lundi, 06 mai 2013
Campagne électorale genevoise : indispensables frontaliers. Jusqu'au pilori.
Fidèle à sa pratique d'affiches boueuses pour des campagnes boueuses, le MCG a lancé sa campagne électorale pour les cantonales de cet automne en produisant une affiche attaquant personnellement le président du Groupement transfrontalier, Michel Charrat, portraituré en photo avec comme sous-titre : «les ennemis des Genevois»... Ennemis des « Genevois » sont donc celles et ceux qui langent les gosses des Genevois dans les crèches genevoises et les grand-parents des Genevois dans les EMS genevois, conduisent les bus et les trams genevois, torchent et soignent les Genevois dans les hôpitaux genevois. Le MCG fait campagne électorale contre les frontaliers, et alors ? même pour le pilori que le MCG a racheté aux héritiers de Géo Oltramare, les frontaliers sont indispensables... Que serait le MCG, sans eux ? et à qui s'en prendrait-il pour exister ?
Aux pigeons ? absurde, ils votent MCG...
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jeudi, 07 février 2013
Candidatures socialistes au Conseil d'Etat : Quatre, sinon quoi ?
Le Comité directeur du PS genevois a donc pris la position qu'on souhaitait qu'il prenne : il propose au congrès du parti, le 9 mars prochain, de présenter au premier tour de l'élection du Conseil d'Etat les quatre candidat-e-s à la candidature qui se sont annoncé-e-s : Sandrine Salerno, Thierry Apotheloz, Anne Emery Torracinta et Roger Deneys. Une belle brochette tout ce qu'il y a de plus paritaire (et toc !) : deux magistrats, deux députés; deux hommes, deux femmes; deux citadins, deux périphériques (non, c'est pas péjoratif, lâche ce cardon, Roger...). A la gauche de la gauche, on n'est pas mécontents de cette proposition, mais chez les Verts, ça groume. Parce qu'on voudrait bien, de ce côté là, une liste unique au premier tour déjà, histoire d'assurer au second tour l'élection de leurs deux candidats à eux.
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jeudi, 31 janvier 2013
Parité des genres, limitation des mandats et de leur cumul : Du bon usage des entraves statutaires
Que circule le sang neuf !
Lundi soir, l'Assemblée générale du PS de la Ville de Genève a «toiletté» les statuts du parti municipal. En abolissant, notamment, l'obligation de la parité des genres sur les listes électorales pour le Conseil administratif. La proposition ne pouvait être suspectée de machisme, puisqu'elle émanait, entre autres, de féministes, soucieuses de permettre la présentation, un jour, de deux femmes au lieu que le parti se contraigne à présenter forcément un homme dès que l'on présente plusieurs candidatures. Peu importe, au fond : l'exigence de parité ou les quotas n'ont pas seulement pour fonction d'assurer une «représentation équitable des deux sexes dans les organes», comme le disent avec une poésie quasiment strauss-kahnienne quelques statuts socialistes, mais aussi d'assurer un renouvellement des représentations socialistes. De faire circuler du sang neuf, en somme.
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lundi, 21 janvier 2013
Elections cantonales genevoises : Ouverture des jeux (de chaises musicales)
Les élections cantonales genevoises, c'est pour cet automne. Le jeu des chaises musicales (disons : des sièges musicaux) pour l'élection du Conseil d'Etat, c'est déjà maintenant. Et les incertitudes sur les alliances, c'est depuis quelques mois. Bref, on s'affaire à droite et à gauche (il y a longtemps qu'il n'y a plus de « centre », à supposer que cet improbable espace ait jamais été autre chose que le moyeu d'une girouette). On soupèse, on calcule, on jauge, on lance des avertissements sans frais. On fait de la politique comme on fait ses comptes. Au risque d'oublier ce qui justifie qu'on en fasse : avoir un projet politique, et pas seulement un plan de carrière. Et au risque aussi, pour les Verts et le PS, qui ont soutenu (pas nous, pas nous...) le projet de nouvelle constitution, d'oublier ce qu'il permet alors qu'Ensemble à gauche, qui l'a combattu, en tiendrait compte...
