi, 27 mars 2014

Elections municipales françaises : La coup-de-pied-au-cul-thérapie

gauche, PS, Front national, électionsCe que le droit, la pédagogie, les bons conseils des spécialistes et l'air du temps proscrivent désormais d'appliquer aux enfants est toujours en usage politique : le baffe, la fessée, la correction -bref, la coup-de-pied-au-cul-thérapie. Dimanche dernier, c'est au PS que cette thérapie a été appliquée par les électrices et les électeurs français, appelés aux urnes (mais les désertant dans une proportion inhabituelle) pour renouveler leurs conseils municipaux (qui élisent les maires). Et l'instrument de la thérapie, ce fut le vote pour le Front National, qui pour la première fois peut se maintenir dans 229 villes au second tour en ayant obtenu plus de 10 % des suffrages, en arrivant en tête dans nombre d'entre elles, devant le PS (ou l'UMP, droite dite "républicaine", mais qui refuse le "pacte républicain" de désistement au profit du candidat le mieux placé pour battre le FN). Dans les villes de plus de 10'000 habitants, la droite recueille 46 % des suffrages, l'extrême-droite 9 %, la gauche 41 % (avec le Front de Gauche) et l'extrême-gauche 1,3 %. Motif de la sanction infligée au PS (et du cadeau fait au FN ? Exprimer le plus clairement possible un désaveu (pour user d'un euphémisme) du gouvernement et du président socialistes. En votant. faute d'alternative, pour l'extrême-droite ? Oui, même en se bouchant le nez.

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mercredi, 22 janvier 2014

Modeste (?) appel à la gauche genevoise : Et si on arrêtait les conneries ?

élections, gaucheOn a toujours été ici de ceux qui considéraient que l'injonction « choisis ton camp, camarade ! » avait quelque chose de... comment dire ? comminatoire, simpliste, binaire... le genre «  classe contre classe »,« si t'es pas avec nous, t'es contre nous »... Mais franchement, est-ce qu'il n'y aurait pas des moments où «  choisir son camp » ne relèverait plus de la bête discipline (qu'on nous pardonne ce pléonasme) mais de l'intelligente cohérence ? des moment où il y aurait, pour faire dans la tautologie, un peu de l'identité de gauche d'un parti de gauche qui se jouerait dans le soutien (ou son absence) à une candidature de gauche ? Surtout quand la gauche ne pèse plus, toutes forces rassemblées (enfin, rassemblées, faut le dire vite...) qu'un tiers des suffrages... Et par sa propre faute... Il est vrai qu'on les a accumulées, les conneries ces deux dernières années..

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lundi, 11 novembre 2013

Election du gouvernement genevois : Bon, et maintenant, on fait quoi ?

A 14 heures, hier, la girouette était encore au pied de la Tour Baudet. A 15 heures, elle était placée sur la tour. A 17 heures, elle y restait (malgré le vote de la Ville). L'Alternative perd donc un siège (vert) au gouvernement genevois, et le MCG y entre. Enfin, le MCG... disons un candidat ayant, après avoir tâté des libéraux et des démocrate-chrétiens, jeté son dévolu sur le marchepied MCG pour se faire élire. Au fond, n'était la charge symbolique de l'élection ou non au gouvernement cantonal d'un candidat présenté par le MCG, il importait peu que Poggia soit élu ou non, sauf s'il était en position de « faire la majorité » entre trois ministres de l'Entente et trois ministres de l'Alternative. Tel ne sera pas le cas, pour 1300 voix. De toute façon, il n'y a pour aucun Conseil d'Etat de majorité stable, ni au parlement, ni dans l'électorat. L'Entente majoritaire au gouvernement (en ayant sacrifié Isabel Rochat) ne l'est ni au parlement, ni dans l'électorat. D'ailleurs, aucune des alliances en concurrence ne l'est, majoritaire, chacune pesant en gros un tiers des suffrages et des sièges parlementaires, et ne pouvant constituer une majorité qu'en se coalisant avec une autre alliance, contre la troisième...
Bon, là, on en a pris pour cinq ans. On en fera quoi, de ces cinq ans ?

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vendredi, 11 octobre 2013

Elections genevoises : « On ne lâche rien »

POING.JPGLa gauche partira au deuxième tour de l'élection du Conseil d'Etat genevois avec deux candidatures socialistes, celles d'Anne Emery-Torracinta et Thierry Apothéloz, et une candidature verte, celle d'Antonio Hodgers. Pouvait-il en être autrement ? Pouvait-on laisser tout le débat politique, pendant toute la campagne électorale du deuxième tour, se faire uniquement entre la droite et l'extrême-droite ? Laisser, sans combattre, en se contentant de maugréer dans notre coin une version de gauche du « tous pourris », deux (ou trois) sièges au MCG et à l'UDC ? Ce n'est pas chanter les vertus de la participation minoritaire de la gauche à un gouvernement de droite que répondre « non »  à ces questions : c'est dire qu'aucun terrain politique, aucun lieu de débat, aucun instrument d'action (« même institutionnel »), aucun moyen («même légal») ne doit nous être étranger. Ou, pour causer Méluche dans le texte : « on ne lâche rien ». Pas même ce sur l'utilité de quoi, parfois, nous avons quelques doutes : des sièges dans un gouvernement majoritairement de droite. Ne serait-ce que parce que la revendication de ces sièges passe par une élection populaire, et donc un débat politique face aux citoyennes et aux citoyens, et pas seulement entre nous.