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mercredi, 17 octobre 2012
Election partielle au Conseil administratif de Genève : Salika, qui d'autre ?
Pour en finir avec la gauche marshmallow
Dans un peu plus de deux semaines, le 4 novembre, en même temps qu'une élection à la Cour des Comptes dont nous n'avons aucune honte à avouer que nous nous contrefoutons, se tiendra en Ville de Genève une élection partielle à l'exécutif municipal (il s'agit de repourvoir le siège laissé vacant par Pierre Maudet). Quatre candidatures à cette élection : une de gauche, deux de droite, une « indépendante » (ce qui, politiquement, ne veut pas dire grand chose, sinon qu'elle ne se résout pas à dire où elle se situe). Le PDC et le PLR soutiennent leur candidat de droite (Guillaume Barrazone),. l'UDC et le MCG soutiennent leur candidat de droite encore plus à droite (Eric Bertinat)... Et les partis de gauche ? PdT et JS exceptés, ils attendent, des Verts à solidaritéS en passant par le PS, réfugiés dans un silence poltron, n'ayant réussi à produire comme mot d'ordre qu'un inconsistant « tout sauf Bertinat » et comme analyse qu'un piteux « nous ne voulons pas d'un exécutif monocolore »... On connaît la gauche caviar, on avait tenté de lancer la gauche anchois, on hérite de la gauche marshmallow : mollachue, doucereuse et écoeurante à la deuxième bouchée.
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jeudi, 20 septembre 2012
Politique genevoise : eau courante à tous les étages
Du verre au seau... et du seau aux urnes ?
On avait déjà beaucoup apprécié le jet du verre d'eau MCG à la face d'un député libéral, on devrait donc s'esbaudir au jet du seau d'eau PDC à la face du juge de gauche (de la gauche), mais malgré notre mauvais fond tapissé de mauvais esprit, tout de même, on hésite. Ce n'est pas qu'on entretienne un respect particulier pour l'institution en laquelle ces jeux d'eau se produisirent : c'est seulement qu'on aurait préféré en savoir un peu plus, tout « secret de fonction » aboli, sur ce qui a amené à cet arrosage automnal. Et c'est surtout qu'on préférera toujours une bonne et saine polémique politique à une grotesque échauffourée entre pontes caractériels. Même s'il nous arrive d'y prendre part. Nous célébrons aujourd'hui la quatrième fête «sanculotide», celle de l'opinion. Autrement dit, celle du débat -pas celle de la rixe.
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jeudi, 30 août 2012
Basse-cour des mécomptes
Le 4 novembre prochain, on n'élira pas seulement le successeur (ou la success... euse ? rice ? oresse ? -bref : Salika...) de Pierre Maudet au Conseil Administratif : on élira aussi les six membres (trois magistrat-e-s et trois suppléant-e-s) de la Cour des Comptes. Une élection à la Cour des Comptes, ça ne vous dit rien, ne vous rappelle rien ? Vous avez la mémoire courte : il y a une dizaine de mois, on s'était offert à gauche l'un de ces jolis psychodrames dont nous semblons avoir périodiquement besoin, autour de la candidature du juge Daniel Devaud, présenté par « Ensemble à Gauche », alors que le PS avait l'intention de présenter son président d'alors, René Longet, pour remplacer une magistrate démissionnaire issue de ses rangs.
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mercredi, 29 août 2012
Election partielle à la Municipalité de Genève : Salika, qui d'autre ?
Est-il concevable que la gauche soit absente d'une élection, et donc du débat politique qui la précède et l'accompagne, à l'exécutif de la principale commune du canton, de la commune-centre d'une région d'un million d'habitants, de la deuxième ville de Suisse, d'une Municipalité dont le budget annuel dépasse le milliard de francs ? Telle est la question qui se pose aux différentes formations de la gauche municipale genevoise, largement arpentée en y incluant les Verts, et à laquelle, à l'exception du Parti du Travail, elles peinent apparemment à répondre autrement qu'en louant le statu quo. Il y a pourtant déjà une candidature de gauche à cette élection...
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vendredi, 15 juin 2012
Election partielle au Conseil d'Etat genevois : C'en est fini de reculer...
Quelques jours après la « Tribune » de Genève, « Le Temps » s'est fendu, vendredi dernier, d'un édito appelant, sans appeler explicitement mais tout en appelant implicitement, à voter Maudet à l'élection du Conseil d'Etat, pour éviter la cohabitation entre un Conseil d'Etat potentiellement « de gauche » et un Grand Conseil franchement de droite. Qu'Edipresse vote Maudet n'a rien en soi de surprenant. D'ailleurs, si ça peut aider le chef de la Voirie municipale à se dépatouiller de l'« encombrant » du MCG, pourquoi pas ? D'autant que ce ne sont pas les recommandations de vote de la « Julie » et du « Temps » qui feront l'élection, mais la mobilisation de l'électorat de gauche derrière sa candidate... Jeudi à 15 heures, le taux de participation s'élevait (si on peut dire) mollement à 28 % et des poussières : est-ce trop vous demander d'aller voter dimanche matin dans le local de vote de votre quartier, si vous n'avez pas encore voté par correspondance ?
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jeudi, 14 juin 2012
L'autre élection du 17 juin
Soutenir la gauche grecque
On élira en France, dimanche. On élira à Genève, dimanche. On élira en Egypte, dimanche. Et on élira en Grèce, dimanche. En Grèce, où le parti socialiste (PASOK) s'est déconsidéré à force de s'être fait l'instrument des diktats des «marchés» et de leurs commis politiques européens, c'est la coalition SYRIZA qui porte les espoirs de la gauche. Et elle peut gagner les élections législatives organisées à la suite de l'échec de toutes les tentatives de former un gouvernement de coalition, ou de techniciens, ou de salut public, ou d'unité nationale -peu importent les termes, ils ne désignaient tous qu'une nouvelle génuflexion devant les dieux de l'Olympe financière. Mais même si elle gagne, ou plutôt surtout si elle gagne, SYRIZA aura besoin du soutien de toutes les gauches d'Europe -et jusqu'à preuve du contraire, la Suisse est en Europe.
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mardi, 12 juin 2012
Législatives françaises : premier tour « normal » pour un président « normal »...
Une majorité pas trop majoritaire...
François Hollande s'est défini lui-même comme un « président normal » (comme si dans un système présidentiel à la française, le qualificatif de « normal » pouvait s'appliquer au Chef de l'Etat post-gaullien...). ce président «normal» jouait dimanche dernier, et jouera encore dimanche prochain, une partie de sa capacité d'action politique : avec quelle majorité gouverner ? Une majorité elle aussi « normale » semble s'annoncer. « Normale », mais sans plus. Ni écrasante (elle aurait été décalée de la réalité politique française, et aurait tôt suscité une opposition hors du parlement), ni insuffisante (au pire, le PS la complètera avec les Verts...). Le président et son Premier ministre auront une majorité. Normale. Mais laquelle et pour faire quoi ?
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vendredi, 01 juin 2012
1er juin : la droite suisse débarque au Port Noir, la gauche genevoise débarque au Palladium
Aujourd'hui 1er juin, 13 Prairial (jour des pois), la droite genevoise
tient comme chaque année l'une de ses deux cérémonies identitaires
annuelles (l'autre se tiendra le 31 décembre sur la Treille), et
commémore le «débarquement» des Suisses venus prendre après la défaite
de Napoléon la place des Français, puis des troupes de la
Sainte-Alliance, comme « protecteurs » de Genève. Et le même jour,
pensant à autre chose -pensant à aujourd'hui et non à 1814, la gauche se
retrouvera dans une salle de la Ville pour faire la fête avant une
élection qu'elle peut, si elle sait se rassembler et faire acte de vote,
largement remporter. Ce qui ne dépend que d'elle.
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mercredi, 30 mai 2012
29 Prairial, jour de la pivoine. Et jour d'élections.
Oser voter, oser vaincre...