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mardi, 08 octobre 2013

Elections genevoises, deuxième épisode : le Conseil d'Etat

Y aller ou pas ?

On reprend la conversation entamée dimanche soir : Bon, et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Ce deuxième tour de l'élection du gouvernement genevois, on y participe comment (si on y participe), on se pose quelles conditions à une éventuelle participation de la gauche dite « de gouvernement » à un gouvernement qui ne disposera d'aucune majorité parlementaire, sauf à ce qu'il soit le gouvernement le plus à droite de l'histoire genevoise depuis 1936 (et encore : en 1936, l'extrême-droite n'y participait pas...) ?. Pourquoi aller au Conseil d'Etat ? Pour empêcher ce Conseil d'Etat d'être aux mains de la droite et de l'extrême-droite ? Cela peut se concevoir -mais cela suppose qu'on n'y soit pas pour y jouer les utilités ou les alibis. Un-e seul-e conseiller-e d'Etat issu de la gauche dans un gouvernement réparti, pour le reste, entre la droite, la droite de la droite et l'extrême-droite, cela s'appelle, dans le meilleur des cas, un-e otage, et au sein du PS des voix se font entendre pour refuser cette hypothèse calamiteuse. Encore faut-il faire de ce refus plus qu'une pure et simple désertion d'un combat qui ne se mène désormais plus seulement contre la droite démocratique, mais aussi contre l'extrême-droite.

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lundi, 07 octobre 2013

Tiers d'Etat et Tiers Etat

Victoire électorale de l'extrême-droite : une Genferei ?

Genève a donc élu son parlement. Enfin, quand on dit « Genève »... avec 60 % d'abstention, disons que dans une République dont la moitié des habitant-e-s n'ont pas le droite de vote, une minorité de celles et ceux qui l'ont a expédié au parlement trois « blocs » de force à peu près égale (un tiers des sièges chacun) : la gauche (en y incluant les Verts), la droite démocratique, l'extrême-droite. L'élection des Etats généraux accouche d'un tiers d'Etat, dans l'abstention du Tiers Etat. Qui gagne ? La droite d'opposition. Moins parce qu'elle est la droite qu'elle est d'opposition. Qui perd, lourdement ? deux partis gouvernementaux (le PLR et les Verts). Qui stagne ? le PS et le PDC. Qui perd-gagne ? la «gauche de la gauche», qui revient au Grand Conseil, mais en perdant presque le tiers (encore un tiers...) de son électorat. Ce résultat, et la nouvelle configuration du partement cantonal font ressembler, politiquement, la République occidentale au canton méridional : Genève a élu « alla ticinese », avec un MCG jouant le rôle de la Lega.

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mercredi, 02 octobre 2013

« Eradiquer les frontaliers » ? une seule solution : Supprimer la frontière !

Il y a au moins un reproche qu'on ne pourra pas faire au MCG -celui de dissimuler à la fois sa propre connerie et sa propension à exploiter celle qu'il attribue à ses  électeurs : il n'hésite ni à exhiber l'une, ni à postuler l'autre, et dans un «pavé» publicitaire paru (en tout cas) dans la « Tribune de Genève», le MCG se proclame « le seul parti qui se bat vraiment contre les frontaliers ». Pas contre la sous-enchère salariale, le dumping social ou la concurrence à l'emploi, tous phénomènes dont on sait que les frontaliers ne sont nullement responsables (au contraire de certains employeurs membres ou souteneurs du MCG) mais contre les frontaliers. En tant qu'individus, en tant que groupe social. Le MCG veut donc (et l'écrit dans son torchon) «éradiquer les frontaliers» comme on éradique une maladie (une « épidémie loin d'être éradiquée »). Ou comme d'autres, aux ambitions plus vastes (mais il faut savoir commencer petit) voulurent éradiquer la «juiverie» ou les koulaks. « Eradiquer les frontaliers » ? Soit. Mais il n'est pour cela qu'un moyen : supprimer la frontière qui les définit et les produit...

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vendredi, 20 septembre 2013

Une majorité de gauche au Grand Conseil genevois ? Un enjeu parmi d'autres

électionsQuelques uns, à la droite de la droite, ont retrouvé trace du spectre qui hantait naguère quelques venelles de la Vieille-Ville : celui d’une victoire de la gauche aux élections cantonales. Et en appellent à la mobilisation pour son exorcisme.  Nous aimerions bien que ce spectre soit plus qu'un ectoplasme de bonne composition, que la droite de la droite ne joue pas à se faire peur (et à faire peur à la droite traditionnelle)... Las ! le Grand Soir n'est pas à l'ordre du jour, ni le petit matin du départ des Boat People colognotes chassés de leurs villas par les agents du fisc ou les pelleteuses du logement social. Dévalorisons-nous l'enjeu des élections cantonales genevoises en en écrivant en ces termes ? nullement. Cet enjeu est considérable, et les ambitions de l'extrême-droite locale (c'est-à-dire du MCG) en attestent, comme le bilan calamiteux de la majorité parlementaire (de droite et d'extrême-droite) sortante, mais cet enjeu ne se suffit pas à lui-même, pas plus que le remporter ne se décrète.

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mercredi, 28 août 2013

Quand les TPG trimballent le MCG : Copropagande...

Si on a bien compris les conditions de la campagne électorale genevoise, quand « Ensemble à gauche » joue au tram pour revendiquer le rétablissement des lignes 13 et 16, elle reçoit une contravention, et quand le MCG salope les trams pour revendiquer le retour de la loi du lynch, il reçoit des électeurs ? Nos trams genevois sont en effet désormais affublés de placards du MCG, dans le style habituel de la Lega Ginevrina : «flinguons la délinquance», « Tolérance zéro », haro sur les mendiants, les « prisons luxueuses » -celles où on vous accorde à Genève le privilège de vous entasser à six 23 heures sur 24 dans des cellules prévues pour deux... la routine, quoi...

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lundi, 06 mai 2013

Campagne électorale genevoise : indispensables frontaliers. Jusqu'au pilori.

Fidèle à sa pratique d'affiches boueuses pour des campagnes boueuses, le MCG a lancé sa campagne électorale pour les cantonales de cet automne en produisant une affiche attaquant personnellement le président du Groupement transfrontalier, Michel Charrat, portraituré en photo avec comme sous-titre : «les ennemis des Genevois»... Ennemis des « Genevois » sont donc celles et ceux qui langent les gosses des Genevois dans les crèches genevoises et les grand-parents des Genevois dans les EMS genevois, conduisent les bus et les trams genevois, torchent et soignent les Genevois dans les hôpitaux genevois. Le MCG fait campagne électorale contre les frontaliers, et alors ? même pour le pilori que le MCG a racheté aux héritiers de Géo Oltramare,  les frontaliers sont indispensables... Que serait le MCG, sans eux ? et à qui s'en prendrait-il pour exister ?
Aux pigeons ? absurde, ils votent MCG...

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jeudi, 07 février 2013

Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : Quatre, sinon quoi ?

Le Comité directeur du PS genevois a donc pris la position qu'on souhaitait qu'il prenne : il propose au congrès du parti, le 9 mars prochain, de présenter au premier tour de l'élection du Conseil d'Etat les quatre candidat-e-s à la candidature qui se sont annoncé-e-s : Sandrine Salerno, Thierry Apotheloz, Anne Emery Torracinta et Roger Deneys. Une belle brochette tout ce qu'il y a de plus paritaire (et toc !) : deux magistrats, deux députés; deux hommes, deux femmes; deux citadins, deux périphériques (non, c'est pas péjoratif, lâche ce cardon, Roger...). A la gauche de la gauche, on n'est pas mécontents de cette proposition, mais chez les Verts, ça groume. Parce qu'on voudrait bien, de ce côté là, une liste unique au premier tour déjà, histoire d'assurer au second tour l'élection de leurs deux candidats à eux.

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jeudi, 31 janvier 2013

Parité des genres, limitation des mandats et de leur cumul : Du bon usage des entraves statutaires

Que circule le sang neuf !

Lundi soir, l'Assemblée générale du PS de la Ville de Genève a «toiletté» les statuts du parti municipal. En abolissant, notamment, l'obligation de la parité des genres sur les listes électorales pour le Conseil administratif. La proposition ne pouvait être suspectée de machisme, puisqu'elle émanait, entre autres, de féministes, soucieuses de permettre la présentation, un jour, de deux femmes au lieu que le parti se contraigne à présenter forcément un homme dès que l'on présente plusieurs candidatures. Peu importe, au fond : l'exigence de parité ou les quotas n'ont pas seulement pour fonction d'assurer une «représentation équitable des deux sexes dans les organes», comme le disent avec une poésie quasiment strauss-kahnienne quelques statuts socialistes, mais aussi d'assurer un renouvellement des représentations socialistes. De faire circuler du sang neuf, en somme.

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