On va beaucoup élire un peu partout, le 29 Prairial prochain : en Egypte, en Grèce, en France... et même à Genève. Ce jour est dans notre calendrier celui de la pivoine. Une fleur à la couleur de bonne augure, mais que nos camarades égyptiens, grecs, français nous pardonnent, nous parlerons ici moins d'eux que de nous, moins de leurs républiques que de la nôtre, moins de leurs présidents et de leurs députés que d'un siège dans notre modeste gouvernement. Ce n'est pas que nous nous désintéressions de leurs choix -c'est que nous ne pouvons guère peser que sur les nôtres, et que si internationalistes que nous nous voulions, c'est ce qui sortira des urnes genevoises le 17 juin qui nous requiert d'abord. Parce plutôt que combattre par procuration jusqu'au dernier laïque égyptien, jusqu'au dernier gauchiste grec, jusqu'au dernier socialiste français, il nous faut d'abord nous battre là où nous sommes. Parce qu'il n'y a que là que nous pouvons vaincre.
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lundi, 07 mai 2012
Présidentielles françaises : Une bonne chose de faite...
Quelle majorité pour Hollande ?
François Hollande a été élu à la présidence de la France par 52 % des suffrages : 52 %, c'est à la fois beaucoup et peu. C'est beaucoup, car la France reste, politiquement, majoritairement à droite (elle ne passe à gauche que lorsque la droite fait preuve d'une particulière incompétence, et ce fut le cas, et la gauche d'une forte unité, ce qui fut aussi le cas). Et c'est peu, en tout cas pas assez, pour garantir l'application d'un véritable programme de gauche. La majorité qu'à réunie François Hollande est une majorité composite : Il y a, évidemment, d'abord, et pour l'essentiel (45 des 52 % qu'il a réunis), les votes du « peuple de gauche ». Mais il y a aussi les voix de celles et ceux qui ont suivi François Bayrou dans son appel à voter pour le candidat de la gauche, et les voix de celles et ceux qui auraient voté pour n'importe qui, voire n'importe quoi, pour que « Sarko, dégage ! ». Tout cela fait une majorité électorale, pas encore une majorité politique.
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vendredi, 04 mai 2012
Présidentielle française : Entre deux fronts...
Tirer la chasse... et après ?
François Bayrou annonce qu'il votera pour François Hollande, ou plutôt contre Nicolas Sarkozy. Même s'il n'appelle personne à faire comme lui et ne donne que son choix personnel, ce choix, ajouté à celui de Marine Le Pen de voter blanc, favorise indubitablement le candidat socialiste. François Hollande n'est certes pas encore élu, mais rassembler de Mélenchon à Bayrou, contre la drague par Sarkozy de l'électorat du Front National, dans un « Front Républicain » façon « tripartite » des premiers gouvernements PC-SFIO-MRP de l'après guerre, c'est déjà une sorte de performance (même si Jacques Chirac avait fait encore mieux en 2002 en rassemblant de Sarkozy aux anars...). De toute façon, lundi, la France aura élu un nouveau président. Même si Sarkozy devait contre toute attente refaire son retard. Parce que le Sarko cuvée 2012 n'est plus le Sarko cuvée 2007 : il est pire. Dimanche, sauf énorme surprise, les Français auront tiré la chasse sur Sarkozy... mais au fond de la cuvette, le Front National sera toujours là...
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lundi, 23 avril 2012
Présidentielle française : rien n'est encore joué...
Il court, il court, le Sarko... après le FN...
François Hollande en tête, Nicolas Sarkozy premier président de la République a être battu au premier tour, le Front National à son plus haut niveau alors que la droite recule, la gauche qui avance malgré le score en demi-teinte du Front de gauche, le « centre » atomisé : le premier tour des présidentielles françaises rend certes optimiste pour le second tour, mais n'en présage en rien. Les intentions de vote au second tour donnent toujours l'avantage, avec huit point d'avance, à Hollande sur Sarkozy, mais rien n'est joué -et on s'attend à ce que Sarkozy fasse tout ce qu'il peut pour attirer à lui les électrices et les électeurs de Le Pen sans repousser celles et ceux de Bayrou... Dans son dernier numéro d'avant le premier tour, «Le Monde» titrait : « Nicolas Sarkozy, l'homme qui courait après les voix du FN ». Ces voix lui ont échappé, mais il va continuer pendant quinze jours à leur courir après.
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vendredi, 30 mars 2012
Question bête en période électorale : Mais qu'est-ce que je fous là ?
Simplificatrices des discours politiques jusqu'à souvent les réduire à des caricatures d'eux-mêmes, mais clarificatrices des choix stratégiques collectifs et des postures individuelles, les périodes électorales sont peu propices à l'expression de cette part d’ambiguïtés et de contradictions internes que toute position politique contient quand elle ne renonce pas à l'intelligence par souci d'efficacité. Il n'empêche que l'on peut s'y interroger en se posant à soi-même une question elle aussi fort simple mais à laquelle aucune réponse simple ne peut être donnée : « qu'est-ce que je fous là ? » Ce n'est pas une question de candidat(e), c'est une question de militant(e) : qu'est-ce qui me pousse à « faire de la politique », quand rien au fond ne m'y oblige, sinon mon propre choix ?
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jeudi, 29 mars 2012
Après une clarification ambigüe à la droite de Piogre
Ce sera elle ou ça...
Boudée par l'Entente de la droite démocratique, l'UDC genevoise a donc conclu avec le MCG un accord électoral (qu'elle avait auparavant proposé au PLR) couvrant toutes les échéances électorales des deux ans à venir. Dès lors, le 17 juin, trois blocs se confronteront : l'Alternative (les Verts, le PS, Ensemble à gauche) , l'Entente (PLR et PDC) et la droite de la droite, mi-populiste mi-conservatrice (MCG et UDC). Mais si cette recomposition est clarificatrice, elle l'est de manière ambigüe, et elle ne bouleverse pas (encore) le paysage politique : les forces qui étaient à droite (y compris celle se prétendait « ni de gauche, ni de droite ») y sont toujours, celles qui étaient à gauche y restent, celles qui hésitent entre la droite et la gauche doivent choisir leur camp. Et la gauche mobiliser le sien sans le disperser. Parce que le 17 juin prochain, ce sera elle ou lui. Ou ça. Ce devra donc être elle.
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lundi, 26 mars 2012
Election partielle du gouvernement genevois : gauche, droite, en avant...
Avant-hier, le congrès socialiste a désigné Anne Emery-Torracinta comme la candidate du parti, et (espérons-le) de toute la gauche, à l'élection partielle au Conseil d'Etat genevois, le 17 juin prochain. Et c'est un beau, un clair, combat gauche-droite, « à la française » (quand les Français font, politiquement, ce qu'on attend d'eux) qui s'annonce -et dans le même temps de campagne que la présidentielle française, précisément. Un combat où le choix des alliances va peser de tout son poids, et sera déterminant, à gauche comme à droite. Un combat où le choix sera simple : Maudet, Stauffer ou Emery-Torracinta. La droite, l'extrême-droite ou la gauche. La gauche telle qu'elle est, et qui n'est pas forcément telle qu'on la voudrait, mais la gauche. Nous.
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vendredi, 23 mars 2012
Candidature socialiste à l'élection partielle du gouvernement genevois : Choisir les villes
Si les socialistes étaient joueurs, et joueurs de poker, ils pourraient samedi se rengorger bruyamment : leurs candidat-e-s à la candidature pour l'élection partielle du Conseil d'Etat dessinent un joli carré d'as. Mais les socialistes ne sont pas joueurs -c'est là le moindre de leur défaut (il suffit pour s'en convaincre de voir la tête qu'ils tirent, et d'entendre les commentaires qu'ils font, lorsque l'un-e d'eux s'offre le petit plaisir d'une proposition ou d'ne intervention décalée dans un parlement). Bref, les socialistes genevois ont le choix. Et c'est difficile, un choix. Surtout entre quatre bonnes cartes. Il lui faut un critère, à ce choix. Alors on leur en propose un : les villes.
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